Disclaimer : Les personnages de Teen Wolf ne m'appartiennent pas !

Bonjour mes fidèles lectrices,

Je vous retrouve aujourd'hui pour vous poster la première partie d'une Sterek en 4 chapitres. Les chapitres sont assez longs, et j'espère que ça vous plaira. Je posterais un chapitre chaque dimanche.

Le rating M n'est pas là pour faire joli *-*


Bouche contre bouche, le corps bloqué entre la Camaro noire et la stature délicieuse et tout en muscle de Derek. Un baiser langoureux qu'il recevait pour la toute première fois. Stiles avait le corps vibrant de désir, frissonnant d'une envie primaire de se rapprocher encore plus de ce magnifique spécimen qu'était l'Alpha. Il ne saurait dire comment il s'était retrouvé avec lui, mais qu'importe ? C'était le plus beau jour de sa vie. Les mains posées sur la taille de Derek, qui lui, maintenait sa tête des siennes.

« Tu veux aller ailleurs ? » demanda Derek contre ses lèvres.

Des lèvres qu'il mordilla chacune leur tour avant de les lécher. Stiles était incapable de répondre à Derek, encore moins lorsque Derek l'embrassait, lui dévorait le cou tout en frottant son érection à la sienne. Revenant à sa bouche, Derek lui prit la joue en coupe et grogna.

« Tu es à moi ! »

Stiles ouvrit les yeux en sursaut pour ne rencontrer que la pénombre de sa chambre. Se redressant, il se remémora les méandres de son rêve, et il pouvait jurer sentir les mains de Derek sur lui. Se mordillant la lèvre, il repensa aux baisers langoureux qu'ils avaient échangé. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour que ça soit réel ! Voilà bien un an qu'il avait compris que Derek et lui étaient des âmes sœurs, et le loup-garou en avait aussi conscience, mais il n'agissait pas, à la grande frustration de Stiles. Le jeune homme ne faisait rien pour obliger l'Alpha à le reconnaitre, mais il était blessé de ne pas pouvoir agir comme les autres couples de la meute, et être avec la personne qui était faite pour lui. C'était d'autant plus blessant que Derek faisait rarement attention à lui. Oh, il l'écoutait quand il faisait des recherches pour la meute lorsque c'était nécessaire, mais quand ça touchait à la sphère privée, il se fermait comme une huître et redevenait l'Alpha au caractère bien coincé et grognon.

Incapable de se rendormir après ce rêve érotique, et une érection spectaculaire, Stiles rejeta les couvertures et quitta son lit direction la salle de bain, où il s'enferma avant de se déshabiller et de sauter sous une douche chaude. Fermant les yeux, il repensa à la bouche de Derek sur la sienne, à sa langue qui le dévorait et qui prenait le contrôle de leur baiser. Stiles glissa une main sur son corps jusqu'à son érection lancinante, s'empoigna d'une main ferme et la bougea de bas en haut. Avec lenteur d'abord, revivant son rêve dans son esprit… Tu es à moi ! Il lâcha un gémissement. Si seulement Derek le pensait vraiment. Il en avait assez d'être amoureux d'un type qui clairement, n'en avait rien à faire du lien qu'il y avait entre eux. Il fit passer sa rage dans son geste et se branla plus fermement, jusqu'à ce qu'il éjacule. Délivré d'une frustration sexuelle – du moins partiellement – qui le tiraillait depuis des mois, Stiles fini sa douche et retourna dans sa chambre, une serviette autour de la taille. Il se sécha, s'habilla d'un jogging et d'un sweat-shirt à capuche, avant de descendre pieds nus dans la cuisine, où son père remplissait son thermos de café.

« Déjà réveillé ? » s'étonna-t-il. « Qu'est-ce qu'il t'arrive ? On est dimanche et tu ne te réveilles jamais avant midi, d'habitude. Ton hyperactivité fait des siennes ? »

« Hum ? Non, ça va. Mon traitement fonctionne, c'est juste que je n'ai plus sommeil, c'est tout. »

Mieux valait qu'il garde pour lui la teneur de ses rêves dans lequel l'Alpha local en était l'un des acteurs principaux. Il en parlerait sans doute aux filles, plus tard, si son subconscient persistait dans cette voie.

« Tu sais, tu peux me parler de tout, fiston. » lui dit son père.

« Je sais, mais parler de ma vie sentimentale avec toi… »

« Ah, donc ça concerne ta vie amoureuse. » l'interrompit son père. « C'est au sujet de Derek ? »

« T'as beau être flic, je sais tenir ma langue face à toi. » rétorqua Stiles, d'une voix moins endormie. « Et s'il te plaît, ne cherche pas à en savoir plus sur ma relation inexistante avec Derek. Garde tes commentaires, et non, tu n'iras pas le voir pour lui mettre la pression. »

« Mais, je n'ai rien dit. » se défendit Noah Stilinski.

« Non, mais je te connais, alors s'il te plaît, ne t'en mêle pas. Si Derek veut de moi, je veux que ce soit son choix, non parce qu'il s'y sent obligé par mon père un peu trop fouineur. »

« Ok, je te laisse te débrouiller comme un grand. » abdiqua le Shérif.

« Je te remercie ! »

Une fois que son père fut parti, Stiles poussa un soupir de soulagement. Il n'y avait rien de pire pour lui que de parler de sa vie privée avec son père, alors lui dire qu'il s'était réveillé à cause d'un rêve érotique – bien que la partie érotique eût été de courte durée - non, Stiles préférait éviter ça. Il prit un petit-déjeuner, avant de s'étaler sur le canapé et d'allumer sa console. La meute ne se réunissait jamais le dimanche, alors il avait prévu de rester chez lui, à jouer à des jeux vidéo pendant des heures. Bien sûr il n'oublia pas son traitement contre l'hyperactivité, ni de se nourrir et de faire ses devoirs. Le soir venu, il alla se coucher avec l'espoir de ne faire aucun rêve.

