Disclaimer : Les personnages de Teen Wolf ne m'appartiennent pas !

Hello hello,

Merci pour vos retours sur le 1er chapitre. J'espère que celui-ci vous plaira tout autant. Bonne lecture *-*


Stiles était sur le point de quitter l'entrepôt, douché et ragaillardi grâce à la salle de bain que Chris avait aménagé, pour faire des courses lorsqu'il avait reçu le premier texto de Malia.

Faut que tu viennes, Lydia est sur le point de massacrer Derek.

Cette image l'avait bien fait rire, car malgré sa petite taille, Lydia était tout à fait capable de s'en prendre à Derek, elle avait le caractère pour lui faire face. Le second texto fut ce qui l'avait convaincu à aller mettre un point final à cette distance entre lui et son Alpha.

Dépêche, ou ça va partir en vrille. Scott s'en mêle.

Ce texto avait suffi pour que Stiles comprenne que ses amis n'arrivaient plus à se taire. Il n'aurait jamais dû leur demander de ne pas intervenir, et il n'aurait pas dû non plus garder ses distances comme il l'a fait, et encore moins céder à Derek. Au contraire, il aurait dû tout faire pour le faire céder. Mais cela ne servait à rien de ressasser et de se demander et si ? Stiles allait mettre fin à tout ça une bonne fois pour toute.

« Dès que Stiles aura dix-huit ans. » Il avait entendu ça en sortant du monte-charge. « Il est pas prêt. »

« T'es qui pour prendre cette décision à ma place ? »

La large et lourde porte coulissante était ouverte, ce qui avait facilité l'entrée de Stiles dans l'antre de Derek.

« Laissez-nous ! » dit-il à ses amis.

« T'es sûr de vouloir rester seul avec lui ? » demanda Scott. « On pourrait… »

« Scott, laissez-nous ! » répéta Stiles, qui ne quittait pas l'Alpha des yeux.

Comme il était un Alpha, Derek ne détournait pas les yeux, et l'intensité et la force de son regard aurait dû forcer Stiles à détourner le sien, mais ce fut tout le contraire qu'il se passa. La meute s'en alla, et en passant près de lui, chacun lui donna une tape amicale ou lui agrippa l'épaule en signe d'encouragement. Il était clair, par ces gestes, que la meute était de son côté, et non de celui de Derek.

Et ce dernier en avait parfaitement conscience. Quand la large porte fut fermée, isolant pour ainsi dire les deux compagnons, Derek fut totalement envahi par l'odeur de Stiles. Ça en devenait insupportable, parce que dans l'état dans lequel il était, si Stiles le poussait à bout il pourrait réagir au quart de tour et le loup en profiterait pour prendre les rênes, et le prendre lui. Une chose qu'il désirait depuis l'instant où il avait posé les yeux sur lui.

« Alors comme ça, ça te fait chier que je ne sois pas majeur. » dit Stiles, en descendant les deux marches du « perron » du loft. « Je vois ! »

« Ne fais pas un pas de plus ! » grogna Derek.

« Et pourquoi ça ? Tu vas t'enfuir à l'autre bout du loft chaque fois que je m'avancerais vers toi ? » demanda Stiles. « C'est vrai que t'es doué pour me fuir. »

« Tu ne sais pas de quoi tu parles ! »

Les yeux rouges de Derek n'impressionnèrent pas Stiles. Il en avait assez de fuir devant cet Alpha grincheux et qui semblait savoir ce qui était le mieux pour eux.

« Tu sais, tu aurais aussi pu me dire de dégager de la meute, vu ta réaction face à ce qu'on représente l'un pour l'autre. »

Cette phrase prit Derek totalement au dépourvu qu'il en perdit contenance.

« Ça t'aurait facilité les choses, tu n'aurais pas eu à gérer avec le pauvre petit Stiles, l'humain hyperactif incapable de se taire plus de deux minutes, et que visiblement tu ne supportes pas. »

« Stiles… »

« Si je te dégoute à ce point, tu aurais pu me dire qu'il n'y aurait jamais rien entre nous ! »

« Tu vas te taire ? » explosa Derek, qui continuait à garder ses distances.

Stiles haussa les sourcils et croisa les bras, attendant que l'autre homme tente de se défendre.

« Tu… tu n'es pas le seul à souffrir, d'accord ? Si t'avais attendu patiemment tes dix-huit ans… »

« Comment j'aurais pu attendre d'avoir dix-huit ans si tu ne me parles pas ? » le coupa Stiles. « Tu crois que j'aurais refusé ? Derek, merde, tu te rends compte que ton mutisme inutile me rend dingue depuis plus de six mois ? Je ne dors presque plus, je suis obligé d'en passer par le sport pour contrôler mon hyperactivité parce que mes médocs ne fonctionnent plus comme avant, chaque fois que je te vois j'ai mal là… » Il plaqua une main sur son cœur. « Je t'aime et toi, au lieu de me parler d'entrée de jeu tu préfères les secrets et la distance alors que pendant tout ce temps on aurait pu être quand même ensemble à trouver une solution pour gérer notre attirance. »

Il avait parlé d'une traite. Il déglutit et se racla la gorge. Tout le trajet en voiture, et depuis quelques temps maintenant, il en était venu à la décision que si Derek ne faisait toujours rien une fois qu'il l'aurait obligé à parler, et bien tant pis.

« Je n'en ai rien à foutre de notre différence d'âge, et ce n'est pas non plus comme si j'avais douze ans. » reprit-il. « Mais je suis fatigué, Derek, je suis fatigué d'attendre que tu veuilles bien de moi alors, soit tu mets fin à tout ça et tu me prends maintenant, soit je m'en vais pour de bon. »

« Quoi non, Stiles… » Derek paniqua, ainsi que son alter ego. « Je t'en prie, laisse-moi encore un peu de temps je… »

« Non, Derek, je serai incapable d'attendre maintenant que je sais ce qui te retiens. Tu dis que je ne suis pas prêt, mais je crois que c'est toi qui ne l'es pas. » dit Stiles.

