Titre : Glimpse of us

Genre : Romance/Famille

Rating : Tout public. (M)

Résumé : Alors qu'Hermione tente de sauver sa relation avec Ron, elle se trouve projetée dans un futur où sa vie a pris un virage inattendu : mariée à Sirius Black, elle découvre qu'ils ont deux enfants. Perdue, elle accepte l'aide de Sirius pour comprendre ce qui l'a menée ici, tout en gardant son secret à l'abri des regards.

Couple : Hermione/Sirius

Disclamer : Harry Potter ne m'appartient pas.

Spoiler : Les sept livres

Note : Bonjour à tout le monde ! Merci à lardonforever pour sa review qui réchauffe le cœur :D Bonne lecture à vous !


Chapitre 2


Lorsqu'elle se réveilla, une vague de bien-être inattendue la submergea. C'était une sensation de paix profonde, une sérénité qu'elle n'avait pas ressentie depuis longtemps, peut-être même jamais. Elle resta immobile, savourant ces rares instants de détente.

Un corps masculin était pressé contre elle, un bras enroulé autour de sa taille. Hermione réalisa soudain qu'elle était nue. Ce n'était pas dans ses habitudes. Elle n'aimait pas dormir nue, même avec Ron. Peut-être avait-elle eu trop chaud durant la nuit ?

La grande main sur son ventre bougea doucement, remontant jusqu'à sa poitrine. Une surprise, mais une surprise délicieuse. Le désir s'éveilla en elle, une chaleur douce et inattendue. Elle se rapprocha instinctivement du corps derrière elle, sentant l'érection contre ses fesses. Loin de la mettre mal à l'aise, cela lui arracha un sourire. Quelque chose ne tournait pas rond. Elle se souvenait pourtant de la dispute avec Ron la veille. Ils avaient été trop fatigués pour tout régler. Rien de tout cela ne faisait sens.

Les doigts, habiles et précis, caressaient son sein gauche, et elle entrouvrit les lèvres sous la sensation agréable. C'était si différent… Ron avait toujours été brusque, maladroit. Elle sentait encore les courbatures sur sa poitrine ce matin-là. Mais ces caresses étaient parfaites, presque magiques.

Elle glissa ses doigts dans ceux de l'homme derrière elle, et c'est là que quelque chose lui parut étrange. Il portait des bagues. Ron ne portait jamais de bagues.

Ses yeux s'ouvrirent brusquement. Le sang battait à ses tempes, et elle baissa lentement les yeux vers la main sur son corps. Elle reconnut immédiatement les tatouages. Son souffle se coupa.

« Tout va bien, amour ? » murmura une voix rauque et familière.

Hermione se figea, le cœur battant à toute allure. Elle se retourna brusquement, ses yeux s'écarquillant de stupeur.

« S-Sirius ?! »

Elle se recula si vite qu'elle faillit tomber du lit, s'extirpant de ses bras. Son cœur tambourinait si fort qu'elle avait l'impression qu'il allait exploser.

Il se redressa sur un coude, mi-inquiet, mi-amusé.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-il face à son expression perplexe.

Hermione balbutia, incapable de détacher son regard du torse nu de Sirius. Ce n'était pas possible. Elle était nue, dans un lit, avec Sirius Black. Ses yeux descendirent plus bas, et elle détourna brusquement le regard, le rouge montant à ses joues. Comment… ? Pourquoi ?!

« Que s'est-il passé ?! J'étais chez Ron… hier soir… »

Sa voix tremblait. Elle serra le drap contre sa poitrine, sa respiration devenant irrégulière. Son esprit s'embrouillait davantage à chaque seconde.

Elle regarda autour d'elle. Cette chambre… elle ne l'avait jamais vue. Où était-elle ? Tout cela n'avait aucun sens. Rien de ce qu'elle voyait n'avait de sens.

« Où sommes-nous ? »

Elle tourna un regard confus vers Sirius. Quelque chose chez lui semblait différent, mais elle n'arrivait pas à identifier quoi.

Sirius se redressa, dévoilant les lignes de poils sur son torse qui descendaient vers son bas-ventre. Elle détourna aussitôt le regard, embarrassée par ce qu'elle voyait.

Il fronça les sourcils, l'air perplexe.

« Hermione… tu es sûre que ça va ? On est chez nous.

- Le Square Grimmaurd ? » demanda-t-elle, incertaine.

Mais au fond d'elle, elle savait que ce n'était pas le Square. Les meubles, la décoration, tout était différent. Elle saisit une chemise qui traînait par terre – probablement celle de Sirius – et la mit en tremblant, cherchant frénétiquement à couvrir sa nudité. Elle avait l'impression de perdre pied. Tout son corps tremblait, et son souffle se faisait plus court.

« Non, on est au Manoir Black, chérie. Là où on vit depuis trois ans. »

Trois ans ? Hermione le fixa comme si elle venait de recevoir un coup de poing en plein ventre. Son cerveau tournait à plein régime, mais rien ne s'alignait. Elle enfila une culotte en dentelle noire qui traînait au sol, ses mains tremblant tellement qu'elle avait du mal à la mettre correctement.

« Attends… attends… fit-elle, sa voix brisée. Il y a trois ans, tu étais encore derrière le voile, Sirius. »

Sirius fronça les sourcils, se rapprochant doucement d'elle. Il s'arrêta en la voyant reculer vers la porte, blessé, mais n'insista pas. Il resta assis sur le lit, une ombre de tristesse passant sur son visage.

« Hermione, ça fait plus de sept ans que je suis revenu. Tu as dû te cogner la tête, je… Je suis désolé si j'ai été trop brusque hier soir, » murmura-t-il d'un ton coupable.

Elle secoua frénétiquement la tête.

« Non, non, balbutia-t-elle. Ça fait trois mois que tu es revenu, pas plus ! Hier encore, je t'aidais à marcher. Ce… ce n'est pas possible. »

Elle sentait son souffle devenir irrégulier, l'impression d'étouffer la submergeant. Sans réfléchir, elle se rua hors de la chambre, la chemise de Sirius à moitié boutonnée flottant autour d'elle. Peu importait. Rien ne faisait sens.

En sortant précipitamment de la chambre, Hermione réalisa deux choses : elle se trouvait bel et bien au Manoir Black, et son corps était courbaturé d'une manière qui ne pouvait signifier qu'une chose. Cette sensation lui rappela les événements de la nuit, ou plutôt, ce qu'elle avait découvert au réveil. Elle descendit les escaliers en trombe, presque à bout de souffle, et se dirigea instinctivement vers la cuisine. Elle se souvenait avoir visité cet endroit autrefois avec Harry, mais cet endroit ne ressemblait plus à rien de ce qu'elle avait connu.

Trop bouleversée pour transplaner ou même envisager de passer par la cheminée, elle se mit à préparer du thé d'un geste fébrile, ses mains tremblant légèrement. Faire du thé, c'était une habitude rassurante, un ancrage à une réalité qui lui échappait complètement. Elle devait se calmer, trouver une explication rationnelle à cette situation absurde.

Pendant dix bonnes minutes, elle marcha de long en large dans la pièce, sa tasse à la main, essayant de comprendre. Sirius. Dans son lit. Nus. Ensemble. Ces idées la frappaient par vagues, la plongeant encore plus dans le désarroi.

