Le visage du garçon se couvre de perplexité. Il met quelques secondes à répondre:

- Oui.. Pourquoi?

Noa hésite à répondre. Après tout, elle peut encore partir en courant et prier pour ne jamais revoir cet inconnu, et peut-être Lucka dans la foulée… Cependant, elle pense au message envoyé plus tôt par le passeur du Lif. Et elle se dit qu'une prière se suffira pas à l'éloigner des plans machiavélique de Lucka.

- C'est une longue histoire, élucide-t-elle en détournant le regard.

- J'ai tout mon temps, répond me garçon en riant légèrement. Notre coach a organisé des matchs de 5 contre 5.

Noa hoche la tête, mais ne sait quoi répondre. Un rire nerveux lui échappe. Elle passe une main dans ses mèches éparpillés, et elle évite toujours le eyes contact avec le joueur de Karasuno.

- Alors.. Ha ha, commence-t-elle. C'est assez cocasse…

Elle se mord la lèvre et se balance légèrement sur ses pieds.

- Je suis élève au Lycée International Français à Tokyo, poursuit la brune. Et je suis également dans l'équipe de Volley, en tant qu'allier droit.

Elle marque une pause, cherchant ses mots. Le lycéen croise les bras, toujours en souriant. Il sent que cette rencontre va être édifiante et que ««l'histoire» que va raconter cette fille promet d'être épique.

- Et donc.. Mon meilleur ami -il s'appelle Lucka- joue aussi dans l'équipe.

- C'est une équipe mixte, précise-t-elle en voyant encore plus de perplexité sur le visage du garçon.

Noa piétine sur place, elle sent son égo se liquéfier au fin fond de son âme.

- Il est passeur.

Petit éclat dans les yeux du lycéen. La française continue de s'enfoncer:

- Et donc, il est passionné par le volley-ball, et il tient une liste de ses passeurs lycéen préférés.

Jusque là, Noa a réussi à rester focaliser sur l'essentiel, ce qui est assez incroyable. Vous l'avez peut-être remarqué, mais à chaque fois qu'elle doit racontée quelques choses, un événement, une anecdote ou même ses cours, notre protagoniste se perd dans une multitude de détails superflus.

Nouveau rire fébrile de la part de la numéro 4.

- Tu dois te demander quel est le rapport avec le fait que je vous observe, toit et ton équipe, à travers cette fenêtre… Et bien, il se trouve que votre passeur se trouve sur cette Liste.

- Ah bon? Intervient le gris, en riant à moitié.

Ses prédictions internes n'étaient pas fausses. Il peut sentir la nervosité de la jeune fille et il la trouve très comique à se dépatouille avec son histoire rocambolesque.

- Oui, et…

- Quand tu dis passeur… la coupe le garçon de Karasuno.

- Je veux parler de Kageyama To-bi-u-o, affirme Noa.

Ses joues se colorent en rouge quand elle se rend compte qu'elle a, une fois de plus, sur-arcticulé ce foutu prénom. Elle penche sa tête vers le sol,et cache son regard avec sa main droite.

- Mais quelle conne, peste-t-elle tout bas en français.

Elle inspire de nouveau, tentant une nouvelle fois de chasser son malaise. Mais son action reste vaine.

- To-bi-u-o? répète-t-il, avec un sourire en coin amusé.

Amusé, c'est le mot.

- Désolée, mauvaise habitude.

Le garçon rit et tente de camoufler ça part une fausse toux.

- Donc..

Noa essaie de retrouver là où elle était rendue.

- Oui! Et quand Lucka à su que je devais être à Miyagi ce week-end, il a

Non, elle ne peut pas le dire. Elle s'humecte les lèvres, les yeux clos et les sourcils froncés. Elle ne peut pas.

- Il a?

Et la garçon continu d'appuyer là où ça fait mal, mais Noa ne sait pas s'il le fait exprès ou non. Vous et moi, savons que oui, c'est totalement son genre.

- Il a demandé à ce que je lui rapporte un autographe de Kageyama! Lance Noa d'une traite, les yeux toujours fermés.

Elle les rouvres seulement quand elle entend un éclat de rire. Le garçon est à moitié courbé, toujours en bas des petits escaliers qui mène au gymnase. Il se tient l'estomac d'une main et semble mort de rie.

- Excuse-moi, mais… Mais je trouve ça hilarant. Tu viens réellement de me dire que ton ami veut un autographe de mon kouhai?

Noa, encore plus nerveuse, hoche la tête. Il rit de plus belle.

- Un autographe de Kageyama... souffle le gris entre de deux rires.

La brune debout comme une statue de sel observe le garçon se fendre la poire de sa vie. Elle ne sait pas comment réagir, mais clairement elle ne s'attendait pas à cette réaction.

- Euh… Du coup, c'est possible ou pas?

