Disclaimer : Les personnages de Teen Wolf ne m'appartiennent pas !
Hello hello,
Voici le dernier chapitre de ma petite fiction Sterek.
On se retrouve à la fin ? Bonne lecture !
Anniversaire de Stiles !
Derek avait tout prévu pour cette journée spéciale. Il avait même réquisitionné la meute pour l'aider, tout comme il avait demandé à Chris de cantonner l'entraînement de Stiles du jour aux armes. Il avait besoin que son humain, qui avait dix-huit ans – enfin – soit en pleine forme. Bon, il allait bientôt se réveiller pour aller à sa séance de Tai-Chi. Stiles avait passé la nuit chez lui, ayant laissé des vêtements au loft pour les week-ends qu'ils passaient ensemble, mais ne voulant plus rester seul chez lui quand son père était de garde toute la soirée et une partie de la nuit, Derek lui avait proposé de venir chez lui alors que c'était une veille de cours.
Tout allait bien dans le meilleur des mondes, et leur relation évoluait de jour en jour. Ils étaient fous l'un de l'autre, et ils prenaient énormément de plaisir à jouer, que ce soit dans ou en dehors du lit. Derek n'était plus aussi renfermé qu'avant, et ça se ressentait sur sa façon de gérer la meute. Il n'était plus aussi « méchant » ni bourru, surtout durant les entraînements, il avait appris à lâcher du lest, ce que Scott et compagnie appréciaient. Le réveil sonna, et Derek eut envie de casser le téléphone de Stiles pour être tranquille mais il se retint. A la place, il fit taire le bruit dérangeant et attendit que Stiles daigne ouvrir les yeux, ce qu'il fit assez vite.
« C'est déjà l'heure ? » marmonna-t-il.
« Oui, mais je peux appeler Parrish et les filles et leur dire que t'iras pas. » proposa Derek. « C'est ton anniversaire, après tout. »
« Hum… » Stiles porta les yeux sur Derek. « Non, je dois garder un rythme. »
« Est-ce qu'un jour on fera la grasse mat', tous les deux ? » demanda Derek.
« Je pourrais faire mes exercices au milieu de ton salon, si j'étais persuadé que tu ne me sauterais pas dessus avant que j'aie fini. »
« Et si je te promettais d'être sage ? »
« On en reparlera quand je serai plus réveillé. » dit Stiles.
Il resta quelques secondes à regarder Derek à travers ses yeux gorgés de sommeil, puis, il repoussa la couverture et quitta le lit, direction la salle de bain. Il fit ce qu'il avait à faire et se sentit beaucoup mieux. Il s'habilla sous le regard dévorant de Derek, et son corps fut parcouru de frissons délicieux. Oui il savait quel jour on était, et ce qui allait arriver plus tard ce jour-là. Il était impatient et nerveux. Est-ce que c'était normal, alors qu'il attendait ce jour depuis le jour où il avait vu Derek ? Il devait en parler aux filles. Dès qu'il fut prêt pour son sport matinal, il sortit de la salle de bain et laissa la place à Derek, qui ne mit pas bien longtemps à le retrouver alors qu'il passait son sac de cours sur les épaules.
« Viens-là toi ! » dit Derek en attrapant Stiles par la taille pour lui donner un baiser fougueux.
Stiles agrippa ses épaules musclées pour ne pas perdre l'équilibre. Chaque baiser de Derek était un feu d'artifice, mais celui-là était d'un tout autre niveau.
« Wow, qu'est-ce que… »
« T'as dix-huit ans maintenant, alors je peux me lâcher. » dit Derek.
« Ah bon ? Parce que ce qu'on fait depuis quelques semaines… »
« Oh ce n'était qu'un apéritif. » Derek lui mordilla puis lécha la lèvre. « Je vais te faire tourner la tête à partir d'aujourd'hui. »
« Rassure-toi, c'est déjà fait depuis longtemps. » souffla Stiles, qui chercha un autre baiser.
Que Derek lui donnât avec plaisir, mais celui-ci fut plus lent.