3 jours plus tard !

Bon sang, Stiles ne pouvait pas se concentrer sur ses devoirs. Assis contre un arbre au beau milieu d'une clairière dans la Preserve, il avait le souffle court. Les yeux fixés sur ce qu'il se passait plus loin plutôt que sur ses bouquins, son cœur battait la chamade et il avait chaud. Merde, il était entouré par six loups-garous et une coyote-garou qui remarqueront son trouble en quelques secondes s'il ne se calmait pas. Alors, il s'obligea à fermer les yeux et à penser à quelque chose… Ah voilà, il pensa au dernier Assassin's Creed, qu'il venait de s'acheter mais qu'il n'avait pas encore commencé. Il avait attendu le nouvel opus de cette saga sur X-Box tellement longtemps… C'est bon, il se sentait mieux et quand il rouvrit les yeux, il les baissa sur son livre de Maths. Il avait conscience de l'entraînement intensif que Derek prodiguait aux loups de la meute, ainsi qu'à Malia, mais tant qu'il portait son attention sur ses devoirs, ça devrait marcher et le détourner de son désir.

« Est-ce que ça va ? » demanda une voix à sa droite.

« Hum ? » fit-il en regardant celle qui venait de parler.

A savoir Lydia.

« Est-ce que ça va ? » répéta la rouquine.

« Oui, très bien. » répondit Stiles. « Je suis juste un peu fatigué, c'est tout. »

Non seulement, il avait rêvé de Derek trois nuits de suite, mais il avait l'impression que son traitement contre l'hyperactivité ne fonctionnait plus. Il prenait sur lui et faisait genre tout allait bien, il ne voulait pas que tout le monde s'inquiète pour lui. Il allait très bien, il devait juste trouver le moyen de canaliser son trouble si jamais les médicaments ne faisaient plus effet. A moins que son traitement fonctionne mais que ce fameux trouble venait d'autre part. Peut-être du lien qui ne cessait de croître ?

« Ton hyperactivité ? » demanda Allison, à la droite de Lydia.

« Non ! » mentit-il, en restant de marbre. « Je me couche tard malgré moi, c'est tout. »

Il espérait que les loups plus loin, les filles – et surtout Lydia qui avait une intuition affutée – n'avaient entendus son mensonge éhonté. Tiens, il venait d'avoir une idée. Il rassembla ses affaires.

« Euh, faut que j'y aille, j'ai des courses à faire pour la maison. » dit-il en se levant. « Euh, on se voit demain au lycée. »

« Ok ! »

Les filles le regardèrent partir sans avoir eu le temps de l'en empêcher.

« Il était bizarre, tu ne trouves pas ? » demanda Allison.

« Ouais ! » répondit laconiquement Lydia. « Tu crois que ça a un rapport avec… »

Elle ne prononça par le prénom mais fit un signe de tête vers l'Alpha plus loin.

« Peut-être bien ! » dit Allison. « Tu sais, je meurs d'envie de le secouer pour qu'il ouvre les yeux, mais Stiles nous a fait jurer de ne pas intervenir. »

Lydia aussi en avait envie, mais Stiles avait ses raisons pour ne pas qu'elles s'en mêlent. Toute la meute savait que Derek et Stiles étaient des âmes sœurs, et ça leur faisait du mal de voir que l'Alpha agissait comme si de rien n'était, mais ils avaient tous fait une promesse à Stiles à la demande de ce dernier, et même si c'était dur, ils tiendraient cette promesse. L'entraînement toucha à sa fin une demi-heure plus tard.

« Où est Stiles ? » demanda Derek.

Gronder, serait plus juste.

« Il avait des courses à faire. » répondit Allison, blottit dans les bras d'Isaac.

« Pourquoi il ne m'a pas prévenu qu'il partait ? » demanda Derek, encore une fois en grondant. « Pourquoi est-ce que tu ne l'appelles pas pour lui poser la question toi-même ? » répliqua Lydia. « Ah non, c'est vrai, tu préfères faire comme s'il n'était pas là. »

« Lydia ! » siffla Scott, en guise d'avertissement.

La jeune Banshee se contenta de lancer un sourire à l'Alpha, avant d'attraper Aiden par la main et de quitter le terrain d'entraînement. Ce n'est qu'une fois dans sa voiture, avec Ethan et Jackson qui étaient montés à l'arrière, que Aiden demanda :

« Qu'est-ce qui t'a pris ? Tu sais bien que… »

« Qu'on a fait une promesse à Stiles, je sais. » dit Lydia. « Mais je ne suis pas certaine de réussir à tenir ma langue la prochaine fois. »

« Il va bien falloir, pourtant. » dit Jackson, depuis la banquette arrière.

« Ah parce que ça ne te fait rien de savoir que Stiles souffre à cause de ce crétin d'Alpha ? » demanda Lydia.

« Bien sûr que si, ça me fait de la peine pour lui, et on a tous envie de secouer Derek, mais ça ne change rien au fait qu'on ne doit pas s'en mêler. »

Jackson avait raison, elle le savait. Qu'est-ce qu'il lui avait pris de faire cette promesse ?

Il y avait pensé tout au long du trajet, et maintenant qu'il avait frappé à la porte de l'appartement, il ne pouvait plus faire marche arrière.

« Stiles ? Tu n'es pas censé être avec la meute ? »

« Si mais, je peux vous parler ? C'est important ? »

« Bien sûr, entre ! »

La porte se ferma derrière Chris Argent, chasseur et allié de la meute.

« Tu veux boire quelque chose ? » demanda-t-il.

