Hello, la compagnie !
A défaut de vous donner le nouveau chapitre des Fils, je vous donne un petit chapitre du What If. C'est mon anniversaire aujourd'hui, et j'avais très envie de vous faire ce petit cadeau à cette occasion ! :)
Ce chapitre m'a beaucoup amusée et j'espère qu'il vous plaira ! Bonne lecture.
19 – Les fiches de Percy
03 septembre 1989
Heureusement, ou malheureusement, les cours ne commençaient pas dès le lendemain de leur rentrée. Elizabeth était partagée. Elle aurait aimé pratiquer la magie. Depuis le temps qu'elle patientait d'enfin être à Poudlard, c'était un peu injuste de devoir attendre encore tout un week-end. Elle n'avait qu'une hâte: être lundi pour commencer son cours de Sortilèges avec Fifi – professeur Flitwick. Elizabeth et les jumeaux l'appelaient toujours Fifi. Pas devant lui, il restait Filius – les adultes leur répétaient qu'il fallait garder un peu de respect. Ça allait être drôle et bizarre d'avoir toutes ces personnes qu'elle connaissait en dehors de Poudlard lui enseigner les cours. Elizabeth fronça un sourcil, ça ne changeait pas tellement de l'école des Phénix.
Hier, Elizabeth avait parcouru l'école avec ses camarades de maison: les jumeaux – bien sûr –, Lee Jordan, Angelina et Alicia. Au fil des heures, Elizabeth était persuadée qu'ils formeraient un très bon groupe d'amis. Elle les appréciait vraiment beaucoup. Ils étaient tous très drôles, même Alicia. Celle-ci était très discrète, mais elle avait toujours le bon mot au bon moment, ce qui la rendait d'autant plus drôle.
Au coin d'un couloir, les jumeaux, Lee et Elizabeth avaient réalisé leur première blague de l'année. D'un sortilège de lévitation – c'était trop facile –, ils avaient enchanté des fausses chauve-souris pour effrayer des Serpentard qui s'étaient moqué d'Alicia. Ils étaient persuadés qu'ils ne recommenceraient plus. Un de leurs prochains objectifs était de sympathiser avec Peeves pour des farces à venir au cours de leur sept années à Poudlard.
En fin d'après-midi, Elizabeth était allée sur le terrain de Quidditch avec Cedric et Flavius – le nouvel ami de Cedric. Elle en était émerveillée. Elle avait déblatéré pendant plusieurs minutes, se voyant déjà crouler sous les applaudissements de toute l'école. Elle avait si hâte d'être aux sélections. Malgré l'interdiction des première année de faire partie d'une équipe de Quidditch, Elizabeth était persuadée que Minerva ne pouvait lui refuser sa place. Elle était beaucoup trop forte pour ne pas avoir cette chance, ce serait une grosse perte pour les Gryffondor.
Son samedi avait été super chouette, contrairement à ce dimanche. Le temps lui paraissait long, très long. Les jumeaux et Lee étaient partis vagabonder dans les couloirs, ou partis chercher une quelconque farce à réaliser, Elizabeth n'en avait pas eu le cœur. Elle aurait pu rester avec Angelina et Alicia, mais une sensation étrange parcourait Elizabeth… Elle voulait juste avoir un peu de chez elle, des personnes proches. Cedric n'était pas dans la même maison, son parrain était rentré pour le traditionnel repas. Et elle… Elle était dans la salle commune des Gryffondor sans aucun repère.
Son ventre se tordait de penser à sa famille et au repas dominical, elle ne l'avait jamais raté! Et Elizabeth se sentait si seule. Elle enveloppa ses genoux contre sa poitrine, observant la salle commune des Gryffondor. Elle avait trouvé une chaise des tables d'études dans un coin de la pièce et se faisait discrète – ce qui n'était pas dans son habitude. Le nouveau numéro du Quidditch Times ouvert, elle n'en avait pas lu une ligne. Peu concentrée. Toutes les personnes autour d'elle l'impressionnaient. Les grands de septième année étaient si grands et bruyants. Ils prenaient toute la place devant la cheminée alors qu'elle s'y serait bien assise. A la maison, elle adorait s'asseoir sur le tapis et profiter de la chaleur des flammes. Là, Elizabeth craignait de subir un sort.
