Auteur: Lady Zalia

Type: Post-Poudlard. Aventure, Romance. Pairing [Harry/Drago].

Résumé du chapitre précédent: Harry et Drago décident de vivre leur relation au grand jour. Ginny se venge en annonçant l'information dans la presse et Lucius répudie officiellement son fils. Drago et Harry continuent de vivre paisiblement, sans se soucier de ce qui se passe en dehors de Poudlard, jusqu'à ce que Minerva McGonagall annonce que tous les professeurs vont être inspectés par des agents du Ministère…

Disclaimers: Alors ce chapitre est majoritairement écrit du point de vue de Harry. Parce qu'il s'est écrit comme ça et que quand je m'en suis aperçue, les étaient déjà écrits donc il était un peu trop tard pour changer. De toute façon, je ne vois pas comment Drago aurait pu raconter des événements dont seul Harry était témoin.


Chapitre 10

Harry avait saisi la nouvelle avec un certain effroi. Ça lui avait pris plusieurs mois à se sentir enfin à l'aise dans son quotidien de professeur et il doutait encore fréquemment de lui. Enseigner à des élèves n'était pas aussi simple que d'enseigner à un groupe de camarades volontaires et enthousiastes. Certains élèves n'aimaient pas la Défense contre les Forces du Mal, d'autres n'aimaient simplement pas étudier et d'autres encore étaient des descendant ou sympathisants de Mangemorts et lui vouaient une rancune tenace. Autant de raisons qui faisaient qu'une inspection pouvait virer au cauchemar, sans compter que Drago était persuadé que cette idée était signée Lucius Malefoy.

Bien décidé à affronter cette nouvelle épreuve comme le courageux Gryffondor qu'il était, il avait mis toutes les armes de son côté. Après tout, Minerva lui avait bien assuré que l'inspecteur n'irait jamais prendre la décision de le renvoyer à moins d'une faute grave, il n'avait donc aucune raison d'angoisser…

L'inspectrice était une vieille sorcière à l'air de vautour du nom d'Henrietta Werner. Son chapeau était si gris et poussiéreux qu'il semblait recouvert de toiles d'araignées, quant à son visage, son teint cireux et son nez crochu lui donnaient des airs de Severus Rogue au féminin.

Elle était arrivée avant même la première heure de cours pour observer sa salle de classe, et si Harry n'en avait pas été averti par un elfe de maison, il aurait sans doute braqué sa baguette sur elle sous le coup de la surprise.

- Bonjour madame Werner.

Il s'était avancé vers elle pour lui serrer la main, mais celle-ci l'avait dévisagé de haut en bas avec une grimace de mépris.

- Monsieur Potter…

Harry laissa retomber sa main le long de son corps, comme si de rien n'était.

- Nous allons commencer avec une classe de 3e année. Nous étudions aujourd'hui les Pitiponks.

Contrairement aux goules qui étaient des créatures pensantes, les Pitiponks étaient juste des esprits maléfiques qui n'avaient pour seul activité que d'attirer les voyageurs vulnérables dans des pièges mortels comme des marécages ou des marnières. Ils s'attaquaient le plus souvent aux moldus ou aux enfants mais ne représentaient aucun danger pour un sorcier confirmé.

Harry se souvenait bien du cours de Remus Lupin à ce sujet et avait opté pour une approche similaire. Un Pitiponk était enfermé dans une cage en verre, à peine visible du fait de la lumière allumée.

Il avait prévu de faire dessiner un schéma aux élèves et de leur faire recopier un paragraphe, puis de les faire s'entraîner à lancer le sortilège "Pointe au Nord" pour apprendre à se repérer.