« Non merci, euh… » Stiles déglutit, cherchant bien ses mots. « J'ai besoin que vous m'aidiez. »

« A quel sujet ? » demanda Chris.

Il conduisit Stiles dans le salon.

« Vous… vous connaissez ma situation, par rapport à Derek ? »

« Oui, je suis au courant. » acquiesça le chasseur. « Du nouveau de ce côté ? Est-ce qu'il a enfin fait le premier pas ? »

« Non, c'est à peine s'il me calcule. » répondit Stiles. « Je… ça devient de plus en plus difficile pour moi de le côtoyer sans en ressentir le moindre effet. Je… j'ai commencé à faire des… rêves euh… »

« Je vois de quel genre de rêve tu parles. » dit Chris, avec un léger rictus. « Comment est-ce que je peux t'aider ? »

« Je veux que vous m'entrainiez, comme vous le faites pour Allison. »

Là, il venait d'attiser la curiosité du chasseur.

« J'ignore si mon traitement fonctionne toujours ou si c'est le lien que j'ai avec Derek qui tire sur mon hyperactivité, mais j'ai de plus en plus de mal à me concentrer. » avoua le jeune homme. « Je n'en ai pas parlé à mon père parce que, soit il m'obligera à aller voir le médecin pour changer la dose de mes médocs, soit il va parler à Derek le flingue à la main, et je ne veux pas qu'il s'en mêle. D'ailleurs, je veux que personne ne s'en mêlent. Si Derek veut de moi, il faut qu'il le veuille et pas qu'on l'y oblige, et moi, il faut que j'apprenne à compartimenter. Vous comprenez ? »

« Je comprends, et je pense qu'un entraînement spécial te fera du bien. » affirma Chris. « Tu sais tirer avec une arme ? »

« Oui, mon père m'a appris, ainsi que les arts martiaux avant que mon trouble ne se manifeste. » acquiesça Stiles.

« Tu aurais dû continuer, parce que d'après ce que je sais, les sports individuels sont bénéfiques pour les personnes hyperactives. » dit Chris. « Si je te prépare un entraînement, et que je fais appel à une tierce personne pour me seconder, tu tiendras le coup ? »

« J'ai besoin de me focaliser sur autre chose que sur Derek, et d'être assez épuisé pour ne pas faire le moindre rêve la nuit. » dit Stiles. « Et oui, pour l'autre personne, tant que ce n'est pas mon père et qu'il sait tenir sa langue. »

« Je pensais plutôt à Parrish. Il pourra t'apprendre des techniques de relaxation, et te former aux arts martiaux. » expliqua Chris. « Quant à moi, je vais mettre ton endurance à rude épreuve. T'es prêt pour ça ? »

Oui, oui il était prêt ! A vrai dire, il était prêt à tout pour ne plus penser à Derek.

« Très bien, alors je vais avoir besoin que tu me partages ton planning, que ce soit celui des cours, ou celui que tu passes avec la meute. »

Quand Stiles rentra chez lui une heure plus tard, il alla prendre une douche pour se détendre, plancha sur ses devoirs sur lesquels il réussit à se concentrer, puis, prépara le dîner. Un dîner qu'il partagea avec son père.

« Ça va ? » lui demanda-t-il.

« Très bien ! » acquiesça Stiles, qui se leva pour débarrasser.

« Laisse, je m'en occupe. »

Stiles souhaita bonne nuit à son père et monta s'enfermer dans sa chambre. Il appréhendait de fermer les yeux, car cela signifierait forcément un nouveau rêve sensuel, et il n'en avait pas envie. Il consulta son téléphone, et remarqua l'absence zéro de textos et d'appels de la part d'un certain Alpha. Il devait avoir à peine remarqué son départ. Posant son téléphone après avoir mis le réveil, Stiles s'allongea et ferma les yeux. Il fit de son mieux pour se vider l'esprit. La dernière chose qu'il souhaitait, c'était de faire un autre rêve…

Ses mains agrippèrent le grillage derrière lui, alors que Derek lui arrachait sa chemise et faisait glisser sa bouche sur son corps. Il le parcourait de ses mains, de sa bouche, embrassant, léchant et mordillant sa peau, ses tétons rosies. Son sexe était douloureux, et son corps tout entier se cambrait pour en avoir davantage. Il se retrouva ensuite avec la bouche de Derek dévorant la sienne à lui couper le souffle.

« Stiles… bébé… » Le souffle chaud de Derek contre son oreille envoya un millier de frisson électrique à travers tout le corps. « Tu es à moi ! »

« Alors… » Stiles déglutit. « Alors pourquoi tu ne fais rien… dans le monde réel ? »

« Parce que… » Derek lui mordilla l'oreille, puis le cou avant de le regarder dans les yeux, les siens scintillant d'une couleur rubis, signe de son statut d'Alpha. « Tu n'es pas prêt ! »

Stiles se réveilla en sursaut, le corps en sueur, l'esprit embrumé et le cœur en mille morceaux. C'était quoi ce délire ? Tu n'es pas prêt… Pourquoi ses rêves semblaient-ils aussi réels que nature ? Et, était-il le seul à en ressentir les effets ? Derek faisait-il ce genre de rêve ? Le lien avait-il rattaché leur subconscient sans qu'ils ne s'en rendent compte ? Ou alors Stiles était-il le seul dans ce cas de figure ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi au bout de six mois, après qu'il avait compris ce qu'ils représentaient l'un pour l'autre ? Stiles commençait à avoir la migraine à force de chercher une explication. Il se leva, alla prendre une douche et pour le quatrième matin à la suite, il s'occupa de son petit problème d'érection.

Il se rendit au lycée après avoir pris son traitement et un petit-déjeuner, sans se rendre compte que quelqu'un avait été dans la chambre avec lui une bonne partie de la nuit.