Voyant que l'autre homme ne faisait rien, pas un seul mouvement, pas un seul pas vers lui, brisa le cœur de Stiles. Résigné, il tourna les talons et ce n'est qu'une fois vers la porte que tout bascula.

« Je t'aime comme un fou ! »

Cet aveu eu le mérite de le stopper net. Stiles se retourna et planta son regard sur l'autre homme. Le visage de Derek ne portait plus ce masque de froideur, mais autre chose que Stiles n'avait jamais vu chez lui : de la résignation, de la peur, et une note de tristesse. Même sa posture avait changé, ses épaules voutées.

« Tu crois que t'es le seul à souffrir ? » demanda-t-il, sans colère dans la voix, juste de l'épuisement. « Ne pas te parler, ni te toucher, c'est une vraie torture pour moi, à tel point que je me glisse dans ta chambre certaines nuits pour être près de toi. »

« Tu fais quoi ? » s'étrangla Stiles.

« Je sais je n'aurais pas dû, mais l'espace de quelques minutes je me détends parce que je peux m'imprégner de ton odeur, et ça nous calme mon loup et moi, même si ça ne dure pas. » expliqua Derek. « Quand je dis que tu n'es pas prêt, c'est… c'est sur le plan physique. Tu es inexpérimenté… »

« Contrairement à toi, je sais. » dit Stiles. « Mais justement, tu as tellement de choses à m'apprendre, à me faire découvrir. »

Il se rapprocha de Derek.

« Si tu ne te fermais pas au fait que je n'ai pas encore dix-huit ans, ce qui va arriver dans pas très longtemps, tu n'aurais pas ce genre de questions à te poser, parce qu'on aurait avancé ensemble, et pour le voir avec les autres couples de la meute, c'est tout ce qui devrait compter, qu'on soit ensemble. Le sexe, les pulsions, ça se contrôle, même si tout ce que dont j'ai envie, là, tout de suite, c'est que tu arrêtes de te contrôler ne serait-ce qu'un peu pour qu'on puisse arrêter de souffrir l'un comme l'autre. J'ai envie d'être avec toi, j'ai envie que tu m'embrasses, que tu me touches, que tu me… »

Derek était sur lui en peu de temps. Une main plaquée sur sa taille, l'autre sur sa nuque. Leurs lèvres se touchaient presque.

« Qu'est-ce que tu attends, Grincheux ? » demanda Stiles dans un souffle. « Tu vas m'embrasser, ou bien tu vas continuer à prétendre que tu ne veux pas de moi ? »

Il agrippait le t-shirt de Derek dans le dos.

« Ne m'appelle pas Grincheux ! » gronda ce dernier, son loup dans la voix.

« Ah non ? Tu vas me faire quoi si je refuse de t'obéir, Grincheux ? » Encore un grognement d'avertissement. « Tu veux attendre que j'aie dix-huit ans, c'est ça ? »

« O…oui ! » déglutit Derek, mais il ne relâcha pas Stiles pour autant.

« Ok, mais tu vas arrêter de m'ignorer ! » décréta l'humain.

Hochement de tête de Derek. Stiles poursuivit.

« A partir de maintenant, on est un couple, on se parle, on s'embrasse quand on en a envie, on se touche quand on en a envie, et si jamais, tu recommences à m'ignorer comme ces six derniers mois, tu vas comprendre ta douleur, Hale ! »

« Tu crois que tu me fais peur, p'tit humain ? » gronda Derek.

« T'as cinq secondes pour coller ta bouche sur la mi… »

Le baiser que lui donna Derek lui coupa le souffle. S'abandonnant à lui, il sentit une surface lisse et dure dans son dos. Derek l'avait fait reculer jusqu'à une des poutres du loft, et Stiles se retrouva donc coincé entre cette poutre et le corps délicieusement musclé de son homme. A bout de souffle, aucun d'eux ne voulait lâcher l'autre.

« Tu vois, Derek, on aurait pu faire ça depuis le début si tu n'avais pas pris de décision à ma place. »

« Tu ne vas jamais cesser de me le rappeler, hein ? » demanda Derek, dont les épaules se relâchèrent de toute la tension et la frustration qu'il portait avec lui depuis des mois.

« Jamais ! »

Stiles l'embrassa plus doucement, plus tendrement.

« Donne-moi un vrai baiser ! » quémanda-t-il.

Avec toute la douceur dont il était capable, Derek glissa sa main qui maintenait la taille de Stiles sous le sweat qu'il portait, et caressa la peau de sa hanche, envoyant une décharge électrique dans le corps du jeune humain. Son autre main toujours sur sa joue, Derek colla leurs lèvres avec tendresse, puis mordilla sa lèvre inférieure sans percer la peau, avant de la suçoter pour apaiser la douleur. Stiles entrouvrit la bouche, et Derek en profita pour glisser sa langue contre la sienne dans un ballet de sensualité. S'accrochant aux épaules de l'Alpha, Stiles se sentit fondre. Heureusement qu'il était coincé contre cette poutre autrement, ses jambes l'auraient lâchées depuis un moment déjà.

« Embrasse-moi… toujours comme ça. » dit Stiles, le souffle coupé.

« Je le ferai peut-être. » dit Derek, un sourire en coin. « Tu restes encore un peu ? On doit parler, je crois. »

« Je crois aussi ! »

L'estomac de Stiles gargouilla légèrement, mais ce fut suffisant pour que l'autre homme l'entende.

« Je crois que j'ai faim. »

« Je nous commande des pizzas ? » proposa Derek. Stiles fit une légère grimace. « Quoi ? T'adores la pizza. »

« C'est vrai, mais je mange différemment depuis quelques temps. » avoua le jeune humain. « A cause de mon entraînement et… »

« T'as le droit de faire un écart, juste pour ce soir. » dit Derek. « Allez, comme ça on pourra parler en attendant qu'on nous livre. »

« Tu me supplies, ou je rêve ? » s'amusa Stiles.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. »

L'autre homme enfoui le visage dans le cou de Stiles, et lui mordilla tendrement la peau du cou.