« Joyeux anniversaire, mon amour. »
« Merci, beau gosse. » sourit Stiles. « Bien que j'adorerais rester avec toi ce matin, il faut que j'y aille. »
« Ok, on se verra ce soir. »
« Pas avant ? »
« Non, mais ne t'en fais pas, ça en vaut la peine, mais je compte profiter de quelques matinées avec toi, et ça inclus des séances de Tai-Chi au milieu de mon salon. »
« On en reparlera ! »
Après un dernier baiser, Stiles décolla et retrouva les filles à l'endroit habituelle vingt minutes plus tard. Elles lui fondirent dessus pour lui souhaiter un bon anniversaire, puis, le sport terminé et une fois qu'ils se furent douchés chacun chez eux – ou chez Lydia pour Stiles – ils se retrouvèrent dans un diner pour un petit-déjeuner à quatre.
« Alors, tu es prêt pour ce soir ? » demanda Lydia.
Ce n'était pas un secret que Derek attendait la majorité de Stiles pour passer à l'étape supérieure – à savoir le sexe en lui-même.
« Je suis prêt, mais je suis un peu nerveux. » admit Stiles.
« C'est normal. » le rassura Allison, assise en face de lui avec Malia. « Tu crois que j'étais débordante d'assurance pour ma première fois avec Isaac ? »
« Je ne stressais pas du tout avec Aiden. » dit Lydia, qui porta la paille de son milk-shake aux lèvres.
« Toi t'es cinglée, c'est normal. » lui dit Malia, en toute amitié.
Pas du tout vexée, Lydia concéda ce fait au coyote. Allison posa sa main par-dessus celle de Stiles au milieu de la table.
« C'est normal d'être nerveux. » le rassura-t-elle une fois de plus. « Derek et toi, c'est une relation compliquée après ce qui s'est passé, mais vous êtes passés au-dessus, je me trompe ? »
« Non euh… » Stiles retira sa main pour la ramener sur ses genoux sous la table. « Je lui ai pardonné et, ce qui se passe entre nous depuis c'est… c'est incroyable, et je ne suis pas vraiment nerveux pour le sexe en lui-même mais… » Il rentra ses épaules. « Je ne sais pas comment l'expliquer. »
« Tu n'as pas besoin de l'expliquer. » dit Lydia. « Tout ira bien, tu verras. Derek va bien s'occuper de toi, et vu ce que tu nous as raconté sur vos petits jeux, je ne me fais aucun souci. »
« Vous savez ce qu'il a prévu ? » demanda Stiles. « Je ne le verrais pas avant ce soir et je ne sais pas pourquoi. »
« On est tenu au secret. » confia Malia. « Alors prends sur toi et passe cette journée comme n'importe quelle autre.
Ce fut plus facile à dire qu'à faire. Après les cours, il partit rejoindre Chris à l'entrepôt, qui lui dit le programme de l'entraînement du jour.
« Quoi ? Pas de footing ni d'arts martiaux ? » s'étonna Stiles. « Et où sont les filles ? C'est Derek, c'est ça ? Vous savez ce qu'il prépare ? »
« Non, je ne sais pas ce qu'il prépare et oui, il m'a demandé de restreindre ton entraînement aujourd'hui. » répondit Chris. « Et ne t'en fais pas, manquer un week-end ne va pas te tuer. »
« Comment ça, manquer le week-end ? »
Certes, il ne s'entraînait jamais le dimanche en dehors de sa séance de Tai-Chi, il s'entraînait quand même le samedi.
« Tu verras avec Derek, en attendant, mets-toi devant le stand. »
Pendant une bonne heure, il alterna entre plusieurs armes, y compris des shuriken dont il commençait à en maîtriser le maniement.
« Tu progresses très vite, c'est impressionnant. » lui dit le chasseur.
« Merci. En fait, je crois que depuis que je suis avec Derek, c'est comme si je n'avais plus besoin de faire d'effort de concentration. »
« Il n'y a plus de distance entre vous, c'est pour ça. »
L'entraînement toucha à sa fin, et l'élève s'en alla. Stiles rentra chez lui, puisqu'il ne pouvait pas rejoindre Derek.