Derek s'était glissé dans la chambre de Stiles au beau milieu de la nuit, par la fenêtre ouverte. Assis en silence sur la chaise de bureau, il n'avait pas quitté l'autre garçon des yeux. Voilà six mois qu'il se battait avec son autre moitié, qui se moquait des réticences de l'humain. Stiles était à eux, et il ne comprenait pas pourquoi il faisait traîner les choses. Plus il retardait l'échéance, plus ça avait des conséquences sur tout le monde, surtout sur leur humain. Mais Derek ne pouvait pas agir, pas tout de suite. Stiles n'était pas prêt, il n'avait que dix-sept ans, alors que Derek en avait sept de plus. Il était expérimenté et il avait attendu toute sa vie l'arrivée de son âme sœur, mais elle n'avait pas la moindre expérience. Si Derek avait sauté à pieds joints dans le bain dès le premier jour où il avait compris ce que Stiles représentait pour lui, ça aurait été une catastrophe parce qu'il lui aurait demandé des choses qu'il n'était pas prêt à donner. Du moins, c'était ce qu'il pensait.

Petit à petit, il prenait ses distances avec l'humain parce que c'était trop difficile pour lui d'être dans la même pièce que lui sans pouvoir le toucher, alors il faisait comme s'il n'était pas là, mais ça lui faisait mal. Très mal, même. Deux mois, rien que deux petits mois et ça sera terminé. Dès que Stiles aura dix-huit ans, alors il pourra agir, en espérant que le jeune homme comprenne les raisons qui ont poussé Derek à agir ainsi.

Il ne savait par quel miracle il avait réussi à rester concentré en cours, surtout après avoir rêvé quatre nuits de suite… Il secoua la tête pour chasser ce souvenir, et referma son casier. Comme tous les jours, la meute se réunissait à la Preserve pour l'entraînement, mais Stiles décida de déserter, ce qui déconcerta la meute.

« Euh, on dit quoi à Derek s'il demande où t'es passé ? » voulut savoir Ethan.

« Comme s'il allait s'en rendre compte. » marmonna Stiles.

« Crois-moi, il va s'en rendre compte. » dit Scott.

« Dites-lui que j'ai des devoirs, et que je préfère les faire chez moi qu'assis par terre au beau milieu de la Preserve. » rétorqua Stiles.

Son sac à dos sur l'épaule, Stiles alla vers sa jeep.

« Mais qu'est-ce qu'il a en ce moment ? » dit Jackson.

« Je serai dans le même état que lui si Isaac m'avait ignoré pendant des mois. » dit Allison.

« Sauf que tu aurais fini par exiger des explications en me mettant une lame en argent sous la gorge. » lui fit remarquer son copain.

Arrivé à la Preserve, ça ne loupa pas et Derek posa la question.

« Où est Stiles ? »

Ce n'était pas normal qu'il ne soit pas là. Derek n'aimait pas ça.

« Il préfère faire ses devoirs chez lui. » répondit simplement Lydia, qui alla étaler une couverture près d'un arbre.

Derek serra les poings. Non, il n'allait pas réagir, ni agir. Deux mois…

Cinq minutes seulement après être arrivé chez lui, on frappa à la porte de chez Stiles. Ce dernier alla ouvrir et tomba nez à nez avec l'adjoint du shérif. Jordan Parrish, alias un Chien de l'Enfer. Stiles le fit entrer et lui proposa un café ou un thé.

« Un thé, merci ! »

Alors Stiles fit bouillir de l'eau et sortit la boite à thé. Il opta pour un thé vert, qui l'aidait à se relaxer sans le laisser dans le coltar. Il versa l'eau chaude dans deux tasses et s'assit à la table de la cuisine.

« Alors, tu es venu pour quoi ? »

« Chris m'a appelé pour me parler de ton… problème. » Parrish ne savait pas comment le formuler autrement. « Le Tai-chi, tu connais ? »

« Vite fait ! » répondit Stiles. « C'est comme le yoga, non ? »

« Euh, pas vraiment, mais ça va t'aider à te relaxer, et à ne faire qu'un avec ton corps et ton mental. » expliqua Jordan. « Tu t'en crois capable ? »

Stiles était prêt à tout. Il hocha la tête.

« Parfait, on commence dès demain après tes cours. » dit Parrish.

« Pas dans la Preserve, je ne veux pas me retrouver près de Derek, ni qu'il sache que j'ai besoin de tout ça pour arrêter de penser à lui. » dit Stiles.

« Derek est un crétin. » soupira Parrish. « On ira sur les hauteurs de la ville. »

Il lui parla d'un point en particulier.

« Tu connais ? »

« Oui, mais on ne pourrait pas faire ça le matin, avant mes cours ? » suggéra Stiles. « Disons, sept heures ? Mes premiers cours ne commencent pas avant neuf heures. »

« Très bien, si tu préfères. » lui accorda Parrish. « Alors à demain ! »

De nouveau seul, il vérifia ses devoirs pour lendemain, et décida de s'avancer le maximum. Il n'aurait jamais pensé que faire ses devoirs lui serait autant bénéfique. Pendant deux bonnes heures, il pensait à tous sauf à un certain Alpha qui hantait ses jours et ses nuits. Il se coucha tôt et se réveilla à 5h30 après un énième rêve, avec un changement de décor. Dans ce nouveau rêve, il s'était retrouvé en plein air, allongé au beau milieu de la Preserve et à moitié nu pendant que Derek le caressait. S'ébrouant comme pour ôter les sensations qui le parcourait encore, Stiles fit sa routine matinale et s'habilla d'un jogging, d'un t-shirt, d'un sweat à capuche et d'une paire de baskets. Son père n'était pas rentré de la nuit du poste de police, il n'eut pas à se déplacer à pas de loup, et déjeuna vite fait.

