Je ne possède aucun des personnages des différents fandoms.

Recueil de textes tout fandom confondus dans le cadre du Angstober 2024

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Persuasion (White Collar)

Keller fixa Peter Burke avec un sourire mauvais, sachant pertinemment que l'agent du FBI ne pourrait résister à ce qu'il s'apprêtait à lui montrer. Il sortit de sa poche un petit lecteur vidéo et le posa sur le bureau, sous le regard inquiet de Peter.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Demanda ce dernier, soupçonneux.

- Disons que j'ai trouvé un moyen de persuasion très... convaincant," répondit Keller avec un petit rire.

Il appuya sur le bouton lecture et l'écran s'alluma, dévoilant une scène qui glaça le sang de Peter. Neal Caffrey, les poignets attachés au-dessus de la tête, était affalé sur le sol, inconscient et visiblement blessé. Du sang maculait ses vêtements et son visage pâle.

- Neal ! S'exclama Peter, sentant la panique monter en lui. Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

Keller eut un rire grinçant.

- Moi ? Rien du tout. Ce sont mes... amis qui se sont un peu trop amusés avec lui, disons, mais ne vous inquiétez pas, Burke, il est encore vivant… Pour l'instant.

Peter serra les poings, la rage bouillonnant en lui. Cet enfoiré avait réussi à mettre la main sur Neal, son consultant, son ami. Et il osait s'en servir comme monnaie d'échange.

- Qu'est-ce que vous voulez ? Lança-t-il, la voix tremblante de colère.

- C'est simple, Peter, répondit Keller d'un ton nonchalant. Je veux votre aide pour un petit... job. Rien de trop illégal, je vous rassure. Juste un petit vol de bijoux, rien de plus.

Peter le fixa, abasourdi. Keller osait lui demander de participer à un cambriolage, juste pour sauver la vie de Neal ? C'était de la folie pure.

- Jamais de la vie, cracha-t-il. Je ne peux pas accepter ça. C'est du chantage, pur et simple.

Keller haussa les épaules, l'air parfaitement décontracté.

- Comme vous voudrez, mais ne venez pas vous plaindre si votre petit consultant finit par avoir un accident, après avoir passé de longues heures plutôt désagréables…

Il appuya de nouveau sur le bouton lecture et l'image de Neal, inconscient et blessé, réapparut sur l'écran. Peter sentit son cœur se serrer. Il ne pouvait pas abandonner Neal, pas après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble. Mais comment pouvait-il accepter de participer à un crime ?

- Allez, Peter, insista Keller, vous savez que vous n'avez pas le choix. Soit vous m'aidez, soit Neal meurt... C'est aussi simple que ça… et il me semble que c'est votre ami, non ?

Peter frémit et ferma les yeux, essayant de réfléchir. Il savait que Keller ne plaisantait pas, qu'il était parfaitement capable de faire tuer Neal s'il n'obéissait pas. Mais comment pourrait-il se regarder dans une glace s'il acceptait de commettre un vol ? Comment pourrait-il continuer à travailler pour le FBI ? Pourtant, la vie de Neal était en jeu. Et malgré tous leurs différends, Peter savait qu'il ne pourrait pas se pardonner s'il le laissait mourir. Lentement, il rouvrit les yeux et fixa Keller avec résolution.

- D'accord, dit-il d'une voix grave. Je vais t'aider, mais je te préviens : la moindre entourloupe et je te fais arrêter, peu importe les conséquences pour Neal.

Keller eut un sourire satisfait.

- Parfait. Je savais que tu finirais par comprendre raison.

Il éteignit le lecteur vidéo et le rangea dans sa poche, sous le regard déchiré de Peter. Ce dernier se maudit intérieurement d'avoir accepté, mais il n'avait pas le choix. La vie de Neal était en jeu et il ferait n'importe quoi pour le sauver, même si cela signifiait de passer un pacte avec le diable.

Alors qu'il suivait Keller hors du bureau, Peter ne put s'empêcher de prier pour que tout se passe bien. Il espérait de tout cœur que Neal tiendrait bon, et qu'il aurait l'occasion de le sortir de ce pétrin. Car s'il échouait, il ne se le pardonnerait jamais.