« Va… va pour des pizzas. »

Pendant que Derek passa commande, Stiles se réfugia dans la salle de bain. Son cœur battait à mille à l'heure, et le moindre recoin de son corps vibrait de désir pour l'autre homme. Pourquoi avait-il accepté d'attendre ? Maintenant qu'ils étaient ensemble, qu'il avait mis Derek au pied du mur et obtenu ce qu'il voulait ardemment depuis plus de six mois…

« Relax Stiles ! » chuchota-t-il tout bas.

Toucher Derek était quelque chose qu'il voulait, dont il rêvait, et désormais il en avait l'occasion. Il aurait dix-huit ans dans quelques semaines, il pouvait patienter encore un peu après avoir attendu des mois. Ayant repris contenance, Stiles sortit de la salle de bain et rejoignit Derek, au fond du loft qui faisait les cent pas devant le canapé.

« Nerveux, Grincheux ? » le taquina Stiles.

A peine à portée de main du loup qu'il se retrouva plaqué contre son torse, emprisonné dans ses bras puissants et musclés, et il recevait un baiser lent et animal.

« Ne m'appelle pas comme ça ! » grogna Derek.

« Tu… » Stiles se racla la gorge. « T'es au courant que je n'en fais qu'à ma tête ? »

« Ne m'oblige pas à te mordre. »

Cette menace délicieuse et voilée envoya de foudroyants picotements à travers tout le corps de Stiles. Derek le sentit, et esquissa un sourire.

« Viens t'assoir ! »

Stiles se laissa assoir sur le canapé. Un léger silence s'installa, qui fit glousser Stiles.

« Quoi ? » demanda Derek.

« Tu veux qu'on parle mais tu ne sais pas quoi me dire, c'est drôle. »

« Ne te moque pas, s'il te plaît. » Il avait l'air plus vulnérable que jamais, et l'adolescent trouvait ça mignon. « Ecoute, je suis sincèrement désolé, pour tout. Je croyais que je prenais la bonne décision, et que te voir suffirait à atténuer le lien mais, je me trompais. »

« A atténuer le lien ? » répéta Stiles.

« A en atténuer les effets. » rectifia Derek. « Si on se voyait tous les jours pendant que j'entraînais la meute, alors il n'y avait pas de raisons pour qu'on en souffre. »

« Ouais, ça a brillamment marché. » railla Stiles.

« Je sais, et je m'en voudrais toujours pour nous avoir fait du mal, mais crois-moi Stiles, ce n'était pas intentionnel. Jamais je ne pourrais faire de mal à mon âme sœur. Si je m'étais douté ne serait-ce qu'un instant que ça te tourmenterait autant, je m'y serai pris autrement. »

« Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi tu as refusé de me parler dès que t'as su ce que je représentais pour toi. »

Il s'écoula une longue minute avant que Derek ne reprenne la parole.

« La peur, sans doute. Peur de ne pas être assez bien pour toi. » Il se passa une main dans les cheveux avant de poursuivre. « La mort de ma famille, ça m'a anéanti, et je me suis retrouvé avec le pouvoir de l'Alpha alors que je n'étais pas destiné à l'être. J'avais peur de commettre des erreurs, que ce soit en créant ma meute et qu'il leur arrive malheur, ou bien de te blesser par mégarde. »

Stiles s'approcha et posa une main sur sa jambe en guise de réconfort.

« Tout s'est enchaîné si vite, et je t'ai rencontré tout en sauvant la vie de Scott et Isaac, j'étais chamboulé. Je pensais devoir me concentrer sur la meute avant de pouvoir t'intégrer pleinement à ma vie. Tu as accepté la situation à une telle vitesse que ça m'a dérouté, et tu es tellement… génial. »

« Ouais, je sais ! » se vanta Stiles, arrachant un rire à Derek.

« Ce que je veux dire, c'est que tout s'est enchainé tellement vite que je n'ai pas réagi de la bonne manière, et je te demande pardon. » Il posa sa main par-dessus celle de Stiles, toujours posée sur sa jambe. « Je t'aime, et je regretterais toute ma vie d'avoir… »

Cette fois, ce fut Stiles qui le fit taire d'un baiser.

« Je te pardonne. » D'un rictus, il rajouta : « Mais si tu recommences à prendre tes distances avec moi sur n'importe quel aspect de notre vie de couple, sache que j'apprends à manier les lames et que je suis très doué. »

« Je suis très curieux de savoir en quoi consiste ton entraînement. » Derek l'attrapa par la taille et le souleva pour l'assoir sur lui, à califourchon. « Et je suis aussi assez excité. »

Effectivement, Stiles pouvait sentir l'érection de Derek contre la sienne.

« Tu veux que je t'en débarrasse ? » demanda-t-il en se frottant lascivement contre lui.

« Doucement, bébé ! » Derek le stoppa d'une poigne ferme. « Je ne te refuse rien, mais ne te précipite pas non plus. Ce soir je veux que ça reste simple. »

« Je peux quand même t'embrasser ? »

« Oh ouais, carrément ! »

Ils s'embrassèrent tendrement jusqu'à l'arrivée du livreur. Le tout nouveau couple passa la soirée ensemble, et il fut l'heure pour Stiles de rentrer chez lui, bien qu'il n'en eût pas envie.

« Tu t'entraînes, demain ? » demanda Derek.

« Seulement avec Parrish et les filles le matin, le reste de ma journée est entièrement libre. Tu n'auras qu'à venir chez moi, tous mes devoirs sont faits mais je peux vérifier. »

Derek le plaqua contre la jeep et l'embrassa fougueusement, s'imprégnant de son goût et de son odeur.

« Est-ce que je dois laisser ma fenêtre ouverte cette nuit ? » souffla Stiles.

« Je pense que je survivrais cette nuit. Allez, va t'en avant que je ne te séquestre. »

« Ça ne me poserait pas de problème si tu… humpf. »

Stiles se marra après ce baiser, puis monta enfin dans sa jeep. Quand il se mit au lit ce soir-là, ce fut avec le cœur plus léger, et le corps sans la moindre tension. Il s'endormit sans faire le moindre rêve, et lorsqu'il gagna le point habituel le lendemain matin pour sa séance de Tai-Chi, il était plus en forme que jamais.