Il atteignit le point de rendez-vous en vingt minutes, avec un peu d'avance et en profita pour s'assoir sur l'herbe les jambes croisées, face à l'immensité de la ville qui se réveillait doucement. Il ferma les yeux et tenta d'apaiser son esprit. Quand il les rouvrit, il avait la sensation de flotter, et d'être plus détendu.

« Tu te sens comment ? »

Se retournant, il vit Parrish, habillé aussi décontracté que lui.

« Etrangement bien ! » dit Stiles.

« La méditation peut t'aider aussi, quand tu te sens stressé. » Le Chien de l'Enfer attendit que Stiles se lève. « Tu es prêt ? »

« Plus que prêt ! »

« Suis-moi ! »

Ils s'éloignèrent du bord de la falaise, et pendant une heure, Stiles se servit de son corps d'une manière inédite. Il suivait scrupuleusement les consignes de Parrish, imitait ses mouvements avec lenteur, calant sa respiration sur un rythme normal et bas. Plus serein à la fin de cette première séance – et en sueur aussi – il se sentit un homme nouveau.

« Quand tu auras mémorisé les gestes, tu pourras t'entraîner tout seul, en Tai-Chi, bien sûr. » dit Parrish. « On commencera les séances d'arts martiaux la semaine prochaine. »

« Pourquoi pas ce week-end ? » demanda Stiles.

« Je suis de garde, mais tu vas commencer à t'entraîner avec Chris chaque jour. » dit Parrish.

« Tu n'en as pas parlé à mon père, j'espère ? »

« Non, Chris m'a dit que tu tenais à garder ça pour toi, et je le respecte.

Ensemble, ils regagnèrent leur véhicule respectif et chacun prit une route différente. Avant d'aller au lycée, Stiles rentra chez lui et fila sous la douche. Son père était là, mais il dormait, aussi se dépêcha-t-il pour ne pas subir d'interrogatoire.

Il arriva au lycée à l'heure et de bonne humeur. Apprendre le Tai-Chi avait un effet tout à fait revigorant, c'était étrange. Il était en pleine forme et apaisé à la fois. Ça bonne humeur et son calme furent remarqués par les filles de la meute, qui attendirent la fin des cours pour le prendre à part pour lui parler.

« Accouche, qu'est-ce qu'il t'arrive pour que tu sois d'aussi bonne humeur ? » le pressa Lydia.

« Je n'ai pas le droit d'être de bonne humeur ? » s'étonna Stiles.

« A moins que Derek ait changé d'avis et que tu aies passé la nuit avec lui, non. » poursuivit Lydia, dont le regard s'adoucit. « On est tes amies, Stiles, et par-dessus tout on sait garder un secret alors, qu'est-ce qu'il se passe avec toi ? »

C'est vrai, elles étaient ses amies, ses sœurs, ses confidentes. Il savait aussi que la promesse qu'il leur avait soutirée à tous était injuste, alors il leur parla de son entrevue avec Chris, de sa demande spéciale de l'entraîner suite à des rêves érotiques étranges et semblant être réel, ainsi de son manque de concentration de ces dernières semaines.

« Et ce matin, j'étais avec Parrish pour une séance de Tai-Chi qui m'a fait du bien. » dit-il en terminant son récit. « Je me sens détendu, et j'ignore si l'entraînement que je vais suivre va m'aider à contrôler mes rêves mais, j'ai besoin de ça ne serait-ce que pour ma concentration, et parce que mon traitement ne semble plus suffire. »

Malia le prit dans ses bras, n'étant pas très douée pour consoler et montrer son soutien en parole.

« Merci de nous l'avoir dit, Stiles. » dit Allison. « Mais, t'es sûr de vouloir subir l'entraînement de mon père ? Non parce que, tu vas en chier. »

« Je sais, mais au moins, ça m'occupera et ça m'aidera à ne pas penser à Derek pendant quelques heures. »

Un ping sur son téléphone lui annonça l'arrivée d'un texto.

[De Chris]

T'as dix minutes pour me retrouver à cette adresse.

« Alli, tu connais cette adresse ? » demanda Stiles en montrant le texto à la chasseresse.

« Ouais, c'est là-bas que je m'entraîne. » dit Allison, avant de sourire. « Tu vas en chier, alors bonne chance ! »

« Merci, je vois que vous êtes super encourageantes. » railla-t-il.

« Hey, on est de tout cœur avec toi. » le rassura Lydia. « Mais, on donne quoi comme excuse à Derek ? On ne pourra pas toujours lui servir la même. »

« J'sais pas, dites-lui que je n'ai plus trop envie de rester le cul assis dans l'herbe à les regarder s'entraîner. En plus c'est la vérité. »

Ils allèrent sur le parking, et Stiles monta dans sa jeep, direction l'adresse fourni par Chris Argent.

« Tu arrives pile à l'heure. » lui dit le chasseur, lorsqu'il entra dans le bâtiment.

« Ouais, les filles ont voulu savoir pourquoi j'étais de bonne humeur toute la journée. » expliqua Stiles. « Le Tai-Chi m'a fait du bien. »

« Et ça continuera à t'aider à te relaxer et à te concentrer si tu pratiques quotidiennement les mouvements que t'as montré Parrish. » dit Chris.

Posant son sac, Stiles jeta un œil à l'entrepôt. Il était très grand, plutôt bien éclairé par la lumière du jour, et bien réparti en plusieurs compartiment distinct. Il y avait un stand de tir, un coin de musculation, une armurerie et un grand espace avec tatami, où pendait des cordes.

« Tu as de quoi te changer ? » demanda Chris.

« Euh, pas vraiment. » dit Stiles.