« Ah, enfin mon fils daigne rentrer à la maison. » l'accueillit son père, vêtu de son uniforme de shérif. « Est-ce que je peux enfin te souhaiter un bon anniversaire ? »
« Tu viens de le faire ! » dit Stiles, qui accepta l'étreinte de son père.
« Ça y est, t'es un adulte maintenant. »
« Est-ce que j'ai le droit de boire de l'alcool ? » demanda Stiles.
« Hum, non ! » dit le shérif en s'écartant.
« C'est bien ce que je pensais. »
Ils échangèrent un rire.
« Tu retournes au poste ? » demanda Stiles.
« Oui, puisque Derek t'a réquisitionné pour la soirée je vais aller m'occuper de la paperasse qui traine sur mon bureau. »
« Désolé, mais on se fera une soirée père / fils… »
« Du calme fils, tout va bien. » le rassura le shérif. « T'es grand, c'est normal que tu veuilles fêter ton anniversaire avec tes amis, ou ton petit ami dans ce cas précis. »
« Merci, papa. » dit Stiles.
« De rien, oh euh, Derek est passé avant que tu n'arrives, il a déposé quelque chose pour toi dans ta chambre. »
« D'accord, merci. »
Stiles monta dans sa chambre. Il y avait bien quelque chose sur son lit. Une boîte carrée de petite taille de couleur voilette. Une enveloppe blanche était posée dessus. Stiles reconnut le cachet tamponné sur l'enveloppe au logo du sex-shop. Un délicieux frisson lui traversa le corps. Il n'avait pas besoin de trop d'imagination pour deviner ce qu'il y avait à l'intérieur de la boite. Il tira le papier de l'enveloppe. L'écriture de Derek était très facile à lire, appliquée.
Mon amour,
Un petit cadeau pour toi.
Porte-le avant de me rejoindre.
Lydia viendra te chercher au coucher du soleil.
Je t'aime !
Derek !
Ok, Derek avait décidé de se la jouer coquin. Stiles souleva le couvercle et déglutit. Il y avait une petite bouteille de lubrifiant, ainsi qu'un sex-toy en silicone. Il avait la même taille que ceux que Derek utilisait avec lui ces derniers temps. La porte claqua au rez-de-chaussée. Ok, il était seul.
« Ok, respire Stiles. Tu peux le faire. » se dit-il à voix haute.
Il ne s'était jamais donné du plaisir de cette façon. Chaque fois qu'il sortait d'un rêve particulièrement érotique et qu'il se réveillait avec une érection douloureuse, il se masturbait sous la douche en se branlant uniquement. Seul Derek le touchait dans l'autre zone. Vu ce qu'ils faisaient depuis quelques temps, il n'aurait aucun mal à s'insérer le sex-toy lui-même. Avisant l'heure, il prépara des vêtements qu'il déposa sur le lit, puis, prit le contenu de la boite ainsi qu'un caleçon avant d'aller dans la salle de bain. Il prit une douche, se nettoyant bien en profondeur aux endroits qu'il fallait, puis se sécha. Debout et nu devant le lavabo, il se regarda dans le miroir comme pour se donner du courage.
« T'es capable de le faire toi-même ! » dit-il tout haut pour se donner du « courage ».
Il se vida de tout stress et décida d'aller dans sa chambre pour se préparer. Il ferma la porte à clé et alla s'assoir sur son lit. Gardant le sex-toy à portée de main, il versa du lubrifiant sur son majeur, s'allongea sur le côté en prenant appui de son coude et le porta à son anus. Fermant les yeux pour ne penser qu'à Derek, et à repenser à tout ce qu'ils avaient fait jusque-là, Stiles se toucha, humidifiant son entrée avec la substance liquide, puis, inséra le doigt. Il ne ressentit rien d'autre que du plaisir, aussi ajouta-t-il un autre doigt. Il attendit deux bonnes minutes avant de retirer ses doigts et de prendre le sex-toy. Il le lubrifia légèrement avant de l'insérer tout doucement, centimètre par centimètre jusqu'à ce que seul la base du jouet ne soit à l'extérieur.