« Quelqu'un est de bonne humeur, on dirait. » fit remarquer Lydia.

Les filles arrivèrent juste après lui. Ne manquait plus que le Chien de l'Enfer qui leur servait de professeur.

« Est-ce qu'on doit aller botter le cul de Derek ? » demanda Allison à Stiles.

« Non ! » répondit-il en se retenant de sourire. « Tout est arrangé. »

« Quand tu dis que tout est arrangé… »

« Oui Malia, ça veut dire ce que ça veut dire. » dit Stiles. « On a parlé, des choses ont été dites et qui ont fait mal sur le coup mais, tout est bien qui finit bien, si je puis dire. Et oui, on s'est embrassé. »

« Juste embrassé ? » voulut savoir Lydia.

« Derek veut attendre mes dix-huit ans pour ça, et même si j'ai consenti sur ce point, j'ai bien l'intention de le faire craquer pour qu'on explore le côté préliminaire ! »

« Alors là, on est à fond avec toi ! » approuva la Banshee.

Jordan Parrish arriva, et la séance de Tai-Chi débuta, suivit d'un léger entraînement de karaté qui consistait simplement à réviser les katas de base.

« Bien, on se retrouve demain ! » dit le Chien de l'Enfer après la séance.

Stiles but à sa gourde avant de se laisser tomber sur l'herbe. Il s'allongea et riva son regard vers le ciel qui s'éclaircissait.

« Alors, tu comptes faire quoi, genre maintenant ? » demanda Allison.

Les filles s'étaient assises près de lui.

« J'ai envie d'aller voir Derek, mais je n'ai pas envie de sentir le bouc. » répondit Stiles.

« T'as du linge propre dans ta voiture ? » demanda Lydia. Il acquiesça. « Fais d'une pierre deux coups. Tu vas voir Derek, et tu prends ta douche au loft. »

« Et tu te balades à moitié nu. » suggéra Malia. « Ça le rendra dingue. »

« Vous ne trouvez pas que je veux aller trop vite ? »

« Pas vraiment. » dit la Banshee. « Tu attends que Derek se sorte la tête du cul depuis des mois, alors t'as le droit de vouloir qu'il abuse de ton corps. »

« Merci pour cette formulation délicate. » ricana-t-il.

« Même si je ne l'aurais pas dit de la même façon que notre chère Lydia… » La jeune fille aux longs cheveux vénitien souri à Allison. « … elle a raison. C'est ok d'attendre tes dix-huit ans pour coucher vu que Derek ne semble pas vouloir en démordre, mais il y a des tas de choses que vous pouvez explorer, et auquel il peut t'initier. »

« Comme ? »

Stiles avait une petite idée de ces fameuses choses, mais il était tellement impatient de mettre un point final au tissage de leur lien qu'il n'était pas vraiment capable de raisonner convenablement sur l'aspect physique de leur relation.

« Des bisous, des caresses. » énuméra Lydia. « Le t-shirt tombé, bien évidement. Derek doit être tellement bien monté. »

« Hey, on ne fantasme pas sur mon homme ! » la prévint Stiles, qui souriait.

« Bah quoi ? Il ne se met jamais torse nu devant nous, même quand il est blessé. » dit Lydia. « Tu nous diras, hein, s'te plaît ? »

« Ew, pas à moi merci, c'est mon cousin je vous signale ! » grimaça Malia.

« On en discutera pendant nos entraînements, quand tu ne seras pas là. » lui dit Stiles. « Quoi que, y a pleins de détails sur Scott dont je me serai bien passé. »

Il grimaça à son tour.

« Argh, j'ai mal partout. » se plaignit-il.

« Oh, en voilà une idée ; un massage. » dit Allison. « Et si on emmenait Stiles à notre magasin ? La gérante à des huiles de massages vraiment top qui n'agresseront pas l'odorat de Derek. »

« Un magasin ouvert le dimanche ? » s'étonna Stiles. « Et puis non, je vous l'ai dit, je n'irais nulle part en étant en sueur. »

« Dans ce cas, changement de plan : on va chez moi, on se douche tous là-bas, ensuite un petit-déj. » Ils acquiescèrent tous. « Et pour finir, direction notre magasin spécial. »

« Tu me fais peur quand tu souris comme ça. » admit Stiles. « C'est quel genre de magasin ? »

Il s'écoula deux heures avant que Stiles ne se retrouve devant le magasin en question.

« Non mais vous vous fichez de moi ? »

Il n'eut pas le temps de protester qu'il se retrouva entraîné à l'intérieur de la boutique. Les murs tapissés de ce qui semblait être du velours rouges et noirs de ce grand espace, des étagères qui contenaient des produits on ne peut plus explicite. Mettre les pieds dans une boutique pareille… Non, Stiles n'aurait jamais cru devoir le faire. Il savait que ses trois copines complètement cinglées pimentaient leur vie sexuelle avec des jouets, mais il imaginait plus Derek venir se fournir dans ce genre d'endroit.

« Oh Mon Dieu ! Les filles, pourquoi vous m'avez emmené ici ? »

« Parce qu'on va te donner des petits conseils pour plus tard. » dit Allison, qui enroula un bras autour de son épaule, elle qui faisait une tête de plus que le garçon.

« Ou pour maintenant. » dit Lydia. « Après tout, la séduction est un jeu. »

« Je suis tout à fait d'accord ! »

Une femme qui devait avoir dans la bonne vingtaine, vêtu d'un jean noir taille basse, d'un bustier violet et d'une paire de talons qui donnait le vertige à Stiles, les rejoignit. Des cheveux noirs teintés de magenta attachés en queue de cheval, elle avait un sourire chaleureux au visage, ainsi qu'un piercing au nez et le tatouage d'une toile d'araignée sur le cou.

« Mes trois clientes préférées ! » dit-elle en désigna Malia, Allison et Lydia. « Je ne vous vois jamais le dimanche, d'habitude. »

« C'est une mission spéciale. » expliqua la chasseresse. « Voici notre ami Stiles ! »

Un peu mal à l'aise, il la salua d'un léger signe de la main, et força un sourire.

