Je ne possède aucun des personnages des films ou des livres.
Série de textes basés sur des idées nées lors de séance de drabbles ou des fan art croisés sur la toile qui va s'attacher à des moments de vie de Thranduil et Legolas quand celui-ci était enfant.
Je garde comme base les livres et les films donc cette série sera en dehors des mes autres textes qui forment un corpus à part entière.
Je considère donc dans cette série que la mère de Legolas est morte quand il était bébé. Voilà donc quelques instants de la vie d'un père élevant seul son fils unique.
Les textes ne vont pas suivre un déroulement chronologique mais seront proposés au fil de mes idées. Je ne sais donc absolument pas combien il y aura de chapitres ni à quelle fréquence je vais continuer la publication mais tous les textes contenus ici seront des OS.
Dans ce chapitre : Thranduil sans la panique le gagner alors qu'il cherche son fils sans réussir à le trouver
Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Chercher"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Retrouver le jeune prince
D'un pas rapide, prouvant qu'il était toujours plus ou moins pressé ces derniers temps, Thranduil entra dans la chambre de son jeune elfing. Galion lui avait dit qu'il ne l'avait pas vu de la mâtinée et le roi de Vertbois n'aimait pas ne pas savoir où été passé son fils.
A 33 ans[1], Legolas avait l'âme aventureuse. Il rêvait de grandes aventures, de voyages fabuleux, de combats épiques et d'épopées. Il était bien capable d'être parti seul à l'aventure et cela ne rassurait pas le Roi. La forêt était de plus en plus dangereuse. Les orcs s'enhardissaient. Il était de plus en plus risqué de la traverser et Legolas était si innocent, malgré ses envies de combats acharnés. C'était voulu, il le protégeait de tout ça depuis son plus jeune âge. C'était peut-être idiot, mais il avait envie qu'il garde le plus longtemps possible sa part d'innocence.
Le Roi balaya la salle du regard, cherchant à localiser son fils.
- Legolas ?
Personne ne lui répondit et le seigneur de Vertbois, fit le tour de la chambre de son enfant. Il poussa la porte de la petite pièce pour les ablutions et se glissa même sur la terrasse, mais ne le vit pas. Soucieux de quelques uns des tours dont il était friand, il poussa l'inspection jusque sous le lit et dans le placard, mais dut bien se rendre à l'évidence : la pièce était vide.
Il allait donc devoir étendre ses recherches ailleurs. Il se décida donc pour trois endroits stratégiques : la bibliothèque, la cuisine et la salle des gardes. Quand il sortit de la troisième sans avoir aperçu une seule mèche blonde de son petit elfing, Thranduil dut se concentrer pour ne pas montrer que la panique était en train de la gagner.
Dans une dernière tentative pour maîtriser son angoisse, il gagna ses propres appartements qu'il fouilla du sol au plafond. Il lui était déjà arrivé de chercher son fils pendant des heures et de le retrouver pelotonner dans son lit, serrant à pleine mains ses draps pour s'apaiser avec l'odeur d'un père qui avait trop peu de temps à lui consacrer.
Seulement, cette fois, il ne le trouva pas et ses mains commencèrent à trembler pendant que sa peau devint plus blanche que d'habitude. L'idée de le perdre, de ne plus jamais le retrouver lui sciait les jambes et lui donnait l'impression que son cœur allait cesser de battre. Ce petit était la seule raison qui lui restait de vivre. Il ne pouvait pas avoir disparu.
De plus en plus paniqué, il traversa le couloir pour repasser par la chambre de son enfant, peut-être qu'il y avait un détail qu'il n'avait pas vu, peut-être qu'il serait même rentré… mais la chambre était toujours vide et le crépuscule tombait doucement.
Cette fois, le Roi eu du mal à se contenir. Il sentit même ses jambes céder et se rattrapa après la chaise du bureau de son enfant sur lequel il se laissa tomber assis. Bouleversé, il leva les yeux, contemplant les livres et remarquant d'un coup qu'il en manquait un… un livre bleu à la couverture d'argent qu'il lui avait donné quelques semaines plus tôt et tout d'un coup, Thranduil comprit où se trouvait son fils. Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ?
Aussitôt, il dévala les escaliers en courant, chose si rare que ses sujets s'écartèrent prestement de son passage, et gagna les niveaux inférieurs. Il passa par une petite porte qui le mena au jardin puis se faufila sous de grandes arches pour gagner un endroit reculé où lui seul habituellement venait de se recueillir.
Au centre de ce petit bosquet, non loin d'une source, il avait fait ériger une statue de sa défunte épouse. Quand les charges qui étaient les siennes lui écrasaient les épaules, il venait s'asseoir ici pour lui parler, seul, toujours seul…
Sauf qu'aujourd'hui, il ne l'était pas… Au pied de la statue, étendu dans l'herbe il découvrit son fils, profondément endormi, le livre à la couverture d'argent serré contre sa poitrine comme le trésor qu'il était. Il contenait des poèmes écrits des mains de la mère du jeune elfe, partie bien trop tôt.
Thranduil se rapprocha et se laissa tomber assis à côté de son fils, soulagé de l'avoir retrouvé en bonne santé. Il avança une main et lui caressa doucement la joue. Le petit elfe grogna et entrouvrit les yeux. Il bailla avant de poser les yeux sur la personne qui se trouvait là.
- Ada ! S'exclama-t-il en se levant d'un bond. Je suis désolé, je sais que ce lieu est le vôtre, mais j'avais juste envie de lire les poèmes avec elle aujourd'hui.
Thranduil fut touché par sa légère panique et tendit les mains vers son fils pour le prendre par la taille et le ramener dans ses bras. Legolas se laissa faire. Avec la nuit qui tombait, il commençait à faire froid et il était toujours agréable de se blottir dans les bras de son père. Thranduil l'enveloppa tendrement en le serrant contre lui.
- Ce bosquet t'est tout autant ouvert qu'à moi, tu n'as pas à t'excuser. Par contre, ne pars pas sans rien dire, je me suis inquiété.
- C'est vrai ?
- Bien sûr ma petite feuille.
- Amin hirathea ada[2]…
- Ce n'est rien. Veux-tu que nous en lisions un dernier ensemble avant de rentrer ?
Le visage de Legolas s'illumina.
- Oh oui ! Nous pouvons ?
- Bien sûr lass pîn nìn[3], répondit Thranduil en prenant le petit livre. Tu as un préféré ?
[1] 11 ans en âge humain
[2] Je suis désolé papa.
[3] Ma petite feuille
Le livre de poèmes est celui du chapitre 1 de ce recueil.
