Je ne possède aucun des personnages de la série

Neal Caffrey détestait Keller parce qu'il était fou, dangereux et incontrôlable… et ce n'était pas ce qu'il s'apprêtait à lui dire qui allait changer son jugement à égard, et voilà qu'il ne lui reste plus que trois pour éviter un drame...

En espérant que cela vous plaise !

Bonne conférence

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


UNE RAISON DE SE MOTIVER

Chapitre 6

La douleur explosa dans le flanc de Neal de manière si intense qu'elle lui coupa le souffle. Il s'effondra contre le mur de la ruelle, ses jambes cédant sous lui. Sa main droite se porta instinctivement à son côté où une tache rouge s'élargissait rapidement sur sa chemise blanche. Keller s'approcha, contemplant son œuvre avec un sourire satisfait et sadique.

- Tu sais ce qui est vraiment parfait ? C'est que même si quelqu'un te trouve, le temps qu'on te soigne, qu'on comprenne ce qui s'est passé... il sera déjà trop tard pour eux.

Neal pressa sa main contre la blessure, tentant d'arrêter l'hémorragie. La douleur irradiait dans tout son corps, rendant chaque respiration plus difficile que la précédente. Il pouvait sentir le sang chaud couler entre ses doigts, imprégner ses vêtements.

- Tu... tu ne t'en sortiras pas..., articula-t-il péniblement.

- Oh si, répondit Keller en rangeant son arme. Parce que vois-tu, pendant que tu te videras de ton sang ici, j'ai prévu une petite diversion qui va occuper le FBI pendant un moment. Un appel anonyme concernant une bombe dans une école... Tu imagines la panique ?

Neal sentit le goût métallique du sang dans sa bouche. Sa vision commençait à se brouiller sur les bords, mais il luttait pour rester conscient. Peter et Elizabeth avaient besoin de lui.

- Et maintenant, continua Keller en reculant, je vais disparaître avec ce dont j'avais besoin. Merci, je n'aurais pas réussi sans toi. Peut-être qu'un jour, quelqu'un retrouvera leurs corps... ou ce qu'il en restera. Au revoir, Neal. J'aurais vraiment aimé travailler plus longtemps avec toi.

Ses pas résonnèrent dans la ruelle alors qu'il s'éloignait, son rire cruel flottant encore dans l'air. Neal ferma les yeux un instant, tentant de rassembler ses forces. La douleur était insupportable, mais il devait agir. Vite. De sa main libre, tremblante et tachée de sang, il sortit son téléphone de sa poche. L'écran lui paraissait flou, les lettres dansant devant ses yeux. Il lui fallut trois tentatives pour déverrouiller l'appareil. La sueur perlait sur son front alors qu'il luttait pour rester conscient. Il savait qu'il perdait trop de sang, trop vite. Ses doigts glissaient sur l'écran, laissant des traces rouges alors qu'il composait laborieusement son message à Jones.

- P&E piégés. 1247 Riverside. Cube étanche. Keller. Aidez-les…

Il appuya sur envoyer juste au moment où une vague de vertige le submergea. Son téléphone glissa de ses doigts engourdis, claquant sur le sol de la ruelle. Neal sentait le froid l'envahir progressivement, remontant de ses membres jusqu'à son cœur. La douleur semblait maintenant étrangement distante, comme si elle appartenait à quelqu'un d'autre. Il savait que c'était mauvais signe, mais il n'arrivait plus à s'en inquiéter.

Ses pensées devenaient de plus en plus confuses. Il voyait le visage d'Elizabeth, le sourire de Peter, entendait leurs rires... Il espérait que son message arriverait à temps et que Jones comprendrait... Un bruit de sirène retentit au loin, mais Neal ne savait plus si c'était réel ou dans sa tête. Les murs de la ruelle semblaient onduler devant ses yeux, les couleurs se mélangeant en une spirale floue.

Sa dernière pensée consciente fut pour Peter et Elizabeth. Il avait fait tout ce qu'il pouvait. Maintenant, c'était entre les mains du FBI... Ses yeux se fermèrent malgré lui, sa tête basculant sur le côté alors que l'obscurité l'engloutissait. Sa main, toujours pressée contre sa blessure, glissa lentement, laissant une traînée écarlate sur le mur derrière lui. Le silence retomba dans la ruelle, uniquement troublé par le bruit distant de la circulation et le son de plus en plus faible de sa respiration...