Il avait présenté ses cours de la journée à Neville et Drago et chacun d'entre eux l'avait aidé à tout peaufiner. Il avait les deux groupes de 3e année le matin, puis il avait les élèves de 6e et de 7e année l'après-midi avant la réunion de débriefing. Pour chacun de ses cours, il avait préparé un temps de leçon et un temps de pratique magique, ainsi les 6e années allaient étudier les spectres de la mort et le sortilège de mutisme tandis qu'il comptait aborder les Détraqueurs et le sortilège du Patronus avec les 7e années. Tout était censé se dérouler sans accroc, mais lorsqu'il vit l'inspectrice libérer le Pitiponk en plein milieu du 2e cours, il sut que les choses n'allaient pas être aussi faciles qu'il ne l'avait escompté.

Les deux élèves de 3e année qui se trouvaient le plus proche du bocal avaient hurlé et s'étaient levés de leur chaise en faisant tomber leurs livres et encriers dans la précipitation tandis que plusieurs autres avaient sorti leur baguette.

Harry s'empressa de jeter un Sonorus sur sa gorge.

- SILENCE ! Il n'y a aucun risque alors calmez-vous !

Son cri eut le mérite de faire s'immobiliser ses élèves qui restèrent néanmoins debout, cherchant du regard le Pitiponk qui s'était échappé.

- Monsieur, il est invisible ! Il peut être n'importe où !

- Miss Saxby, la panique est l'ennemi de la raison. Réfléchissez. Quels sont les modes d'attaque du Pitiponk ?

La jeune Gryffondor garda le silence, et ce fut un autre élève qui leva la main.

- Ils attirent leur victime dans un piège !

- Tout à fait. Que peut-on préciser de plus à propos de leur mode de vie ?

- Ils sont actifs que la nuit ?

- C'est ça. 10 points pour Gryffondor. Pour l'heure, je peux vous assurer que le Pitiponk est probablement déjà loin. Ils sont capables de se faufiler dans de minuscules interstices puisque leur corps est fait de fumée et leur lanterne n'est qu'une illusion. Puisque nous sommes à Poudlard et qu'il n'y a ni marécage, ni trou dans le sol, il va probablement attendre la nuit pour rejoindre la Forêt Interdite, vous n'avez donc aucune crainte à avoir.

- Mais monsieur, des fois on va dans la Forêt Interdite pour le cours de botanique !

- Et je suis persuadé que le professeur Londubat est parfaitement à même de vous protéger lorsqu'il vous y emmène. Mais dans le cas contraire, vous allez tous vous montrer particulièrement assidu dans l'apprentissage du sortilège de Pointe au Nord, n'est-ce pas miss Frazer ! Rasseyez-vous maintenant pour terminer d'écrire la leçon.

Le reste de la séance se déroula sans accroc et lorsque midi sonnèrent enfin, Harry poussa un soupir de soulagement. La première partie de la journée était passée. Restaient les 4 heures de l'après-midi. Encore devait-il s'estimer heureux qu'il n'avait pas 6 heures comme les autres jours…

Madame Henrietta Werner déjeunait bien évidemment à la table professorale, mais Harry n'avait vraiment aucune envie de manger en sa compagnie, et ils s'étaient donné rendez-vous avec Neville et Drago dans les appartements du botaniste.

Neville était déjà en train de mettre la table de quelques coups de baguette, et s'y Harry s'installa avec un soupir à faire s'écrouler un mur.

- À ce point-là ?

- J'attends que Drago arrive pour vous raconter. Je crois qu'il a raison, cette vieille peau-de-vache a été envoyée par son père pour me faire renvoyer.

Son ami lui servit une Bièraubeurre et Drago émergea bientôt de la cheminée avec 3 pizzas moldues encore chaudes.

- Messieurs, voilà le repas !

Harry s'empressa de débarrasser son petit ami avant de l'embrasser, et tous trois se mirent à table. Sans surprise, lorsque Harry raconta l'épisode du Pitiponk, les deux autres furent scandalisés.

- Cette harpie mérite de prendre une retraite anticipée. Elle est complètement sénile. Heureusement que tu n'as pas prévu de présenter de créatures aux élèves cet après-midi.

