Bonjour, bonsoir mes petits chats !
Voici la fin de cette petite fic et l'univers sait à quel point, en dépit de mes angoisses, j'ai adoré l'écrire ! En dépit de mes angoisses et surtout, en dépit des impératifs scénaristiques que je me suis imposé toute seule comme une grande… Je suis ma pire ennemie, n'en doutez jamais XD.
C'est quand même mon premier lemon lesbien, autant vous dire que je suis preneuse DE TOUT conseil, avis et remarque pour que le prochain soit mieux que ça XD !
En attendant, je vous laisse avec nos choupettes et vous souhaite une fort bonne lecture !
Trigger warning : DU. FUCKING. SANG.
Étape 3 : Donner de sa personne.
« Hé ba techniquement, c'est là. » souligna Tôya d'un air vaguement dubitatif, désignant un immeuble sobre à pleurer de l'autre côté de la rue. « Tu veux que je t'accompagne ? »
« J'me débrouille, merci ! Tu peux retourner baiser ta nana. »
« Comme si elle m'attendait encore. Sérieux, tu veux pas que je t'accompagne ? Juste pour être sûr que c'est sécuritaire ? »
« J'ai toujours le couteau que tu m'as offert sur moi, t'en fais pas comme ça. »
« Et t'es certaine qu'elle va être là ? »
« Non, mais même si elle utilise une adresse fictive pour l'administratif, elle doit bien revenir de temps en temps relever du courrier. Donc si elle n'est pas là, je n'aurais qu'à effectuer une surveillance le soir et le weekend ! »
Elle se pencha pour lui déposer un baiser sur la joue et sortie de la voiture en balançant sa sacoche sur son épaule tout en prenant soin de ne pas froisser ce qu'elle avait à la main, le regard déjà fixé sur le bâtiment. Quatrième étage, deuxième porte.
« Himiko ? »
« Mm ? » se tourna-t-elle, juste à temps pour le voir se pencher à sa fenêtre craquelée de partout – il avait dégueulassé la voiture de son père de manière irrécupérable, depuis le temps.
« Tu m'oublieras pas après, hein ? »
« Promis. » et autant pour le rassurer que pour s'apaiser, elle lui tendit son petit doigt, amusée malgré le stress de le voir lever les yeux au ciel en maugréant – tout en crochetant son doigt du sien.
« Mais quel bébé tu fais ! »
« Va te faire foutre, ma grande. »
« Moi aussi je t'aime. »
Le coup de klaxon rageux, elle le méritait amplement, mais elle se contenta de filer vers l'entrée du petit immeuble en lui adressant un doigt d'honneur, amusée de l'entendre klaxonner de plus belle.
Himiko traversa le hall d'entrée propret en jetant un regard distrait aux boites aux lettres, rassurée un instant d'y voir le nom d'Ochako, puis elle s'engouffra dans l'escalier en s'efforçant de faire le moins de bruit possible. Leur escapade dans les bureaux de la fac leur avait pris une bonne partie de la soirée et déjà qu'elle allait harceler une camarade jusque chez elle, elle préférait éviter de rajouter une plainte pour tapage nocturne dessus. Au quatrième étage – le dernier – il n'y avait que trois portes, et Himiko suivit la logique en allant se planter devant celle du milieu. Par pitié, faites qu'Ochako habite réellement là…
D'un geste, Himiko lissa soigneusement sa frange, essaya d'ajuster sa tenue passablement froissée de la journée et abandonna. Elle souffla un bon coup dans l'espoir de juguler l'impatience dans sa gorge, frappa délicatement sur le panneau de bois en priant pour que le son ne fasse pas trop fébrile et surtout, par pitié, qu'elle ne se soit pas trompée d'adresse dans la précipitation. Une fraction de seconde plus tard, le bruit de la serrure figea Himiko, surprise de la rapidité de réponse :
« Tu vas pas me lâcher. » commenta Ochako en ouvrant, désabusée au possible devant la vision de la blonde plus qu'heureuse d'avoir tapé juste – mais certainement pas surprise de la voir là.
« Non. » lui tourna Himiko avec le sourire le plus ravi de son vocabulaire. « Mais je t'ai apporté des fleurs ! Pour me faire pardonner. »
Son sourire ne bougea pas d'un iota quand elle tendit le bouquet de Camélia japonais(1), où les deux seuls lycoris rouge(2) tranchaient ce qu'il fallait pour mettre en relief les teintes des camélias, et Ochako l'observa une seconde avant de relever les yeux vers elle, surprise :
« Tu as pris des cours d'ikebana ? »
« Pas du tout, mais ça fait déjà deux semaines que je réfléchis au bouquet parfait pour toi ! »
L'attitude fière d'Himiko tira une infime réaction à Ochako, juste un soupçon de sourire au coin des lèvres lorsqu'elle se saisit du bouquet avec plus de délicatesse qu'Himiko n'aurait jamais pu en faire preuve. La vampire huma subrepticement les fleurs, sans quitter la blonde des yeux et murmura un remerciement qui n'en avait pas le nom :
« Les camélias sont mes fleurs préférées. », puis dans un long soupir de chien battu, elle lui fit signe d'entrer dans son entrée, minuscule. « Allez, rentre. »
Désireuse de faire aussi polie que possible après s'être invité en volant l'adresse de sa camarade, Himiko ôta soigneusement ses chaussures avant de s'avancer dans le couloir, suivant la voix d'Ochako :
« Comment tu as fait pour trouver mon adresse ? »
« Tu veux vraiment savoir ? »
« À la réflexion, non. Tu pues bien assez la fac et le plastique brûlé. »
Rien d'étonnant, vu que Tôya et elle avaient dû faire fondre la serrure en plastique minable d'un des casiers de tri du bureau de la gestion des étudiants pour trouver les papiers administratifs. Entre autres.
« Tu peux sentir tout ça ? »
« N'importe quel humain sentirait cette odeur, sans vouloir t'offenser. Du thé ? »
« Heu… oui... » accepta Himiko, un peu intimidée du luxe dans lequel elle venait de mettre un pied.
Rien à voir avec son appart d'étudiant : celui d'Ochako était grand, avec un salon soigneusement décoré et agencé dans une sobriété qui n'était sobre que de nom, tant elle puait l'argent. Rien que le canapé valait une fortune, avec son design moderne, assorti à une table basse tout aussi soignée, et partout, des livres s'amoncelaient dans des bibliothèques, des étagères, un bureau d'angle, ladite table basse, partout. Jusque sur le haut comptoir qui symbolisait la séparation entre salon et cuisine ouverte, où Ochako se dirigea sitôt la porte d'entrée refermée derrière elles.
Et Ochako… Himiko prit conscience avec un temps de retard de la tenue qu'elle portait, et remercia tous les dieux que s'introduire dans le secrétariat étudiant leur ait pris autant de temps, lui donnant la chance de voir la brune en pyjama. Un truc simple, certes, mais le débardeur un peu trop lâche laissait voir la manière dont une cicatrice légère soulignait la naissance de ses seins, et son short dévoilait des cuisses à l'apparence si moelleuse qu'Himiko les aurait choisis comme méthode de suicide avec plaisir.
Dans la cuisine ouverte, la brune avait déjà soigneusement déposé le bouquet dans un vase, calé bien en évidence là où le soleil passerait par la fenêtre, le lendemain. Elle sortit deux tasses de porcelaine si fine qu'en dépit de la lumière artificielle et peu intense, l'ombre de ses doigts se dessina sur la matière, quand elle les déposa délicatement sur la table. D'un geste de la main, elle invita Himiko à s'asseoir, ôtant même une pile de livre pour lui permettre de s'installer plus aisément :
« Matcha ? »
« Heu… du thé noir, plutôt ? »
« À cette heure ? » commenta Ochako tout en se pliant à la demande en extirpant une boite de vrai thé de son armoire – et non pas des sachets de supermarché. Le comble du raffinement pour l'étudiante fauchée qu'était Himiko.
« Je suis insomniaque, alors, un peu plus, un peu moins... »
« Pourquoi ça ne m'étonne pas... » ronchonna Ochako à mi-voix, se penchant sur son évier pour remplir une bouilloire et le mouvement retroussa un peu son short de nuit, trois fois rien, juste de quoi esquisser le pli du haut de la cuisse.
Merci l'univers.
« Du sucre ? »
« Non merci ! » se reprit in extremis Himiko, dans une tentative de dissimuler qu'elle venait de mater ouvertement son hôte, mais un truc dans le sourire d'Ochako lui disait qu'elle n'avait pas été si discrète que ça.
« Ça ne m'étonne pas. »
« De ? »
« Que tu prennes ton thé comme ça. J'avais parié, avec un ami. »
« Ah ? » s'émerveilla Himiko à la seule idée que la brune ait pu parler d'elle à quelqu'un, et plus encore à un ami. Abasourdie, même, comme elle l'était de voir Ochako sourire un peu plus :
« Il pensait que pour avoir ton niveau d'hyperactivité, il te fallait forcément des quantités astronomiques de sucre et que tu devais consommer des sodas tout le temps. Donc. Tu veux devenir une vampire. » changea brusquement de sujet Ochako, l'air de ne pas y toucher et Himiko se tendit. « Pourquoi ? »
Ça, c'était facile, elle avait répété tant de fois ce fichu discours qu'elle le connaissait par cœur, chaque syllabe et chaque point de ponctuation. Pourtant elle prit le temps d'inspirer profondément avant de se lancer, le cœur au bord des lèvres :
« Je suis fascinée par les vampires depuis... »
« Non ! Pas le discours de tes PowerPoint ! » la coupa la brune avec une grimace, la faisant relever la tête plus vite qu'un chien de chasse sur la piste d'un lièvre :
« Ah ! Donc, tu les as lus ! »
« Évidemment, comment passer à côté ? » ironisa Ochako, un regard vers le ciel pour demander sans doute un regain de patience face à son invitée imposée. « Je te rappelle que j'ai dû en ingurgiter au moins une dizaine. En même pas deux semaines. Tiens. »
La tasse de thé apparut comme par magie devant Himiko, et même si elle n'y connaissait pas grand-chose, l'odeur qu'elle huma pendant qu'Ochako s'asseyait en face d'elle était divine.