Lorsqu'elle finit par s'asseoir à la table, son regard se perdit sur les jardins parfaitement entretenus du Manoir. La tasse de thé entre les mains, elle prit une gorgée, espérant que la chaleur du liquide l'aiderait à retrouver ses esprits.

Elle terminait à peine son thé lorsqu'elle entendit des pas dans le couloir. Son cœur s'accéléra, et elle sut sans même regarder que Sirius arrivait. Il entra dans la cuisine, torse nu, portant seulement un jean qui tombait négligemment sur ses hanches. Hermione baissa les yeux, les joues brûlantes, lorsqu'elle vit les fines marques rouges qui parsemaient son torse. Des traces qui, sans aucun doute, étaient de son fait.

Il avait l'air... tellement différent. Plus en forme que jamais, plus assuré, son corps dégageant une vitalité qu'elle n'avait jamais vue chez lui auparavant. Elle se sentait sensible à son charisme.

« Qu'est-ce qui se passe, amour ? demanda-t-il doucement, son ton empreint d'une légère inquiétude. Hier, on a passé une bonne soirée, non ? »

Hermione secoua la tête, le cœur battant toujours à toute allure.

« Une bonne soirée ? Peut-être pour toi, mais moi… ma soirée a été un véritable désastre. »

Elle se souvenait encore de ses discussions avec Ron.

Sirius fronça les sourcils, clairement perplexe.

« Ce n'est pas vraiment ce que tu m'as dit hier soir… après ton troisième orgasme, » ajouta-t-il avec un sourire en coin, taquin mais prudent.

Il réalisait qu'ils ne parlaient visiblement pas de la même soirée.

Hermione sentit son visage s'enflammer. Elle balbutia quelques mots incohérents avant de se laisser tomber sur une chaise, complètement abattue. La panique la submergeait de nouveau.

« Sirius… je ne comprends rien. Nous, ici ? Ensemble ? Et toi… tu as l'air tellement mieux. Comme si ça faisait des années que… »

Elle s'interrompit brusquement, un flash soudain envahissant son esprit. Elle se souvenait d'un livre. Un livre ancien, rempli de formules magiques. Mais… cela lui semblait tellement loin maintenant. Sirius avait parlé de sept ans ?

« Quel jour sommes-nous ? » demanda-t-elle soudainement, une intuition grandissante en elle, la gorge serrée.

Sirius la regarda avec surprise et n'eut aucun doute en disant : « Le 12 juin 2007. »

Hermione écarquilla les yeux, son cœur se serrant dans sa poitrine. Elle leva les yeux vers lui, et il vit la panique dans son regard.

« Sept ans… » murmura-t-elle, tentant de donner un sens à cette information.

Sirius se rapprocha, toujours perplexe.

« Sept ans ? »

Hermione déglutit difficilement, essayant de trouver les mots pour expliquer l'inexplicable.

« Je pense… que j'ai fait un bond de sept ans dans le futur, » balbutia-t-elle.

Sirius la fixait, son visage aussi surpris que le sien.

« C'est impossible, Hermione. Personne ne…

- Comme ton retour du voile, Sirius ! Il y a des choses qui ne s'expliquent pas. »

Sa voix était tremblante, mais déterminée.

Sirius fronça les sourcils, tentant de rester pragmatique.

« Quelle est la dernière chose dont tu te souviens ? »

Hermione poussa un long soupir, se rappelant les détails douloureux de cette soirée avec Ron.

« J'ai passé une soirée horrible avec Ron, à discuter de toutes les raisons pour lesquelles notre relation ne fonctionne pas. »

Sirius hocha la tête, prenant cela avec une gravité surprenante.

« Quel jour c'était ?

- Le 10 juin 2000, » murmura-t-elle, la voix blanche.

Il y eut un silence lourd entre eux. Puis Sirius reprit, son ton toujours calme, cherchant des réponses.

« Une idée de ce qui a pu causer ce… bond dans le futur ? »

Hermione hésita, mordillant nerveusement sa lèvre inférieure. Elle savait que la réponse était stupide, mais elle n'avait rien de mieux.

« Je… j'étudiais un livre au travail. Un vieux grimoire rempli de formules magiques… Il est possible que l'une d'elles ait été activée par accident. Je me souviens avoir pensé à une formule juste avant de m'endormir… Oh Merlin, c'était tellement stupide. »

Sirius sembla réfléchir un instant.

« Un livre enchanté, donc… Ça me rappelle quelque chose, » dit-il, un éclair de reconnaissance dans le regard.

Hermione hocha la tête rapidement.

« Oui, je t'en ai parlé… à l'époque. »

Un silence s'installa entre eux. Hermione prit une grande inspiration, réalisant enfin l'ampleur de la situation. Sept ans dans le futur. En couple avec Sirius Black. Ce n'était pas un rêve, c'était la réalité. Mais qu'est-ce que cela signifiait pour sa relation avec Ron ? Qu'était-il arrivé entre eux ?

Sirius tendit une tasse de thé à Hermione.

« Hermione ? »

Elle le prit machinalement, murmurant un remerciement. Un silence pensif s'établit avant qu'Hermione ne reprenne. Elle sentait qu'il y avait autre chose sinon vivrait-elle avec Sirius Black au Manoir Black ?

Hermione le regarda avec appréhension, son cœur battant à tout rompre. Elle n'était pas sûre de vouloir entendre ce qu'il avait à dire. Sirius plongea son regard acier dans le sien, et un sourire, à la fois tendre et un brin nerveux, se dessina sur ses lèvres.

« Dis-moi… » souffla-t-elle, sentant une tension s'installer dans l'air, presque palpable.

Sirius hésita une fraction de seconde avant de se lancer, comme s'il cherchait les mots les moins choquants possibles.

« Si tu viens vraiment de sept ans dans le passé… alors il va falloir que tu t'accroches. »

Hermione fronça les sourcils, l'appréhension montant en elle.

« Vas-y. Dis-le directement, » marmonna-t-elle, ses yeux ayant à peine enregistré l'alliance étincelante à son propre doigt.

Il soupira légèrement.

« Hum... Nous sommes mariés. Et nous avons deux enfants. »

Hermione le fixa, figée, les mots résonnant dans sa tête comme un écho lointain et incompréhensible.

« Quoi ? » croassa-t-elle, sa voix brisée par l'incrédulité.

Sirius la regarda, regrettant déjà sa franchise.

« Adhara a bientôt quatre ans, et Regulus, tout juste sept mois. Ils sont chez tes parents depuis hier soir. »

Hermione secoua la tête, cherchant désespérément à comprendre ce qu'elle venait d'entendre. Des enfants ?! Chez mes parents ? Cela lui paraissait complètement irréel.

« Chez mes parents ? » répéta-t-elle d'une voix blanche, comme si formuler la phrase à haute voix pouvait l'aider à donner un sens à ce chaos.

Sirius hocha doucement la tête, toujours patient.

« Oui, répondit-il avec calme, tentant de la rassurer. Hier soir, c'était notre anniversaire de mariage. On avait décidé de se prendre quelques jours juste pour nous deux. »

Le rouge lui monta aux joues en réalisant l'implication de ses paroles. Elle baissa les yeux, sentant la chaleur envahir son visage alors que son esprit essayait de digérer l'information. Oui, son corps, lui, savait très bien ce qu'ils avaient fait. Elle pouvait encore sentir les courbatures, les traces de cette nuit passionnée. Mais cette révélation, ce mariage... des enfants... Cela semblait complètement fou.