— Bonjour, Elizabeth.
Empoisonnée par ses pensées maussades, elle n'avait pas entendu arriver Percy. Il abaissa la tête pour la saluer et s'assit en face d'elle. Elizabeth lui sourit, Percy lui rendit. Percy n'était pas son Weasley préféré. Il était le moins drôle, il prenait tout au premier degré et il les sermonnait dès qu'il faisait une bêtise – même la plus petite microscopique des bêtises. Mais Percy avait toujours été gentil avec elle. Quand elle voulait du calme, Elizabeth savait qu'elle pouvait trouver refuge auprès de Percy. Tous les deux pouvaient discuter pendant des heures de lecture – pas sur le Quidditch. Elizabeth ne l'avouerait jamais devant les jumeaux – ou plus tard, peut-être –, mais elle appréciait la compagnie de Percy.
Aujourd'hui, il lui rappelait un peu la maison.
— Tu m'as l'air de mauvaise mine, remarqua Percy en replaçant ses lunettes aux écailles de dragon.
Elle se contenta d'hausser les épaules. Percy se moquerait d'elle si elle lui racontait. Comme ses parents lui diraient «ah! tu ne fais plus la maline!». C'était vrai, elle ne voulait juste pas l'entendre. Elizabeth détacha ses cheveux, libérant ses boucles blondes. Ainsi, elle déployait un beau rideau devant son visage.
— C'était dur aussi pour moi au début, révéla Percy.
— C'est vrai? s'étonna-t-elle.
D'un geste brusque – qui valut un regard de travers de Percy –, Elizabeth s'agenouilla sur sa chaise pour mieux le voir. Il la toisa et elle crut qu'il allait éclater de rire. Mais elle l'avait dit, Percy n'avait pas de second degré.
— J'avais hâte d'arriver à Poudlard pour me débarrasser de mes frères, soupira-t-il. Je voulais étudier et tout apprendre. Avoir du calme. Déjà, j'ai été déçu car Ewan et Joey sont ingrats. Ce n'est pas tout… Le bruit ambiant de la maison me manquait, mes frères et ma sœur aussi, papa et maman surtout. Ce n'était pas le même rythme. Je ne me faisais pas d'amis. Je craignais de ne pas trouver ma place et de détester Poudlard.
— Oh…
La culpabilité submergea Elizabeth. Jamais, elle n'avait pensé demander à Percy comment était Poudlard et s'il avait des amis. Elle était trop obnubilée par Bill ou bien à jouer au Quidditch avec Charlie. Elle se tritura la peau des ongles. Elle réalisa qu'elle n'était pas très gentille…
— Désolée, Percy…
— Oh, ce n'est pas grave! J'ai mis du temps à m'intégrer, mais je parle mieux à quelques filles de Gryffondor et aux Serdaigle de mon année. Et… Ce temps pour moi m'a permis d'observer toutes les personnes qui m'entouraient.
C'était curieux. Percy avait un discret sourire à la commissure de ses lèvres, un peu narquois – comme celui des jumeaux. Elle devait se tromper. Pourtant, elle sut que Percy lui tendait le balai. Peut-être qu'elle pouvait beaucoup apprendre aujourd'hui et pas qu'au niveau des cours…
— J'ai du mal à trouver ma place aussi, avoua-t-elle. J'ai l'habitude de connaître tout le monde ou que tout le monde me connaisse… Je… Tu pourrais m'en dire plus sur les élèves de l'école.
— Et tu réviseras parfois à la bibliothèque avec moi?