- J'ose espérer qu'elle n'aurait pas été jusqu'à libérer un spectre de la mort dans une salle de classe. Il y aurait probablement eu des morts.

- Et on t'aurait reproché d'avoir amené une telle créature dans l'école malgré le risque qu'elle représentait. Il est plus prudent de faire de la théorie avec une cinglée pareille.

Drago s'appuya sur le dossier de sa chaise avec un air pensif.

- Elle reste cette nuit au château pour inspecter demain Elora Danan, n'est-ce pas ?

- Oui. Les deux nouveaux professeurs passent en premier. Mais j'imagine qu'Elora ne risque pas grand-chose. Je ne connais pas son emploi du temps, mais à moins de se faire bordéliser par une classe, elle n'aura rien à lui reprocher.

- Je pense qu'il vaut mieux tout de même la prévenir. Imagine qu'elle métamorphose un élève pour vérifier qu'elle soit capable de l'inverser ? Ou qu'elle transforme l'un des objets du cours en quelque chose de dangereux ?

Harry leva un sourcil circonspect.

- Si elle a vraiment été envoyée par ton père pour me nuire, elle n'a aucune raison d'être aussi vindicative avec Elora. Mais bon, j'irais lui en toucher un mot ce soir. La pauvre stresse déjà tellement…

Drago afficha un sourire mauvais.

- En tout cas, si elle s'en prend directement à toi cet après-midi, j'en fais mon affaire…

Neville secoua la tête.

- Tu ne penses tout de même pas à l'empoisonner ! Tu serais immédiatement suspecté !

- Je ne suis pas stupide, voyons ! Minerva ne tolérerait pas qu'on lui fasse du mal. Mais un petit sortilège de confusion mêlé de Veritaserum et nous pourrions avoir l'aveu de sa partialité.

Harry fit la moue.

- Ne prends pas de risque pour quelque chose d'aussi stupide. Si ça se trouve, ton père ne lui a même pas parlé de nous et s'est simplement arrangé pour qu'on tombe sur l'examinatrice la plus aigrie de tout le Ministère.

Il termina sa Bièraubeurre de quelques gorgées tandis que Neville envoyait les cartons se consumer dans la cheminée.

- Bien, messieurs, il est temps de retourner au travail. Bon courage et bonne chance pour la suite de ton inspection, Harry. Drago, à ce soir. Merci pour les pizzas !

Ils se séparèrent et Harry regagna sa salle de classe, s'efforçant de lutter contre l'habituelle somnolence liée à la digestion. Il avait d'autant plus besoin de rester pleinement conscient pour désamorcer les éventuels pièges que la vieille inspectrice allait lui tendre…

Les cours de 6e et 7e année rassemblaient les élèves des 4 maisons qui avaient obtenu leur BUSE en Défense contre les Forces du Mal et avaient choisi de continuer la matière pour les ASPIC, c'étaient donc des étudiants motivés et intéressés.

En 6e année, les préfets de la plupart des maisons étaient présents à son cours et si quelques-uns n'étaient pas aussi actifs qu'Harry l'aurait espéré, le cours était suffisamment stimulant pour que même les plus dissipés soient, un minimum, attentifs.

- Les spectres de la mort, aussi appelés Banshees en Irlande, sont des créatures assez mystérieuses, encore craintes par de nombreux sorciers adultes. Elles sont classées comme des esprits par le Ministère de la Magie, et ne sont donc pas vivantes à proprement parler. Quelqu'un peut-il me dire quelles autres créatures entrent dans cette catégorie… Oui miss Overcliff ?

- Les fantômes ?

- Exact, quoi d'autre. Monsieur Battista ?

- Les non-êtres comme les Détraqueurs et les Épouvantards.

- Très bien. 5 points pour Serpentard et 10 points pour Gryffondor. Et bien que vous sachiez tous déjà que les fantômes sont parfaitement inoffensifs, ce n'est pas du tout le cas des Détraqueurs et Épouvantards.