« Pour faire court, le mec de ses rêves a enfin décidé de se réveiller, mais pas de sexe avant d'avoir dix-huit ans. » dit Lydia.

« Dur, mais pour quelle raison, si je peux me permettre de demander ? » voulut savoir la vendeuse / proprio.

« Différence d'âge de sept ans seulement. » dit Malia. « Bref, Stiles aimerait le rendre dingue, et on s'est dit que commencer par des massages, ça pourrait être un bon début. »

« C'est une bonne idée. » concéda la proprio. « Vous connaissez l'endroit où sont exposées les huiles. » Avant d'ajouter d'un ton très taquin vers Stiles : « Elles sont comestibles et font de très bons lubrifiants. »

« OK merci du tuyau ! » dit-il subitement en rougissant comme une pivoine.

Dieu merci son téléphone sonna ! Il fit fi des sourires des trois folles qui lui servaient de copines, et décrocha en s'éloignant au fond du magasin.

« Allô ? »

« Salut, c'est moi ! »

Il reconnut la voix de Derek, qui lui envoya des milliers de frissons dans tout le corps même au travers d'un téléphone.

« Sa… » Il se racla la gorge. « Salut ! »

Il était entouré par des sex-toys en tout genre, et il eut des images très spéciales dans la tête : Derek qui se servait de tout ça sur lui.

« Stiles, est-ce que ça va ? T'as pas l'air bien. »

Comment pouvait-il se douter de ça au travers du téléphone ? Peu importe.

« Oui, oui ça va euh, je suis avec les filles on… disons qu'on fait une course… particulière. »

« Ok, mais pourquoi tu sembles mal à l'aise ? »

« Hey, Stiles ! » Il se tourna vers Malia, qui venait de se rapprocher. « Tu t'es trompé de rayon, les huiles de massages c'est là-bas. »

Elle pointa de l'index un autre endroit.

« Tu permets ? Je suis au téléphone. » claqua-t-il. « Je vous rejoins dans cinq minutes. »

« Oh Stiles, tiens ! » Lydia tenait dans ses mains quelque chose qui fit rougir Stiles. « Je suis sûre que ça plairait à Derek de te mettre ça dans… »

« Ok bande de cinglées, vous permettez ? »

Il lui arracha le jouet des mains et changea de rayon à la hâte, le téléphone toujours collé à l'oreille. Il ne se rendait pas compte que les filles se marraient derrière lui.

« Tu vas me dire ce qu'il se passe ? » le pressa Derek.

« Non, crois-moi vaut mieux pas que tu saches, surtout vu que tu veux attendre pour… euh… »

Il était incapable de finir sa phrase avec ce truc dans les mains. Oh il savait très bien ce que c'était, il n'était pas bête. Trois boules en acier d centimètres étaient reliées par un cordon noir. Il était curieux de connaître les effets d'un tel jouet…

« … shop ? »

« Hein, quoi ? Pardon, tu disais quoi Derek ? »

« Elles t'ont emmené dans un sex-shop, c'est ça ? »

« Quoi, non… qu… qu'est-ce que je ferai… Comment t'es au courant ? Dis-moi que ces folles ne t'ont pas prévenues ou je serai dans l'obligation de les buter moi-même ! »

« Malia a mentionné des huiles de massages, puis Lydia a fait un sous-entendu un peu trop évident, et tu es tout gêné, et tu as mentionné le fait que je veuille attendre. Stiles, je ne suis pas crétin. »

« Je n'ai jamais dit que tu l'étais. Ecoute, c'est une mauvaise idée elles m'ont emmené là parce qu'on parlait après notre séance avec Parrish et j'ai dit que j'avais un peu mal et elles ont suggéré que tu me fasses un massage alors elles m'ont emmené ici pour acheter… »

« Stiles, respire tout de suite ! » ordonna Derek.

Stiles cessa de parler et prit une profonde inspiration par le nez, puis expira par la bouche.

« C'est bien ! Tu te sens mieux ? »

Il hocha la tête, avant de se rappeler que Derek ne pouvait pas le voir au travers du téléphone.

« Oui, oui ça va. Désolé, les filles sont folles. Tout ça est une mauvaise idée alors, je vais m'excuser auprès d'elles et les laisser à leur… boutique ; et j'arrive d'ici dix minutes, d'accord ? »

« D'accord, mais si tu veux prendre de l'huile de massage pour que je t'en fasse un, je ne suis pas contre. »

« Derek… »

« J'ai pas arrêté de réfléchir depuis que t'es parti hier soir et, j'ai agi comme un con et t'avais raison, on aurait pu faire des tas de choses en attendant tes dix-huit ans alors… »

Stiles attendit, ça devenait trop beau pour être vrai.

« On peut commencer aujourd'hui. »

« Derek… » Le jeune homme baissa la voix. « Tu viens de me faire bander en deux secondes. »

Le rire de Derek fut comme une caresse pour ses sens.

« Alors dépêche-toi d'acheter ce que tu veux, bébé… » Bébé ? « … et ramène-toi. Ta bouche me manque ! »

La ligne coupa, et Stiles n'en revenait pas de la tournure qu'avait pris cette conversation. En relevant la tête, il vit que ses amies le regardaient, un peu plus loin, en attendant d'en savoir plus. Perdu, il s'avança vers elles et leur déballa tout ce qui venait de se dire.

« Il a bien insinué qu'on allait faire des trucs coquins, hein ? »

« En tout cas, ça y ressemble. » dit Allison.

Stiles leva le sex-toy – qui se trouvait être des boules de Geisha – qu'il avait toujours dans la main, et pencha la tête sur le côté.

« La sensation est géniale. » lui souffla Lydia sous le ton de la confidence.

« Ok, euh, les huiles de… »

« Par ici ! » lui dit Malia.

Elle lui montra la gamme qui était parfaite pour l'odorat d'un loup-garou.