Hermione regarda son doigt, où brillait cette alliance qu'elle n'avait jamais vue avant aujourd'hui, symbole d'un futur qui lui échappait totalement. Mariée. À Sirius Black. Maman ?

Elle sentit son esprit vaciller sous le poids de la nouvelle.

« Des enfants ? murmura-t-elle, comme si cette idée refusait de se frayer un chemin dans sa réalité. Des enfants… avec toi ? »

Sirius ne put s'empêcher de sourire, une lueur amusée dans les yeux, mais il y avait aussi une certaine tendresse.

« Ouais. Dingue, hein ? »

Hermione secoua la tête. C'était plus que dingue. C'était impossible. Comment cela avait pu arriver ? Et pourtant, dans cette pièce, avec cet homme qui lui semblait si familier et étranger à la fois, quelque chose en elle savait que c'était vrai.

Elle sentit un vertige la prendre, comme si le sol sous ses pieds venait de disparaître. Elle s'agrippa au bord de la table pour ne pas vaciller. Elle était coincée dans une réalité qui n'était pas la sienne.

Sirius, observant son trouble, fit un pas vers elle mais s'arrêta, ne voulant pas la brusquer.

« Bon…dit-il d'une voix plus grave. On a un autre problème, qui pourrait s'avérer un peu… douloureux si on ne s'y prend pas rapidement. »

Sirius, l'air grave, pinça légèrement les lèvres avant de déclarer : « Tu allaites Regulus. »

Le poids de cette information mit un moment à s'imprimer dans son esprit. Ses pensées s'entremêlaient, cherchant un sens logique à tout cela. Bien sûr, allaiter un bébé n'était pas anodin, mais elle avait l'impression que ce serait plus complexe avec l'aînée. Au moins, un nourrisson ne pouvait pas comprendre que sa mère n'était plus tout à fait… sa mère. Enfin, elle espérait.

Sirius, toujours aussi pragmatique, ajouta avec une pointe d'hésitation : « Normalement, si tu ne peux pas allaiter directement, tu utilises un tire-lait. »

Les mots flottèrent un instant avant de frapper Hermione de plein fouet. Elle baissa soudain les yeux sur sa poitrine. Elle ressentait une légère tension, et maintenant qu'elle y pensait, cette sensation n'avait rien à voir avec les courbatures ordinaires qu'elle croyait avoir. Oh Merlin, réalisa-t-elle, dépassée.

« Je… je ne sais pas faire ça, » balbutia-t-elle, complètement désarçonnée.

Sirius, apparemment à l'aise avec cette situation, fit apparaître un appareil sur la table en bois massif de la cuisine.

« Je peux te montrer. C'est simple, expliqua-t-il calmement, comme s'il s'agissait d'une chose tout à fait banale. Tu places ces deux coupelles ici, sur tes seins, et tu lances un sortilège. Le lait sera collecté dans ce récipient, et ensuite on le range dans le placard réfrigérant. »

Il énonça le tout avec une telle simplicité que Hermione en resta presque muette. Simple ? pensa-t-elle, dubitative. Rien dans cette situation ne lui semblait simple. Mais alors, rien du tout.

« Je peux le faire pour toi, si tu veux, » proposa-t-il, un sourire malicieux étirant ses lèvres.

Hermione grogna, sentant la chaleur monter à ses joues. Bien sûr qu'il lui proposait ça avec cet air amusé ! Après tout, il l'avait déjà touchée ce matin, et ce n'était pas comme si elle pouvait soudain prétendre à une pudeur inexistante face à ce qu'ils avaient fait ensemble. Il sait déjà tout, se dit-elle. Et pourtant, cela ne rendait pas la situation moins gênante.

Finalement, elle acquiesça, un peu rougissante. Sirius s'avança vers elle, l'appareil à la main.

« Il faut que tu décroises les bras pour que je puisse faire ça, chérie, » dit-il doucement.

Elle grogna à nouveau mais finit par obéir, retenant son souffle alors qu'il s'approchait d'elle. Il déboutonna lentement la chemise – sa chemise, d'ailleurs. Que faisait-elle dans cette cuisine, à moitié nue, devant Sirius Black ?

Hermione sentait ses pensées s'emmêler encore plus alors que le tissu glissait sur ses épaules, exposant sa poitrine. La fraîcheur de la pièce contrastait avec la chaleur qui montait en elle. Elle ferma les yeux, submergée par le tourbillon de sensations – le regard intense de Sirius, l'embarras, et cette étrange complicité physique qui s'était installée entre eux sans qu'elle ne sache vraiment comment.

Sirius, de ses grandes mains assurées, plaça délicatement les coupelles sur ses seins. Sa proximité rendait Hermione nerveuse, mais aussi étrangement apaisée. Une pression douce s'exerça sur sa poitrine, un peu inconfortable au début, mais très vite elle s'y habitua.

« Voilà, c'est en route, dit-il d'une voix grave. Prête pour le sort ? »

Elle hocha la tête, encore un peu abasourdie par tout ce qui se passait. Puis une sensation nouvelle envahit son corps et elle fronça les sourcils. C'était assez inconfortable mais elle sentit la tension de sa poitrine s'évanouir peu à peu et poussa un soupir d'apaisement.

Elle leva alors ses yeux chocolat pour croiser ceux de Sirius, et ce qu'elle y vit la fit frémir. Son regard était sombre, presque hypnotique. Il effleura la courbe d'un de ses seins du bout des doigts avant de s'écarter lentement, brisant le contact visuel.

« Pour l'arrêter, un finite suffira. Tu sentiras quand ce sera bon, » dit-il calmement, mais sa voix semblait légèrement rauque.

Elle hocha la tête, le souffle court, incapable de formuler une réponse cohérente. Puis, brusquement, Sirius se détourna, quittant la pièce sans un mot de plus. Hermione resta figée, seule dans la cuisine, envahie par une sensation étrange. La frustration s'immisçait en elle sans qu'elle ne comprenne réellement pourquoi.

Après quelques minutes, Hermione réalisa qu'elle n'avait plus besoin de tirer son lait et mit fin au sortilège d'un finite rapide. Elle se rhabilla en silence, rangea le flacon rempli de lait, puis se tourna vers sa tasse de thé refroidie. Une vague de faim lui monta à l'estomac, alors elle fouilla dans le placard réfrigérant et trouva facilement de quoi se préparer un petit-déjeuner. Que faire d'autre de toute façon ? pensa-t-elle, se sentant étrangement déconnectée de la réalité.

Elle mangeait, machinalement, tout en réfléchissant à sa situation improbable. Sirius refit son apparition dans la cuisine, l'air fraîchement douché. Ses cheveux encore humides et son tee-shirt noir moulant lui donnaient un air décontracté mais terriblement séduisant. Hermione détourna précipitamment le regard, gênée par les pensées qui lui traversaient l'esprit. Depuis quand Sirius Black est-il devenu aussi... attirant ?

« Bon, tu penses qu'on doit retrouver ce livre ? » demanda-t-il d'un ton pragmatique, rompant le silence.

Hermione secoua légèrement la tête, comme pour se libérer de ses pensées.

« Je ne pense pas, non. La magie a ses propres règles, et elle ne les brise jamais. Si elle m'a envoyée ici, elle me ramènera à mon époque quand ce sera le moment. »

Sirius hocha la tête avec un soupir de soulagement.