« Lai Chau. »
« À tes souhaits. »
« C'est un thé du Vietnam, de la région du Lai Chau. Un thé noir assez corsé, je pense que tu apprécieras. » acheva Ochako en la voyant perdue face à l'explication. Un reniflement pile au-dessus de sa tasse lui confirma les dires de la brune : thé noir corsé, sous-ton fumé.
« Alors ? »
« Bon, ok, je veux devenir une vampire parce qu'au-delà de ma fascination, je suis intimement convaincue que c'est ce qui serait le mieux pour moi ! Le plus en adéquation avec ma nature. » tenta Himiko dans un changement relativement drastique de stratégie, mais sa formulation était si bateau qu'elle se sentit plisser le nez, au diapason d'Ochako :
« Peut mieux faire. »
« Mais c'est vrai ! Et aussi, je veux devenir une vampire pour pouvoir analyser le sang et le système cardiovasculaire de manière infiniment plus précise que ce que je suis capable de faire ! Rien que d'imaginer tout ce que toi, tu peux percevoir d'une morsure, là où je devrais utiliser vingt-cinq appareils et autant de tests différents ! Je serais obligée de décomposer le sang en différents composants pour avoir des données que tu peux avoir d'un simple coup de dent ! Et je ne parle même pas de tout ce qui est imperceptible pour nous autres humains ! »
« Peut mieux faire. » réitéra la brune, terriblement belle avec son regard embrumé de la chaleur de son thé. Ce qui rappela au passage à Himiko d'avaler une lampée de sa propre boisson, effectivement corsée et pourtant subtile, avant de rouvrir la bouche sur un nouvel essai :
« Je veux devenir une vampire pour me sentir à ma place ! »
« Et tu es persuadée que mourir te permettra réellement de te sentir à ta place ? »
« Hé bien, ce n'est pas réellement une mort et... »
« Si, » coupa abruptement Ochako, soufflant sur sa tasse. « c'en est une. Pas de respiration, pas de vieillissement, on n'est plus soumis aux lois physiques les plus élémentaires, finalement. Que l'on puisse continuer de bouger, parler, réfléchir et agir ne fait pas de nous des vivants pour autant. »
« Mais vous êtes libres. » pointa Himiko, une partie de son esprit lui rappelant à temps de décrisper son étreinte sur la porcelaine entre ses doigts, qu'elle allait finir par briser de tension.
« Si par « libres » tu entends « libérés de la peur de la mort », ce n'est pas... »
« Non, je voulais dire... » se reprit Himiko, un peu gênée de devoir expliciter à ce point, « libre de ne pas être jugés. »
Pour le coup, Ochako la dévisagea avec une attention renouvelée et une expression indéchiffrable, derrière sa tasse de thé. Évidemment, il fallait expliciter, et Himiko prit une grande inspiration – une de plus, dans le stress de ce test qui n'en était pas un – avant de répondre :
« Je suis passionnée par le système vasculaire. Quand je dis « passionnée », l'adjectif est peut-être un peu… un peu faible ? En deçà de la réalité ? »
« Une passion dévorante, admettons. »
« C'est pile-poil le bon adjectif... »
« Tu en bois ? »
« Oui. » C'était sorti d'un coup, sans regret aucun, en dépit du coup d'œil acéré que lui décocha Ochako. « Je suis réellement passionnée par… par le sang, par tout ce qui fait que le sang, c'est du sang. La composition, bien sûr, mais aussi l'odeur, la texture, sa viscosité, ses réactions et… et le goût. »
Sur son palais, le thé sonna un peu plus métallique que de raison, un souvenir de ses nombreuses expérimentations de la pointe de la langue – sans la texture plus sirupeuse qui portait d'ordinaire cette saveur.
« Tu as le syndrome de Renfield(3), donc ? »
« S'il avait une quelconque crédibilité psychiatrique, oui. »
À ce stade, Himiko n'était même plus surprise des connaissances qu'Ochako déployait. Somme toute d'une normalité effarante pour une immortelle, mais elle retint sa remarque le temps que la brune fronce une fois de plus son nez en une grimace adorable :
« Cela dit, je ne vois pas le problème. Aussi discutable que ça soit de tuer des animaux, je me vois mal te reprocher quoi que ce soit. Moi, ou tes compatriotes humains qui mangent du steack ou du poulet à quasiment chaque repas. »
« Ochako, j'éventre des oiseaux à mains nues pour avoir du sang sur les mains, ce n'est pas exactement la même chose que de tuer pour se nourrir. »
« Je doute que beaucoup de nos camarades de classes se nourrissent de ce qu'ils tuent. Ils seraient tous végétariens, sans ça. Et en ce qui concerne ton intégration sociale, tu n'as jamais songé à travailler dans un abattoir ? » suggéra alors Ochako au creux d'une gorgée de thé, et si l'idée paraissait raisonnable de prime abord, Himiko fit la grimace :
« Quelle horreur ! Je veux pas juste tuer des animaux à la chaîne, c'est pas… C'est pas respectueux et c'est pas ça qui m'intéresse ! Et c'est dégueulasse pour eux, d'ailleurs ! Non c'est vraiment les réactions du système vasculaire face à la mort qui me fascinent quand je tue un animal et c'est… Enfin, c'est la possibilité de saisir des veines encore brûlantes, tout juste immobiles et… Et c'est fascinant et enivrant, de pouvoir toucher du doigt cette merveille organique qu'est le système sanguin ! Si tu savais comme je voudrais pouvoir passer mes journées à… à étudier, à disséquer, à pouvoir sentir au plus proche le rythme cardiaque d'un être vivant ! » »
« Tu le fais souvent, donc ? »
« Pas autant que j'aimerais… Disons deux fois par an ? Ça dépend… »
En bonne vampire, Ochako accueillit la nouvelle avec sérénité et d'un air entendu, sans doute évaluant la crédibilité de la déclaration, puisqu'elle lança sans bouger d'un iota :
« Couteau ? »
« C'est plus propre – j'ai pas les moyens techniques de les assommer et quand on voit à quel point les matériaux d'aujourd'hui sont peu fiables… Un couteau, du temps et de la douceur. »
« Rien qu'un couteau ? » insista Ochako, soulignant de fait une question implicite qu'Himiko mit une poignée de seconde à comprendre. Et une bonne minute supplémentaire avant d'oser avouer, du bout des lèvres :
« Non… Parfois, je...… Bon, ok, parfois, exceptionnellement, ça m'arrive de m'offrir le plaisir de tuer ces pauvres bêtes d'un coup de mâchoire. Uniquement des oiseaux et vraiment de manière exceptionnelle ! »
« Pourquoi si peu ? »
La question sembla si absurde à Himiko qu'elle renifla de dépit, agacée de devoir expliciter par le menu ce qui lui semblait évident. D'autant plus à une vampire qui se cachait depuis des années, minimum et pour qui le concept d'anonymat en société devait faire bien plus sens qu'à elle :
« Tu plaisantes ? Je me suis fait engueuler et frapper je ne sais pas combien de fois en étant surprise face à un animal dépecé, ou rien qu'avec du sang sur les mains ! Et insulter, harceler, moquer, assommer… la liste est longue, jusqu'à mes parents qui souhaitaient me faire interner avant que je trouve l'étude des vampires comme régulation pour ma passion. Et que je devienne un peu plus discrète sur mes expériences. J'ai fini par bien apprendre ma leçon, je sais pertinemment que c'est pas un truc qui se fait ! Sociétalement comme éthiquement, d'ailleurs, je sais que ça ne se fait pas. Que ce n'est pas bien. Mais je suis incapable de m'en empêcher et je… Enfin y'a rien de mieux que de sentir le sang sur ma langue, de sentir la pulsation du cœur et la dernière giclée de vie entre les dents ! Et j'arrive pas… Non, je… Comment dire, je suis pas prête à… »
Et puis merde. À quoi bon tenter de convaincre si elle n'était pas honnête à cent pour cent ?
« J'ai pas envie de m'en passer. Je veux pas arrêter et je veux pas vivre sans ça, en fait. Si je ne le fais plus, à quoi bon vivre ? »
« Comment tu te sens, quand ça t'arrives ? »
« D'étudier ? »
« Non, quand tu égorges un animal de tes crocs. » précisa Ochako aussi aisément que si elle lui avait demandé de rajouter du lait sur la liste de course. Ce qui ne changea rien à la spontanéité avec laquelle la réponse d'Himiko jaillit, presque douée d'une vie propre :
« Vivante. » puis tout aussi spontanément : « Terriblement vivante. »
La brune resta silencieuse, immobile au point où Himiko se demanda si elle respirait réellement, mais elle n'osa pas interrompre l'observation méticuleuse qu'Ochako déroula sur elle. Méticuleuse et pensive, car le regard de la vampire devint légèrement voilé au fur et à mesure qu'elle détaillait l'attitude d'Himiko.
