Chapitre 9 : Le Message Caché

La salle de conférence du QG de Vought était plongée dans une obscurité discrète, uniquement éclairée par la lumière des écrans. Les données satellites affluaient en temps réel sur plusieurs moniteurs, chacun affichant des images de la jungle amazonienne. La tension dans l'air était palpable, alors que les différents chefs de département échangeaient des regards furtifs, attendant l'arrivée du directeur exécutif, Stan Edgar.

D'un pas mesuré, Stan Edgar entra dans la pièce, son regard impassible scrutant les visages de ses subalternes. Il savait que la découverte de Hector Benoit, ou "Hulkzilla", comme il avait été surnommé, représentait un tournant crucial dans l'histoire de Vought. Le gouvernement américain commençait à montrer des signes d'inquiétude, et cela rendait la situation encore plus délicate.

Le général Williams, représentant du Pentagone, se tenait droit près de l'écran principal. "Nous avons localisé le sujet dans une région recouverte de jungle dense", commença-t-il, montrant un point lumineux sur l'image satellite. "Le problème, c'est qu'aucune de nos unités ne peut accéder à cette zone sans risquer une détection immédiate par l'ennemi ou un échec total de l'opération.

Stan Edgar s'avança, posant une main sur le rebord de la table. "Ce n'est pas un problème, général. Si vous laissez Vought gérer cette opération, nous pourrons neutraliser cette menace rapidement et discrètement. Nos ressources sont bien plus adaptées à ce genre de situation."

"Mais vous ne parlez pas de neutralisation ici," rétorqua Williams. "Vous voulez dire que vous allez envoyer des supers pour traquer un autre super, et ce sans supervision gouvernementale ? Nous parlons d'une créature capable de causer une catastrophe d'ampleur mondiale."

Un sourire en coin apparut sur les lèvres de Stan Edgar. "Le monde a besoin de solutions extraordinaires pour des menaces extraordinaires. Vous savez aussi bien que moi que vos soldats, même les mieux entraînés, ne sont pas prêts à affronter quelque chose de cette ampleur."

La tension monta d'un cran dans la salle. Le général garda le silence un moment avant de reprendre, l'air grave. "Très bien. Mais si cette opération échoue, ce sera sur vos épaules."

Stan Edgar acquiesça, en gardant son calme habituel. "Vought n'a jamais échoué dans des situations de cette importance. Laissez-nous gérer cela, et je vous assure que la créature sera soit capturée, soit éliminée avant même que le public n'en sache rien."

Les ordres furent donnés, et la machine de Vought se mit en marche. Des équipes de surveillance et des drones allaient bientôt converger vers la jungle amazonienne pour traquer Hector. Le gouvernement, de son côté, n'avait pas d'autre choix que de laisser Vought poursuivre l'opération, tout en gardant un œil vigilant sur leurs actions.

Butcher, assis à l'arrière d'un bar londonien délabré, tapotait nerveusement son verre de whisky. Le liquide ambré reflétait la lumière tamisée du bar, tandis que son esprit, toujours en alerte, attendait une confirmation de son contact. Cela faisait des jours qu'il n'avait aucune nouvelle, et le silence ne faisait qu'attiser sa frustration. Puis, un faible clignotement sur son téléphone attira son attention. Un message crypté venait d'arriver, son contact à la CIA avait enfin des informations.

Butcher parcourut rapidement les lignes. Les mots "Amazonie", "super puissant", et "impliqué dans l'incident de Golfech" sautèrent immédiatement à ses yeux. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. "Hulkzilla", pensa-t-il. Ce surnom grotesque l'amusait presque, mais il savait pertinemment qu'il avait trouvé exactement ce qu'il cherchait : une arme capable d'abattre le Protecteur.

La CIA, ou plutôt certains agents dissidents au sein de l'agence, le soutenaient discrètement dans ses efforts pour traquer et neutraliser les supers. Ils avaient accès à des informations que même les meilleures ressources de Butcher ne pouvaient obtenir. Il leur avait donné quelques pistes sur Hector Benoit, et il semblait que ses efforts avaient enfin payé.

