Je ne possède aucun des personnages de la série
Neal Caffrey détestait Keller parce qu'il était fou, dangereux et incontrôlable… et ce n'était pas ce qu'il s'apprêtait à lui dire qui allait changer son jugement à égard, et voilà qu'il ne lui reste plus que trois pour éviter un drame...
En espérant que cela vous plaise !
Bonne conférence
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UNE RAISON DE SE MOTIVER
Chapitre 7Diana pilotait la voiture du FBI à toute vitesse, sirène hurlante, slalomant entre les véhicules tandis que Jones tentait à nouveau d'appeler Neal.
- Toujours pas de réponse, grogna-t-il, raccrochant pour la cinquième fois. Je n'aime pas ça.
- On se concentre d'abord sur Peter et Elizabeth, répondit Diana tentant de ne garder un peu de concentration tout en prenant un virage serré. 1247 Riverside, on y est presque.
Le message de Neal les avait fait bondir de leurs bureaux. Un cube étanche ? Keller ? L'urgence était palpable dans ces quelques mots et le fait que Neal ne réponde pas à leurs appels ne faisait qu'amplifier leur inquiétude pour le jeune escroc et leurs amis. L'entrepôt apparut enfin devant eux. Diana freina brutalement et ils bondirent hors du véhicule, armes au poing. Trois autres voitures du FBI les rejoignirent dans un concert de sirènes, Jones ayant réussi à obtenir des renforts malgré la panique qui courait en ville après des mentions de potentielles attaques à la bombe dans des écoles.
- Par ici ! Cria Jones en repérant une entrée latérale.
Les agents du FBI enfoncèrent la porte et se déployèrent rapidement dans le bâtiment. L'endroit était vaste, rempli de conteneurs et de vieilles machines. Le cube pourrait être n'importe où.
- Peter ! Appela Diana. Elizabeth !
Un bruit sourd leur répondit, comme quelqu'un frappant contre du métal. Ils se précipitèrent dans cette direction, contournant des piles de caisses… et là, ils le virent. Un cube en plexiglas renforcé, sans ouverture apparente. À l'intérieur, Peter et Elizabeth étaient allongés sur le sol. Elizabeth semblait inconsciente, et Peter frappait faiblement contre la paroi avec son pied.
- Mon Dieu, souffla Diana. Il faut les sortir de là !
- Reculez ! Ordonna Jones aux agents.
Il visa soigneusement le coin du cube et tira trois fois. Le plexiglas se fissura mais tint bon.
- Les angles ! Cria un autre agent. Tirez tous sur le même angle !
Une série de détonations retentit dans l'entrepôt. Le plexiglas céda enfin, volant en éclats. L'air s'engouffra dans l'ouverture tandis que les agents se précipitaient pour extraire Peter et Elizabeth.
- Les ambulanciers ! Vite !
Elizabeth reprit conscience dès qu'elle fut exposée à l'air frais, toussant et haletant. Peter, lui, tentait déjà de se redresser malgré les protestations des agents.
- Neal, articula-t-il entre deux respirations difficiles. Où est Neal ?
Son esprit était encore embrouillé, mais le plan de Keller était net et le danger qui pesait sur son ami réel. A sa question, Jones et Diana échangèrent un regard inquiet.
- On ne sait pas, répondit Jones alors que les ambulanciers prenaient en charge le couple. Il nous a envoyé un SMS avec cette adresse, mais il ne répond pas à nos appels.
- Un SMS ? Répliqua Peter en fronça les sourcils tout en acceptant le masque à oxygène qu'on lui tendait. Quel... quel message exactement ?
Jones sortit son téléphone et lut : "P&E piégés. 1247 Riverside. Cube étanche. Keller. Aidez-les."
- Keller, grogna Peter en retirant son masque malgré les protestations du personnel médical. C'était Keller. Il a forcé Neal à faire quelque chose... un vol, je crois. Il nous a utilisés comme moyen de pression.
- Monsieur, intervint un ambulancier, vous devez garder le masque.
Mais Peter l'ignora, s'accrochant au bras de Jones.
- Ce SMS, juste quelques mots tapés en urgence, le strict minimum, l'abréviation de nos nom… Faut le trouver. Keller est un vrai salopard. Il ne l'aurait pas laissé partir comme ça. Neal est en danger.
- On va le retrouver, promit Diana, mais d'abord, vous devez aller à l'hôpital. Tous les deux.
Elizabeth, qui reprenait peu à peu des couleurs grâce à l'oxygène, serra la main de son mari.
- Peter, elle a raison. Tu ne peux pas aider Neal dans cet état.
Peter céda finalement, laissant les ambulanciers l'installer sur un brancard. Mais son regard restait inquiet, hanté.
- Jones, appela-t-il alors qu'on l'emmenait. Le message... quelle heure ?
- 11h47, répondit Jones en vérifiant son téléphone. Ça fait presque une heure maintenant.
Une heure sans nouvelles. Une heure pendant laquelle n'importe quoi aurait pu arriver. Diana vit la même inquiétude dans les yeux de son collègue.
- Je lance une recherche sur son traceur et son téléphone, dit-elle en sortant son téléphone. Et je fais vérifier toutes les caméras du secteur.
Une heure. C'était long. Trop long quand Keller était impliqué...