Laquelle aurait dû se sentir plus nerveuse encore d'être observée de la sorte, mais étrangement, la certitude d'avoir fait tout ce qui était en son pouvoir pour saisir cette chance de devenir une vampire la calma sur le champ. Elle n'avait jamais songé réellement à la manière dont elle réagirait si elle essuyait un refus – sans doute parce qu'elle avait toujours considéré l'accès à cette « non-vie » comme un fantasme irréaliste et irréalisable, la faute à la rationalité. Mais sous le regard d'Ochako, Himiko se fit la promesse que quelle que soit la décision de la brune, transformée ou non, elle ne ressortirait pas vivante de cette nuit. Elle ne voulait pas vivre une seule heure avec l'idée qu'elle soit passée à côté de la chance de sa vie.
Entre ses doigts, elle sentit sa tasse refroidir lentement, si lentement et imperceptiblement que c'était un challenge de mesurer le temps avec uniquement cet indice-là, mais elle ne bougea pas d'un iota. Laissa la vampire disséquer le moindre centimètre carré de son être sans broncher ni dévier le regard, suspendue à ce souffle infime dans le silence de l'appartement. Au-dehors, la nuit Tokyoïte continuait de vivre, pleine de murmures et de lumières affreusement fades comparées au regard brûlant d'Ochako sur elle et Himiko faillit sursauter quand la brune murmura brusquement :
« Tu vivras jusqu'à ce qu'un accident ou la malchance devienne ton néant. »
« J'accepte. »
« Tu ne pourras plus jamais te nourrir d'autre chose que de sang humain. »
« J'accepte. »
« Tu ne pourras jamais te délier du vampire qui t'a transformé. »
« De toi ? »
« De moi. » confirma doucement Ochako, d'un hochement de tête élégant à en crever dans la lumière chiche de son salon.
« J'accepte. »
Sa voix était rauque, rauque d'attente et de cette tension réapparue comme par magie au niveau de ses nerds, l'emprisonnant dans une vibration d'excitation, mais elle se serait arrachée la gorge plutôt que de mettre plus d'une demie-seconde pour répondre à chaque phrase d'Ochako. Plutôt deux fois qu'une. Plutôt mille fois qu'une. Devenir vampire ET avoir l'assurance de garder dans sa vie la déesse sublime présentement assise en face d'elle ? Où est-ce qu'il fallait signer, déjà ?
« Cela m'aurait fait de la peine, après toutes tes poursuites, que tu me refuses. » taquina subitement Ochako en une improbable craquelure d'amusement dans tout ce solennel. Aussi improbable que l'abandon subtil de son masque d'humaine, rendant à ses traits tout l'irréel de sa nature vampirique, tout en perfection. Himiko la dévora du regard quand elle prit une nouvelle gorgée de thé, détaillant sa pâleur, ses mouvements trop vifs, l'élégance de ses gestes. Et l'étudiante se l'avouait bien volontiers, elle adorait la teinte rouge de ses yeux, particulièrement quand Ochako les posait sur elle avec ce début de sourire au coin des lèvres.
« Tu as faim ? »
Le changement de sujet était si soudain que la blonde balbutia, perplexe :
« Heu… Pas vraiment. J'ai l'estomac trop noué pour ça. »
« Soif alors, j'espère ? » relança Ochako en se relevant pour aller piocher quelques trucs dans ses placards, à une vitesse inhumaine qu'elle ne cherchait plus à dissimuler, ramenant deux verres et une bouteille sur la table en moins de dix secondes. Aussi impressionnée soit-elle, Himiko ne se permit pas la moindre remarque, à part pour désigner la bouteille au verre noir, sourcils froncés :
« C'est du sang ? »
« Non ! » s'esclaffa Ochako, plus qu'amusée par l'expression déçue de la blonde quand elle déboucha la bouteille. « Juste un fond de vin rouge, pour te détendre. Tu es tendue comme un violon, tu risques d'avoir vraiment mal quand je vais te mordre. »
« Mais je croyais que tu ne pouvais te nourrir que de sang humain ? » glissa Himiko en guise de diversion, une large partie de son esprit désespérément occupée à juguler l'excitation folle furieuse qui la mordait de plus belle au niveau du cœur, affolant le rythme de ce dernier de manière fort peu discrète. Ochako allait la mordre, voilà, elle l'avait dit ! Là, plus de demi-tours possibles, n'est-ce pas ?!
« Se nourrir n'est pas consommer. Tu pourras très bien avaler tous les aliments que tu veux, mais ça n'influera pas sur ta faim. »
« Donc tu manges… sans manger ? Mais on a toujours le goût ? »
« Bien sûr. C'est juste que les besoins nutritionnels évoluant, consommer de la cuisine humaine ne fait plus tellement envie. Tiens. » lui tendit Ochako, sans prendre la peine de se rasseoir pour saisir son propre verre.
Le vin était âcre, épais, avec un goût prononcé et boisé qu'Himiko grava dans sa mémoire, absorbée par le spectacle ô combien fascinant des doigts fin d'Ochako autour du pied de son verre, avalant une gorgée de vin sans réaliser à quel point cela mettait sa gorge en valeur. Et sa poitrine, aussi. Et la courbe de son ventre, de ses hanches et…
« C'est un peu comme les plantes aromatiques, pour les humains. C'est bon, gustativement parlant, mais ça ne remplit pas l'estomac. Donc automatiquement, le corps n'en réclame pas réellement et au bout de quelques bouchées, il estime que ça suffit. »
« Ha. » se contenta de répondre Himiko, qui n'avait pas réellement écouté, absorbée comme elle l'était par la vision en face d'elle. Et ladite vision leva très bien le flou de sa réponse, moqueuse :
« Tu n'as rien écouté. »
« Si, si, j'ai écouté. » renifla Himiko dans son verre, dont elle reprit une gorgée avec détermination, suivie d'une grimace carabinée. C'était vraiment putain d'âcre.
« Tu sais, c'était censé te détendre, mais si ça t'angoisse encore plus, laisse le vin. » proposa Ochako, amusée du bref refus de tête d'Himiko :
« Non, ça me détend, mais… j'ai pas l'habitude. »
« Parce que tu as plus l'habitude de te faire transformer en vampire, j'imagine ? »
Oh, ce ton taquin, mutin, Himiko aurait pu en rêver. Plus exactement, elle aurait pu fantasmer des nuits entières sur l'esquisse de flirt qu'elle imagina volontiers dans le retroussement des lèvres d'Ochako autour de son verre. La chaleur de l'alcool – et d'une lichette de désir, il fallait bien l'avouer – s'enroula autour de sa gorge, lentement, l'obligeant à déglutir pour répondre :
« C'est spécial, comme goût. »
« Je suis désolée, je n'ai rien de plus sucré… » fit la brune avec une moue, testant du bout de la langue son propre alcool pour vérifier l'âpreté de la chose, avant de sourire. « Mais ça peut s'arranger. »
Himiko haussa un sourcil en se préparant mentalement à une nouvelle gorgée amère, s'arrêta net dans son mouvement en voyant Ochako pencher son verre sans hésiter, bien que de manière infime, au-dessus de son décolleté. Dans le silence médusé de l'appartement, le vin éclaboussa la peau parfaite, commença à tremper son débardeur alors qu'il retraçait, en longues gouttes paresseuses, le haut de sa poitrine. Et la gravité soulignait bien évidement le mouvement du vin, guidant le regard d'Himiko sur la courbe des seins, l'obligeant à descendre un peu plus pour regretter la présence de ce putain de débardeur de merde. Lorsqu'elle remonta vivement le regard, mortifiée à l'idée d'avoir été si obnubilée par la scène qu'elle en avait perdu toute retenue, Himiko tomba face au sourire lumineux d'Ochako, un haussement de sourcil aguicheur en prime.
Impossible de résister à une proposition pareille.
Himiko ne se donna pas la peine de perdre une seule seconde pour un truc aussi trivial que faire le tour de la table. D'un bond, elle escalada cette dernière en renversant son propre verre, nota au passage l'amusement dans le sourire d'Ochako face à son empressement, et se laissa tomber assise de l'autre côté, jambes dans le vide. Pile à la bonne hauteur pour saisir les hanches de la vampire, l'attirer à elle, savourer la douceur de ses cuisses entre les siennes et le moelleux parfait de sa poitrine sous sa langue, lorsqu'elle suivit la trajectoire d'une goutte de vin en remontant jusqu'au creux du cou. Le dénivelé naturel avait laissé une plus grande quantité d'alcool, teintant la peau du goût riche du vin et l'absence de chaleur naturelle chez Ochako en renforçait la saveur. D'une lichette, Himiko parcourut une légère courbe sur la gorge, raclant assez de désir pour sentir son bas-ventre se contracter d'une envie violente et son palais satura subitement de tout ce vin. Ah oui, là, tout de suite, c'était bien meilleur.
« Himiko... »
« Mmm ? »
« Plus de retour en arrière possible, après ça. Tu as compris ? » et en dépit du hochement de tête enthousiasme d'Himiko, la brune enroula ses doigts autour du menton de la jeune femme – froids, délicats. Implacables, mais pas autant que son ton quand Ochako murmura, penchée sur elle : « C'est ta mort, que tu lèches sur ma peau. »
Ah, donc le côté dramatique des vampires n'était pas exagéré, pas plus que leur goût pour la mise en scène. Noté. Ça mettait un peu à mal l'un de ses paragraphes dans sa thèse, mais elle en prévoyait déjà six pour remplacer. Minimum.
« Ça me va. » rassura Himiko d'un sourire, puis elle fronça le nez. « Mais ça manque un peu de mort, par là ; tu m'arranges ça ? »
Sur un gloussement, Ochako ré-éleva son verre et laissa dégouliner une lampée supplémentaire sur elle, mouillant un peu Himiko au passage. Comme si elle en avait quelque chose à foutre, avec une telle perfection entre les bras ! Et avant de plonger les dents dans ce décolleté qu'elle rêvait de décorer de la trace de ses dents, elle en profita sans honte aucune pour faufiler ses mains sous le débardeur, détruite de la douceur qu'elle découvrit sur la peau d'Ochako.