Il envoya un message en retour, demandant plus de détails sur l'emplacement précis d'Hector dans la jungle amazonienne. Les quelques informations qu'il avait reçues suggéraient que Vought était également sur sa trace, mais cela ne le préoccupait pas outre mesure. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il jouait au chat et à la souris avec la multinationale.

Butcher leva les yeux de son écran et prit une gorgée de whisky. Il savait exactement ce qu'il devait faire. Il ferma les yeux un instant, réfléchissant à la meilleure approche pour capturer ou, du moins, manipuler Hector. Hulkzilla était la clé pour abattre le Protecteur, il n'en doutait plus. Et Butcher ne reculerait devant rien pour atteindre cet objectif, quitte à sacrifier quelques innocents en chemin.

Pendant ce temps, dans la jungle profonde de la Guyane française, Hector marchait lentement, ses pensées en proie à une tourmente intérieure. Depuis des semaines, il fuyait, cherchant désespérément à brouiller les pistes. Chaque déplacement était calculé, chaque pas plus prudent que le précédent. La jungle, avec son manteau dense de végétation, offrait une protection relative, mais il savait que ce n'était qu'une question de temps avant que ses poursuivants, qu'ils soient de Vought ou d'ailleurs, ne le trouvent.

Il ressentait une fatigue écrasante, à la fois physique et émotionnelle. Il se sentait isolé, perdu dans une mer de feuilles et de lianes, coupé du reste du monde. La solitude pesait lourdement sur lui, mais ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait seul avec ses pensées. La jungle, aussi impitoyable soit-elle, offrait un silence que Hector avait appris à apprécier. Mais ce silence devenait parfois assourdissant, le renvoyant à ses propres démons, à cette créature qui sommeillait en lui, toujours prête à refaire surface.

Hector ne pouvait s'empêcher de repenser à ce qu'il avait appris sur Vought, sur le Composé V, sur la manière dont il avait été transformé en cette monstruosité. Cette vérité le consumait peu à peu, rendant chaque pas dans la jungle plus lourd que le précédent. Son esprit oscillait entre la rage et la désolation, entre l'envie de se venger et celle de simplement disparaître.

Pour brouiller les pistes, Hector avait parcouru des kilomètres chaque jour, se rapprochant peu à peu des zones les plus reculées de la Guyane française. Il savait qu'il devait continuer à se déplacer, à rester hors de portée des drones et des satellites qui, il en était certain, cherchaient à le localiser. Chaque jour était une lutte pour ne pas céder à la bête en lui, pour ne pas se transformer à nouveau en Hulkzilla. Mais cette lutte devenait de plus en plus difficile à mener, et Hector commençait à douter de sa capacité à tenir le coup.

Arrivé au fin fond de la Guyane française, Hector avait trouvé un petit village isolé. Il était usé, fatigué par ses déplacements incessants dans la jungle, mais il savait que s'arrêter ici pour envoyer un message était nécessaire. À quelques kilomètres à peine, il avait repéré un petit café-restaurant doté d'une connexion internet rudimentaire. C'était risqué, mais c'était sa seule chance d'envoyer le message qu'il avait longuement préparé dans sa tête. IL ne voulait utiliser la connexion satellite quand dernier recours, de peur que cette adresse IP soit surveillée plus tard.

l pénétra dans le café, salua rapidement le propriétaire, un vieil homme à l'accent créole, et s'installa discrètement à une table près d'une prise de courant. Il ouvrit l'ordinateur qu'il avait trouvé lors de son exploration précédente, celui récupéré dans l'épave de l'avion, et brancha le chargeur qu'il avait bricolé à partir de la batterie de l'avion. Sa connexion était lente, très lente, mais suffisante pour faire ce qu'il avait à faire.