« Euh, la vendeuse a parlé de… »

« Oui, ce sont ceux-là. » acquiesça Malia. « Je savais que t'allais me le demander. »

« Tu devrais essayer celui au chocolat. » lui conseilla Allison.

« Derek aime le chocolat. » dit Stiles.

« Ce qu'il aime par-dessus tout, c'est toi. » lui dit Lydia. « Alors prends n'importe lequel, vu que ce sont des huiles comestibles qui ont été fabriquées exprès dans le cadre de jeux sexuels, il va en faire une indigestion à force de te lécher partout. »

Après mûre réflexion, et après avoir senti quelques échantillons, Stiles prit une bouteille d'huile de Coco.

« Oh, excellent choix ! » lui dit Malia

« Ok, je prends juste ça. Pour l'instant. » dit Stiles en montrant la bouteille d'huile de massage et les boules de Geisha.

En passant à la caisse, la vendeuse lui demanda s'il voulait créer un compte.

« Un compte pour quoi faire ? » demanda-t-il.

« C'est un compte fidélité. Vous avez droit à 10% sur vos articles dès le premier achat, et un article au choix offert tous les 150 points atteints, sans compter les nombreuses promotions mensuelles. La création du compte est gratuite. »

« Oh euh, oui, pourquoi pas ? »

Il paya ses achats et une fois dehors, il était fébrile. Ok, dans quoi venait-il de se lancer ?

« Je n'ai pas envie que Derek se sente acculé et… »

« Hey, détends-toi ! » lui dit Malia. « Il t'a lui-même dit que vous alliez commencer à vous explorer l'un l'autre, peut-être pas en ces termes mais c'est la même chose. »

« Prends le temps avant de sortir les boules de Geisha. » lui dit Lydia. « Embrassez-vous, caressez-vous, discutez, et laisse les choses venir. »

« Ok, vous êtes folles, mais je vous aime quand même ! »

Ils éclatèrent de rire avant de se séparer, les filles dans la voiture de Lydia et Stiles dans sa Jeep. Dans le monte-charge qui l'emmenait à Derek, le sac d'achat dans la main, et son cœur battant la chamade, Stiles trépignait d'impatience, et aussi d'incertitudes. Il ne voulait pas que Derek ait pris cette décision uniquement pour ne pas le perdre. La grande porte du loft était ouverte, et Stiles la referma derrière lui, stressant de plus belle.

« Derek ? » appela-t-il.

L'Alpha descendait l'escalier en colimaçon qui menait à l'étage, où se trouvait un vaste espace vide. Il se demandait ce que Derek en faisait, d'ailleurs.

« Hey, t'es là ! »

Pieds nus, il s'approcha de Stiles et l'embrassa, tenant son visage d'une main.

« T'as l'air stressé. » fit-il remarquer.

« Euh, ouais, un peu. » admit Stiles. « Derek, j'veux pas qu'on se précipite uniquement parce que tu penses que… humpf. »

Le baiser qu'il reçut l'aurait fait décoller du sol si ça avait été possible.

« Arrête de parler ! » grogna Derek avec sa voix de loup.

« Oblige-moi ! » le chercha Stiles, toute trace de doute envolée.

En grognant, Derek le souleva dans les bras, et Stiles s'enroula autour de lui. Transporté dans les airs, il se retrouva allongé sur le lit. Le petit sac d'achat tomba sur le côté. Curieux, Derek se redressa entre les jambes écartées de Stiles et le prit pour fouiller à l'intérieur. Un seul regard de sa part empêcha l'humain de protester. Derek sortit la bouteille d'huile de massage, qu'il posa sur le lit, puis, haussant un sourcil, il sortit les boules de Geisha.

« C'est… Lydia qui m'a mis ça dans les mains et, euh, après ton coup de fil ça m'a… tenté ? »

« Et ça te met mal à l'aise ? » demanda Derek.

« Un peu ? J'sais pas. » geignit Stiles. Il se redressa pour s'assoir. « Autant j'ai envie qu'on accélère la cadence toi et moi, mais se servir d'accessoires ? »

« Où est le mal ? » dit Derek. « Je t'avoue que quand je pense à toi et à tout ce que j'ai envie de te faire, les sex-toy font partie de l'équation. »

« T'es sérieux ? T'as envie de te servir de tout ce que j'ai vu dans le magasin, sur moi ? » s'étonna Stiles.

« Ouais, mais si ça ne te tente pas… »

« Si, si si ça me tente, désolé euh… » Il secoua la tête pour remettre ses pensées à la bonne place. « Je crois qu'aller dans ce sex-shop a fait griller mes neurones. »

« Ecoute, je range ça dans le sac. » Derek remit les boules de Geisha dans le sac, et le déposa sur la table de nuit. « Je me souviens que tu as évoqué des muscles douloureux et un massage alors, tombe le haut et allonge-toi sur le ventre. »

Stiles s'exécuta et enleva son sweat ainsi que le t-shirt en dessous.

« Hum, je vois que l'entraînement porte ses fruits. » se délecta Derek.

« Quoi, ça se voit déjà ? » s'étonna Stiles.

« En tout cas, ça se dessine. Allez, sur le ventre ! »

Derek se frotta les mains pour les réchauffer une fois assis sur les jambes de Stiles, juste sous ses fesses. Prenant la bouteille d'huile de massage, il décapsula le bouchon et le porta à son nez. L'odeur n'était pas trop forte, et n'agressa pas son odorat surdéveloppé.

« L'odeur te convient ? » demanda Stiles, qui s'était retourné assez pour le voir.

« Oui, c'est très bien. » répondit Derek.

« Les filles m'ont suggéré de prendre au chocolat, mais ça faisait trop cliché »

« Je préfèrerais lécher du vrai chocolat sur toi. »

Se rallongeant comme un poids lourd, Stiles gémit, se sentant devenir à l'étroit dans son jean. Pourquoi il avait mis un jean dans son sac de rechange ? Ça devenait douloureux. Il se contorsionna doucement pour essayer d'alléger son érection.