Sous ses doigts, c'était lisse, lisse et froid à en être impensable. Une fois, une seule, elle avait touché une de ses statues antiques de marbre travaillé, sacrilège d'archéologue et c'était la même sensation, au creux de sa paume. Une perfection qui appelait au toucher, qui exigeait qu'on pose les mains sur elle, qu'on en apprécie chaque délié, chaque courbe, chaque infime décroché dans la perfection du grain de peau. Et particularité irréelle, Himiko pouvait sentir, derrière elle, sa chaleur s'attarder sur la peau d'Ochako. Comme le tracé de ses caresses, perceptible quelques secondes après son passage, une réminiscence sexy à souhait.
Pas autant que les mains d'Ochako qui remontèrent délicatement entre elles, et se glissèrent sous les bretelles lâches de son débardeur. Himiko s'écarta juste à temps pour la voir accompagner le mouvement qui dévoila le reste de sa poitrine encore constellée de gouttelette d'alcool.
Himiko aurait tué, pour des seins pareils. Ou plus exactement, Himiko aurait tué pour qu'il lui soit donné la permission de pouvoir les caresser jusqu'à s'engourdir les doigts et là, miracle des miracles, elle n'avait même pas eu besoin de se salir les mains pour obtenir ladite permission. Elle réussit à arracher une main à la taille d'Ochako pour effleurer du bout des doigts la courbe de sa poitrine, essayant d'ignorer le nœud dans ses reins, en train de tirer ses nerfs d'une chaleur qui ne devait qu'une infime partie de son intensité à l'alcool qu'elle venait d'ingérer. Et puis de la pointe de l'index, elle redessina l'auréole d'un frisson qui crispa les doigts d'Ochako sur elle. L'idée la frappa en même temps qu'elle entendait la minuscule pause dans la respiration de la brune : elle, Himiko Toga, était en train de faire frissonner une vampire de sa propre main, en promenant ses doigts et son désir sur sa poitrine. Une réalisation absurde d'érotisme, dans laquelle elle eut l'impression de se noyer.
Une seconde plus tard, elle enfouissait ses dents dans l'arrondi du sein, laissant le vin déposer son âcreté sur sa langue pendant qu'elle s'occupait de dévorer la moindre réaction d'Ochako. La façon dont son corps se plia un peu sous la douleur sans doute ridicule de sa morsure, les irrégularités dans son souffle, l'infime son qui lui échappa, tout. À la seconde morsure, deux centimètres plus bas, elle additionna tout ça à la sensation de la peau sous ses dents, qu'elle martyrisa tout son soûl sans jamais la percer et elle se re-décala avec délice pour mordre une troisième fois, s'arrêtant juste le temps de lécher trois gouttes de vin égarées là au passage.
Est-ce qu'une vampire pouvait aborder des suçons ? Après tout, c'était un simple éclatement des vaisseaux sanguins, mais sur un organisme censé être mort, comment ça marchait ? Himiko faillit se pincer elle-même pour reléguer ce genre de pensée aux oubliettes – qu'importe si ça marchait, puisque ça ne lui ôtait pas le plaisir d'essayer ? Ses mains s'occupant de cartographier la chute de rein de la brune, elle abandonna un baiser sur la morsure blêmissant la peau d'Ochako, sur son sein gauche, et mordit l'autre dans la foulée avec la ferme intention d'y laisser la plus belle tentative de suçon du siècle.
« Tu t'entraînes déjà ? » souffla Ochako, son index s'enroulant négligemment autour d'une des mèches d'Himiko, laquelle s'obligea à relâcher la peau de son amante :
« Je fais une expérimentation. Et putain, j'ai bien fait... » commenta-t-elle en voyant la sombre tache qu'elle venait de laisser sur son sein.
Les vampires, ça pouvait avoir des suçons, donc. Ah, ce rouge déjà teinté de noir, ce camaïeu de mauve et de pourpre qui vireraient vers le bleuâtre d'ici quelques minutes, lorsque le sang commencerait à coaguler sous la peau, et cette légère, si légère démarcation jaune sur le pourtour de l'hématome… Les couleurs préférées d'Himiko, qu'elle trouva encore plus sublimes, ainsi mise en valeur par la peau pâle d'Ochako. La plus belle des toiles, sur laquelle elle se repencha pour continuer de la peindre de ses morsures et de son envie irrépressible de la vampire. Une manière comme une autre de compenser la tension dans ses reins, qui lui hurlait d'arracher le moindre vêtement entre elles, de faufiler ses doigts sous le pyjama d'Ochako jusqu'à pouvoir les glisser en elle, jusqu'à pouvoir la faire hurler tout en continuant de marbrer sa peau de la trace de ses morsures. Au lieu de céder, Himiko lécha le suçon tout juste créé, s'amusa à faire sursauter Ochako en mordillant un peu trop près de son téton et s'autorisa le plaisir de laisser une autre marque là. Parfaite pour ôter toute saveur de vin de cette zone, ravagée par sa langue et ses crocs.
Elle se recula un instant, presque essoufflée de tant de morsure et devant l'immensité de la tache, vu qu'elle devait absolument en recouvrir le corps entier d'Ochako, quand une des gouttes de vin sur la poitrine de cette dernière glissa sans s'arrêter sur la peau parfaite. Distraitement, Himiko suivit sa dégringolade le long du ventre d'Ochako, et lorsque l'alcool disparu dans le tissu du short de nuit, elle décida que ce dernier était de trop. Indubitablement de trop. Et qu'elle avait un truc bien plus fun à faire de sa bouche que de mordre la brune.
D'accord, elle n'était pas une vampire, mais ça ne voulait pas dire qu'elle n'était pas capable de rapidité ou de force, à sa mesure humaine. Et quitte à mourir, autant le faire avec des cuisses aussi parfaites autour d'elle ! D'un élan, Himiko agrippa les jambes de la brune et la souleva, l'emportant avec elle vers le fond de la cuisine où elle la déposa sans ménagement sur le comptoir libre, sourire aux lèvres de l'entendre siffler au-dessus d'elle :
« Hey ! Doucement ! »
« Me dis pas que ça va trop vite pour toi ? » s'amusa Himiko, ravie de sentir les cuisses d'Ochako enserrer sa taille – une étreinte gelée, certes, mais insuffisante pour empêcher son corps de réagir par une lampée de désir supplémentaire. Lequel désir s'épiça d'une satisfaction toute naturelle, quand la lumière chiche accrocha son œuvre de suçon et morsure sur la poitrine devant elle, absolument divine. Et la manière dont Ochako se tenait, une fois la brune assise sur le comptoir de la cuisine, tout en courbes si moelleuses qu'on ne pouvait que rêver d'y enfouir les doigts, acheva le reste de patience d'Himiko.
« Tu tiens à ton pyjama ? » s'enquit-elle, la main déjà farfouillant dans sa propre jupe pour y récupérer le fameux couteau offert par Tôya. Il fallait qu'elle dégage ce maudit short et la culotte en dessous dans la minute, où elle allait en crever, mais elle n'eut pas le temps de seulement faufiler ses doigts dans sa poche.
Les mains d'Ochako abandonnèrent subitement ses cheveux, effleurèrent ses bras nus en descendant, juste de quoi laisser un frisson derrière elles. Et Himiko eut droit à sa première démonstration de force surnaturelle quand d'un geste aussi désinvolte que si elle avait soulevé un verre, Ochako saisit le haut de son short pour le déchirer en deux – sous-vêtement inclus.
« Ça répond à ta question ? »
Elle n'en aurait jamais assez. De ce ton faussement innocent, de cette réserve jouée à la perfection pour souligner l'attitude incendiaire et par-dessous, Himiko n'en aurait jamais assez de la vision insensée d'Ochako écartant les cuisses pour elle. Accompagnant le mouvement de ses mains, si élégantes et obscènes dans le même temps. L'effronterie de l'action était déjà suffocante de désir, plus encore vu les lambeaux d'habits encore sur elle, mais alors, avec la vision de son entrecuisse offerte ainsi…
Et quel entrecuisse, d'ailleurs. Un truc de plus à noter pour sa thèse, c'est que les vampires n'étaient pas dépourvus de pilosité, et sur la peau pâle d'Ochako, la fine ligne de poils bruns glissant de son nombril à la toison entre ses jambes lui donnait des airs de peinture, tant le contraste était saisissant. Ça promettait monts et merveille, minimum, et surtout, ça filait instantanément une envie ravageuse d'y plonger les doigts, la langue, de dévorer et de se perdre de temps en temps dans la douceur des cuisses alentours.
« Hé bien ? »
« T'as la plus jolie chatte qui m'ait été donné de voir. » sourit Himiko, ravie de voir Ochako pouffer une seconde devant la formulation avant de se reprendre pour faire une moue sceptique, montée de toute pièce :
« Peut mieux faire, niveau compliment. »
« Tu trouves ? T'es pas un peu dure en affaire, là ? »
« Moi, je préférerais que tu me dises que c'est la meilleure que t'aies jamais goûtée... »
Allez, c'était plié, Himiko n'allait pas survivre à cette nuit. Mais ça lui allait, plutôt deux fois qu'une, d'ailleurs.
Elle agrémenta son clin d'œil d'un furtif passage de sa langue sur ses lèvres, une taquinerie infime avant de se pencher bien volontiers, s'accordant davantage de place en posant à son tour les mains sur les cuisses d'Ochako pour les repousser – bien plus pour le plaisir d'y laisser ses doigts que pour réellement décaler la vampire.