« Ça ne fait rien, j'ai prévu le coup. » dit Chris en montrant une pile de vêtements sur une table. « Il y a une salle de bain là-bas. Va te changer, t'as cinq minutes. »

Et il mit cinq minutes tapantes pour se changer et passer un jogging noir, un t-shirt gris et remettre ses baskets. Il en profita pour utiliser les toilettes.

« Suis-moi ! »

Stiles suivit Chris à l'extérieur. Le chasseur avait une tablette électronique à la main. Stiles frissonna. Le froid de février était piquant.

« Bien, on va commencer par tester ton endurance. Tu vas courir autour du hangar. » dit Chris.

« Euh, combien de tour ? » demanda Stiles.

« Le but n'est pas de t'épuiser, ne t'en fais pas. » le rassura Chris. « Tu vas faire un tour, sans t'arrêter. Tu en es capable ? »

« Je l'espère. »

« Ce n'est pas un marathon, Stiles, tu cours à ton rythme. Tiens, mets-ça, ça nous permettra de garder le contact. »

Il lui tendit une oreillette.

« Je te verrais via les caméras que j'ai posé un peu partout autour de l'entrepôt, si t'as besoin de faire une pause, tu te places devant l'une d'elle, et je te parlerais à travers l'oreillette. »

« Vous faites ça aussi avec Allison ? » demanda Stiles, en plaçant l'oreillette dans son oreille droite.

« Possible ! » dit Chris en restant énigmatique. « T'es prêt ? » Stiles hocha la tête. « Bien, t'y vas quand tu veux. »

Stiles bougea les épaules pour se délier les muscles, et sautilla légèrement avant de prendre sa première foulée. Doucement, à son rythme, comme le lui avait suggéré Chris. Il tourna au premier coin de l'entrepôt, à sa gauche, prenant de petites inspirations.

« Tu t'en sors bien Stiles. » lui dit la voix du chasseur dans son oreille.

Avisant une caméra, Stiles leva le pouce et continua sa course.

« Tu rêves toujours de Derek ? »

Ok, clairement Stiles ne s'était pas attendu à une telle question, aussi faillit-il trébucher et, sans cesser sa course, ouvrit les bras en grand en regardant la caméra suivante. Il entendit le rire de Chris à son oreille.

« Désolé, je voulais voir ta réaction. »

Stiles leva les yeux au ciel et continua de courir jusqu'au deuxième tournant. Il n'avait pas l'habitude de courir autant, aussi s'arrêta-t-il.

« Besoin d'une pause ? » demanda Chris.

Stiles leva la tête vers une caméra et hocha la tête.

« Ok, prends le temps de réguler ta respiration et repars quand tu veux. »

Quand il revint près de Chris, il était à bout de souffle.

« Tiens, tu l'as mérité. » dit le chasseur en lui tendant une bouteille d'eau fraiche.

Que Stiles vida de moitié. Ils regagnèrent l'entrepôt, et après que Stiles se soit épongé la sueur là où ça coulait, il fit quelques étirements avant de rejoindre Chris au stand de tir.

« Montre-moi ce que tu sais faire. »

Stiles mit un casque et des lunettes de protection, puis, s'empara de l'arme. Un Glock de calibre 9mm. Son père était un passionné d'armes, et il était capable de reconnaitre le calibre d'une arme sans problème à partir d'une douille. Prenant une profonde inspiration, il leva l'arme devant lui et visa la cible à quelques mètres de lui. Les deux mains, une sur la poignée et l'autre sur l'appui, il attendit que les battements de son cœur ralentissent puis, tira les dix-sept balles du chargeur. Il reposa l'arme, enleva les lunettes et le casque pendant que Chris alla voir la cible en carton.

Le chasseur était impressionné. Stiles avait mis dans le mille presque à chaque fois, dans le cœur et dans la tête.

« Bravo Stiles, avec de l'entraînement tu feras mouche à chaque fois. Je peux te poser une question ? » demanda-t-il en rejoignant le garçon, posant la cible à plat sur le stand.

« Je vous écoute ! »

« Pourquoi tu n'es jamais armé, quand vous affrontez des adversaires ? » demanda Chris. « Tu serais parfaitement capable de viser un ennemi, et avec de l'entraînement, tu pourras assurer les arrières de la meute aux côtés d'Allison. »

« Le problème c'est que Derek ne voit en moi qu'un humain fragile dont il doit s'encombrer. » répondit Stiles.

« Ne dis pas ça, je suis sûr qu'il sait ce qu'il y a entre vous. »

« Ouais bah, à part quand je fais des recherches, c'est le silence radio. Il ne me parle presque pas, il évite mon regard chaque fois qu'on est tous ensemble. » dit Stiles. « Ça veut tout dire, non ? Il ne veut pas de moi. »

« J'ai consulté Deaton et… »

« Quoi ? » s'écria Stiles.

« Calme-toi ! » lui dit Chris posément. « Je lui ai fait jurer de garder le secret, et il m'a confirmé que Derek ne pouvait pas ignorer le lien qu'il y a entre vous deux sans en subir les conséquences. Et en tant qu'Alpha, à force de garder ses distances, ça risque de créer un conflit avec sa nature de loup-garou. »

« Et je suis censé faire quoi moi, hein ? Attends qu'il veuille bien se rendre compte que je suis là ? »

« Non, parle-lui, dis-lui ce que t'as sur le cœur ! » lui conseilla Chris.

« Et s'il refuse de m'écouter ? » demanda Stiles.

« Alors oblige-le ! Devant la meute ou seul à seul, mais tu mérites des réponses. »

« On peut reprendre l'entraînement ? »

Oui il se dérobait, il en avait conscience, mais il ne voulait plus parler de ça, et Chris le comprenait.

