Je ne possède aucun des personnages de la série
Neal Caffrey détestait Keller parce qu'il était fou, dangereux et incontrôlable… et ce n'était pas ce qu'il s'apprêtait à lui dire qui allait changer son jugement à égard, et voilà qu'il ne lui reste plus que trois pour éviter un drame...
En espérant que cela vous plaise !
Bonne conférence
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UNE RAISON DE SE MOTIVER
Chapitre 8
Il fallut près d'une heure pour convaincre les médecins de laisser sortir Peter de l'hôpital, même temporairement. Elizabeth était restée sous surveillance, encore faible après leur épreuve, mais elle avait insisté pour que Peter aille chercher Neal. Elle connaissait le lien qui unissait les deux hommes et savait que Peter ne se pardonnerait jamais s'il restait inactif alors que Neal était peut-être en danger.
- Son traceur ne répond pas, annonça Diana en rejoignant ses collègues dans le parking, mais j'ai pu localiser l'antenne relais qui a transmis son dernier message. Ça nous donne un périmètre d'environ six pâtés de maisons près de Central Park. C'est une zone très fréquentée, beaucoup de commerces et de ruelles.
Peter, encore pâle et visiblement épuisé, se redressa dans le siège de la voiture. Ses mains tremblaient légèrement, séquelle du manque d'oxygène, mais son regard était déterminé.
- On y va. Maintenant.
- Boss, intervint Diana, vous devriez peut-être vous reposer encore un peu. Jones et moi pouvons...
- Non, coupa Peter, sa voix plus ferme qu'on aurait pu l'attendre vu son état. Je connais Neal et fe connais Keller. Quelque chose ne va pas. Neal ne disparaîtrait pas comme ça, pas après nous avoir sauvés. Il nous aurait contactés. On a déjà perdu trop de temps. Je dois être avec vous si jamais… si jamais…
Peter fut incapable de finir sa phrase, c'était bien trop dur à formuler à voix haute. Jones et Diana échangèrent un regard inquiet mais ne protestèrent pas. Ils connaissaient suffisamment leur patron pour savoir qu'il ne changerait pas d'avis et au fond, ils partageaient son inquiétude.
La zone à couvrir était vaste. Des immeubles de bureaux côtoyaient des boutiques et des restaurants, créant un labyrinthe urbain de ruelles et de passages. Les trottoirs étaient bondés de gens pressés, inconscients du drame qui se jouait peut-être à quelques mètres d'eux. Ils se séparèrent pour couvrir plus de terrain, gardant le contact par radio. Diana prit la partie nord, Jones l'ouest, laissant à Peter le secteur est qui semblait le plus propice aux activités de Keller, moins fréquenté, avec plus de bureaux de recoins sombres et d'issues de secours.
Peter marchait lentement, encore affaibli par son manque d'oxygène, mais déterminé. Son téléphone à la main, il appelait Neal encore et encore, tendant l'oreille à chaque sonnerie. Chaque pas lui coûtait, sa respiration était encore laborieuse, mais l'inquiétude pour son ami le poussait en avant.
- Neal ! Appelait-il régulièrement, sa voix résonnant contre les murs.
Rien. Le silence de la ville lui répondait, ponctué par les bruits distants de la circulation et les conversations des passants.
- Du nouveau ? Grésilla la voix de Jones dans sa radio.
- Rien pour l'instant, répondit Diana, mais j'ai repéré plusieurs caméras de surveillance. Je fais venir une équipe pour les vérifier.
Peter continua d'avancer, méthodique malgré son inquiétude grandissante. Il connaissait Neal, il connaissait sa façon de penser. Si Keller l'avait menacé, où aurait-il cherché à l'isoler ? Où aurait-il... Un son ténu attira son attention. Une sonnerie de téléphone, à peine audible dans le brouhaha urbain. Peter s'immobilisa, retenant son souffle, son cœur battant soudain plus fort. Il composa à nouveau le numéro de Neal, les mains tremblantes. La sonnerie retentit à nouveau, plus distincte cette fois. Elle venait d'une ruelle sur sa gauche, entre deux immeubles de bureaux désaffectés.
- J'ai quelque chose ! Annonça-t-il dans sa radio, sa voix trahissant son anxiété. Ruelle est de la 47ème ! Je répète, ruelle est de la 47ème !
Peter s'engagea dans le passage étroit, son cœur battant douloureusement dans sa poitrine. La ruelle était sombre malgré l'heure, assombrie par les hauts murs qui la bordaient. Des conteneurs débordant de déchets longeaient les murs, créant des ombres inquiétantes. La sonnerie résonna une troisième fois, tout proche maintenant.
Et ce fut là qu'il le vit.
Une silhouette affalée contre le mur. Une chemise blanche tachée de rouge sombre. Un visage trop pâle, presque gris dans la pénombre. Un téléphone sur le sol à quelques centimètres d'une main inerte.
Le monde sembla s'arrêter de tourner…
- Non ! Neal !
Le cri déchira l'air, résonnant contre les murs de la ruelle comme un écho de pure terreur.