Les mains tremblantes, il ouvrit un nouvel e-mail. Chaque mot qu'il tapait lui semblait plus lourd que le précédent. Il n'avait pas signé par son nom, bien sûr. Il ne pouvait pas prendre le risque d'être reconnu. À la place, il se contenta d'une simple formule : DT 4 Hen17.6MeV.

C'était la fusion nucléaire…

Hector se souvint alors de ses années universitaires, de ce moment précis où la fusion nucléaire était devenue bien plus qu'une simple théorie abstraite dans les manuels. Assis au fond de la salle, entouré d'étudiants tout aussi passionnés que lui, il écoutait attentivement son professeur expliquer la formule. Les symboles mathématiques inscrits au tableau semblaient alors représenter une sorte de perfection, une harmonie scientifique qui avait le pouvoir de transformer la matière. À cette époque, la science était tout ce qu'il avait. C'était son échappatoire, sa bulle de sérénité dans un monde qui exigeait de lui des choses qu'il ne pouvait pas offrir.

Dans cette salle de classe, cependant, Hector n'était plus le fils défaillant ou le jeune homme sans pouvoirs. Il était un étudiant brillant, un futur ingénieur qui trouvait refuge dans la complexité des équations et la rigueur des sciences physiques. La fusion nucléaire, en particulier, avait éveillé en lui une passion ardente, peut-être parce que, comme lui, elle représentait un équilibre fragile entre destruction et création.

Hector se souvenait du jour où il avait posé une question au professeur sur la possibilité d'exploiter cette formule de manière pratique, non pas pour détruire, mais pour construire un monde meilleur. « Si nous pouvions maîtriser une énergie aussi puissante, ne pourrions-nous pas révolutionner la manière dont nous alimentons notre planète ? » avait-il demandé avec enthousiasme. Le professeur avait souri, impressionné par l'acuité de la réflexion d'Hector. « C'est précisément ce que nous tentons de faire, Benoit. Mais n'oubliez jamais, la puissance que nous contrôlons ici est à double tranchant. La fusion, mal exploitée, peut aussi bien créer que détruire. »

À l'époque, cette réponse avait nourri les rêves d'Hector. Il s'était juré de devenir un pionnier dans le domaine de la fusion nucléaire, de découvrir un moyen d'utiliser cette énergie pour le bien de l'humanité. Mais avec le recul, il comprenait désormais que ces rêves avaient été naïfs, presque enfantins. La réalité était bien plus sombre. Il était devenu un monstre de fusion, une abomination née de la science, mais utilisée par des mains avides de pouvoir.

Il se remémorait ces soirées passées à la bibliothèque universitaire, plongé dans ses études, fuyant la réalité de la maison familiale où ses parents ne cessaient de lui reprocher son absence de pouvoirs. Dans cet environnement, il avait trouvé une paix temporaire, une illusion de contrôle. Mais maintenant, tout ce qu'il voyait dans cette formule, c'était le reflet de ce qu'il était devenu. Une force de destruction.

Hector soupira en rouvrant les yeux, l'esprit empli de souvenirs douloureux. Le temps où il croyait pouvoir changer le monde avec des équations était révolu. Aujourd'hui, il était la fusion incarnée, mais pas celle qu'il avait rêvée.

Retour à la réalité, Hector espérait que Victoria Neuman fasse le rapprochement ou qu'elle ferait les recherches nécessaires pour comprendre. Elle pourrait peut-être l'aider à trouver un antidote, quelque chose pour l'empêcher de se transformer en Hulkzilla à nouveau. Il ne demandait pas la lune, juste une réponse à une question qui le rongeait depuis des semaines : Existe-t-il un antidote au Composé V ?