En rentrant chez lui deux heures plus tard, Stiles était complètement sur les rotules. Il tomba sur son père, qui ne cacha pas son étonnement de le voir tout en sueur.

« Je peux savoir ce que t'as fait pour te retrouver dans cet état ? »

« Oh euh, c'est rien, ne t'en fais pas. » dit Stiles en restant évasif.

« Tu crois que je n'ai pas remarqué que tu fais tout pour éviter cette conversation ? » Noah Stilinski se plaça devant son fils, et croisa les bras sur sa poitrine. « Allez, raconte ! »

« Papa… »

« Stiles, parle-moi ! » insista le Shérif. « Quoi qu'il s'agisse, je te promets de ne pas m'énerver. »

Stiles hésitait. Il devrait pouvoir tout dire à son père.

« Stiles… »

« D'accord, je m'entraîne avec Parrish et Argent. » lâcha Stiles. « T'es content maintenant ? »

« Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » demanda Noah, blessé que son fils ne se soit pas confié à lui.

« Parce que je… parce que mon traitement ne suffit plus. Parce que je n'arrive plus à me concentrer, ou à dormir plus de trois heures d'affilées sans rêver de Derek, parce que je ne voulais pas que tu m'obliges à aller voir un médecin pour changer le dosage des médocs. Ça fait six mois que ça ne va pas à cause de Derek parce qu'il m'évite et que le lien est en train de me rendre dingue et que les médocs ne me seront d'aucune utilité pour contrôler tout ce que je ressens. Ma dernière option, c'est de m'occuper l'esprit, et l'activité physique est la seule option que j'ai trouvée. »

« Fils ! » soupira Noah.

Se moquant que son fils unique soit en sueur, Noah s'approcha de lui et le prit dans ses bras. Stiles s'accrocha aux épaules de son père comme à une bouée. Il se sentait beaucoup mieux maintenant qu'il avait dit tout haut ce qu'il avait sur le cœur, mais pas complètement. Un autre type, plus grognon et ténébreux avait besoin d'entendre ce qu'il avait à dire, mais pas tout de suite.

« Merci de me l'avoir dit. » Il s'écarta. « Je suis désolé que tu n'aies pas assez confiance en moi pour… »

« Papa, non… » le coupa Stiles. « J'ai confiance en toi, mais si j'étais venu te voir pour te le dire, et t'expliquer que c'est à cause de Derek que je suis dans cet état… »

« Je me serai précipité chez lui pour m'en prendre à lui. » comprit le Shérif.

« C'est ça, et je t'ai dit l'autre jour que je préfère que personne n'interfère, quitte à ce que j'en souffre. » dit Stiles en haussant les épaules. « Tout à l'heure, Chris m'a conseillé de dire à Derek ce que j'ai sur le cœur, de le forcer à m'écouter. »

« Il a raison, tu devrais le faire. » appuya son père. « Mais uniquement quand tu seras prêt. »

« Ok ! » dit Stiles. « Euh, je vais prendre une douche, manger un truc et aller me coucher. Je retrouve Parrish demain matin pour une séance de Tai-Chi. »

« D'accord, fils ! »

Allongé dans son lit après avoir fait tout ça, Stiles tournait en rond sans parvenir à trouver le sommeil. Dis-lui ce que t'as sur le cœur ! Oblige-le, devant la meute ou seul à seul mais tu mérites des réponses. Plus facile à dire qu'à faire. Stiles n'était pas certain que confronter Derek serait profitable à qui que ce soit, ça ne ferait que le mettre en colère, et Stiles finirait le cœur brisé encore une fois. Il décida d'attendre et de voir comment ça se dégoupillait. Il ferma les yeux, fit le vide dans sa tête et trouva enfin le sommeil.

Changement de décor… et délesté de ses vêtements. Stiles était en caleçon, le corps parcourut de frissons alors que Derek, presque tout aussi nu, se penchait vers lui et l'embrassait … dans le cou, descendit le long de son corps en prenant grand soin de caresser tout ce qui se trouvait à portée de mains.

« Derek… »

La bouche de Stiles fut recouverte par celle de l'Alpha, qui lui donna un baiser lent et chaud, jouant avec sa langue comme si elle lui appartenait.

« Touche-moi ! »

La demande de Derek claquait dans l'air, et Stiles était trop égoïste pour ne pas obéir. Il posa ses mains à plat sur le torse de Derek, le caressant comme il en avait toujours eu envie. Passant ses mains qu'il noua dans son dos, il replia les jambes et les encercla autour de son partenaire pour rapprocher leur corps. Leurs sexes frictionnèrent l'un contre l'autre.

« Derek… »

Deux semaines plus tard !

L'entraînement portait ses fruits. Stiles – malgré les courbatures – allait mieux. Il bossait comme un dingue en cours, prenait de l'avance sur ses devoirs et mettait tout ce qu'il avait en lui durant chaque séance d'entrainement, que ce soit avec Parrish et Chris. Il avait même changé son alimentation, pour que ça coïncide avec ses dépenses physiques. Les garçons de la meute étaient surpris de ce changement, mais agréablement, sauf que personne ne savait quoi répondre à Derek depuis deux semaines.

Stiles avait décidé de ne plus s'approcher de l'Alpha. Les rêves étaient bien trop nombreux, intenses et épuisants, alors prendre de la distance avec l'objet de ses rêves était la seule solution qu'il avait trouvée. De toute façon, ce n'était pas comme si Derek venait demander des explications. Il ne prenait même pas la peine de téléphoner, alors pourquoi Stiles le ferait-il ? D'autant plus qu'il avait eu la surprise, un beau matin, de trouver les filles à l'endroit où il s'entraînait avec Parrish.

« On a décidé que s'entraîner nous aussi ne nous ferait pas de mal. » avait dit Malia.