- Monsieur, et Peeves, c'est un fantôme ?

- Depuis le temps que vous êtes ici, vous devriez savoir que Peeves est un esprit frappeur, aussi appelé Poltergeist. C'est un esprit lui aussi, mais contrairement aux fantômes, il est sensible à certains sortilèges et maléfices. Mais revenons à notre sujet. Le cri des banshees peut rendre fou, assommer ou même tuer ceux qui l'entendent. Une potion d'hilarité permet de les tuer, mais puisque vous n'allez pas vous promener constamment avec tout un stock de potions dans votre sac, le plus simple pour les rendre inoffensives est encore un sortilège de mutisme. Vous allez donc vous entraîner deux par deux à vous lancer ce sortilège à tour de rôle. D'abord à haute voix, puis en informulé. Je vous rappelle que la formule, que vous devriez déjà tous maîtriser, est "Silencio".

- Monsieur ? Si on peut la tuer avec une potion d'hilarité, est-ce qu'un sortilège de chatouillis ne fonctionnerait-il pas sur un spectre de la mort ?

Harry ne put réprimer un sourire face à la question de son élève.

- C'est une théorie intéressante miss McPhail. Je suppose qu'il faudrait faire l'expérience, mais en situation réelle, je ne saurais que trop vous conseiller de vous en tenir aux techniques éprouvées.

- Monsieur, est-ce que Vous-Savez-Qui avait des Banshees dans son armée ?

- Pas que je sache. Il avait déjà des Inferi qui lui obéissaient parfaitement. Les Banshees sont des créatures à l'intellect assez limité et ne représentent pas un si grand risque pour des sorciers entraînés, sans compter qu'elles auraient pu toucher ses propres troupes. Il est cependant possible de les apprivoiser, comme l'a montré Celestina Moldubec avec son cœur de Banshees. Maintenant fini les questions. Je veux tous vous voir en activité, et le seul mot que je dois entendre est "Silencio".

Harry était plutôt fier de lui. Il avait appris ses notes par cœur en prévision de son inspection, et songeait que si Hermione avait été présente, elle-même n'aurait sans doute pas pu faire mieux.

L'inspectrice n'avait pas prononcé un mot depuis le matin, se contentant de prendre des notes. Le Survivant l'avait surveillé du coin de l'œil, mais elle n'avait pas tenté quoi que ce soit d'autre.

Lorsque les élèves de 6e année quittèrent la salle de classe, il s'autorisa un soupir de soulagement. Plus que 2 heures de cours avant l'entretien. Il s'attendait déjà à ce qu'elle lui casse du sucre sur le dos, mais il n'y avait aucune raison que le cours suivant se passe mal. Les Détraqueurs et le sortilège du Patronus étaient quasiment sa marque de fabrique au point que même lorsqu'il était Auror, le professeur Brindlemore, son prédécesseur, avait fait appel à lui pour faire une démonstration aux élèves.

Les élèves de 7e année arrivèrent à l'heure, en rang calme. Certains avaient déjà leur livre entre les mains. Leurs professeurs ne cessaient de leur rappeler que les ASPIC avaient lieu dans 6 mois et la plupart d'entre eux étaient revenus des vacances de Noël avec un sérieux et une motivation renouvelés.

Harry les avait avertis lors de la séance précédente du sujet du cours, ainsi que de la présence d'un inspecteur du Ministère, ainsi aucun d'entre eux ne fut surpris en pénétrant dans la classe. Il avait projeté près du tableau une silhouette grandeur nature de Détraqueur et préparé une petite interrogation écrite de début d'heure.

- Bonjour à tous. Dépêchez-vous de vous installer et sortez de quoi écrire. Comme je vous l'ai annoncé la semaine dernière, nous allons commencer par un petit questionnaire pour vérifier que vous avez correctement révisé. Vous remarquerez que la 1e question est presque un cadeau.