Cinq minutes plus tard, il était habillé d'un jean délavé, d'un t-shirt bleu et d'une veste à capuche. Il prit son téléphone chargé et descendit se détendre devant un jeu vidéo. Il fit abstraction du sex-toy, et il joua jusqu'à ce qu'on frappe à la porte. Enregistrant sa partie, il alla ouvrir et trouva Lydia de l'autre côté de la porte.
« Salut, t'es prêt ? » lui demanda-t-elle en souriant.
« Ouais, entre. Donne-moi deux minutes. »
Il remonta à l'étage puis, dans la salle de bain pour se rafraichir et vider sa vessie. Ok, le sex-toy restait bien en place et le sexe de Stiles était à moitié au garde-à-vous. Jouer à la console pendant plus d'une heure l'avait aidé à maitriser son corps. Depuis qu'il y avait goûté, il ne voulait plus jamais jouir sans Derek.
« Stiles, dépêche-toi ! » le pressa Lydia depuis le rez-de-chaussée.
Il descendit et attrapa son portable sur la table basse, ferma la porte d'entrée à clé et suivi son amie dans sa voiture. Le soleil était très bas dans le ciel, et il serait totalement couché d'ici quelques minutes.
« Tu portes le cadeau de Derek ? » demanda Lydia, une fois qu'ils furent dans l'habitacle.
« Oui, je le porte. » Stiles se tortilla à cause du mouvement du jouet. « Putain, pourquoi il a voulu que je me fourre ça dans le cul alors qu'il n'est même pas avec moi ? »
« Tu lui poseras la question. » dit Lydia, qui démarra sans faire grand cas de la franchise légèrement crûe de son meilleur ami.
Ils se parlaient toujours sans filtre dans le groupe. Le silence se fit pendant plusieurs minutes, et quand Stiles se rendit compte que Lydia manœuvrait sa voiture dans la Preserve, le ciel s'était couvert d'un voile sombre parsemé d'étoile.
« Qu'est-ce qu'on fait dans la Preserve ? » demanda Stiles.
Lydia ne répondit qu'une fois qu'elle eut arrêté sa voiture devant un sentier.
« Je suis les instructions de Derek. » dit-elle en arrêtant le moteur. « Regarde autour de toi. »
Avec les phares de la voiture éteints, Stiles pu mieux apercevoir le chemin éclairé devant lui. Un chemin éclairé par des guirlandes accrochées aux arbres. Même dans le noir, Stiles reconnut le chemin que la meute prenait pour rejoindre la parcelle où ils s'entraînaient.
« Qu'est-ce qu'il mijote ? » demanda Stiles.
« Ne me demande pas, ça gâcherait la surprise. » lui répondit Lydia, en lui tendant une lampe torche. « Allez, il doit s'impatienter. »
Détachant sa ceinture, Stiles ouvrit la portière, prit la lampe et sortit de la voiture.
« Hey… »
Stiles se pencha en avant vers son amie.
« Alli avait raison, c'est normal d'être nerveux la première fois, mais tu seras avec la personne qui est faite pour toi, alors tout va bien se passer. »
« Merci ! »
Refermant la portière, il alluma la lampe et dirigea le faisceau lumineux vers le chemin qu'il devait emprunter et le maintint vers le sol afin de ne pas se prendre les pieds dans une branche ou une racine. Il ne manquerait plus qu'il se casse la figure alors qu'au bout du chemin l'attendait un magnifique spécimen du nom de Derek Hale. Pendant qu'il marchait, mille scénarios se jouaient dans sa tête pour tenter de deviner sa surprise, mais il ne s'attendait clairement pas à ça.
Le ciel étant dégagé de tout nuage, Stiles n'avait plus besoin de la lampe alors il l'éteignit, puisque plusieurs petites lampes sans fil étaient disséminées tout autour d'un panier à pique-nique posé sur une large nappe au beau milieu de la clairière. Si ça ce n'était pas du romantisme, alors il ne savait pas ce que c'était. Un léger picotement le long de sa nuque le fit frissonner. Il n'y a qu'une seule personne qui pouvait le faire frissonner ainsi, et cette personne était juste derrière lui, mais Stiles n'avait pas peur. Il n'aurait jamais peur de lui.