« Tant mieux, je ne suis pas sûre que tu es toujours le livre. »

Hermione arqua un sourcil, interrompant son geste alors que sa tartine restait en suspens devant sa bouche.

« Je ne suis plus langue-de-plomb ? » demanda-t-elle, surprise.

Sirius secoua la tête avec un sourire amusé de sa déduction.

« Ça n'a rien à voir, mais pour répondre à ta question, tu diriges maintenant le Département des Mystères. »

Les mots tombèrent comme une enclume, et Hermione reposa doucement sa tartine, ses yeux écarquillés de choc.

« Je suis quoi ?! Mais... j'ai quel âge ? »

Sirius, un sourire en coin, répondit d'un ton léger : « Et si je te disais qu'Harry est maintenant chef du bureau des Aurors ? »

Cette information semblait beaucoup plus crédible à Hermione, et elle hocha légèrement la tête, l'air pensif.

« Quel jour sommes-nous ?

- Vendredi, mais nous avons pris notre journée, » répondit Sirius en la fixant avec un regard doux.

Hermione soupira de soulagement.

« Et j'ai quelque chose de prévu aujourd'hui ?

- Non, pas aujourd'hui, mais tes parents viennent dîner demain soir pour nous ramener les enfants. Et dimanche, nous avons le déjeuner chez Arthur et Molly. »

Sirius observait attentivement ses réactions, cherchant à deviner ce qui pouvait bien se passer dans son esprit. Hermione resta silencieuse un instant, mais une expression de résignation traversa son visage.

« Je sais que c'est... compliqué. Peu importe ce que tu décides de faire, j'aimerais vraiment que tu sois là pour les enfants, » dit Sirius, la voix empreinte de sincérité.

Hermione croisa son regard, rassurée par son soutien.

« Ne t'inquiète pas, Sirius. Je ne vais nulle part. »

Elle savait qu'elle avait besoin de lui, de ce point d'ancrage dans cette réalité qu'elle comprenait à peine. Tout cela la déstabilisait profondément, mais elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance.

« Mes parents ne doivent pas savoir ce qui se passe. Ils se sont suffisamment inquiétés pour moi. »

Sirius acquiesça, presque soulagé. Il connaissait assez bien Hermione pour savoir qu'elle choisirait de garder le secret.

« D'accord. Mais sache que tu peux compter sur moi, toujours. Si tu préfères, on peut aller au Square Grimmaurd, ça te rendra peut-être plus à l'aise. »

Hermione secoua doucement la tête, ses lèvres s'étirant en un sourire discret.

« Non, non, cet endroit est... bien mieux que dans mes souvenirs. »

Sirius rit doucement.

« J'espère bien ! On a passé du temps à s'accorder là-dessus. »

Puis, avec un clin d'œil, il ajouta : « Alors, tu veux un petit résumé de notre quotidien ? »

Hermione hocha la tête, amusée, tout en lui tendant de quoi se préparer une tartine. Elle se souvenait qu'il adorait ça.

« La plupart du temps, je travaille de la maison, commença-t-il, tartine en main. Ah oui, j'ai repris les affaires de la famille Black.

- Ça, je m'en doutais, » répliqua-t-elle avec un sourire complice, sachant que Sirius ne pouvait rester éloigné de ses responsabilités familiales.

Il lui rendit son sourire.

« Je m'occupe des enfants quand je n'ai pas de séance au Magenmagot ou de rendez-vous. Et, euh… ne panique pas, mais on a une elfe de maison. »

Hermione se tendit, et Sirius le remarqua immédiatement. Mais, contre toute attente, elle ne dit rien. Elle imaginait Sirius s'occupant de leurs enfants, une image qui, étrangement, provoquait une douce chaleur au creux de son ventre.

« Elle s'appelle Moon, et elle est merveilleuse avec les enfants. Mais on préfère les confier à tes parents ou à Molly et Arthur quand c'est possible. Andromeda aussi les garde parfois. Oh, et les Lupin sont les parrains d'Adhara, notre aînée. »

Un sourire fier étira les lèvres de Sirius tandis qu'il fit apparaître un petit album photo sur la table.

« Ta mère dit qu'elle te ressemble au même âge. »

Il sortit une photo et la tendit à Hermione. Elle cligna des yeux en la regardant, abasourdie. À l'exception des boucles noires plus maîtrisées, c'était comme si elle se regardait dans un miroir, mais version enfant. Sauf pour les dents, pensa Hermione en voyant la petite sourire largement.

« Côté caractère, elle te ressemble aussi, du moins pour ceux qui la connaissent peu. Mais en vérité, elle est plutôt malicieuse, suffisamment intelligente pour ne pas se faire remarquer au mauvais moment. Je pense que Minerva se berce encore d'illusions. Je parie qu'elle suivra les traces des Maraudeurs. »

Hermione eut un petit rire.

Un enfant d'elle et Sirius ? Finalement, ça ne l'étonnait pas autant qu'elle l'aurait cru.

« Et Regulus ? » demanda-t-elle, curieuse.

Sirius fit glisser une autre photo sous ses yeux, et elle n'eut pas besoin de demander à qui il ressemblait. Le bébé avait la peau pâle, des yeux gris malicieux et des boucles noires – un portrait craché de Sirius. Ce qui la troubla le plus, c'était de se voir elle-même, souriante, tenant ce bébé dans ses bras avec une tendresse naturelle.

« Il est adorable, hein ? » murmura Sirius.

Hermione hocha la tête, encore trop sous le choc pour formuler une pensée cohérente.

« Harry et Ginny sont ses parrains et marraines, » ajouta Sirius.

Hermione secoua la tête, l'air perplexe.

« C'est complètement dingue, souffla-t-elle. Hier soir, je me battais pour sauver mon couple avec Ron et aujourd'hui… je suis ici avec toi. »

Sirius fronça légèrement les sourcils.

« Comment je peux te soutenir ? »

Elle faillit lui dire de commencer par arrêter de la regarder avec ces yeux gris brûlants qui semblaient percer son âme, mais elle se retint. Cette intensité, cette chaleur qu'elle n'avait jamais ressentie auparavant… c'était perturbant, troublant, mais étrangement agréable.

« Je ne sais pas encore... » répondit-elle finalement, incertaine.

Sirius la considéra un moment avant de reprendre : « As-tu pensé que tu pourrais aussi avoir perdu la mémoire ? Parce que... le corps que tu as, c'est bien celui de ma femme. »

Son regard glissa brièvement sur elle, presque par réflexe.

Hermione bafouilla, rougissant sous son regard.

« Oui mais... enfin, si j'ai perdu la mémoire... C'est vrai que ça semble plus probable qu'un voyage dans le temps, » dit-elle, essayant de remettre de l'ordre dans ses pensées.

Sirius éclata de rire.

« Mais tu y crois quand même ? Voilà bien une réflexion de langue-de-plomb, » taquina-t-il, un sourire en coin.

Hermione marmonna pour elle-même, visiblement agacée d'être si prévisible.

« L'avenir nous le dira, j'imagine.

- Tu comptes faire des examens médicaux ? » demanda-t-il, la voix plus sérieuse.

Elle y réfléchit quelques secondes avant de répondre.

« Voyons déjà comment les choses évoluent ce week-end. »

Il acquiesça.

« Tu vas en parler à quelqu'un ?