« Stiles, qu'est-ce que tu fais ? »

« T'as ouvert ta bouche pour me dire que tu voudrais lécher du chocolat sur moi, et je porte un jean un peu trop serré. A ton avis, qu'est-ce que je fais ? »

« Tu veux enlever ton jean ? Ou alors je te prête un jogging à moi, tu te sentiras plus à l'aise. » lui proposa Derek.

« Non, ça va aller. » assura Stiles.

Sauf que ça empira lorsque Derek glissa ses mains sur son dos, étalant l'huile de massage sur sa peau. La sensation était douce, lente et délicieuse. L'odeur de coco était si subtile que Stiles aurait pu la rater si Derek n'avait pas remonté ses mains sur ses épaules. C'était difficile de ne pas se tortiller à cause de son érection, il se forçait à penser à tout sauf à des choses coquines qui pourraient faire empirer le renflement dans son jean. Mais les mains de Derek à elles seules étaient divines et une invitation à plus.

Derek n'était pas dupe, le désir de Stiles était évident mais il ne fit rien ni ne dit rien pour taquiner son compagnon, pas alors que lui aussi était pétrit de désir, mais il se contrôla, comme il l'avait fait durant ces derniers mois infernaux. Il n'avait pas menti à Stiles en lui disant qu'ils allaient explorer leur vie de couple toute récente et rattraper le temps perdu. Il termina le massage, puis se pencha pour déposer un baiser dans le cou de Stiles, qui semblait endormi mais Derek savait que ce n'était pas le cas.

« Tu as besoin de quelques minutes seul dans la salle de bain ? »

« Oui, s'il te plaît ! »

Stiles resta cinq minutes dans la salle de bain. Il ne se masturba pas, préférant s'asperger le visage d'eau et de se vider la tête. Ça marcha, et il ne se sentit plus du tout à l'étroit dans son jean. Du moins, ça durerait jusqu'à ce que Derek pose à nouveau ses mains sur lui.

« Tu te sens mieux ? » demanda Derek, un rictus en le prenant dans ses bras quand il émergea de la salle de bain.

« Ouais, jusqu'à la prochaine fois. » soupira Stiles. « T'as des mains sensationnelles, tous mes muscles sont si déliés que je me sens très détendu. »

« Tu veux faire quoi, maintenant ? »

« On pourrait discuter de ta décision de faire avancer notre relation. »

Derek l'emmena jusqu'au canapé, et fit assoir Stiles sur lui, passant ses jambes sur les siennes.

« Alors ? »

« Alors ? » répéta Stiles d'une voix plus languide.

« T'es sûr de vouloir discuter ? » demanda Derek, glissant paresseusement sa main le long de la jambe du jeune homme.

Même à travers le jean, cette caresse faisait frissonner Stiles dans tout le corps.

« Disons que ça vaut mieux, autrement je risque de vouloir t'arracher tes fringues. »

« Tu es déjà torse nu alors, si tu veux qu'on se mette égalité, je n'ai rien contre. » dit Derek.

« Ne joue pas avec moi, Grincheux. » Un grognement sourd monta dans la poitrine du loup. « Et ne me grogne pas dessus. »

« Oh allez, je sais que ça t'excite ! »

N'ayant rien à rétorquer à cette vérité, Stiles se jeta sur la bouche de Derek, qui le souleva de ses jambes pour le faire changer de position. Désormais à califourchon sur lui, Stiles tira sur son t-shirt afin qu'il l'enlève et qu'il puisse toucher la peau de Derek.

« Dis, cette histoire de lécher du chocolat partout sur mon corps, ça marcherait dans les deux sens ? » demanda le jeune homme. « Si moi aussi j'ai envie d'étaler de la bouffe sur toi et de te lécher, tu me laisserais faire ? »

« Bien sûr ! » répondit Derek, qui empoigna les fesses de Stiles. « Je ne vois pas pourquoi je serai le seul à m'amuser. »

« T'es vraiment un autre homme, beau gosse. » lui dit ce dernier, caressant son visage bourru et sexy de ses doigts. « Hier encore, tu m'évitais et là, tu deviens taquin, tu joues avec moi, et ça me plaît mais, une part de moi a peur que ça ne soit que du vent, ou bien alors un rêve et que je vais me réveiller pour me rendre compte que ce n'était que ça : un beau rêve ! »

« Dis-moi de quoi tu as besoin, et je te le donne ! »

« De toi ! » dit Stiles contre sa bouche. « Seulement de toi, et que tu me promettes de ne plus t'éloigner de moi. »

« Je te le promets ! » Derek ramena ses mains le long de son dos, puis sur sa nuque afin de maintenir sa tête en place lorsqu'il lui donna un long baiser. « Je t'aime, et je continuerais de me faire pardonner d'avoir été un vrai crétin. Savoir que tu as souffert à cause de moi est une vraie torture, et je m'en voudrais toujours pour ça. A partir de maintenant, je te donnerais tout ce que tu veux. Dis-moi ce que tu veux, Stiles ! »

Il y avait des tas de choses que Stiles voulait, mais il se contenta de répondre :

« Embrasse-moi ! »

Derek s'en fit un grand plaisir. Il prit sa bouche dans un long baiser en profondeur, se détendant complètement dans le canapé, attirant Stiles un peu plus sur lui. Une main sur sa nuque, le besoin d'air se fit sentir et Derek bascula dans le creux de son cou, aspirant la peau de son homme entre ses dents. Stiles était si inexpérimenté que son corps était parcouru de frisson à chaque caresse et baiser.

« Bon sang Derek ! » souffla-t-il, en se mordillant la lèvre.

Il ondulait des hanches, frottant son érection contre celle de Derek qui ne l'arrêta pas.

« Dis-moi ! » susurra le plus âgé.

« J'ai envie… j'ai envie de faire un truc, mais j'ai peur que tu m'en empêches. »

Derek l'obligea à reculer pour qu'ils puissent se regarder dans les yeux.