Une de ses mains s'est faufilée jusque dans sa poche et elle frôle du bout des doigts, le morceau de papier et le petit stylo qui n'attendent que d'être utilisé.

Le lycéen se redresse difficilement, encore secoué par son fou-rire. Il tente de se calmer et d'éviter de repartir dans une explosion de fou-rire. Après une ou deux minutes d'incertitudes, il parvient enfin à reprendre un peu de sérieux, enfin le plus qu'il peut au vu de la situation.

- Comment t'appelles-tu? Demande-t-il.

- Naoki Noa!

- Eh bien, Naoki, scande le gris, je t'invite à entrer dans le Gymnase.

Les yeux dorée de notre protagoniste brillent encore plus que d'habitude. Le garçon à prononcé les mots magiques.

- J'ai hâte de voir comment tu vas expliquer ça au principal concerné, ajoute le lycéen avec sourire en coin.

Noa perd ses paillettes et ses couleurs. Son mode clignotant est revenu. L'élève de Karasuno grimpe habilement les quelques marches et ouvre la porte. Il attend que Noa le suive et fronce les sourcils en voyant son teint lavabo.

- Ça va? Lui demande-il.

- Super, je n'ai juste pas réfléchis au faite que je vais devoir m'humilier une deuxième fois. Ma dignité quitte définitivement mon âme. Mais à part ça, ça va.

Le garçon pouffe de nouveau, avant de pénétrer pour de bon dans le gymnase, Noa à sa suite.

- Sinon, tu m'as pas dis comment tu t'appelles, ajoute Noa.

Elle a besoin à cette instant que de penser à autre chose qu'à la futur conversation gênante qui se profile. De toutes les façons, vous pourrez questionner Lucka à se sujet, mais Noa a toujours eut de drôle de façon de gérer son stress.

- C'est vrai, affirme-t-il. Je m'appelle Sugawara Koushi, je suis en dernière année à Karasuno. Et le deuxième passeur de l'équipe.

Noa réfléchit aux paroles de son interlocuteur. Sugawara, ça lui va bien comme nom, décrète-t-elle. En entrant dans le gymnase, accompagné par le deuxième passeur, la brune s'attire tous les regards. Et même si elle était entrait sans lui, elle aurait attirer l'attention de tout le monde.

Imaginez la scène: une inconnue qui débarque dans le gymnase, qui fonce sur Kageyama pour lui demander un autographe pour son meilleur ami. Une vrai folle.

L'avantage avec la première entrée – et la réelle- c'est que le club de Karasuno ne sait pas à quel point Noa peut être étrange, et c'est plutôt une bonne chose.

Noa laisse ses yeux parcourir son nouvel environnement. La partie de gauche est toujours occupé par ce qui semble être le club de basket, cela n'a pas changé en l'espace de cinq minutes -qui en ont paru vingt aux yeux de notre protagoniste.

Elle se désintéresse rapidement de cette partie. Son regard dorée glisse sur la droite, la partie «Volley». Un filet est installé, et comme l'a dit précédemment Sugawara, les autres membres de Karasuno s'affairent dans un cinq contre cinq.

Noa est presque immédiatement happé par ce qu'il se passe sur le cours. La fatigue et le stress ont beau être là, le volley reste sa grande passion. Et ci, Lucka admire ce Kageyama tant que ça, c'est qu'il doit y avoir une raison.

Elle suit le troisième année qui se rapproche du filet. Du coin, de l'œil, elle le voit parler avec deux adultes, un avec des cheveux blonds tiré en arrière part un serre-tête, et l'autre à des bouclettes brunes, des lunettes noirs et une mine soucieuse, sûrement pour les joueurs.

Noa efface sa vision périphérique pour se concentrer sur le terrain de volley en face d'elle. Elle regarde attentivement les deux équipes et déterminent les postes de chacun avec assez d'aisance. Elle reconnaît Kageyama dans le lot.

Sur la partie de droite se trouve un petit roux, le fameux passeur préférée de Lucka, une grande perche blonde, un gars au cheveux rasé et un châtain aux cheveux en pique se partagent le terrain. De l'autre, un grand barbu joue aux côtés d'un brun au épaules carré, un petit gars énergique avec une partie des cheveux décolorés, d'un discret aux cheveux verts, et un autre garçon aux cheveux rasé.

Selon les scores affichés, la première équipe mène la partie, mais seulement d'un point. Ah tiens, ça vient juste de changer. La barbu vient de marquer un point.

Le deuxième joueur inactif du club se charge de mettre les scores à jours tandis que la partie se poursuit.
Le brun aux épaules carré de la deuxième équipe va au service. Le ballon passe de l'autre côté du filet avec un service tout en simplicité. C'est le gars aux cheveux rasés qui réceptionne, et plutôt bien en plus. La balle part directement au dessus du passeur, c'est-à-dire Kageyama. Le brun effectue une passe incroyablement rapide vers la droite du terrain.