Il hésita un moment avant de cliquer sur "Envoyer". Et si c'était une erreur ? Si Neuman se jouait de lui comme tous les autres ? Mais il n'avait plus vraiment le choix. Rester caché dans la jungle n'était plus une option. Il devait agir, et cette femme, bien qu'elle soit une politicienne, semblait être sa meilleure chance. D'une main tremblante, il envoya le mail. Puis, sans attendre de voir si la connexion avait bien fonctionné, il referma l'ordinateur, le glissa dans son sac à dos et quitta rapidement le café.

Hector savait qu'il devait se remettre en mouvement. S'il restait trop longtemps, il risquait d'être localisé. Il retourna dans la jungle, espérant que la densité de la végétation suffirait encore une fois à le dissimuler des yeux numériques de ses poursuivants.

De l'autre côté du globe, Victoria Neuman travaillait tard dans son bureau, comme à son habitude. Sa campagne pour révéler la vérité sur Vought était en cours, mais elle savait que cela nécessitait de la patience et des stratégies bien pensées. Elle jonglait entre les alliances politiques, les manœuvres médiatiques, et les réunions à huis clos.

Son ordinateur clignota discrètement lorsqu'un nouveau message arriva dans sa boîte mail. D'abord, elle ne prêta pas attention, mais quelque chose dans l'objet du mail attira son regard. C'était inhabituel, presque cryptique. Elle cliqua dessus et ouvrit le message.

DT 4 Hen17.6MeV

Une formule mathématique. Victoria fronça les sourcils et prit quelques secondes pour analyser ce qu'elle voyait. Elle connaissait suffisamment de science pour reconnaître qu'il s'agissait de la fusion nucléaire, mais pourquoi cette formule ? Et qui lui envoyait cela ? Elle pianota rapidement sur son clavier, effectuant des recherches complémentaires. La formule de fusion nucléaire lui rappela un rapport qu'elle avait lu il y a peu de temps concernant l'incident de Golfech.

En recoupant les informations, la vérité la frappa de plein fouet. Hector Benoit, l'homme surnommé "Hulkzilla", lui avait envoyé ce message. Un homme qui, selon ses sources, était responsable de la destruction massive en France. L'excitation la gagna rapidement. Elle se redressa dans son siège, sentant son cœur s'emballer.

Elle savait que cet homme représentait bien plus qu'une simple menace. Il était aussi une opportunité. Mais elle devait jouer prudemment. Elle réfléchit à une réponse appropriée, quelque chose qui l'amènerait à la contacter sans pour autant éveiller ses soupçons.

Victoria Neuman se tenait debout près de la fenêtre de son bureau, les mains croisées derrière son dos. Le bureau était plongé dans une semi-obscurité, seulement éclairé par la lueur des réverbères de la rue en contrebas. Elle réfléchissait à toute vitesse, jouant avec les possibilités que ce message lui offrait. Elle savait que l'homme qui avait envoyé ce mail cherchait quelque chose de plus qu'une simple réponse scientifique. Il voulait une solution. Un antidote, peut-être. La question qu'il posait, sur le Composé V, résonnait avec ses propres préoccupations.

Mais Victoria n'était pas du genre à donner des réponses facilement. Elle comprenait la position précaire d'Hector. L'homme fuyait, il se cachait, il cherchait désespérément à reprendre le contrôle de sa vie. Et elle, elle pouvait lui offrir cette illusion... ou l'utiliser à son avantage. C'était exactement le type d'opportunité qu'elle attendait. Elle ne devait pas se précipiter, ni montrer trop de zèle. Si elle jouait bien ses cartes, elle pourrait transformer cette rencontre virtuelle en une alliance. Une arme potentielle, ou du moins, un levier contre Vought.

Elle s'assit à son bureau, tapant lentement une réponse. Chaque mot devait être soigneusement choisi. Elle devait donner suffisamment d'espoir pour maintenir l'intérêt d'Hector, sans en révéler trop sur ses propres intentions.

Elle écrivit :

« Cher Monsieur,

Votre question est des plus intéressantes. Je crois pouvoir vous fournir quelques réponses, mais il est impératif que nous parlions de vive voix. Il s'agit d'une question délicate, et je suis certaine que nous pourrions trouver un terrain d'entente.