— Percy! s'outra-t-elle.
Il semblait qu'il était plus malicieux qu'il n'y paraissait. Elle rigola doucement alors que Percy évitait son regard, comme s'il avait honte. Elizabeth regarda autour d'elle. Les Weasley étaient sa famille, il n'était peut-être pas trop tard pour être gentille.
— On pourra lire ensemble aussi si tu veux.
Les cheveux roux de Percy vacillèrent comme le feu de la cheminée, ses yeux pétillèrent de surprise. Elle aurait au moins fait un heureux aujourd'hui.
— Je te prie de patienter!
Elizabeth aurait aimé lui dire qu'il n'avait pas besoin de prier quoi que ce soit ou qui que ce soit, mais Percy était déjà parti en courant – ce qui était plutôt rare, elle n'était même pas sûre de l'avoir déjà vu marcher vite. Bref, elle posa son magazine et passa sa main dessus pour être certaine qu'il ne soit pas corné.
De l'autre coin de la pièce, elle croisa le regard du garçon du Poudlard Express. Ce dernier retourna griffonner dans ce qui semblait être un carnet. Elizabeth aurait apprécié discuter un peu plus avec lui, mais le garçon lui lançait des éclairs avec les yeux à chaque fois qu'elle s'approchait. Tout le monde n'était pas sociable.
Des gros rouleaux de parchemins s'écrasèrent devant elle. Elizabeth recula, une œillade interrogatrice vers Percy. Il s'installa en face d'elle et commença à dérouler un des six rouleaux, d'où plusieurs parchemins se détachaient.
— Ici, je regroupe toutes les informations des septième année.
— Pardon?
— Les septième année actuelles, roula des yeux Percy. Chaque parchemin concerne un ou une élève. Au fil des jours et des observations, j'y annote des informations pertinentes.
La bouche d'Elizabeth s'ouvrait si grand qu'une meute de Billywig aurait pu y rentrer. Elle devait rêver, elle n'avait pas Perceval Ignatius Weasley devant elle. Elizabeth monta sur la table et pinça Percy.
— OUILLE! Que t'arrive-t-il? Et assieds-toi, donc! Ce n'est pas une posture adaptée!
— C'est bien toi! conclut Elizabeth.
— Bref, voici donc les septième année.
Avec sérieux, Percy énuméra chaque élève de chaque maison de chaque année. Elizabeth était étonnée qu'il en sache autant sur Poudlard. Il arriva à Charlie, puis Tonks (dont Percy avait un très mauvais avis hormis sa gentillesse) et Echo.
Au sujet des troisième année, Percy évoqua une certaine «Penny» qu'il avait vite corrigée en «Pénélope». Ses joues s'étaient teintées de rouge et Elizabeth avait porté une main à sa bouche.
— Tu sors avec elle?!
— Bien sûr que non! s'outra Percy en portant une main à son cœur. Je n'ai que treize ans, ce n'est pas de mon âge.
— Il faut bien des premières expériences.
— Elizabeth Lily Potter! Ton père ne serait pas ravi d'entendre un tel discours de ta part.
— Ce que mon père ne sait pas ne peut que lui faire du bien.
Percy fronça ses sourcils avec sévérité, il en rajoutait toujours! Elizabeth haussa les épaules et en vint au Gryffondor. Il fallait déjà qu'elle s'allie aux personnes de sa maison avant d'étendre son groupe aux autres – même si elle avait déjà quelques exceptions.
— Parle-moi des lions! décréta-t-elle en lui tendant les parchemins concernés.
Percy commença par les filles – dont Prudence qu'elle connaissait déjà très bien.
— Je suppose que tu n'as pas de parchemin sur toi? tenta-t-elle.
— Je me connais bien assez, il me serait inutile d'en tenir un parchemin.