« Je savais que tu pouvais être romantique, Grincheux, mais pas à ce point-là. » dit-il sans se retourner.
Des mains familières et qui lui avaient tant manqué toute la journée, se faufilèrent autour de lui, et un corps chaud et brûlant se blottit dans son dos.
« C'est pour ça que tu n'as pas voulu qu'on se voit de la journée ? »
« J'avais envie de te faire plaisir. » dit Derek à son oreille. « Et de te séduire, d'une certaine manière. »
« C'est très réussi. » Stiles se tourna dans ses bras pour enfin lui faire face. « Si on omet le fait que j'ai ce truc dans le cul depuis deux bonnes heures… » Derek grogna malgré sa lueur amusée dans le regard. « Tu as fait très fort, beau gosse. Tu n'étais pas obligé de te donner tout ce mal. »
« Il le fallait, après tout ce que je t'ai fait endurer. » se défendit Derek. « Je t'aime, Stiles, et je voulais juste que cette soirée soit parfaite. »
« Elle l'est. » Stiles le rassura, et l'embrassa. « Merci, mais ne me laisse plus aussi longtemps sans t'embrasser. »
« Promis ! » Derek lui mordilla le nez. « A condition que tu fasses la grasse mat' avec moi les week-ends. »
Stiles leva les yeux au ciel sans répondre, un sourire en coin. S'écartant des bras de Derek, il alla s'assoir au pique-nique, et ravala un gémissement quand ses fesses touchèrent le sol.
« Est-ce qu'on peut sauter le dîner ? Je ne tiendrais pas toute la soirée avec ce truc… »
« Tu tiendras. » Derek s'assit en face de lui, et ouvrit le panier. « Il faut que tu prennes des forces. »
« Je retire ce que j'ai dit, tu n'es pas romantique, tu es sadique. » grogna Stiles.
« Sois sage, ou bien je te mords ! » le prévint Derek.
« C'est une promesse ? »
Le désir qui s'éleva du jeune humain fit gronder le loup de Derek, qui remonta à la surface et se jeta sur Stiles, l'allongeant au sol. Ses yeux rouges rubis étincelèrent quelques secondes avant que Derek ne reprenne le contrôle.
« Désolé je… »
Mais Stiles le coupa en lui crochetant la nuque d'un bras et en l'embrassant. Derek se détendit et lui rendit le baiser dont il reprit vite le contrôle. Mais il y mit fin trop vite, au grand désespoir de Stiles qui n'avait envie que d'une seule chose : sauter le dîner et aller dans la tente.
Derek sortit plusieurs choses délicieuses du panier, y compris des sandwiches et des fruits frais. Ils discutèrent tout en mangeant, Derek présentant un grain de raisin à Stiles ou un autre morceau de fruit de temps en temps, Stiles le remerciant d'un baiser à chaque bouchée. Quand ils furent rassasiés et qu'ils eurent rangé dans le panier tout ce qui était sorti, Derek s'allongea et attira son compagnon contre lui pour regarder les étoiles.
« Le ciel est magnifique ce soir. » dit Stiles. « T'es sûr qu'il ne risque pas de pleuvoir ? »
« On ira se réfugier dans la tente, s'il le faut. »
Le silence se fit. La nuit était vraiment belle, et les étoiles étaient brillantes dans le ciel. L'air frais de ce début de soirée apaisait la chaleur intérieure de Stiles. Au bout de plusieurs minutes pendant lesquels seuls les bruits naturels de la forêt se faisaient entendre, Derek demanda avec une note coquine dans la voix :
« Comment tu te sens ? »
Stiles leva les yeux au ciel. Il avait très bien compris le sous-entendu de sa question.
« Ça va. » Il décida qu'il n'avait plus besoin de retenir certaines paroles, et que jouer avec Derek allait prendre une tout autre tournure. « Je suis impatient que tu m'enlèves cette fausse queue en plastique du cul et que tu la remplaces par la ti… »
Il se retrouva bâillonné par la main de Derek.