La patience n'avait jamais été son fort, mais alors là… Elle s'amusa une poignée de seconde à maintenir une distance légère, amusée de sentir la chaleur de son souffle lui revenir avec quelques degrés en moins. Et puis un léger mouvement de la part d'Ochako, un demi-millimètre d'avancement dans l'espoir de la décider, pulvérisa le reste de retenue qu'elle avait.
Avec presque autant de mauvaise manière que Tôya, dont elle avait pourtant moqué l'empressement habituel, Himiko lécha. Elle lécha d'un long geste, le regard embrumé de plaisir et son bas-ventre au supplice, à deux doigts de frotter ses cuisses l'une contre l'autre pour tenter d'alléger un peu la tension de son entrejambe. Le goût d'Ochako lui teinta la gorge d'un désir si absurde qu'elle s'entendit gémir, gémir contre la chatte de son amante dans une absence de dignité absolue, dont elle n'en avait rien à foutre. C'était trop bon pour ça.
Presque aussi bon que le frisson entre ses doigts quand elle remonta jusqu'au clito, qu'elle s'amusa à redessiner de la pointe de la langue rien que pour sentir Ochako se tendre contre elle. Aucune idée si la vampire avait réellement une sensibilité différente de la sienne, mais les spasmes qu'elle percevait contre elle tendaient à confirmer cette théorie. Noté, ça aussi.
Il y avait dissonance, entre la douceur de la peau sous sa langue et le froid d'Ochako. Une minuscule partie de l'esprit d'Himiko cherchait une explication rationnelle à une sensation tactile aussi souple, vivante, couplée à cette absence de chaleur, mais il fallut moins d'une minute pour que cette partie se taise définitivement. Effacé par les sons exquis qu'Ochako gémissait sourdement, au-dessus d'elle.
Une litanie subtile de plaintes et de gémissements, entrecoupée parfois de minuscule hoquet, qu'Himiko adorait glisser là en appuyant un tout petit peu plus son mouvement de langue. Et après chacun de ses hoquets, quand Ochako gémissait à nouveau, sa voix se faisait plus rauque. Un changement infime qui s'infiltrait pourtant dans le bas-ventre d'Himiko avec violence, lui refermant les mains sur les cuisses de la brune avec assez de force pour y laisser des griffures.
« Tu devrais me laisser te rendre la pareille... » gourmanda Ochako, le souffle adorablement court, sans aucun effet sur Himiko. Lui rendre la pareille, alors que ça faisait pas trois minutes qu'elle venait de découvrir le paradis sur terre, et puis quoi encore ?
Avec un grognement agacé, Himiko lâcha l'intérieur des cuisses pour les entourer de ses bras, retrouvant une prise tout aussi confortable sur le haut de ces dernières. Désormais certaine de ne pas laisser un seul centimètre de marge à Ochako, elle l'attira à elle et s'offrit la gourmandise de cadenasser ses lèvres autour de son clito. Enfermant le plaisir de la brune de la pointe de sa langue juste pour voir l'effet qu'un cercle bien appuyé pouvait faire, particulièrement si elle rajoutait dans la balance une légère aspiration, histoire de faire varier la pression au creux de sa bouche.
Et bah l'effet fut immédiat et bien au-delà des espoirs d'Himiko. Une exclamation de plaisir l'avertit de raffermir sa prise une seconde avant qu'Ochako arque son corps, courbée de désir et sa main se referma avec violence dans la chevelure blonde. Et le soupir, l'univers lui pardonne, le soupir martyrisé qu'elle réussit à tirer à Ochako en recommençant…
Himiko le sentit altérer son propre souffle, l'obligeant à se reprendre une seconde pour réussir à maintenir la pression entre ses lèvres et à ne pas perdre le fil dans son mouvement de langue. Elle savait bien que c'était ça, le plus fun, garder ce rythme lent autour du clitoris en ne s'accordant que quelques changements de pression pour surprendre. Et de temps en temps, s'égarer juste au-dessus, sur cette zone ultra-nervurée qui faisait sursauter la brune à chaque fois qu'Himiko s'y perdait une seconde.
S'il n'y avait que ça, où se perdre… Mais le plus infime de ses mouvements se répercutait sur le souffle d'Ochako, au-dessus d'elle, chaque coup de langue ou baiser glissé pour le seul plaisir d'entendre une pointe de frustration se nicher dans la voix de la vampire l'excitait un peu plus. Elle aurait voulu commencer sur le champ à cataloguer toutes les manières possibles de faire gémir Ochako, tout en s'admettant vaincue d'avance : elle était bien trop distraite par le pied qu'elle prenait à la dévorer pour rationaliser autre chose que le goût sur sa langue. Ça lui enflammait les reins et pliait sa raison d'une envie telle qu'elle préférait retenir sa respiration plutôt que lâcher une seconde ce qu'elle faisait pour respirer convenablement.
Sans doute la raison pour laquelle Ochako la redressa subitement sans s'attarder à son grondement de rage, ridicule vu l'absence d'oxygène qu'elle subissait et la vampire la regarda reprendre son souffle, amusée :
« Ah, si j'avais droit à ça tous les jours... »
« J'prends ça comme un compliment, merci ! »
« Tu devrais te résigner, ma douce. » articula Ochako, enfouissant son autre main dans les mèches blondes en dégageant une des épingles au passage. « T'es merveilleusement douée, mais on a pas encore la même endurance... »
« Ouais, ba tu m'excuseras, j'vais quand même tenter ma chance. »
« Nos nerfs sont à la fois trop sensibles et trop engourdis, tu pourrais continuer une demi-heure que ça ne suffirait pas... »
« Est-ce que j'ai une tête à expédier le sexe en deux minutes ? Je suis lesbienne, je te rappelle ! »
« Je doute pas de ton endurance, juste… je préférais pouvoir profiter de ta langue et de ta bouche avant que tu attrapes des crampes. »
« Cause toujours. » grommela Himiko en rattaquant ce qu'elle considérait d'ores et déjà comme la meilleure gâterie de toute sa vie – mais sans doute pas sa plus belle prestation, tant elle était détruite de plaisir rien qu'en ayant la langue pressée contre le goût d'Ochako.
« S'il te plaît, arrête… arrête-toi un peu, veux-tu ? »
« Pas pour tout l'or du monde. » réussit à grommeler la blonde entre deux circonvolutions de langue contre le clito d'Ochako, rien que pour la satisfaction de l'entendre s'arrêter dans ses conneries, obligée de laisser le gémissement dans sa gorge remonter jusqu'à sa langue avant de pouvoir articuler :
« Pas même pour un truc meilleur que ma chatte ? »
« Meilleur que ta chatte ? Je demande à voir. »
Et comme elle n'avait pas la moindre intention de faciliter la tâche d'Ochako, elle appuya un peu plus pour agrémenter son mouvement de l'aplat de sa langue, écoutant le son étranglé de plaisir que ce changement créa. Recommença dans la seconde, histoire de vérifier si elle pouvait réécouter cette plainte une deuxième fois, et sourit du gémissement suivant en décidant dans la foulée de faire courir la pointe de sa canine sur cette zone si sensible. Un acte ridicule pour ses dents d'humaine, mais l'érotisme du geste la fit presque plus frémir qu'Ochako, dont elle prolongea le frémissement d'un nouveau coup de langue.
Un poids lourd, subitement, sur ladite langue, accompagné d'une saveur métallique qui raya son palais d'un goût de fer prononcé et elle se recula d'un coup, surprise. Elle n'avait tout de même pas été violente au point de faire saigner la brune ? Elle n'avait même pas mordu ! Un exploit en plus, pour elle ! Un simple coup d'œil à Ochako la rassura – et la figea sur place une seconde.
Le spectacle que lui offrait son amante était si renversant, si incroyable, qu'Himiko en aurait vacillé sans sa prise sur les cuisses de cette dernière. À la place, la violence de son excitation lui tordit les nerfs d'une envie douloureuse, affreuse, et surtout, lui ouvrit davantage la bouche pour pouvoir lécher les gouttelettes de sang que le poignet écharpé de la vampire laissait tomber sur son entrejambe.
Himiko connaissait par cœur le goût du sang, vu sa passion, mais ça, oh ça… Elle avait conscience n'être qu'au début de sa vie, un cliché plus vrai encore si Ochako la transformait bel et bien en vampire, mais Himiko sut à la seconde où elle remonta sa langue le long du mélange de sang et cyprine que jamais rien ne serait aussi excitant que ça. Jamais rien, vivrait-elle mille ans, n'égalerait le métal sanglant dans sa bouche, alors qu'elle redessinant le moindre centimètre de la chatte d'Ochako. Jamais rien ne l'exciterait autant qu'entendre la vampire soupirer sous un cercle de sa langue sur son clito, toute occupée qu'elle était à laper la moindre trace de carmin contre ses lèvres. Et elle n'avait jamais été aussi frustrée qu'en arrivant à la fin de sa tâche :
« Encore... » supplia-t-elle, agrémentant sa demande d'une violente morsure dans le moelleux de la cuisse contre sa joue en voyant Ochako hausser un sourcil.
À sa grande horreur, elle refusa d'un léger mouvement de tête, mais ne lui laissa pas le temps de plaider sa cause. Ochako décala simplement son poignet, laissant les gouttes de sang éclabousser son bas-ventre sans sourciller et déposa une autre lampée un peu plus haut – un message limpide.