Evidemment. Dommage. Elizabeth aurait plus qu'apprécié connaître en détails les petits secrets de Percy. Il lui donna un coup de parchemin sur la tête pour lui enlever cette idée de la tête – c'était lui qui l'avait dit. Il passa à Joey Becker et Ewan Roy, dont rien d'intéressant n'était à relever – hormis le fait qu'ils étaient des cancres, désorganisés, puants et regardaient de trop près les filles. L'avis de Percy était tranché, ce n'était donc pas la priorité d'Elizabeth.
— Et Olivier Dubois.
Les yeux d'Elizabeth s'écarquillèrent quand elle réussit à lire – à l'envers – le nombre de fois où le mot Quidditch était indiqué. Percy pivota et désigna discrètement le garçon du Poudlard Express. Elizabeth plissa les yeux et écouta attentivement Percy.
— Dubois est plutôt calme. Il n'a pas d'ami, enfin pas à ma connaissance. Il n'est pas un très bon élève. Il est trop préoccupé à griffonner sur un carnet. La dernière fois, j'ai réussi à être assez près pour constater qu'il y notait des stratégies sur le Quidditch. Hmm… Que puis-je te dire d'autres? Il est ordonné, sportif, joue à longueur de temps sur sa maquette de Quidditch. Il est, bien sûr, le gardien de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Enfin, il l'était l'année dernière. Je doute que Charlie ait recours à un autre joueur, je l'ai entendu dire que Dubois était très prometteur et que ce serait du gâchis de ne pas l'avoir dans l'équipe. Si tu veux en savoir plus, tu devrais poser les questions à Charlie. En résumé, Dubois est un obsédé du Quidditch. Comme toi.
Elizabeth le provoqua d'un regard, elle n'avait rien demandé à son sujet. Percy poursuivit son discours, mais elle n'écoutait déjà plus. Non, elle ne pourrait pas interroger Charlie, il penserait qu'elle était amoureuse. Les Weasley effectuaient des relations bien trop vite – sauf Percy, il lui dirait qu'elle est trop jeune. Elle devrait se faire son propre avis.
— Au fait, Percy…, murmura-t-elle.
— Je suis tout ouïe.
— Merci de bien vouloir ne pas avoir un parchemin à mon sujet, déclara-t-elle sans le regarder.
— Et pourquoi ferais-tu exception, maintenant que je t'ai révélé mon secret? Personne n'en a connaissance, Elizabeth!
— C'est justement pour ça que tu ne le feras pas, si tu veux qu'il reste ton secret.
Ses yeux marron se portèrent sur Percy, un grave sourire insolent sur son visage – celui qu'Oncle Patmol lui avait pris. Percy demeura bouche bée et elle haussa les sourcils jusqu'à ce qu'il approuve.
— Promis.
— Promis aussi, alors. Tu veux qu'on lise un peu ensemble ce soir?
Le visage de Percy s'illumina à nouveau. Il rassembla ses parchemins et repartir dans le dortoir. Elizabeth, quant à elle, réouvrit son magazine. Les yeux levés sur Olivier Dubois qui n'avait pas bougé d'un millimètre.
Elle allait l'analyser, ses moindres forces et failles au Quidditch. Elizabeth devait savoir si Olivier Dubois ferait partie de son équipe ou non.
Alors... Ce chapitre vous a-t-il plu ?
J'ai découvert le secret de Percy en écrivant le What If, j'avoue ça aurait pu être drôle si j'avais placé quelques indices de ses observations dans les Fils ahah.
Ce chapitre du What If était pour moi l'occasion de donner un petit contraste à Elizabeth, et à quel point ça peut être difficile d'être loin de chez soi. Je voulais aussi montrer que Percy et Elizabeth s'entendent bien. Cela permettait aussi de développer ces petits aspects qui font que Percy aurait aussi pu être envoyé à Serpentard.
Et alors... m'sieur Dubois, dans la team d'Elizabeth ou pas ? ^^
Si vous avez d'autres choses à ajouter, n'hésitez pas.
A bientôt :)
