Je ne possède aucun des personnages de la série

Neal Caffrey détestait Keller parce qu'il était fou, dangereux et incontrôlable… et ce n'était pas ce qu'il s'apprêtait à lui dire qui allait changer son jugement à égard, et voilà qu'il ne lui reste plus que trois pour éviter un drame...

En espérant que cela vous plaise !

Bonne conférence

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


UNE RAISON DE SE MOTIVER

Chapitre 5

Keller ouvrit la boîte avec des gestes presque cérémonieux, ses yeux brillant d'une lueur malsaine qui fit frissonner Neal. Il examina minutieusement le contenu avant de refermer le couvercle avec un claquement sec, sans lui montrer ce qu'elle contenait, mais Neal s'en fichait de toute manière, ce qui l'intéressait vraiment c'était de sauver Peter et Elizabeth…

- Parfait. Je dois admettre que tu n'as pas perdu la main, Caffrey.

- L'adresse, insista Neal, la voix tendue. Il ne leur reste plus beaucoup de temps et tu as ce que tu veux. Tu n'as pas besoin de les tuer pour rien.

- Tu crois ?

- Keller, ne joue pas avec moi.

Avec un rictus mauvais, Keller sortit son téléphone et lui montra à nouveau la vidéo. Peter et Elizabeth étaient toujours là, immobiles dans leur prison de verre. Neal remarqua que leur respiration semblait plus laborieuse, ou peut-être était-ce son imagination qui lui jouait des tours sous l'effet du stress.

- Tu sais, dit Keller en rangeant son téléphone, j'ai toujours admiré ta loyauté. C'est presque touchant de voir à quel point tu tiens à tes... amis…

Il cracha presque le dernier mot, comme s'il lui était désagréable. Neal serra les poings, luttant pour garder son calme.

- Tu as conscience qu'aucun d'eux ne ferait pas la même chose pour toi…

- Je t'ai donné ce que tu voulais, Keller. Maintenant, respecte ta part du marché.

- Oh, mais je vais le faire, répondit Keller avec un sourire qui n'atteignait pas ses yeux. Ils sont dans un entrepôt désaffecté au 1247 Riverside Drive. Tu vois, je suis un homme de parole.

Neal mémorisa l'adresse, calculant déjà le trajet le plus rapide pour y arriver. En taxi, il pourrait y être en moins de vingt minutes. Le temps pressait.

- Si tu mens...

- Pourquoi mentirais-je ? Le coupa Keller. Ce serait gâcher tout le plaisir. Non, ils sont vraiment là-bas. Dans ce cube étanche que j'ai fait spécialement concevoir pour l'occasion. Tu sais, j'ai beaucoup réfléchi à la manière de te faire payer notre dernière rencontre.

Neal fit un pas en arrière, mal à l'aise face au changement de ton de son interlocuteur. Le sourire de Keller était devenu plus dur, plus dangereux.

- Tu as ce que tu voulais, maintenant va-t'en, dit Neal en commençant à s'éloigner. Nous n'avons plus rien à se dire.

- Oh si, répondit Keller en le suivant. J'ai encore quelque chose à te dire. Tu sais ce qui est le plus drôle dans tout ça ?

Neal s'arrêta, son instinct lui hurlant que quelque chose n'allait pas. La ruelle où ils se trouvaient était déserte, les bruits de la ville semblant soudain très lointains.

- Le plus drôle, continua Keller en sortant lentement quelque chose de sa veste, c'est que tu vas mourir en sachant exactement où ils sont, mais sans pouvoir les sauver.

Neal vit l'éclat métallique du pistolet et son sang se glaça. Son esprit lui criait de courir, mais ses jambes refusaient de bouger.

- Keller, ne...

- Tu sais, l'interrompit Keller en levant son arme, j'ai longtemps hésité sur la façon de procéder. Je voulais quelque chose de spécial, qui te ressemble. Quelque chose d'élégant, mais finalement, parfois les méthodes classiques sont les meilleures.

Neal fit un pas en arrière, cherchant désespérément une issue.

- Tu n'as pas besoin de faire ça. Tu as ce que tu voulais. Tu pourras me tuer si tu veux, mais laisse-moi les sauver.

- Ce que je voulais ?

Keller laissa échapper un rire qui fit courir un frisson glacé le long de la colonne vertébrale de Neal.

- Ce que je voulais, c'était te voir ramper. Te voir supplier. Te voir perdre cet insupportable air suffisant que tu as toujours eu. Et maintenant, ce que je veux, c'est te regarder mourir en sachant que tes précieux amis vont te suivre dans quelques heures.

Neal vit le doigt de Keller se crisper sur la détente. Dans un dernier réflexe, il plongea sur le côté au moment où la détonation déchirait l'air...