« On passe une soirée romantique sous les étoiles alors ne dis pas un mot de plus ! » gronda-t-il.
Stiles réussi à se libérer et se retourna sur le ventre, ses mains croisées pour y appuyer son menton.
« Et je te remercie pour ce moment génial qu'on a passé, c'était très réussi. » Il était sincère, il ne s'était pas attendu à ce que Derek organise un pique-nique sous les étoiles. « Est-ce que la meute t'a aidé ? »
« Ouais ! »
« Les garçons ont dû bien se foutre de toi, du moins pas ouvertement. » dit Stiles. « Tu vas leur en faire baver, je me trompe ? »
Au sourire carnassier de Derek, c'était une évidence qu'au prochain entraînement, les garçons allaient regretter d'avoir ne serait-ce que penser à taquiner leur Alpha.
« Quelque chose me dit que Jackson est le premier à avoir eu envie de rire. » dit Stiles.
« On pourrait arrêter de parler de la meute et de ma future vengeance ? » demanda Derek.
« Avec plaisir. » Stiles rampa jusqu'à lui et s'affala sur son torse. « On fait quoi maintenant ? »
« Tu veux faire quoi ? »
« Bien que j'apprécie ce tête-à-tête romantique sous les étoiles, j'ai très envie de rentrer. » Il ne faisait aucun doute que Stiles voulait passer à l'étape suivante de la soirée. « Si tu n'y vois pas d'inconvénient. »
Non, Derek n'en voyait aucun. Il en avait autant envie que Stiles. Le renversant sur le dos, il l'embrassa jusqu'à lui couper le souffle.
« Rentrons à la maison. » dit Derek.
Stiles se leva et le suivit docilement à travers la Preserve, sa main dans la sienne pour ne pas se perdre ni tomber. Ils atteignirent la Camaro de Derek en quelques minutes.
La lourde porte du loft poussée, Stiles n'en crut pas ses yeux. Ce matin, le loft ressemblait à son habitude, mais ce soir il était… différent, en dehors du coin cuisine qui, jusqu'à présent, avait été la seule partie à être convenable. Des rideaux bleu nuit étaient accrochés à la vaste et unique fenêtre du loft, et là où trônait un simple lit deux places encore ce matin, il y avait désormais un lit deux places plus grand avec une tête de lit en fer forgé. Le coin salon avait aussi changé, et il y avait désormais un écran plat gigantesque accroché au mur non loin du coin cuisine. Un meuble large et bas sous la télé contenait lecteur DVD et console de jeux. Sur le mur de gauche, une dvdthèque très rempli, et une bibliothèque tout aussi fournie mais du côté de l'espace chambre.
Tapis, canapé, fauteuils moelleux, table basse, table à manger et chaise… Tout ce qu'il fallait au confort d'un appartement était là.
« Tu… tu as fait tout ça aujourd'hui ? » demanda Stiles.
« J'avais tout prévu à l'avance, j'ai engagé des gens pour m'aider à m'apporter tout le matériel que j'avais commandé. Il ne me restera plus que la salle de bain à rénover, et décider de ce que je vais faire de l'espace à l'étage. Je le dépoussièrerais peut-être en le laissant comme ça. Ce n'est pas pressé. »
« Mais… t'es complètement dingue. » dit Stiles, toujours abasourdi. « T'as pas pu faire toute ça en une journée. »
« Et si ! » assura Derek, une main qu'il glissa autour de sa taille. « J'ai même acheté une grande armoire en plus de notre commode à jouets, pour que tu y laisses tes affaires. Je veux que tu te sentes chez toi et… »
Stiles lui prit le visage entre les mains et plaqua sa bouche sur la sienne.