- Je ne pense pas. Perturber le temps, c'est risqué. J'ai pris la place de mon double, donc… Si je fais attention et que tu m'aides, je devrais pouvoir passer inaperçue. »

Sirius hocha la tête, confiant.

« Je serai là, toujours. »

Hermione savait qu'elle pouvait compter sur lui, c'était une certitude qui s'imposait à elle. Mais la situation restait profondément étrange.

« Non mais… épouser Sirius Black ? souffla-t-elle soudainement, secouant la tête de stupeur. Comment les autres ont réagi ? »

Sirius éclata de rire.

« Eh bien, on était ensemble depuis des années avant de se marier, donc ils n'ont pas été trop surpris, » plaisanta-t-il.

Hermione leva les yeux au ciel, le fixant avec insistance.

« Bon, d'accord, reprit-il, plus sérieux cette fois. Harry et Remus n'étaient pas surpris quand on s'est mis ensemble. Je pense qu'ils l'avaient compris avant nous. Ginny aussi d'ailleurs. Ron... »

Il grimaça légèrement.

« Ron a fini par accepter. C'est de l'histoire ancienne maintenant. Il est marié à Luna, et ils attendent des jumeaux. »

À cet instant, Sirius réalisa qu'Hermione se croyait encore en couple avec Ron, et qu'il venait de lui annoncer sans ménagement que celui-ci était marié à une autre et allait avoir des enfants. Il la regarda avec inquiétude, craignant sa réaction. Mais contre toute attente, Hermione hocha simplement la tête.

Elle-même était surprise de ne pas être plus affectée. C'était comme si tout cela appartenait déjà à une époque lointaine. Elle sourit légèrement pour rassurer Sirius, qui la regardait encore, stupéfait.

« Ça ne te fait rien ? » demanda-t-il, incrédule.

Hermione haussa les épaules, l'air désabusé.

« Sirius, tu viens de me dire que nous sommes mariés et que nous avons deux enfants. Alors, que Ron soit marié et attende des jumeaux… c'est presque... »

Elle laissa sa phrase en suspens, cherchant les mots.

« C'est fou, d'accord ? Je ne sais même pas quoi en penser. J'ai envie de te croire, mais une partie de moi n'y arrive pas. Tout ça… »

Elle désigna la cuisine d'un large geste, comme pour englober l'ensemble de leur vie dans ce manoir.

« C'est trop… toi et moi ?! C'est complètement dingue ! Tu ne trouves pas ça insensé ? »

Elle s'était levée, agitée, et marchait nerveusement dans la pièce.

Sirius resta impassible.

« Pas pour moi. »

Hermione s'arrêta net.

« Hier, je parlais encore d'Aurora, tu te souviens ? La médicomage… »

Sirius éclata de rire.

« Ah oui, Aurora. »

Son ton taquin éveilla la curiosité d'Hermione.

« Quoi ? »

Sirius haussa les sourcils.

« Eh bien, si ça peut te rassurer, on la voit souvent. Toi plus que moi, d'ailleurs. »

Hermione écarquilla les yeux.

« Mais tu… tu étais intéressé, non ? »

Sirius haussa les épaules nonchalamment.

« Disons que j'étais un peu plus intéressé par quelqu'un d'autre. »

Hermione resta bouche bée. Le Sirius de son époque… intéressé par elle ? Elle se rassit brusquement, abasourdie.

« Attends… tu… quand je m'occupais de toi, tu… »

Elle ne parvint pas à terminer sa phrase, son esprit tournant à toute vitesse.

Sirius acquiesça calmement.

« Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite. Et quand je l'ai réalisé, j'ai bien vu que toi, tu ne l'envisageais pas… surtout vu mon état à l'époque. »

Il haussa légèrement les épaules, l'air détaché.

« Sirius, je… » commença-t-elle, mais les mots lui manquaient.

Sirius sourit doucement.

« Ne t'inquiète pas. Comme tu peux le voir, on ne s'en est pas trop mal sortis. »

Hermione pouffa de rire, secouant la tête avec incrédulité.

« Vraiment ? Comment c'est, notre vie ensemble ? » demanda-t-elle, un peu hésitante.

Un sourire espiègle apparut sur les lèvres de Sirius, faisant battre le cœur d'Hermione un peu plus vite. Elle sentit une chaleur inattendue l'envahir. Pourquoi était-elle soudainement si sensible à son sourire ?

« J'adore notre vie, Hermione. Je ne changerais rien. Ce n'est pas facile tous les jours, mais… tout ça, toi, les enfants… ça vaut vraiment le coup. »

Hermione sourit en retour, touchée par la sincérité dans sa voix.

« Bon, marmonna-t-elle, plus pour s'échapper de son regard qu'autre chose. Il va me falloir un petit cours sur notre vie pour que je puisse m'en sortir devant les enfants, mes parents et au déjeuner de dimanche. - Effectivement, pouffa-t-il. Bon courage à toi. »

Sirius s'installa à côté d'elle, l'album devant eux. Il ouvrit la première page et commença à lui expliquer, mais elle ne put s'empêcher de penser qu'il n'y avait aucune chance qu'elle retienne tout cela en si peu de temps.

« Voici la naissance d'Adhara, notre fille, expliqua-t-il en pointant une photo d'un nourrisson emmailloté. Ginny et Harry sont là, ainsi que Remus et Tonks. C'était un moment particulier... »

Hermione observa la photo. Adhara, minuscule, avec déjà des boucles sur le crâne, les mêmes que les siennes à l'époque. Ses yeux passèrent sur Sirius tenant le bébé, son sourire fier, puis sur elle-même, regardant leur enfant avec tendresse. Elle se sentit étrangement émue. C'était si intime, et pourtant si étranger. Comment pouvait-elle être cette femme-là ?

« Tu vois ici, c'est Regulus. Il est né un peu plus tôt que prévu, en plein hiver. Ça a été une sacrée aventure. La magie était perturbée ce jour-là à cause d'une tempête de neige et on a failli rester coincés en revenant de chez Molly et Arthur. »

Il tourna une autre page. Hermione se retrouva face à des photos de pique-niques familiaux, de Noël entourés de leurs amis, d'anniversaires d'enfants qu'elle ne reconnaissait pas. Sirius continuait ses explications, ponctuées de petits rires, comme s'il revivait chaque moment en temps réel.

Hermione l'écoutait d'une oreille distraite, son esprit divaguant entre les pages de cet album qui lui donnait un aperçu d'une vie dont elle ignorait tout.

« Hermione, ça va ? »

Elle sursauta légèrement, ramenée brusquement à l'instant présent par la voix douce de Sirius. Il la regardait avec une lueur inquiète dans les yeux, visiblement conscient que tout ce flot d'informations pouvait la submerger.

« Oui, ça va… C'est juste… beaucoup à assimiler. »

Il ferma l'album doucement, sa main restant posée sur la couverture quelques instants.

« Je sais que c'est déroutant. Mais tu n'as pas à tout retenir d'un coup. On ira doucement, tu t'adapteras à ton rythme. Les enfants t'adorent. Et si tu fais une erreur, ils ne s'en rendront probablement même pas compte. »

Hermione opina, encore un peu perdue. L'idée d'affronter les autres, les enfants, ses parents, tout en simulant une vie qui n'était pas la sienne, la terrifiait. Et puis, il y avait Sirius. Ce Sirius qui semblait la connaître si bien, qui lui était si proche, mais avec qui elle ne partageait aucun des souvenirs qui les liaient aujourd'hui.