Qu'Himiko s'empressa de suivre, mains refermées sur les hanches pour se raccrocher à quelque chose de tangible dans sa brume de plaisir. Elle abandonna à regret la chatte d'Ochako, désormais autant trempée de sa salive que de l'excitation de la brune, dont elle emportait le goût divin sur sa langue quand elle remonta le chemin sanglant. Sur le bas-ventre, là où un léger arrondi rajoutait une courbe qu'Himiko aurait rêvé pouvoir mordre, lécher, jusqu'à recouvrir le ventre d'Ochako d'hématomes, mais elle se contenta de récolter les traces de sang du bout de la langue. Et de suivre la piste qui remontait, contourna le nombril pour deux gouttes supplémentaires, savoura un reste d'alcool le long de l'entre-sein. C'était une expérience terriblement excitante, que de laper le sang d'Ochako sur l'arrondi de sa poitrine, si excitante qu'elle gémit sourdement, mains enfoncées dans les hanches de la brune pour tenter de garder un brin de raison. Son corps semblait prêt à s'enflammer, en dépit de la glace contre laquelle elle se tenait, rien qu'à l'idée qu'elle dégustait le sang de son amante à même la peau de cette dernière.
« Attends... » souffla Ochako alors qu'elle s'apprêtait à lécher son poignet, étourdie de l'odeur du sang et de cette saveur métallique sur sa langue, enivrante à crever.
Sur les joues d'Himiko, le froid de ses doigts trancha la chaleur de sa peau avec une pointe de douleur, tant l'écart de température était accentué par sa propre excitation, mais elle se laissa entraîner en avant sans songer à protester. Une seconde avant que ses lèvres ne touchent celles d'Ochako, l'odeur métallique devient presque trop forte, une incongruité dont elle ne comprit la raison qu'en sentant la langue de la brune lécher son sourire.
Enduite de sang.
Himiko ouvrit la bouche sans réfléchir, plus pour pouvoir gémir à son aise qu'autre chose, mais elle accueillit néanmoins la langue d'Ochako avec un sentiment proche de la jouissance. Sans pouvoir s'en empêcher, elle glissa sa langue contre le liquide divin qu'Ochako déposa à même son souffle, laissant tout le temps du monde à la saveur un peu salée d'imprégner leur baiser. Avec une douceur incompatible avec la quantité de sang présente entre elle, la vampire fit courir ses crocs sur les lèvres d'Himiko sans jamais la blesser, distillant juste çà et là des pointes de douleur dans l'avidité avec laquelle la blonde lui rendait son baiser. Chaque éclat piquant épinglait le désir d'Himiko dans ses nerfs d'une envie désespérée, qui la fit mordre à son tour la bouche parfaite qui l'embrassait, détaillant d'un coup de langue la courbe de la lèvre inférieure d'Ochako. Et cette esquisse de sourire, dissimulé au coin des lèvres comme une friandise à déguster lentement, une ultime cachette où s'attardaient naturellement des traces infimes de sang…
Bien trop vite à son goût, les doigts fins d'Ochako s'enroulèrent autour de sa mâchoire pour la forcer à se reculer une seconde, juste le temps de lui murmure au creux d'un baiser qui n'avait de doux que l'apparence, au vu de l'excitation qu'il lui tatoua au creux du ventre :
« À mon tour ? »
« Je sais pas… Tu mérites ? » taquina Himiko, pas déçue de voir le sourire d'Ochako se faire plus grand encore, avec une nuance de moquerie :
« Alors que je me saigne aux quatre veines pour toi ? Insolente. »
Himiko ne la vit pas bouger. Pas plus qu'elle ne la sentit, en fait. Pour elle, sol et plafond inversèrent tout simplement de place, dans une hallucinante rotation qui la laissa à bout de souffle, étalée sur le plancher. Et au-dessus d'elle, les mèches brunes recouvrirent son monde quand Ochako se pencha sur elle, lui ouvrant la bouche d'office d'un baiser. Un baiser où elle s'amusa à lui voler son souffle, raclant sa gorge d'excitation et d'un gémissement qu'Himiko déglutit en même temps qu'une énième bribe de sang.
Les mains d'Ochako sur son corps, découvrant avec une envie palpable la manière dont elle réagissait au baiser, la pliaient d'envie, prête à supplier pour que la brune passe enfin ses doigts sur sa peau. Elle se redressa sans ôter ses lèvres de celle d'Ochako, gémissant en sentant la langue de celle-ci se glisser un peu trop en avant contre la sienne, et Himiko saisit d'elle-même le bas de son t-shirt, déterminée à l'ôter dans la seconde. Amusée, Ochako se recula pour lui laisser le champ libre, se contentant d'être absolument spectaculaire, assise ainsi sur ses cuisses comme une véritable déesse – une déesse marbrée de suçon, aux habits en pagaille et à la peau encore recouverte par endroit de reste de sang ou de vin. Sublime.
« Tu es toujours sûre de vouloir ça ? »
« Bien sûr ! Et puis, j'ai plus trop le choix maintenant. » s'amusa Himiko en retirant son t-shirt d'un geste sec, oublié aussitôt qu'il fut balancé dans la semi-obscurité de la pièce.
« Il y a toujours un choix possible. » contredit Ochako, redessinant le décolleté d'Himiko de cette manière qu'elle avait de laisser ses doigts à peine effleurer la peau. Un truc qui fila une nouvelle salve de frissons à Himiko, hérissant son corps de chair de poule et surtout, d'une impatience à la hauteur du spectacle au-dessus d'elle.
« Pas pour moi ! » enfonça la blonde d'un reniflement, occupée à chercher l'attaque de son soutif dans son dos.
Ochako l'arrêta d'un geste, ignorant son interrogation et colla son front contre le sien en appuyant, jusqu'à ce qu'Himiko comprenne le message et capitule, se laissant rallonger sur le sol froid de la cuisine – froid, mais bien plus tiède qu'Ochako.
« J'ai besoin d'être un minimum concentrée, et avec tes seins sous les yeux… » expliqua Ochako à mi-voix sans achever, alors qu'Himiko gloussait :
« Oh, moi, pauvre humaine, j'arrive à déconcentrer Madame la vampire ? »
« Mmm... » ronronna Ochako en agrémentant cette réponse d'un baiser, qu'elle dévia jusqu'à la joue d'Himiko, redescendit le long de sa mâchoire en une myriade de baiser légers, presque inexistants, avant de se laisser glisser dans son cou. Le souffle gelé d'Ochako sur sa gorge, pile là où battait sa vie, envoya une giclée d'adrénaline dans les veines d'Himiko, qui ne put s'empêcher de se rattraper à la taille de son amante, souffle court. En équilibre au-dessus d'elle, Ochako se contenta de poser délicatement ses lèvres sur sa gorge, point de glace supplémentaire au creux de sa peau qui s'étendit quand la langue de la brune la goûta. C'était un geste animal, mais pire encore, d'un être si certain de sa puissance qu'elle pouvait se permettre de prendre tout son temps et l'idée fit frémir Himiko.
Elle était incapable de le cacher à Ochako, bien entendu, et fut touchée de la sentir redéposer un baiser pile là où elle venait de la lécher, comme une touche de douceur pour prévenir la douleur. Douceur effacée dans la foulée par le geste ô combien excitant de la brune, qui fit courir ses crocs sur la gorge d'Himiko. Visiblement amusée de la sentir tendre la gorge, un peu par réflexe, mais surtout pour tenter d'enrayer l'envie en train de lui détruire les reins.
« Tu acceptes ? » réitéra subitement Ochako, un murmure si léger contre elle qu'elle aurait pu le manquer si elle n'avait pas eu la respiration coupée par l'excitation. Que ressent-on, quand on se tient au bord de l'instant qui va faire voler toute notre vie en éclat ?
« J'accepte. »
Pour Himiko, principalement, majoritairement et de manière folle furieuse, du désir. Elle s'arqua de pur plaisir quand les crocs percèrent sa chair, avec un cri qu'elle sentit couler dans la gorge d'Ochako pour se mêler au propre gémissement de la brune. Le truc qui fila dans ses veines était plus épais que son sang, elle le sentait, mais la sensation même lui mordit les reins d'une excitation monstrueuse. Qu'Ochako la remorde presque immédiatement ne fit que tendre davantage ses nerfs, la tension dans son bas-ventre frôlant désormais la douleur et elle roula des hanches à la recherche de la plus petite stimulation. De son sang, le venin migra presque instantanément dans ses nerfs, courant le long de son corps comme une myriade d'étincelle de pur plaisir. Et dans son corps déjà incendié d'excitation, l'effet était absurde, lui demandant toute sa volonté pour ne pas s'occuper elle-même du problème en faufilant une main sous sa jupe.
Comme si elle avait parfaitement suivi son idée, Ochako lécha subrepticement la plaie laissée par sa morsure et ses mains remontèrent le long des côtes de la blonde, alors qu'elle-même redescendait ses baisers en suivant sa jugulaire, délicatement. Trop excitée pour se contenter de regarder le plafond, très beau, cela dit, au passage, mais absolument incomparable avec la bouche d'Ochako glissant le long de sa gorge et sur le haut de ses seins, Himiko se redressa pour la suivre des yeux. S'efforçant de ne surtout pas briser le mouvement en suppliant pour que la brune la morde à nouveau.
Du bout de l'index, Ochako fit glisser son soutif vers le bas pour dévoiler sa poitrine, avant de pincer les lèvres devant le peu de marge que ça lui laissait. Problème qu'Himiko la sentit résoudre dans la seconde, car elle eut à peine le temps de réaliser qu'elle venait de saisir le satin de l'attache centrale entre ses dents que ladite attache cédait d'un coup, sectionnée d'un simple mouvement.
