Je ne possède aucun des personnages de la série

Neal Caffrey détestait Keller parce qu'il était fou, dangereux et incontrôlable… et ce n'était pas ce qu'il s'apprêtait à lui dire qui allait changer son jugement à égard, et voilà qu'il ne lui reste plus que trois pour éviter un drame...

En espérant que cela vous plaise !

Bonne conférence

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


UNE RAISON DE SE MOTIVER

Chapitre 3

Neal prit une profonde inspiration et observa l'entrée de la banque. Son cerveau fonctionnait à toute vitesse, cherchant une solution pour sauver Peter et Elizabeth. Le temps pressait, mais il devait garder son calme.

- Coffre 247, lança Keller nonchalamment. Un petit paquet d'environ 20 centimètres sur 15. Assez léger.

Neal hocha la tête, son esprit déjà en train d'élaborer un plan. Il rajusta sa cravate et passa une main dans ses cheveux.

- Tu as une photo de l'objet ?

- Non. Mais crois-moi, tu le reconnaîtras quand tu le verras. Une petite boîte en bois sculpté, avec des incrustations d'ivoire. Un vrai petit bijou.

Neal serra les poings dans ses poches. Keller jouait avec ses nerfs, comme d'habitude. Il jeta un coup d'œil à sa montre - 11h45. Le temps filait.

- Je vais avoir besoin d'une distraction, dit Neal en scrutant l'entrée. Les caméras sont trop nombreuses pour que je puisse toutes les éviter.

- Je t'ai dit que c'était ton problème, ricana Keller, mais je suis curieux de voir comment tu vas t'en sortir.

Neal repéra un camion de livraison qui s'approchait de la banque. Une idée germa dans son esprit. Ce n'était pas parfait, mais c'était tout ce qu'il avait.

- Donne-moi ton téléphone, demanda-t-il à Keller.

- Pourquoi ?

- J'ai besoin de vérifier quelque chose.

Keller hésita un instant avant de lui tendre l'appareil. Neal fit défiler rapidement les dernières photos, cherchant un indice sur l'endroit où Peter et Elizabeth étaient retenus, mais Keller n'était pas stupide, il avait effacé toutes les images compromettantes.

Neal lui rendit le téléphone et traversa la rue d'un pas décidé. En entrant dans la banque, il remarqua immédiatement les deux gardes à l'entrée, les quatre caméras visibles, et le système de sécurité dernier cri. Dans d'autres circonstances, il aurait pris le temps d'étudier les lieux pendant des jours, mais là il n'avait pas le temps. Il y avait deux vies en jeu, deux vies qu'il ne pouvait pas perdre, qu'il refusait de perdre !

Il s'approcha du comptoir tentant de faire son sourire le plus charmeur malgré l'angoisse qui lui compressait la poitrine. La jeune employée leva les yeux vers lui.

- Bonjour, je suis James Morrison du service de maintenance. On m'a appelé pour un problème avec le système de ventilation.

La femme fronça les sourcils.

- Je n'ai pas été informée...

- C'est normal, la coupa Neal en sortant une carte professionnelle parfaitement contrefaite. C'est une intervention d'urgence. Apparemment, il y a un risque de surchauffe dans la salle des coffres.

Neal vit l'inquiétude traverser le visage de l'employée. Il savait qu'il jouait une carte risquée, la banque devait avoir ses propres techniciens de maintenance, mais il n'avait pas le choix.

- Je dois vérifier le tableau principal dans la salle des coffres, insista-t-il. Si on ne règle pas ça rapidement, vous risquez d'avoir des problèmes avec le système de régulation thermique.

L'employée hésita encore un instant avant de décrocher son téléphone. Neal sentit son cœur s'accélérer. Si elle appelait la sécurité, tout était fini. Peter et Elizabeth...

- M. Sanderson ? Il y a un technicien de maintenance pour la ventilation... Oui... D'accord.

Elle raccrocha et sourit à Neal.

- Le responsable arrive. Il va vous accompagner.

Neal hocha la tête, gardant son calme apparent malgré la tension qui montait en lui. Les minutes s'égrenaient, précieuses, irremplaçables. Dehors, il savait que Keller observait la scène, probablement en train de savourer son stress.

Le responsable arriva rapidement, c'était un homme d'une cinquantaine d'années à l'air préoccupé. Neal répéta son histoire de ventilation défectueuse, priant intérieurement pour que son mensonge passe. Il ne lui restait plus que deux heures pour sauver ses amis et il n'avait pas d'autre idée en tête… surtout que maintenant, il avait grillé son visage, plus personne ne le laisserait entrer s'il se faisait mettre dehors…