Je ne possède aucun des personnages de la série
Neal Caffrey détestait Keller parce qu'il était fou, dangereux et incontrôlable… et ce n'était pas ce qu'il s'apprêtait à lui dire qui allait changer son jugement à égard, et voilà qu'il ne lui reste plus que trois pour éviter un drame...
En espérant que cela vous plaise !
Bonne conférence
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
UNE RAISON DE SE MOTIVER
Chapitre 4
Le responsable examina attentivement la carte de Neal avant de hocher la tête de manière positive, ce qui allégea un peu la chappe de plomb sur les épaules du jeune homme.
- Suivez-moi, monsieur Morrison. La salle des coffres est par ici.
Tout en restant prudent, Neal emboîta le pas à M. Sanderson, notant mentalement chaque détail du parcours. Trois caméras dans le couloir principal, une porte sécurisée avec lecteur de badge, deux autres gardes patrouillant dans le secteur. La sueur commençait à perler dans son dos.
- Je le reconnais, le système de ventilation est assez ancien, expliquait Sanderson tout en marchant, mais nous n'avons jamais eu de problème jusqu'ici.
- C'est souvent comme ça, répondit Neal d'un ton professionnel. Les pannes surviennent sans prévenir. Heureusement que votre service de maintenance est réactif.
Au fond du couloir, ils arrivèrent devant la porte blindée de la salle des coffres. Neal observa Sanderson composer le code sans montrer qu'il le faisait et nota les chiffres : 5847. Puis, il scanna son badge et la lourde porte s'ouvrit dans un léger sifflement.
- Le tableau de contrôle est par là, indiqua Sanderson en désignant un panneau au fond de la salle.
Neal sortit sa mallette d'outils et commença à examiner le système, tout en repérant discrètement l'emplacement du coffre 247. Il était situé dans l'allée C, à hauteur d'épaule. Parfait.
- Je vais avoir besoin de quelques minutes, dit-il en ouvrant le panneau électrique. Il faut que je vérifie tous les circuits.
Sanderson acquiesça mais ne fit pas mine de partir. Neal se mordit la lèvre. Il devait trouver un moyen de l'éloigner.
À cet instant, une alarme stridente retentit dans le bâtiment. Neal sursauta, bien que ce fût exactement ce qu'il attendait. Le petit dispositif qu'il avait glissé dans la bouche d'aération de l'entrée venait de déclencher les détecteurs de fumée.
- Qu'est-ce que... commença Sanderson.
- Ça doit être lié au problème de ventilation, coupa Neal. La surchauffe a dû atteindre un niveau critique.
Le talkie-walkie de Sanderson grésilla.
- Monsieur, on a une alerte incendie au niveau de l'entrée principale. Les détecteurs de fumée se sont déclenchés.
Sanderson hésita, visiblement tiraillé entre son devoir de supervision et l'urgence de la situation.
- Allez-y, insista Neal. Je termine les vérifications ici. De toute façon, je ne peux pas sortir sans badge.
Le responsable hocha la tête et se précipita vers la sortie. Neal attendit de l'entendre refermer la porte avant de se mettre au travail. Il lui restait environ cinq minutes avant que quelqu'un ne réalise que l'alarme était une fausse alerte.
Il se dirigea rapidement vers le coffre 247, sortant de sa mallette un petit appareil électronique de sa propre conception. Le temps de crocheter la serrure lui parut interminable, chaque seconde comptant dans la course contre la montre pour sauver Peter et Elizabeth.
Enfin, le coffre s'ouvrit. À l'intérieur, comme Keller l'avait décrit, se trouvait une petite boîte en bois aux délicates incrustations d'ivoire. Neal la glissa dans sa mallette juste au moment où des voix se firent entendre dans le couloir. Son cœur battait la chamade. Il referma rapidement le coffre et retourna vers le panneau électrique, faisant mine d'effectuer des réglages. La porte s'ouvrit sur Sanderson, accompagné de deux agents de sécurité.
- Fausse alerte, annonça le responsable, sans doute un dysfonctionnement des détecteurs.
Neal hocha la tête, rangeant tranquillement ses outils.
- J'ai terminé ici aussi. Le système devrait maintenant fonctionner normalement.
- Je vous raccompagne, dit Sanderson.
Neal le suivit, la mallette à la main, conscient du poids de la boîte volée qui semblait peser une tonne. Chaque pas vers la sortie était une torture, chaque regard d'un employé une menace potentielle, mais il maintint son calme, son masque professionnel parfaitement en place.
Ce ne fut qu'une fois dehors qu'il permit à ses épaules de se détendre légèrement. Keller l'attendait toujours de l'autre côté de la rue, un sourire narquois aux lèvres.
- Alors, ce problème de ventilation ? Demanda-t-il quand Neal le rejoignit.
- Réglé, répondit sèchement Neal en lui tendant la boîte. Maintenant, dis-moi où sont Peter et Elizabeth.
Le sourire de Keller s'élargit.
- Patience, Caffrey. D'abord, vérifions que tu as bien fait ton travail.
Neal sentit son estomac se nouer. Il ne restait plus qu'une heure avant que l'oxygène ne commence à manquer dans le cube et Keller semblait prendre un malin plaisir à faire durer le suspense.
