Petit mot de l'autrice : pas très joyeux comme texte
Jour 17 : Myrcella & Stannis
UA de beaucoup de choses
Lorsque Myrcella vit le bûcher, elle ne comprit pas tout de suite qu'elle allait finir dessus.
Bien sûr, elle savait que la situation actuelle était plutôt mauvaise : son oncle l'avait arrêtée après avoir prit le contrôle de Port-Réal. Il avait déjà assassiné Joffrey et Tommen, pour les punir d'avoir voulu usurper le trône. Apparemment, le fait qu'ils n'étaient que des enfants ignorants de leurs origines n'était pas une circonstance atténuante. Stannis Baratheon avait après tout toujours été intransigeant et sévère, il ne fallait pas s'attendre à ce que cela change pour des membres de sa famille. Enfin, ce qu'il avait cru longtemps être sa famille. Pourtant, Myrcella s'était perdue à espérer ne pas connaître le même sort. Sûrement parce qu'elle n'était qu'une fille, sans revendications possibles sur le trône, et donc peu menaçante.
Apparemment, elle s'était trompée.
Lorsqu'il apparu que la cérémonie à laquelle elle avait été amenée de force était celle de son exécution, elle hurla. Elle aurait aimé se montrer digne, rester droite et fière comme l'avait été sa mère jusqu'au bout, mais non. Cela était au-dessus de ses forces. Peut-être parce qu'elle n'avait encore que douze ans, et qu'elle avait encore trop d'énergie à donner au monde pour accepter de se rendre sans se battre...
- Vous ne pouvez pas ! cria-t-elle. Je suis innocente ! Je...
Le regard de la foule autour d'elle était galvanisé. C'est alors qu'elle comprit qu'elle n'était innocente aux yeux de personne : pour tous, elle n'était qu'une bâtarde, l'incarnation du pire pêché commis. Jamais elle ne parviendrait à rallier quiconque à sa cause. Elle se débattu donc davantage, en vain. Dans un dernier sursaut d'instinct de survie, elle se tourna donc vers son oncle, sans chercher à retenir ses larmes.
- Mon oncle... vous... vous ne pouvez pas..., bégaya-t-elle.
- Je ne suis pas votre oncle, la coupa-t-il. Je ne l'ai jamais été.
C'était faux. Stannis avait bel et bien été son oncle, toutes ces années, au même titre que Renly. Ils lui avait offert des présents, avaient joué avec elle, avaient caché ses bêtises. Et aujourd'hui, Stannis lui disait que rien de tout cela n'avait compté ? Que cela n'avait pas été réel ? C'était trop injuste. Comme toute cette situation, à vrai dire.
Myrcella cessa alors toute lutte, reconnaissant sa défaite.
Mais lorsque le feu commença à s'élever, elle fit une chose qu'elle n'aurait jamais pensé faire de sa vie : elle maudit celui qu'elle avait aimé jusque là comme son oncle, et qui l'avait trahi de la pire des manières.