« C'est fini les secrets, et je t'ai dit que je ne t'éviterais plus. Fais ce que tu as envie de faire, je te promets de ne pas t'en empêcher. »

« Je… j'ai envie de poser ma bouche sur toi, et… et de… »

Il n'arrivait pas à dire le mot, mais Derek n'eut pas besoin d'un dictionnaire pour comprendre. Il lui donna un baiser langoureux à couper le souffle, et Stiles se laissa porter. Il prit donc les commandes et embrassa son loup dans le cou, déposa un tendre baiser sur sa gorge avant de la lécher du bout de la langue. Descendant de ses jambes pour s'accroupir entre elles sur le bord du canapé, il posa sa bouche sur la peau délectable de son torse.

« Tu veux qu'on aille sur le lit ? Tu seras peut-être plus à l'aise. » proposa Derek.

« Non, ça va aller. » le rassura Stiles.

Ses mains s'aventurèrent jusqu'à la boucle de son jean, dont il défie le bouton avant de baisser la braguette lentement. Il ne voulait pas montrer à quel point il était fébrile et impatient. Stiles s'était imaginé ce moment – et tant d'autres – depuis l'instant où il avait rencontré Derek, et les rêves qu'il faisait ces derniers temps étaient on ne peut plus qu'explicite. Il ne savait pas vraiment comment s'y prendre, mais il décida de laisser son instinct et son désir parler. Coinçant sa lèvre inférieure entre ses dents, il regarda Derek avant de glisser sa main dans le jean.

Derek ferma les yeux et bascula la tête en arrière dès l'instant où les doigts de Stiles se refermèrent sur son sexe. Il n'avait jamais été aussi dur de toute sa vie. Quand Stiles le touchait, c'était comme si tout son corps s'embrasait de feu et d'électricité. S'obligeant à rouvrir les yeux parce qu'il ne voulait rien manquer, il se mêla aux caresses et prit les tétons de Stiles entre ses doigts pour le titiller en retour. Le jeune humain hoqueta, ne s'attendant pas à ce que Derek fasse ça.

« Encore ? »

Stiles hocha la tête, et alors que Derek s'amusait avec ses tétons, il agrippa le sexe rigide dans sa main et bougea de bas en haut. Il n'avait pas beaucoup de marge de manœuvre avec le jean de Derek toujours en place, mais c'était trop bon pour se plaindre. Il en voulait plus, il voulait connaitre la saveur de Derek, découvrir la sensation de sa bouche qui s'étire pour lui donner du plaisir. Sortant de ses pensées quand Derek l'embrassa, il dit :

« Je… je veux te… » Il déglutit. « Derek… »

« Vas-y ! » lui dit l'autre homme d'une voix animale. « On avance ensemble, mais on a assez attendu. »

Oh oui, ils avaient trop attendus, bien que ce n'était pas la faute de Stiles. Ayant reçu le feu vert de Derek, Stiles le relâcha et s'agenouilla à même le sol. De ses mains tremblantes, il lui baissa le jean avec son aide. Derek souleva les hanches et le vêtement se retrouva sur ses chevilles. Il n'avait pas de point de comparaison en dehors des vidéos qu'il avait pu regarder sur internet, mais ce qu'il avait soudain sous les yeux était au-delà de ce qu'il avait pu imaginer. Derek était magnifique, là, affalé sur le canapé et quasiment nu.

« Je suis assez à ton goût ? » le taquina-t-il.

Stiles se redressa sur ses genoux, et le prit de nouveau dans sa main, cette fois avec plus d'ardeur. Derek siffla entre ses dents.

« Désolé ! » dit Stiles en desserrant la main.

« Non, c'était parfait. » dit Derek. « Tu peux serrer plus fort. »

Alors il resserra – sans y aller trop fort non plus – sa prise sur le sexe de Derek. Une perle blanche apparut sur le gland. Curieux d'en connaitre le goût, Stiles se pencha et attrapa la goutte sur sa langue. Ça avait un léger goût salé qui ne lui déplut pas, au contraire. Il en voulait plus, alors il prit ce qu'il voulait, et embrassa d'abord le bout du sexe de Derek. Il ne retira pas sa main, et continua de le caresser tout en le prenant dans sa bouche.

Regarder Stiles le faire disparaitre dans sa bouche était un vrai tableau d'érotisme, un tableau qu'il avait souvent imaginé dans ses rêves. Le voir dans la réalité valait tout ce qu'il avait pu imaginer jusque-là. Ses gestes transpiraient l'assurance, mais Derek connaissait suffisamment son humain pour savoir qu'il n'en était pas moins stressé. Un stress de mal s'y prendre qu'il pouvait sentir sur le bout de sa langue. Il le rassura par des gestes, lui caressa la nuque, les épaules et toute parcelle de peau qui tombait sous ses doigts. Il n'était pas loin de jouir, et même si marquer Stiles de cette manière était une envie primaire, il n'allait pas la lui infliger pour sa première fois.

« Stiles, arrête-toi ! »

Effrayé d'avoir fait quelque chose de mal, Stiles recula et bascula en arrière, mais Derek l'avait anticipé et l'attrapa sous les aisselles avant qu'il ne tombe.

« Viens par-là ! »

Il le ramena à califourchon sur lui, et lui donna un profond baiser.

« J'étais à deux doigts de te faire jouir. » marmonna Stiles.

« Je sais, mais je ne veux te forcer à rien. » dit Derek. « Tu n'es pas obligé de… »

« Derek… » Posant sa main en travers de sa bouche pour le faire, Stiles dit, déterminé à en finir : « Tu ne me forces à rien, j'en ai envie, alors tu vas me laisser terminer. »

Plus que décidé à le faire jouir et à en recueillir chaque goutte, Stiles reprit sa position initiale, agenouillé entre les jambes de Derek, il le reprit dans sa main et dans sa bouche.

« Stiles… Stiles je, je vais… »

Dans un grognement guttural, Derek jouit avec force. Stiles reçut et avala chaque goutte de sa semence. C'était la toute première fois, et il ne ressentit rien d'autre qu'un plaisir infini. Quand il le libéra, Derek le ramena sur lui, au comble du bonheur. Libéré d'un énorme poids – ainsi que de très longs mois d'abstinence – il tint Stiles contre lui et inspira son odeur.


Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la partie 3 !

Bises !

Aurélie !