« On va y arriver, tous les deux, reprit-il, doucement. Je ne te laisserais pas seule. »

Elle chercha ses yeux, chercha ce réconfort dans la certitude tranquille qu'il affichait. Une chaleur inattendue naquit dans sa poitrine. Peut-être que, malgré l'absurdité de la situation, elle pourrait y arriver avec lui ?

« Par quoi on commence ? demanda-t-elle avec un sourire hésitant.

- Eh bien, commençons par quelque chose de simple. Adhara a un talent inné pour les bêtises. Si elle te demande si elle peut aller chez ses grands-parents en balai, la réponse est toujours non, quoi qu'elle te dise, » plaisanta-t-il.

Hermione ne put s'empêcher de rire devant sa tentative de le détendre.

Au moins ils étaient d'accord sur ce point. Sirius l'observa, un peu rassuré. Hermione se reprit après quelques instants, essuyant une larme au coin de son œil.

«Plus sérieusement, reprit Sirius, et le plus simple aussi : tes parents. Tu sais déjà qu'ils sont très proches des enfants, surtout depuis leur retour d'Australie. Ils adorent passer du temps avec Adhara et Regulus. Je crois même qu'ils gâtent un peu trop Regulus, mais tu trouves ça adorable, alors... »

Hermione sourit en imaginant ses parents en grands-parents affectueux. Cela semblait si loin de ses préoccupations d'avant, mais étrangement naturel dans ce contexte. Puis, un détail la frappa.

« Ils sont revenus en Angleterre ? »

Sirius hocha la tête.

« Oui, il y a quelques années. Depuis que tu leur as annoncé ta première grossesse en vérité. Ils ne se voyaient plus vivre aussi loin de toi et de leurs petits-enfants. Ils sont très présents. Ces quelques jours, ce sont eux qui ont proposé de prendre les enfants.

- C'est gentil de leur part, mais... je ne sais même pas comment agir avec eux maintenant.

- Eh bien, pas de panique. Ils ne remarqueront rien si tu restes toi-même. Ton toi d'aujourd'hui est très proche de ce que tu es devenue. »

Hermione appréciait le soutien, mais une petite voix intérieure ne cessait de murmurer qu'elle allait finir par se trahir. Une pensée la traversa soudain.

« Et... pour Molly et Arthur ? »

Sirius se mit à rire doucement.

« Molly te considère comme sa fille Hermione. Rien n'a changé. Adhara et Regulus sont ses petits-enfants comme James et Lily.»

Hermione déglutit face aux prénoms des deux ainés de Harry et Ginny. Cela elle l'avait retenu et c'était aussi incroyable que totalement probable.

«Elle trouve que tu es une excellente mère, poursuivit Sirius, et elle dit souvent que tu as réussi à mettre du plomb dans ma cervelle.»

Hermione esquissa un sourire. Elle savait Molly assez critique par rapport à Sirius avant son passage derrière le voile.

« Et les autres enfants Weasley ? » questionna-t-elle, sentant les informations s'emmêler dans son esprit.

Sirius sourit.

« Oh, tu ne vas pas pouvoir tous les retenir d'un coup, mais c'est simple, tous les Weasley sont devenus parents. Percy a deux filles. Il est marié. Audrey, sa femme, est adorable. George a un fils, Fred, en l'honneur de... tu sais. »

Un frisson de nostalgie traversa Hermione en entendant le nom de Fred. Bien sûr, elle savait ce que la guerre avait coûté, et elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment George avait réussi à surmonter la perte.

« Et Ron... Luna ? demanda-t-elle enfin, une pointe de curiosité dans la voix.

- Ron et Luna sont heureux ensemble. Je crois que Luna adoucit pas mal le caractère de Ron. »

Il marqua une pause, comme s'il mesurait ses mots.

« Je ne veux pas que tu te sentes obligée de cacher ce que tu ressens, Hermione. Je sais que ça doit être déroutant pour toi, tout ce changement. »

Elle le remercia d'un regard, même si elle n'était pas prête à admettre combien ses émotions étaient mélangées à cet instant.

« D'accord, reprenons. J'ai l'impression d'être à Poudlard la veille d'un examen crucial, » plaisanta-t-elle pour alléger l'atmosphère.

Sirius eut un sourire malicieux.

« Ne t'inquiète pas, tu réussiras brillamment comme toujours. »

Elle prit une gorgée de thé pour rassembler ses pensées.

« Et les enfants ? Comment... comment je dois agir avec eux ? »

Sirius s'adoucit à cette question, son regard s'assombrissant de tendresse.

« Avec eux, il n'y a rien de plus naturel. Adhara te ressemble énormément. Elle est observatrice et très maligne. Elle voit tout, et elle a ton côté curieux. Quant à Regulus, il est encore petit, tu n'as pas trop à t'inquiéter. Il te réclamera surtout pour manger ou avoir de l'affection, comme tout bébé. »

Hermione hocha lentement la tête. L'idée de deux petits êtres dépendant d'elle, aimant une version d'elle-même qu'elle n'était pas encore prête à comprendre, la rendait à la fois anxieuse et étrangement protectrice.

« Ça va aller, murmura Sirius, posant une main rassurante sur son épaule. Tu n'as pas à tout comprendre d'un coup. »

Elle opina, pas convaincue malgré tout. Mais elle n'avait pas le choix.

«Et si tu te préparais ? Ensuite je te ferai un tour de la maison. Beaucoup de choses ont changé ici et puis, il vaut mieux que tu sois familière avec les lieux.»

Hermione se reprit et lui rendit son sourire encourageant.

«Oui, tu as raison, dit-elle en se levant.

- Je débarrasse le petit-déjeuner, signifia Sirius. Ne t'inquiète pas. La salle de bain est attenante à notre chambre. Tes affaires sont dans l'armoire près de la baie vitrée. Tu veux que je vienne.»

Hermione se sentit rougir et hésita avant de nier.

« Non, c'est bon, je vais me débrouiller. »

Sirius hocha la tête, un sourire rassurant flottant sur ses lèvres.

« Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis juste là. »

Hermione esquissa un sourire en réponse.

« Merci, Sirius. »

Elle se détourna rapidement et se dirigea vers leur... vers sa chambre, essayant de ne pas penser à ce mot, « notre ». À peine eut-elle passé la porte qu'elle fut frappée par l'élégance et la chaleur de la pièce. Une grande baie vitrée laissait entrer la lumière douce du matin, offrant une vue magnifique sur une forêt dense et calme. Les rayons du soleil se déversaient sur le sol en bois clair, illuminant la chambre.

Hermione avança lentement dans la pièce, détaillant chaque élément avec une sorte de fascination distante. C'était leur chambre. À elle et Sirius. Ce constat lui donnait presque le vertige. Un espace qui aurait dû lui être familier, mais qui lui semblait étranger, chaque meuble, chaque détail évoquant une vie qu'elle n'avait pas encore vécue.

Elle se dirigea vers l'armoire, comme Sirius le lui avait indiqué. Ouvrant doucement les portes, elle découvrit une garde-robe parfaitement organisée. Ses vêtements, apparemment, ou du moins ceux de cette version d'elle-même. Ses doigts parcoururent les étoffes, des tissus doux et confortables, des robes élégantes, des tenues plus décontractées. Elle tomba même sur une robe de soirée particulièrement magnifique, ce qui la fit se figer un instant. Une vie sociale, des sorties en couple… avec Sirius.

