Normalement, l'age gap est censé être adulte. Je fais une entorse, pour une fois, mais rassurez-vous, y'a pas de relation sexuelle explicite dans celui-là. Je n'avais pas d'idée et j'avais besoin d'un peu de douceur. Bonne lecture ;-)
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Jour 18_Age gap
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Charlie se précipita sur Tonk qui attendait l'ouverture de la Grande Salle, agrippa sa main et continua à courir vers l'infirmerie.
— Qu'est-ce qu'il te prend ? demanda-t-elle essoufflée lorsqu'ils s'arrêtèrent devant la porte entrebaillée.
Il lui adressa un sourire malicieux et se pencha à son oreille en pointant la salle.
— Il y a un sorcier-garou !
— Quoi ?
— Chhhhht !
— Mais qu-
La porte s'ouvrit avec fracas.
— Qu'est-ce que vous faites-là, tous les deux ? s'exclama Poppy Pomfresh les sourcils froncés. Les Deuxième Année ne sont pas censés être à l'étude dans la Grande-Salle, à cette heure-ci ?
Charlie, du haut de son mètre cinquante-trois, ne se laissa pas démonter.
— Elle se sent pas bien !
Ils regardèrent tous les deux Tonks qui fronça un sourcil. Il lui lança un regard explicite.
— Elle a mal au ventre ! Un truc de fille, sûrement, exagéra-t-il encore d'un air dégoûté.
Tonks lui envoya un coup de poing dans l'épaule. L'infirmière leur adressa une moue désabusée, jeta un coup d'oeil rapide à l'intérieur et soupira.
— Bon. Vous pouvez entrer, Nymphadora.
— Tonks !... Charlie peut rester ?
Madame Pomfresh secoua la tête, affligée, mais les poussa à l'intérieur de l'infirmerie. Elle obligea l'adolescente à s'asseoir sur un des lits et lança des sorts de détection.
Un énorme fracas retentit rapidement dans le bureau de la maîtresse des lieux et ils bondirent tous trois d'un même mouvement.
Un jeune homme émergea, la baguette tendue vers la pièce qu'il quittait, probablement en train de ranger le bazar qu'il venait de provoquer. Il se redressa et darda sur les présents un étrange regard ambré qui laissa les deux plus jeunes bouche-bée.
Le sorcier était immense, couvert de cicatrices, et vêtus des vêtements les plus grunges qu'ils n'avaient jamais vu. Ses boots terreuses avaient probablement fait la guerre, son jean était déchiré à tellement d'endroits qu'on se demandait comment il tenait encore, sa veste en laine était trouée et le t-shirt à l'effigie d'un obscur groupe de métal qu'il portait en dessous était informe.
Tonks agrippa le poignet de Charlie et essaya de communiquer avec lui par la pensée. Elle sentait ses pommettes rougir et son coeur battre la chamade. Il était si beau qu'elle avait l'impression de sentir des papillons dévorer ses entrailles.
— Je suis encore désolé Poppy, s'excusa l'inconnu d'une voix profonde et éraillée.
Je ne vous dérange pas plus. Je vais y aller.
— Non. Remus. Vous ne bougez pas d'ici. Nymphadora vou-
— Tonks !
— Oui, oui, c'est ça. Hum. Vous allez parfaitement bien, Nymphadora. Filez d'ici ! Tous les deux.
Elle les poussa vers la sortie et leur claqua la porte au nez.
Charlie attrapa les mains de Tonks et rapprocha leur visage. Il s'exclama, excité.
— T'as vu ? C'est lui !
— Le sorcier-garou ?
— Oui !
Il sautillèrent sans lâcher leurs mains comme seuls deux enfants savent le faire.
— Il est trop beau !
— Oui !
— Remus… soupira Tonks.
— Remus, confirma Charlie. Même son nom est sexy, non ?
— Je vais l'épouser, un jour !
Charlie éclata de rire, crocheta son bras et se dirigea vers le parc.
— Raconte-moi ça ! Je veux tout savoir !