« Hey ! Mon soutif ! »
« Je t'en rachèterais un. » décréta Ochako, embrassant le haut de son ventre, puis l'arrondi bien moins prononcé de son sein, une fois, deux fois, avant de s'aventurer plus haut. La vision était irréelle, la langue d'Ochako remontant la courbe de sa poitrine jusqu'à...
« Attends ! C'est aussi de l'arg... »
La fin de sa phrase s'estompa sous le grésillement obscène quand Ochako continua sans une seconde d'hésitation et sa langue tourna lentement, délicatement, autour de son téton, marquée d'une trace sombre au contact du piercing d'Himiko. Suffoquée, celle-ci observa son amante avec l'impression qu'elle allait bel et bien crever de tant d'érotisme et elle déglutit en la voyant relever un brin le visage, amusée de son expression.
« J'aurais su à quel point c'est excitant, j'me serais fait percer la langue aussi ! » cracha la blonde d'une voix qu'elle peina à reconnaître, sous toute son excitation.
« Il va falloir que t'y renonces, tu sais ? »
« J'm'en fous, je m'en rachèterais en or ! Ça m'ira aussi bien que l'argent, tu crois ? » taquina Himiko, mains sous ses seins en un geste plus qu'explicite lorsqu'elle les pressa un instant l'un contre l'autre. Dévorée des yeux par Ochako,
« Tu peux tout te permettre, du moment que j'ai le droit à un défilé privé à chaque changement de bijou. Et à une inspection dans les règles de l'art. »
« Un bon deal. » acquiesça Himiko. Sa plaisanterie fut ponctuée d'une douleur vive sur sa poitrine, quand Ochako y déposa une nouvelle morsure, et cette fois, la proximité avec son cœur rendit l'attaque du venin plus foudroyante encore. L'impression d'être parcourue par un éclair, aussi vif et douloureux ce soit. Dans un réflexe, elle retint sa respiration une seconde, le temps que la sensation s'adoucisse assez pour permettre au plaisir de s'étaler à nouveau, et Ochako se fit plus lente encore en redéfinissant la morsure du bout de la langue le plus délicatement possible, avant de murmurer :
« Respire, douce. »
Himiko s'était assez fait de modifications corporelles pour savoir que plus on se tendait, plus on avait mal, évidemment, alors elle suivit l'ordre aveuglément. Elle expira lentement, réalisant dans le même temps que le venin profitait de cet afflux d'oxygène pour se dissoudre un peu plus dans son sang, emportant la douleur dans le mouvement.
« Ça va aller ? »
« Oh oui, c'est juste… intense, durant les premières secondes. »
« Si tu te concentres assez sur autre chose, ça disparaît vite, comme sensation. » taquina Ochako d'un sourire mutin qui s'entendait parfaitement dans l'obscurité, comme si la manière dont elle appuyait la paume de sa main sur la culotte d'Himiko pouvait laisser place à la moindre erreur interprétation.
« Tu veux que... » proposa Himiko, interrompue d'une nouvelle morsure sur sa hanche, sans venin cette fois et trop excitante pour qu'elle s'intéresse réellement à la douleur vive des crocs sur une partie si saillante.
« Pas le temps. » fut la seule chose qu'elle reçut en guise de réponse, alors qu'elle sentait la main d'Ochako se faufiler sous le tissu complètement trempé de son sous-vêtement. « C'est mon sang ou le fait de me lécher, qui t'a excité à ce point ? »
« Les deux ! » avoua Himiko dans un hoquet qu'elle aurait été incapable de réprimer, au vu de la température des doigts se glissant en elle. La sensation de froid intensifia le plaisir de manière spectaculaire, irradiant son bas-ventre d'un mélange de plaisir et de frisson incroyable. Tout son corps rechignait de ce vol de chaleur, mais dans le même temps, ça lui permettait de percevoir les plus infimes mouvements d'Ochako au creux de sa chatte et elle la sentit courber les doigts presque immédiatement. Ha. Là, on rigolait moins.
« Impatiente ? » réussit à cracher Himiko avant que les doigts en elle appuient subitement, détruisant son corps d'un plaisir aussi soudain qu'intense. En dépit de sa curiosité, sa tête partie en arrière jusqu'au sol, lui arquant la nuque d'excitation et elle se surprit à se mordre la lèvre pour éviter de gémir aussi vite.
« Beaucoup trop excitée pour avoir envie de prendre mon temps, plutôt. »
« Même chose. »
« Pas du tout ! Je pourrais te faire gémir et soupirer des heures durant jusqu'à ce que tu me supplies de te laisser jouir. » expliqua Ochako et dans le plaisir en train de noyer Himiko, sa voix devenait obscène de douceur et de gentillesse. « Mais là, ça m'intéresse pas du tout. J'ai juste envie de voir à quelle vitesse je peux te faire hurler, tu comprends ? »
Himiko comprenait parfaitement, mais l'énergie nécessaire pour répondre était consacré à une chose bien plus vitale. Genre se raccrocher à la nuque d'Ochako, sans se soucier des dégâts qu'elle allait faire dans ses cheveux bruns éparpillés là, et s'empêcher de hurler dans la seconde.
Parce qu'entre la sensibilité naturelle de la vampire, parfaite pour savoir exactement l'effet qu'elle faisait à Himiko, et sa vitesse absurde, les aller-retours de ses doigts étaient presque impossibles à encaisser. Trop ajustés, trop maîtrisés pour laisser un autre choix que celui de gémir sourdement, sans s'arrêter, le corps plié de plaisir. À chaque mouvement, Ochako heurtait son point G d'un geste appuyé, ne laissant qu'une demie-seconde au corps d'Himiko pour ressentir la vague de plaisir avant de recommencer en réussissant le tour de force de ne pas se décaler d'un millimètre. C'était tellement bon, tellement intense, qu'Himiko s'entendit haleter, désespérée et yeux fermés pour tenter de supporter la morsure du plaisir. Ça lui foutait le corps à l'envers, cette tension mortelle dans ses nerfs, dans ses reins, martelant son bas-ventre d'un plaisir implacable, insupportable.
Et comme si ça ne suffisait pas, la brune retroussa sa jupe d'un geste sec pour dévoiler sa cuisse nue sur laquelle elle déposa un baiser, avant d'y plonger les crocs sans crier gare. La douleur fit japper Himiko pour de bon, tandis que la chaleur vive du venin dans ses veines enflammait un peu plus ses nerfs, y intensifiant le plaisir jusqu'à la douleur.
Qu'est-ce qu'elle avait eu le culot de dire, déjà ? « J'ai une tête à expédier le sexe en deux minutes ? » n'est-ce pas ? Mais quelle arrogance, alors qu'elle sentait déjà l'orgasme lui remonter dans le dos, amplifié par le venin dans ses veines et surtout, alimenté sans une seconde d'hésitation par les doigts d'Ochako. Si elle ne jouissait pas dans la minute, elle pourrait s'estimer satisfaite et seule la pensée réconfortante de pouvoir recommencer aussitôt l'empêchait de sangloter de rage.
« C'est pas encore assez… » commenta Ochako pour elle-même, sans doute - en tout cas Himiko l'espérait parce qu'elle n'avait pas ce qu'il fallait pour lui répondre. En revanche, elle comprit parfaitement l'implication de cette phrase et un bref éclat de panique accéléra son cœur à l'idée d'une nouvelle morsure, qui ne vient jamais.
La seule chose que rajouta Ochako, avec une telle nonchalance qu'Himiko se demanda vaguement si elle avait conscience d'à quel point elle la ravageait en faisant cela, ce fut sa main libre. Deux doigts promenés sans aucune pression sur le clito d'Himiko, un mouvement circulaire assez rapide pour s'accorder aux aller-retours de ses doigts au creux de la blonde et Ochako la regarda se déliter de plaisir. La justesse de ses gestes et la précision insensée dont elle arrivait à faire preuve malgré les spasmes de plaisir d'Himiko anéantirent cette dernière en moins d'une minute – mais une minute affreusement longue pour son organisme martyrisé, presque incapable de supporter cet afflux supplémentaire de luxure. Ongles enfoncés dans la nuque de la vampire, Himiko abandonna sa raison dans le brusque claquement de tension dans ses reins, son orgasme la faisant bel et bien hurler un plaisir violent, intense. Avec un arrière-goût de sang et de vin.
Lorsque sa vision cessa de papillonner et d'ajouter des étincelles à ce maudit plafond, elle réalisa qu'elle devait sans doute faire mal à Ochako, en ayant une prise aussi forte sur elle et elle dénoua lentement ses doigts, sans réussir à respirer correctement. Dans le brusque silence de l'appartement, sa voix sonnait érayée, empesée de sexe et presque indécente. Mais plus indécents encore, il y avait les baisers légers qu'Ochako parsemait sur sa cuisse, lentement, l'accompagnant avec douceur alors qu'elle reprenait son souffle et rassemblait un peu ses esprits.
« C'était assez rapide, le hurlement ? »
« Mmm… Peut mieux faire. »
Les doigts fins de la vampire émirent un bruit obscène, en quittant sa chatte absolument trempés de son excitation, ravivant le sourire d'Himiko lorsqu'elle se redressa pour s'asseoir. En la suivant, elle réalisa leurs dégaines ridicules au possible – short en lambeaux et débardeur retroussé autour de la taille pour Ochako, et elle, soutif déchiré encore accroché à ses épaules et jupe en vrac – et pouffa devant la scène :
« On est ridicules ! »
« Parle pour toi ma douce, t'as encore le visage barbouillé de sang et de ma cyprine... »
« Bon, et la suite ? »
« Oh, pas pour tout de suite ! Déjà que tu m'as donné du fil à retordre pour arriver à te faire venir assez vite… »
« Comment ça, « venir assez vite » ? Et pourquoi pas de suite, la suite, j'ai pas encore eu la chance de te voir jouir, moi ! » renifla Himiko, faussement vexé dans une stratégie toute calculée de voir le sourire d'Ochako s'agrandir, mais à la place, elle vacilla. Un vertige l'aveugla un instant et elle ferma les yeux pour juguler la sensation, sourcils froncés de sentir une fatigue incongrue remonter si vite dans son dos qu'elle partit en arrière, éreintée.