Noa fronce les sourcils. Il n'y a personne de ce côté du terrain et elle en vient à douter des goûts de Lucka. Mais alors qu'elle se disait que son meilleur devait juste être incroyablement con, le petit roux traverse l'entièreté du terrain et saute puis smash.

Il marque le point. Noa est bouche-bée. Le roux a sauté étonnement haut, presque entièrement sa taille. La française observe fixement le terrain, où le petit gars est de nouveau sur ses pieds et sourit content de son smash. Il se tourne vers le passeur et lui présente ses mains -sûrement et logiquement pour un high-five digne de ce nom- mais Kageyama l'ignore et finalement, c'est avec le rasé bruyant qu'il célèbre son smash joyeusement.

Noa se tourne vers Sugawara, une expression de choc intense sur le faciès. Le deuxième passeur s'attendait à une telle réaction et sourit, fier de la courte bizarre de ses kouhais. La brune peut même voir que le coach blond la regard avec un sourire carnassier. Elle jurerai même d'entendre un petit rire mauvais accompagné d'un «je me lasserai jamais des premières réactions».

- Qu'est-ce qu'il vient de se passer? Demande-t-elle enfin. C'était tellement rapide! Le petit roux était de l'autre côté du terrain et pourtant il a réussi à smasher… Je comprend pas comment il fait, en plus il a une détente incroyable!

Noa s'extasie sur ce mouvement qu'elle vient de voir et qui reste graver dans sa mémoire.

- Vous êtes sûrs qu'il est humain? Finit-elle par demande, abasourdie.

- À peu près sûr! Réplique-t-il, amusé.

Sugawara rit un peu avant de poursuivre:

- C'est vrai que Hinata est déroutant aux premiers abords, admet-il. Mais je t'assures qu'il est humain.

Mais Noa écoute à peine les paroles de second passeur et reste obnubilée par le match. Son regard doré alterne entre les joueurs des deux terrains, mais ses prunelles se posent beaucoup sur Kageyama.

À force de l'observer, elle en vient à apercevoir des similitudes entre son jeu et celui de Lucka. Est-ce Lucka qui imite la façon de jouer du joueur de première année de Karasuno ou est-ce une coïncidence?

Kageyama fait une passe, et Noa peut presque voir l'ombre de son meilleur ami dans la position du brun.
Impressionnée, elle est déçu quand le match se termine.

Le petit roux -Hinata donc- semble encore plein d'énergie, et saute près de ces camarades tout en réclamant un autre match.

- Tu es prête à te ridiculiser de nouveau? Demande Sugawara en reprenant les mots prononcés par notre protagoniste un peu plus tôt.

Noa sursaute, elle ne s'attendait pas à ce que le troisième année s'adresse à elle. Elle avale difficilement sa salive. Son cœur se met à tambouriner dans sa cage thoracique au point où il résonne dans son crâne et jusque dans ses oreilles.

- À peu près, répond la brune.

Le gris se met en mouvement, après avoir adresser un sourire à Noa.
Elle le suit, les jambes légèrement tremblantes. Elle expire bruyamment, secoue ses mains vivement. Noa ferme ses yeux puis les rouvrent en espérant qu'ils brillent à présent de détermination.

Elle et Sugawara traversent le terrain vide, et rejoignent les joueurs, de l'autre côté en train de s'hydrater. Le gris adresse un signe de la main et un sourire au barbu et au brun large d'épaules avant de se diriger vers Kageyama.

Le passeur est entouré par Hinata qui lui parle activement. Le brun ne répond que par des «Boke» ou presque. Noa fronce les sourcils. Ses prunelles ambrées glissent sur les autres joueurs non loin du numéro un de Lucka. La perche à lunette est là, accompagné par le garçon aux cheveux verts et aux taches de rousseurs.

- Ce sont nos premières années, lui indique son guide attitré.

Un «abadakor» lui traverse l'esprit quand elle compare sa tailles à celle des secondes de Karasuno. La grande perche doit faire la même taille que les jumeaux Pavan. Et à part le petit roux, ils sont tous plus grand qu'elle.

- Suga-san! Crie Hinata en apercevant le gris.

Il fronce les sourcils quand ses yeux se posent sur notre protagoniste.

- C'est qui? Demande-il.

Noa se dit qu'il est le premier à poser cette question censé mais elle ne fait aucune réflexion oral. «Suga-san» sourit malicieusement. Il se décale d'un pas ou deux pour permettre aux bébés corbeaux de voir Noa, qui s'était instinctivement cachée derrière le troisième année, comme elle en avait l'habitude avec Lucka. Sugawara désigne Noa de la main tandis que la brune tente de sourire.

- Je vous présente Naoki Noa. Elle a quelque chose à demander à Kageyama.