« Je t'aime tellement. » souffla-t-il. « Maintenant Derek, s'il te plaît. »
« Ok, mais, tu ne veux pas utiliser la salle de bain avant ? »
« Non, ça va. S'il te plaît ! »
L'urgence dans la voix et les gestes de Stiles était la même que celle que ressentait Derek. Il ne pouvait plus faire machine arrière, et honnêtement, Derek n'en avait pas envie. Son corps tout entier vibrait pour cet humain, son âme lui était destinée, et cette nuit ils n'allaient faire plus qu'un une bonne fois pour toute. Il souleva Stiles par les fesses, qui s'enroula autour de lui et le transporta jusqu'au tout nouveau lit. Reposant Stiles, il commença à le déshabiller, puis, une fois qu'il fut nu, le jeune humain désormais majeur fit de même avec son compagnon. Accroupi alors qu'il venait de lui retirer son jean – Derek ne portait jamais de caleçon – Stiles lui embrassa les cuisses, se rapprochant chaque fois de l'aine.
Derek ne l'arrêta pas. Pourquoi le ferait-il ? Il aimait par-dessus tout avoir la bouche de Stiles sur lui. Il rejeta la tête en arrière et posa une main derrière la tête de Stiles lorsque celui-ci le prit dans sa bouche. Il le suçait avec lenteur mais dans laquelle il y avait de l'urgence. L'urgence de pouvoir enfin ne faire qu'un.
« Stiles… » dit Derek en retenant à peine un grognement.
« Hum ? » fit Stiles qui ne s'arrêta pas de le sucer.
« Je ne veux pas jouir comme ça. Pas ce soir ! »
Alors Stiles cessa sa gâterie et se releva difficilement, mais c'était sans compter sur Derek qui l'enroula dans ses bras pour l'empêcher de tomber. Le moindre geste faisait bouger le sex-toy. Ce n'était pas aussi intense qu'avec des boules de Geisha, mais ça faisait suffisamment effet. Rompant le baiser qu'ils partageaient, Derek fit luire un instant ses yeux rouges d'Alpha avant de les faire redevenir marron.
« Allonge-toi ! »
Stiles se hissa sur le tout nouveau lit, faisant fi de la sensation du sex-toy. Une fois allongé, Derek grimpa à son tour sur le lit, et se faufila entre les jambes de Stiles, qu'il avait lui-même écarté et plié.
« Tu es nerveux ? » demanda le loup.
« Un peu. » avoua le jeune humain. « Mais c'est normal, pas vrai ?
« Je suis nerveux aussi. » admit Derek. « Mais je te promets que je sais ce que je fais. »
« Je n'en ai jamais douté. »
Stiles avait une confiance absolue en lui, c'est pourquoi il se libéra de sa nervosité. Son corps se relâcha et il put sentir le confort extrême de ce tout nouveau lit. Derek sentit aussi que son homme se libérait de toute frustration ou nervosité. Il se pencha donc pour lui donner un long baiser afin de le distraire pour retirer le sex-toy. Stiles gémit sous la sensation.
« Prends-moi, Derek ! » le supplia-t-il. « Je suis prêt ! »
Derek l'était aussi. Il prit la bouteille de lubrifiant posée sur la table de nuit, et s'en enduisit le sexe. Avec ce qu'il restait sur ses doigts, il titilla l'anus de Stiles pour s'assurer que la pénétration se ferait sans mal. Ces dernières semaines avaient été intenses, et ils avaient beaucoup joués avec des sex-toy. Derek n'avait donc aucune raison de penser que Stiles souffrirait lorsqu'il se fondrait en lui, mais il voulait prendre toutes les précautions nécessaires. Avec trois doigts, il l'étira jusqu'à ce que Stiles ne le supplie une nouvelle fois, alors il retira ses doigts, et se plaça à son entrée.
Les yeux dans les yeux, les mots furent inutiles. Stiles releva davantage les jambes en même temps que Derek le pénétrait d'une seule poussée. Le jeune homme se cambra tout en s'accrochant aux épaules de Derek. Ça faisait un peu mal, malgré toute la préparation qui avait été faite en amonts ces dernières semaines, pour la simple et bonne raison que Derek était bien plus imposant que tous les jouets qu'ils avaient utilisés.
« Regarde-moi, bébé ! »
Il n'avait pas eu conscience d'avoir fermé les yeux, aussi les rouvrit-il et ne lâcha pas le regard transperçant de Derek.
« Ça va. » assura Stiles.