« Mais Allison et moi, on sera les seuls à t'accompagner pour tes séances avec son père, puisque Malia s'entraîne avec Derek. » avait dit Lydia.

« Vous… vous êtes sûres ? » avait demandé Stiles.

Elles avaient répondu par l'affirmatif, et Stiles leur avait sauté dessus pour les remercier. Depuis ce jour, chaque matin, ils se retrouvèrent tous les quatre pour une séance de Tai-Chi puis d'arts martiaux avec Parrish, puis, après les cours, à l'entrepôt avec Argent pendant que Malia et les garçons subissaient la mauvaise humeur de Derek.

La fin de la deuxième semaine marquait un rassemblement mensuel de la meute au loft. Tout le monde était présent… sauf Stiles. Son absence, au moment de début la réunion, fut bien sûr remarqué par Derek.

« Où il est ? »

« Qui ça ? » demanda Jackson. « On est tous là. »

« Non, abruti, il manque Stiles. » gronda Derek. « Je vais répéter ma question, mais je ne vais pas la répéter une troisième fois : où est-ce qu'il est ? »

« Il a pris du retard sur ses révisions. » lui dit Lydia. « Si tu tiens tant que ça à ce qu'il soit là avec nous, tu prends ton téléphone et tu l'appelles. »

« Pourquoi je ferai ça ? Il sait très bien qu'on doit tous se réunir ici ce soir. »

Lydia fulminait de colère, et ça, non seulement Derek le remarqua, mais aussi ses compagnons de meute.

« Pourquoi tu ferais… » Les poings serrés, elle fit un pas dans sa direction, prête à lui rentrer dedans, mais Aiden crocheta un bras autour de sa taille pour l'empêcher de se jeter sur l'Alpha. « Lâche-moi, il est temps que je lui fasse la peau à cet abruti d'Alpha pour faire du mal à mon meilleur ami ! »

« Calme-toi, bon sang ! » grommela Aiden.

Il avait beau être un loup-garou, mais Lydia avait une force terrifiante quand elle se mettait en colère.

« Moi, je fais du mal à Stiles ? » releva Derek. « C'est à peine si je lui adresse la parole ! »

Il regretta ses mots dès qu'ils sortirent de sa bouche, mas quel autre choix avait-il ?

« JUSTEMENT ! »

Ce coup d'éclat ne vint pas de Lydia, ni d'aucune des filles, mais de Scott, vers qui des regards incrédules se tournaient. Par on ne sait quel miracle, les yeux du Beta restèrent marron, et non jaunes.

« Je commence à en avoir ras le bol de me taire. » dit-il.

« Scott, on a promis à Stiles… » dit Jackson.

« Ah ouais ? Et regarde où ça l'a mené de nous taire. » claqua Scott. « Il est paumé, à tel point qu'il est obligé de subir un entraînement intensif et d'éviter notre crétin d'Alpha pour essayer d'aller mieux. »

« Hey, fais gaffe à ce que tu dis ! » gronda Derek. Minute… « Attends, Stiles s'entraîne ? Avec qui ? »

« Qu'est-ce que ça peut te faire ? » demanda Lydia, qui s'était calmé extérieurement, mais elle fulminait toujours de l'intérieur. « Tu te fiches royalement de lui. »

« C'est vraiment ce que vous pensez ? »

« Bah, à part quand il fait des recherches pour la meute, tu ne lui adresses pas la parole. » intervint Isaac, plus calmement que ses compagnons de meute. « C'est à croire… bah, que tu ne ressens rien pour lui. »

Ne rien ressentir pour Stiles… Le loup se manifesta, les yeux de Derek devinrent rubis et un grondement sourd roula dans sa poitrine et monta dans sa gorge.

« Je crois qu'on va reporter la réunion. » dit Lydia. « Reprends-toi Derek, et parle avec Stiles, parce que ça commence à bien faire. On en a marre de le voir souffrir, et d'après ta réaction, tu souffres aussi alors, règle tout ça ! »

« Je. Ne. Peux. Pas ! » grinça-t-il entre ses dents. « Je… je dois attendre encore un peu. »

« Et combien de temps, hein ? » se mêla Allison. « Qu'est-ce qui t'empêche d'avoir ce que vous voulez tous les deux ? Votre différence d'âge ? Qu'il soit un humain ? C'est ça… »

Elle l'avait vu tiquer en évoquant leur différence d'âge de sept ans.

« C'est votre différence d'âge. » comprit-elle. « Parce que tu crois que Stiles en a quelque chose à foutre ? »

« Il… il est pas prêt. » cracha Derek.

« Si c'est ce que tu crois, c'est que tu ne le connais pas. » dit Scott.

Personne ne voyait Malia, une main derrière le dos de Scott, qui tenait son téléphone à la main et qui envoyait des textos depuis un bon moment déjà.

« Tu sais Derek, tout garder pour soi n'est jamais une bonne solution. » dit Lydia.

« C'est bien mieux comme ça. » dit Derek.

Trop prit dans cette discussion houleuse, aucun des loups-garous présents n'entendirent le bruit du monte-charge.

« Dès… dès que Stiles aura dix-huit ans. » martela Derek. « Il est pas prêt. »

« T'es qui pour prendre cette décision à ma place ? »

Merde !

L'odeur enivrante et délicieuse de Stiles envahit l'atmosphère, et le côté loup-garou de Derek en perdit la raison. Derek le sentait essayer de prendre le dessus, mais il serrait les poings et les dents pour le garder en laisse.


J'espère que je n'ai pas oublié de fautes, j'ai fait très attention quand j'ai fait la correction. N'hésitez pas à me dire vers où si jamais vous en voyez, je modifierais.

Voilà, je vous dis à dimanche prochaine pour le chapitre 2 !

Aurélie !