Le poids de tout cela commençait à s'accumuler, à presser contre sa poitrine. Elle inspira profondément, essayant de se calmer. Un pas à la fois, se dit-elle. Elle devait prendre le contrôle de la situation, et non l'inverse.

Elle choisit une tenue simple – un jean et un pull confortable, tout ce qu'il y a de plus pratique – et se dirigea vers la salle de bain attenante. En entrant, elle fut agréablement surprise par l'atmosphère paisible de l'endroit. Une grande baignoire trônait au centre, encadrée par des plantes en pot, et une douce odeur de lavande flottait dans l'air.

Hermione se prépara rapidement, son esprit s'égarant de temps à autre, imaginant comment elle et Sirius partageaient cet espace. Elle se surprit à se demander à quoi ressemblait leur quotidien ensemble, à quel point ils avaient pu être complices dans cette nouvelle réalité. La pensée la fit frissonner, mais elle chassa ces réflexions pour l'instant.

Une fois prête, elle sortit de la salle de bain, ses cheveux encore légèrement humides. Sirius l'attendait dans la cuisine, un sourire tranquille sur le visage.

« Tout va bien ? demanda-t-il doucement.

- Oui... je pense.»

Hermione tenta de sourire à son tour.

«Parfait. Alors, suis-moi. Je vais te montrer la maison. »

Ils descendirent ensemble le grand escalier, Sirius prenant soin de lui indiquer les détails importants. La maison était immense, un mélange de confort moderne et d'éléments plus anciens, rappelant l'héritage des Black. Mais là où elle s'attendait à trouver des traces de l'oppression qu'elle avait connue auparavant lorsqu'elle avait visité le Manoir ou même au 12 Square Grimmaurd durant son adolescence, elle découvrait un espace bien plus chaleureux.

« Voici le salon principal, dit Sirius en ouvrant les portes d'une grande pièce lumineuse. C'est là qu'on passe la plupart de nos soirées avec les enfants. »

Hermione jeta un coup d'œil à la pièce. Un grand canapé en velours, des étagères pleines de livres, des jouets dispersés ça et là. Elle s'approcha de la cheminée, où des photos magiques étaient soigneusement alignées. Elle s'arrêta sur une photo d'Adhara jouant dans le jardin, éclatant de rire. Son cœur se serra un instant. Ces enfants... ses enfants.

Sirius se plaça à ses côtés, observant les photos avec elle.

« Ils t'adorent, tu sais. Regulus te réclame dès qu'il se réveille. Et Adhara... elle adore t'imiter.»

Hermione sentit une vague d'émotion la submerger. Elle inspira profondément, essayant de garder son calme.

« Je vais faire de mon mieux, Sirius, » murmura-t-elle, un léger tremblement dans la voix.

Sirius posa une main sur son bras, la chaleur de son geste la rassurant immédiatement.

Hermione tourna son regard vers lui, reconnaissant cette promesse dans ses yeux gris. Sirius avait changé. Celui qu'elle avait devant elle n'était plus le rebelle qu'elle avait connu avant son passage dans le voile. Il n'était plus non plus le Sirius en convalescence dont elle prenait soin. Il avait clairement repris son rôle au sein de la famille Black, elle avait vu sa chevalière à son doigt et surtout, il était un homme de famille maintenant, un pilier pour elle et leurs enfants. Et, pour la première fois, elle réalisa à quel point cette version de lui lui plaisait.

Ils poursuivirent la visite, et plus Hermione découvrait la maison, plus elle se rendait compte du soin apporté à chaque détail. Des murs autrefois sombres et oppressants du manoir Black, il ne restait plus rien. Chaque pièce dégageait désormais une atmosphère chaleureuse, entre meubles en bois clair et touches de couleurs douces. Les tapis moelleux sur les sols, les rideaux légers laissant passer la lumière naturelle… C'était un véritable foyer, bien loin de l'austérité à laquelle elle s'était préparée.

« On a fait pas mal de travaux quand on s'est installés, expliqua Sirius en ouvrant la porte d'une pièce qu'elle n'avait pas encore vue. Voici ton bureau. »

Hermione entra dans la pièce, surprise par sa taille. Un grand bureau en acajou occupait le centre, couvert de piles de parchemins, de livres ouverts et de quelques plumes. Des étagères encombrées tapissaient les murs, débordant de grimoires et de dossiers magiques.

« C'est ton repaire, continua Sirius, amusé. Tu passes des heures ici, à plancher sur des affaires pour le Ministère ou à préparer tes interventions pour le Magenmagot. Parfois, il faut presque te traîner hors de la pièce pour que tu prennes une pause. »

Hermione sourit doucement, touchée par l'ironie de la situation. Même dans cette version de la réalité, elle semblait rester fidèle à elle-même, toujours plongée dans son travail, cherchant à faire la différence. Cela la rassurait, d'une certaine manière.

« Ça me ressemble, oui, » murmura-t-elle en effleurant du bout des doigts la surface du bureau.

Sirius se rapprocha et désigna un cadre photo posé non loin. Hermione le prit entre ses mains et découvrit une photo d'eux deux, serrés l'un contre l'autre, souriants. Le cadre magique montrait des moments où ils se lançaient des regards complices, riant de quelque chose dont elle ne se souvenait pas. Voir ces versions heureuses d'eux-mêmes la troubla encore plus.

« Tu avais l'air de t'amuser, remarqua-t-elle, mi-taquine, mi-mélancolique.

- Ça, c'est le jour où on est parti en vacances ensemble pour la première fois. »

Il eut un sourire nostalgique.

Elle l'observa, ses mots résonnant en elle, et lui rendit son sourire.

Ils quittèrent le bureau et Sirius la guida vers une autre pièce, plus petite cette fois. En ouvrant la porte, Hermione sentit une bouffée d'air frais. C'était une véranda, donnant sur un vaste jardin. Elle imaginait facilement Adhara et Regulus jouer ici, insouciants.

« C'est ici qu'on passe du temps en famille, surtout en journée, dit-il doucement. On adore s'y installer pour le goûter ou quand Adhara veut nous montrer un de ses spectacles», sourit-il, ses yeux pétillants de tendresse.

Hermione se laissa bercer par cette image paisible, essayant de s'imaginer dans cette vie.

Sirius l'observa en silence pendant quelques instants, la laissant s'imprégner de cette vision tranquille du jardin. Il savait que tout cela devait être accablant pour elle, et il cherchait un moyen de la détendre, de l'ancrer un peu plus dans cette réalité étrange.

« Je commence à avoir un peu faim, pas toi ? lança-t-il finalement avec un sourire en coin. Je peux préparer quelque chose pour le déjeuner, si tu veux. »

Hermione sortit de ses pensées et cligna des yeux, se tournant vers lui. Elle ne s'était même pas rendu compte que la matinée avançait déjà. Son estomac gronda légèrement, lui rappelant qu'elle n'avait pas mangé depuis le petit-déjeuner.

« Oui, bonne idée, répondit-elle. Mais… tu cuisines ? » demanda-t-elle, une note de surprise dans la voix.

Sirius éclata de rire, un éclat sonore qui résonna agréablement dans la pièce ensoleillée.

« Quoi, tu penses que j'ai besoin d'une elfe de maison pour tout faire ?

- Non, c'est juste que… je ne t'imaginais pas vraiment en cuisinier, c'est tout.