Pour confirmer ses dires, il remonta ses jambes pliées le long de son corps et embrassa Derek. Ce dernier donna un coup de reins, et quand Stiles gémit, il sut que tout irait bien. Rassuré, il lui fit l'amour avec passion et une frénésie contrôlée. Il aurait tout le loisir de laisser sa sauvagerie émerger une autre fois. Pour l'heure, il resterait doux tout en gardant une pointe d'animosité dans son regard et dans ses vas et viens. Stiles ne s'en plaignait pas et caressait la peau de Derek qu'il pouvait atteindre. Posant ses talons sur les fesses de son Alpha, il rompit le baiser et rejeta la tête en arrière. Ce que c'était bon ! Le tiraillement de la première pénétration était passée depuis un petit moment déjà, et Stiles pouvait pleinement profiter de ne faire plus qu'un avec Derek. C'était indescriptible. Replongeant son regard avec celui de Derek, il libéra ses mains de son dos et les posa au-dessus de sa tête, presque comme une soumission.
Ce geste failli rendre le loup en l'homme fou, mais l'homme garda la maîtrise de son alter ego et donna un coup de reins plus fort que les précédents. Les cris de plaisir de Stiles étaient comme un chant doux, mélodieux et sauvage aux oreilles de Derek. Il pouvait sentir son humain se contracter autour de lui, et quelques secondes plus tard, Stiles jouissait entre leur corps. Toute la tension dans le corps de Derek se relâcha et il atteignit l'orgasme avec une puissance jamais connu jusque-là. Il se répandit en Stiles dans un grognement animal qui se répercuta dans toute la pièce. Il se laissa tomber de tout son long sur son compagnon, le visage enfoui dans son cou, reprenant ses esprits autant l'un que l'autre.
Le temps était comme suspendu. Stiles se sentait bien, mieux que jamais même, blotti contre Derek. Il n'avait pas bronché lorsque l'autre homme avait quitté le lit pour revenir avec un gant pour le nettoyer des traces de fluides qu'ils avaient échangé, puis, lorsque Derek s'était de nouveau allongé dans le lit, il s'était vite approché de lui pour poser sa tête contre son torse et passer un bras sur son corps. Le silence était d'or, et seul le bruit de leur respiration et des battements de cœur sous l'oreille de Stiles résonnait.
« C'était indescriptible. » soupira Stiles.
« Au risque de me prendre des coups, je ne regrette pas d'avoir insisté pour qu'on attende. » dit Derek.
Stiles esquissa un sourire que Derek ne vit pas, mais qu'il pouvait deviner, il en était certain. Le jeune homme savait qu'il s'en voudrait toujours pour avoir gardé le silence et gardé ses distances durant des mois, mais Stiles avait décidé de ne plus lui en vouloir, ni d'en reparler. Tournant son visage dans le torse si musclé de Derek, il déposa un baiser sur sa peau et remonta pour pouvoir l'enfouir dans le creux de son cou.
« Ne parlons plus jamais du passé. » dit-il. « Ne pensons qu'au présent, et à notre avenir. »
« Bonne idée, même si je m'en voudrais toujours de t'avoir fait souffrir. » dit Derek.
« Ne gâche pas ce moment, Grincheux. » Un grognement roula dans la poitrine du loup. Stiles sourit. « Hum, je préfère quand tu grognes. »
« Je t'aime tellement, Stiles. Je ferais tout pour toi. »
« Ah ouais ? Tout ? » Stiles se redressa pour le regarder. « Si je te disais que je me sentais assez bien pour recommencer ? »
Un sourire étira les lèvres de Derek. Du doigt, il lui fit signe de se pencher, et il lui prit la bouche dans un baiser sensuel tout en basculant Stiles sur le dos. S'écartant, il fit luire ses yeux d'Alpha et, à cet instant, un lien plus fort s'établit.
Fort !
Vigoureux !
Profond !
Et surtout, indestructible !
FIN !
Alors, ça vous a plu ? Moi j'ai adoré l'écrire.
Merci de m'avoir suivi et pour les commentaires que vous laissez à chaque fois. C'est toujours un plaisir de lire vos retours.
Bises à vous,
Aurélie !