« Doucement... » souffla Ochako en la rattrapant délicatement juste avant qu'elle s'effondre, réussissant le tour de force de soutenir sa nuque quand Himiko sentit celle-ci céder aussi. « Là, tu comprends maintenant pourquoi je devais faire vite ? »
Seigneur, cette fatigue… Ses paupières se fermèrent d'elles-mêmes, une torpeur magistrale dans la gorge. Elle était si fatiguée qu'elle mit une poignée de seconde interminable à comprendre que cela n'avait rien de naturel, et rien à voir avec le sexe non plus. Le poison des crocs d'Ochako était devenu trop présent dans son organisme, et si elle n'avait aucune idée de ce qu'il faisait exactement, confusément, elle sentait que les changements seraient magistraux. Monstrueux, presque.
Ça, et la vie en train de se carapater par la fenêtre à une vitesse effrayante. D'une manière complètement instinctive, animale, son organisme hurlait d'effroi de se sentir mourir, un sursaut d'instinct de survie inutile au possible. C'était un froid intense dans ses veines, qui pulsait jusqu'à son cœur et elle songea entre deux respirations qu'elle n'avait pas perdu tant de sang que cela, dans leur baise, Ochako avait saigné plus qu'elle et…
Ah.
« Dans… dans quoi était le… poison ? »
Ochako sourit contre elle, la serrant un peu plus pour assurer sa prise quand elle se releva sans un bruit, comme si Himiko ne pesait pas plus qu'une plume – ce qui devait être le cas, pour la vampire.
« Le vin. »
Si elle en avait eu la force, Himiko aurait ri, tant c'était prévisible et ironique à la fois. La détendre, mon cul.
« Il faut un corps à l'agonie pour que notre venin marche. La vie gagne toujours, sinon. »
Les draps sous elle étaient gelés, sans doute parce que sa propre peau n'avait déjà plus assez de chaleur à gaspiller pour réchauffer l'environnement. Elle n'avait même plus l'énergie nécessaire pour entrouvrir les yeux, analyser la chambre dans laquelle elle déduisit d'une pensée paresseuse qu'Ochako venait de la déposer. Le néant rampa un peu plus sous sa peau, grignota sa raison et elle songea que Tôya allait la haïr de lui faire subir ça.
La dernière chose qu'elle emporta dans sa mort fut la douceur du baiser qu'Ochako déposa sur ses lèvres, où elle murmura :
« À ton autre vie. »
« Ah. Je le savais. »
Ochako ne bougea pas d'un millimètre, trop occupée à promener son regard sur la silhouette endormie dans les draps. Elle sentait d'ici la mort qu'elle avait dispersée le long du corps d'Himiko remonter dans ses veines, déployer tout un réseau de non-vie au creux de ses cellules, imprimant sa propre empreinte à un niveau moléculaire et elle regretta ne pouvoir elle aussi porter un morceau de l'âme d'Himiko en elle.
Son mauvais caractère comme toujours agacé de se voir ignorer, ne serait-ce que pour une fraction de seconde, Katsuki s'appuya contre elle, posant son menton sur son épaule et ses mèches hérissées frôlèrent la joue d'Ochako. Si elle n'avait pas pris la peine d'enfiler quoi que ce soit, lui était étonnement décent en termes d'habits, ce qui n'empêchait pas le froid de sa peau se faufiler contre la sienne, encore tiède de la chaleur volée d'Himiko.
« J'reconnais, elle est mignonne. »
« Pas touche. »
« Te met pas en boule, le chinchilla. C'était un compliment. »
Quelque chose de suffisamment précieux pour qu'elle lui file un léger coup de tête dans la pommette, captant au passage un mélange d'effluve familier pour son frère de sang. Sang frais, d'ailleurs, comme toujours additionné d'un sous-ton de sperme, de sueur, de l'odeur d'Izuku brodée sur chaque centimètre de peau du blond.
« T'as conscience qu'elle va filer transformer son meilleur ami dès que t'auras le dos tourné ? »
« Oui. »
« Et ça te va ? »
« Mmm. »
« Vu le grand con que c'est ? »
« Il ira bien avec la grande gueule que tu es. » s'amusa Ochako en retour, plus amusée encore de le sentir renifler de mépris et la mordre à l'arrondi de l'épaule, perçant sa peau jusqu'au sang pour y goûter la saveur d'Himiko. Il émit un son léger d'approbation, avant de se pourlécher le museau et de frotter son nez contre elle, un geste dôté d'une pointe de malaise qui la tira une seconde de sa contemplation :
« Quoi ? »
« Il va pas être content. » commenta sobrement Katsuki, sans avoir besoin de préciser de qui il parlait, et Ochako entendit son sourire quand elle haussa les épaules. Les conséquences attendraient demain. Ou le siècle prochain. Elles s'en foutaient, elles avaient l'infini devant elle.
« C'est d'elle, les fleurs ? Ah, l'amour. » soupira dramatiquement son frère de sang en la voyant hocher la tête, agaçant comme jamais dans son habituelle dramaturgie. « J'vais être gentil, je me charge de distraire le boss. »
« Oh, merci pour ton sacrifice immense et extrêmement coûteux, qui va te demander des efforts de ruse monstrueux ! »
« Que veux-tu, j'ai trop bon cœur. » la taquina Katsuki, et elle se retint de lui refiler une pichenette sur le bout du nez. Quel sale gosse il faisait.
Son poids quitta subitement son épaule quand il s'étira, laissant le silence reprendre ses droits sur l'appartement, où pas une lumière n'avait survécu à la nuit. Jusqu'aux étoiles qui s'affadissaient, au-dehors, la faute aux lumières artificielles de la ville.
« Ochako ? »
« Mmm ? »
« Tu crois que tu vas regretter ? »
Elle savait pertinemment pourquoi il posait la question. L'équilibre qu'ils avaient dû reconstruire à l'arrivée de Katsuki avait été si fragile, si précaire, entre jalousie et peur panique… Il leur avait fallu un temps infini pour accorder leur relation, où Ochako gravitait légèrement en dehors du couple que formaient Katsuki et Izuku. Leur minuscule trio avait si longtemps fonctionné en vase clos, créé par Izuku des dizaines d'années auparavant, que le moindre changement dans leurs habitudes devenait abyssal de peur.
Mais lorsque la brune songea à expliciter son geste, Himiko rouvrit subitement les yeux, son regard fixé sur elle juste à temps pour qu'Ochako puisse suivre le rouge coutumier de leur espèce s'étoiler sur la jolie couleur dorée des prunelles, comme une encre à la surface d'une onde. Ochako sourit devant la beauté féroce que ce simple changement apportait sur les traits de son amante, et souffla à un Katsuki presque déjà ressorti de l'appartement :
« Certainement pas. »
Fin !
(1) Camélia japonais : Fleur de la mort et du courage chez les samouraïs mais qui annonce également des sentiments amoureux !
(2) Lycoris rouge : Bien plus complexe comme fleurs, usuellement associé à la mort (leur nom japonais, Higanhana, peut se traduire par « fleur de l'au-delà »). Du coup, on l'offre jamais en bouquet – sauf si, comme Himiko, on essaie de faire passer un message fort peu subtil XD.
(3) Syndrome de Renfield : plus communément appelé « vampirisme clinique », il n'y a pas de consensus sur sa définition, ou sa fréquence, mais il englobe l'ingestion de sang humain, le sien ou celui d'autrui. On considère qu'il n'a que peu de validité parce que très souvent, ce syndrome de fétichisme sanguin et sexuel est causé/accompagne d'autres pathologies cliniques (psychoses, schizophrénie…) et qu'en prime, il est intimement lié à un aspect culturel et aux croyances sur le sujet.
… J'fais trop de recherche pour les idées connes que j'ai de base XD.
C'est parti ^^ :
StellaWhite96 : Merci beaucoup ^^ ! Je suis ravie que Tôya t'ai plu (et tristoune de pas avoir pu écrire d'avantage sur lui XD) ! Himiko n'a pas réellement une vision très... juste de sa dulcinée, mais on l'aime comme ça XD. Ha ba elle est fortiche pour foirer tout ses plans-culs, il devra se venger ! Aaaah non, faut pas te priver de sommeil (dit la Baronne, qui travaille parfois jusqu'à deux-trois heures du matin sur ses textes ou en lisant XD).
Merci immensément, c'est adorable ! Bon j'espère du coup que tu as apprécié cette dernière partie et je suis toujours très heureuse de pouvoir te lire en review ^^
LiliCatAll : Héhéhé le deuxième chapitre achevé et TU AS VU, COMMENT J'AI MÂTÉ LE TROISIÈME (c'est pas vrai, je sais qu'il est pas parfait, mais hein, bon XD) - J'ai mis Katsuki, ÉVIDEMENT que c'était un vampire ET qu'il est avec Izuku XDD
Athena : HEY BONJOUR ! Merci beaucoup pour ta review ^^! Tu me connais bien, les vampires et moi c'est une grande histoire d'amour XD. Faudrait que j'essaie de pas en faire l'année prochaine, histoire de surprendre XD. Merci à toi, j'espère que ce dernier chapitre t'aura plu ^^ !