- Eh bien, figure-toi que je suis plutôt doué. »

Il lui adressa un clin d'œil avant de se diriger vers la cuisine, Hermione sur ses talons. Il fallait dire que le Sirius dont elle prenait soin tenait à peine debout tout seul bien sûr qu'il n'allait pas cuisiner. Mais c'était vrai qu'il avait parfois commenté les plats qu'ils mangeaient dans sa chambre, reconnaissant les épices utilisées. Elle se souvint de ces moments presque avec nostalgie, des souvenirs heureux. C'était vrai que prendre soin de Sirius lors de ces dernières semaines avait été plus simples. Il avait récupéré assez d'énergie pour retrouver sa bonne humeur qui semblait le caractériser et les taquineries qui allaient avec. Voir ce Sirius là si taquin et tendre à la fois lui fit dire qu'elle ne le connaissait que peu au final. Elle esquissa un sourire en pensant qu'il valait pourtant la peine d'être connu.

Une fois arrivés dans la cuisine, Sirius ouvrit un placard et sortit quelques ingrédients simples : du pain frais, des légumes, et ce qui ressemblait à du fromage de chèvre ainsi que des herbes aromatiques.

« Rien de trop compliqué, mais c'est toujours meilleur quand c'est fait maison, non ? » dit-il en commençant à trancher des tomates et à disposer les ingrédients sur le plan de travail.

Hermione le regardait faire, surprise de le voir préparer le repas avec la force de l'habitude.

« Tu veux m'aider ? demanda-t-il, jetant un coup d'œil par-dessus son épaule. Je te laisse le reste des légumes et les herbes, si tu veux bien. »

Hermione acquiesça, un peu soulagée de pouvoir se rendre utile. C'était une tâche simple, presque mécanique, et cela lui permettait de se concentrer sur quelque chose de tangible, plutôt que sur la montagne d'émotions et de questions qui l'assaillaient. Elle lava rapidement les légumes et les herbes, puis commença à les couper.

Le silence entre eux n'était pas pesant, mais confortable. Loin de la tension des conversations précédentes, ce moment partagé dans la cuisine était presque normal, banal… et cela faisait du bien.

« Alors, qu'est-ce qu'on mange d'habitude ? » demanda Hermione.

Sirius sourit en disposant les tranches de pain sur une planche.

« Rien de trop sophistiqué. On aime bien les repas simples et les vendredis soir c'est quiche. Ça Adhara y tient. Elle t'aide à chaque fois d'ailleurs. C'est un peu votre moment à vous deux. Elle a son petit tablier et tout. »

Hermione sourit à cette image.

« Elle aime cuisiner. Est-ce que ça vient de toi ou de moi ?

- Peut-être un peu des deux, répondit Sirius en haussant les épaules. C'est un mélange de nous deux, cette petite. Parfois, elle me fait penser à toi avec sa façon de réfléchir à tout, de vouloir comprendre chaque détail. Et puis, il y a des moments où je la retrouve dans des situations où elle a clairement suivi l'esprit des Maraudeurs,» rit-il, son regard perdu dans le lointain.

Hermione se sentit à nouveau touchée par cette description.

Ils terminèrent de préparer le déjeuner ensemble, et quelques minutes plus tard, ils étaient attablés avec des tartines garnies de légumes frais, de fromage fondant et de quelques herbes aromatiques. Le repas simple était pourtant délicieux, et le moment qu'ils partageaient, tranquille, leur fit du bien à tous les deux.

Sirius observait toujours Hermione, attentif à ses moindres gestes. Il pouvait sentir qu'elle était encore perturbée par ce qu'elle venait de découvrir, mais un peu plus détendue après leur déjeuner.

« Que veux-tu faire cet après-midi ?» demanda-t-il doucement.

Hermione prit une profonde inspiration.

« Honnêtement, je ne sais pas trop. J'ai l'impression qu'il me faut un peu d'air… peut-être sortir un peu ? »

Sirius sourit, comme s'il attendait cette réponse.

« Ça tombe bien. »

Il se leva et fit signe à Hermione de le suivre.

« Viens avec moi, j'ai une idée. »

Intriguée, elle se leva et le suivit à travers le manoir. Ils atteignirent bientôt une porte en bois sombre à l'arrière de la maison.

Sirius ouvrit la porte, révélant un chemin qui menait à l'extérieur, vers un sentier bordé d'arbres. Hermione sentit immédiatement l'air salin lui caresser le visage, frais et vivifiant. Elle entendit, au loin, le bruit apaisant des vagues s'échouant sur la côte. Il y avait un parfum de liberté dans l'air.

« Le manoir est proche de la mer, expliqua Sirius avec un sourire en coin. Tu adores t'y promener, et je me suis dit que ça pourrait te faire du bien de retrouver cet endroit. »

Ils marchèrent ensemble en silence pendant quelques minutes, longeant les dunes et les herbes hautes qui ondulaient sous la brise. Hermione se laissait imprégner par la quiétude du lieu, presque étonnée par le calme qui l'envahissait.

Finalement, ils arrivèrent en haut d'une petite colline qui surplombait une plage de sable fin, doré par le soleil de l'après-midi. En contrebas, les vagues léchaient doucement le rivage, et l'océan s'étendait à perte de vue.

« Alors, ça te plait ?» demanda Sirius, un brin taquin.

Hermione inspira profondément. La vue était splendide, apaisante.

« Oui, répondit-elle en un souffle. C'est magnifique ici. »

Elle jeta un coup d'œil à Sirius, touchée par son attention.

« C'est incroyable ici. »

Sirius sourit largement, satisfait de sa réponse.

« On y vient souvent avec les enfants. Adhara adore jouer dans le sable, et Regulus… eh bien, disons qu'il aime surtout sautiller dans l'eau quand on le tient. »

Hermione ne put s'empêcher de sourire à cette image.

« Tu veux qu'on descende ? proposa Sirius. Il y a un endroit un peu plus bas, plus isolé, où on pourrait juste s'asseoir et profiter du soleil. »

Ils descendirent doucement le sentier qui menait à une crique tranquille, où les rochers offraient un coin pour s'asseoir et observer la mer. Sirius s'installa sur une large pierre plate et Hermione vint s'asseoir à ses côtés.

Leurs jambes touchaient à peine le sable, tandis qu'ils laissaient leurs regards se perdre dans l'horizon.

« C'est ici qu'on vient parfois quand les choses deviennent trop compliquées, avoua Sirius d'une voix douce. Quand la vie au manoir devient étouffante, ou quand... tu as besoin de réfléchir, d'une pause »

Hermione le regarda du coin de l'œil.

« J'adore cet endroit. C'est très apaisant.

- C'est aussi ce que tu me dis», sourit-il en la regardant, un sourire tendre aux lèvres.

Puis, un silence tranquille s'installa entre eux. Hermione sentait le poids de tout ce qu'elle avait appris, mais ici, face à l'océan, tout paraissait soudainement plus supportable.

« Merci, murmura-t-elle après un moment. Merci de ton soutien. »

Sirius acquiesça doucement.

Et ils restèrent là, côte à côte, à écouter la mer, à laisser ce moment de calme leur apporter un peu de paix après le chaos de cette matinée.


Un sacré bouleversement pour Hermione ! Des idées du pourquoi du comment ? Quelles sont les hypothèses ? :D Et sinon dites moi ce que vous en pensez ! À la semaine prochaine !