Je ne possède aucun des personnages des différents fandoms.
Recueil de textes tout fandom confondus dans le cadre du Angstober 2024
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Tu n'es pas meilleur (Lancer)
La poussière s'élevait en nuages épais sous les sabots des chevaux, créant un écran opaque qui voilait à peine la tension palpable entre les deux hommes qui se faisaient face. Johnny Lancer, le regard orageux, jaugeait son adversaire, la main crispée sur la crosse de son revolver.
Cela faisait des années qu'il n'avait pas revu Alonzo Delgado, son ancien "compagnon d'armes" dans le monde impitoyable des tueurs à gages. Leurs chemins s'étaient séparés depuis que Johnny avait choisi de tourner le dos à cette vie pour rejoindre le ranch de son père, Murdoch Lancer, mais à présent, Alonzo se tenait devant lui, un rictus mauvais aux lèvres, ravivant des souvenirs que Johnny aurait préféré oublier.
- Alors comme ça, tu as décidé de devenir un homme respectable, Juanito, cracha Alonzo, son accent mexicain appuyant chaque syllabe avec mépris. Tu penses que ça efface tout ce que tu as fait ? Que ça te rachète ?
Johnny sentit la rage monter en lui, brûlante et amère. Il avait passé des années à se battre contre ses démons, à essayer de se racheter aux yeux du monde et aux siens et voilà que cet homme, ce fantôme du passé, venait lui jeter son histoire à la figure, comme pour lui rappeler qu'il ne serait jamais qu'un assassin.
- J'ai tourné la page, Alonzo, répliqua-t-il d'une voix sourde. C'est terminé, cette vie. J'appartiens au ranch, maintenant.
Alonzo eut un rire grinçant qui fit se crisper les doigts de Johnny sur son arme.
- Tu te voiles la face, mon ami. Tu auras beau jouer à l'homme de bien, tu resteras toujours ce que tu es au plus profond de toi : un tueur. C'est dans ton sang, Juanito. Tu ne pourras jamais t'en débarrasser.
Johnny sentit la colère l'envahir, brouillant sa vision. Tout ce qu'il avait accompli, tous ces efforts pour se racheter, réduits à néant par ces quelques mots cinglants. Il fit un pas en avant, prêt à en découdre, mais Alonzo leva une main, un sourire mauvais aux lèvres.
- Ah ah ah, doucement, mon ami. Je ne suis pas venu seul.
Comme pour appuyer ses paroles, deux silhouettes surgirent des ombres, armes au poing. Johnny jura entre ses dents, réalisant qu'il s'était fait piéger. Il était seul, face à trois hommes prêts à le tuer, mais il était Johnny Madrid, en se concentrant, il pouvait les abattre.
Soudain, une violente douleur le transperça dans le dos, le faisant chanceler. Il se retourna avec peine, découvrant un quatrième homme, un pistolet fumant à la main. Le traître avait attendu le bon moment pour le prendre par surprise.
Johnny s'effondra sur un genou, serrant les dents contre la douleur. Le sang coulait le long de son dos, mais il refusait de lâcher prise. Il leva son arme, prêt à vendre chèrement sa peau. Alonzo s'approcha de lui, son sourire narquois plus insupportable que jamais.
- Tu vois, Juanito, tu n'es pas meilleur que moi. Tu resteras toujours ce que tu es : un assassin. Rien de plus.
Johnny voulut répondre, mais la douleur l'empêchait de parler. Il fixa Alonzo avec toute la haine dont il était capable, refusant de lui donner cette satisfaction.
Soudain, des cris retentirent au loin, suivis du bruit des sabots. Alonzo et ses hommes échangèrent un regard paniqué, comprenant que leurs renforts n'arriveraient pas à temps. Ils tournèrent les talons et s'enfuirent, laissant Johnny blessé et seul.
Quelques minutes plus tard, Murdoch Lancer et les vaqueros du ranch arrivèrent en trombe, découvrant leur fils gisant dans la poussière, grièvement blessé. Ils se précipitèrent à son chevet, tandis que Johnny, luttant contre l'inconscience, murmura en s'écroulant dans les bras de son père.
- Je ne suis pas... comme eux...
- Je sais fils… Je sais, accroche-toi…