Je vous garantis la plus stricte confidentialité. Dites-moi quand et où nous pourrions nous rencontrer en toute sécurité.

Avec mes salutations distinguées,

Victoria Neuman »

Elle savait que cela suffirait. Ce genre de promesse, de respect calculé, allait convaincre Hector de sortir de l'ombre. Elle espérait simplement que ses ambitions n'attireraient pas trop vite l'attention de Vought. Pour l'instant, chaque mouvement devait être discret, chaque pas pesé avec soin.

Elle cliqua sur "Envoyer", puis se leva à nouveau, ses pensées toujours tournées vers cette créature qu'elle allait peut-être manipuler à sa guise. Si elle jouait bien, elle pourrait non seulement affaiblir Vought, mais peut-être aussi rallier une arme vivante à sa cause.

Pendant ce temps, Butcher venait de recevoir la confirmation qu'il attendait. Ses contacts à la CIA lui avaient fourni une localisation approximative : Hector avait été repéré quelque part en Amazonie. C'était la piste dont il avait besoin pour passer à l'action.

Assis dans une chambre d'hôtel miteuse, Butcher étalait des cartes et des dossiers sur la table devant lui. Son esprit fonctionnait à plein régime. Il savait que pour capturer ou manipuler Hector, il allait devoir être plus rusé que Vought, et plus rapide. Le Protecteur n'était pas encore impliqué dans cette chasse, mais ce n'était qu'une question de temps avant que la situation devienne incontrôlable. Butcher devait agir vite.

Il pianota sur son téléphone, appelant Frenchie et M.M. « J'ai une piste.». Sa voix était calme, mais chaque mot transpirait la détermination. Il n'y avait plus de place pour l'hésitation. Hector Benoit était la clé de sa guerre contre les supers, et Butcher n'allait pas la laisser lui échapper.

Hector reçoit la réponse de Victoria Neuman

Dans les profondeurs de la jungle, Hector s'était installé dans une petite clairière, loin des sentiers battus. La chaleur moite de la forêt amazonienne pesait lourdement sur lui, chaque souffle d'air semblait chargé d'humidité, comme s'il était en permanence enveloppé dans une couverture invisible. Il avait trouvé un endroit où il pouvait se connecter sporadiquement à Internet grâce à une antenne bricolée qu'il avait récupérée sur l'épave de l'avion. Le signal était faible, mais suffisant.

Après plusieurs jours d'attente et de doute, il ouvrit à nouveau l'ordinateur et vérifia ses mails. À sa grande surprise, un message de Victoria Neuman l'attendait.

Il lut lentement, chaque mot lui semblant peser plus lourd que le précédent. Neuman avait répondu, et pas n'importe comment. Elle voulait le rencontrer. Cela lui semblait à la fois risqué et intrigant. Pourrait-elle réellement l'aider ? Ou était-ce un piège comme il en avait déjà vu tant d'autres ?

Hector ferma les yeux un instant, réfléchissant à ce qu'il devait faire. D'un côté, il savait qu'il ne pouvait pas continuer ainsi, à fuir et à se cacher. Sa vie dans la jungle n'était pas tenable à long terme, et la créature en lui ne resterait pas toujours silencieuse. Mais d'un autre côté, s'exposer à Neuman était dangereux. Il ne savait pas de quel côté elle se trouvait vraiment, ni quelles étaient ses véritables intentions.

Il se leva, marchant en cercles dans la petite clairière, ses pensées tourbillonnant dans sa tête. Il se remémora le jour où il avait découvert la vérité sur le Composé V, où tout ce qu'il croyait savoir avait été détruit. Depuis, il ne faisait plus confiance à personne, et pour cause. Vought l'avait utilisé, manipulé, et avait transformé sa vie en cauchemar. Il n'allait pas se laisser manipuler à nouveau. Mais il devait prendre une décision.