Il jeta un coup de baguette en direction du tableau noir et les questions qu'il avait préparées s'affichèrent comme si elles étaient écrites par une main invisible.

1 : Quelles sont les caractéristiques physiques d'un Détraqueur ? (Décrivez le aussi précisément que possible)
2 : Comment sont-ils classés par le Ministère de la Magie ? Citez au moins une autre créature appartenant à la même famille ?

3 : Quels sont les pouvoirs d'un Détraqueur ? (Sur les êtres vivants et sur son environnement)

4 : Quel est le nom et la formule du sortilège permettant de repousser un Détraqueur ?

Les élèves se mirent au travail dans un bruissement de plumes et de parchemin tandis que Harry restait positionné derrière son bureau pour les surveiller. Une bonne trentaine de minutes plus tard, il ramassa toutes les copies d'un nouveau coup de baguette et commença son cours sur le Patronus.

- Bien. Si vous les avez oubliées, je vous rappelle donc les caractéristiques principales des Détraqueurs. Ils sont aveugles, ils se déplacent en volant, font environ 3 mètres de haut, ont des membres squelettiques et un trou sans lèvre en guise de bouche. Ils sont recouverts d'une cape noire à capuche et sont suffisamment intelligents pour comprendre notre langue et même communiquer. Ils sont classés comme "non-êtres" comme les Épouvanteurs. Leur principal pouvoir, et ce qui fait d'eux des créatures particulièrement dangereuses, est celui d'aspirer l'âme d'un être vivant en l'espace de quelques secondes, le laissant à l'état de coquille vide catatonique.

- Monsieur, ça veut dire quoi catatonique ?

- Ça veut dire que la victime est comme stupéfixée. Incapable de bouger, parler, boire ou se nourrir par elle-même. On considère que c'est un état pire que la mort, bien que très similaire. D'ailleurs, lorsque les prisonniers d'Azkaban étaient soumis au baiser du Détraqueur, la mort de l'enveloppe physique survenait quelques jours plus tard.

Quelques élèves grimacèrent à sa description mais le silence était religieux.

- Parlons maintenant des autres pouvoirs des Détraqueurs. Ils sont capables de produire un brouillard glacial, même en pleine canicule. Ils peuvent drainer votre joie de vivre et vos émotions positives par leur simple présence, et s'ils se retrouvent suffisamment proches, ils vous forceront à revivre vos pires souvenirs pour vous affaiblir. Auparavant, ces créatures étaient utilisées comme gardiens de la prison d'Azkaban, mais en juin 1996, ils ont décidé d'abandonner leurs postes et de rejoindre l'armée de Voldemort.

À nouveau, quelques élèves tressaillirent, et Harry eut la satisfaction de voir que ça avait aussi été le cas pour la vieille inspectrice.

- Suite à cela, le Ministère a décidé de ne plus employer de telles créatures, dont l'usage était déjà fortement décrié de par l'inhumanité de traitement que cela représentait pour les prisonniers d'Azkaban.

- Qu'est-ce que ça peut faire que les prisonniers soient au contact des Détraqueurs ? Il n'y a que les ex-Mangemorts et les assassins là-bas, non ?

Harry s'efforça de garder contenance, alors même qu'il avait envie de fusiller son élève du regard.

- Détrompez-vous monsieur Appleby. D'une part parce que des erreurs judiciaires sont possibles, et que des innocents peuvent être envoyés à Azkaban. D'autre part parce que les Détraqueurs n'ont jamais été parfaitement contrôlés, et que même une simple peine de plusieurs mois pouvait se transformer en une condamnation à mort si le prisonnier était trop fragile ou sensible au pouvoir des Détraqueurs. Mais c'est de toute façon de l'histoire ancienne. Chassés d'Azkaban, les Détraqueurs se sont réfugiés dans les lieux sombres et isolés, mais cela signifie qu'ils ne sont plus tenus en laisse, si je peux le formuler ainsi, et que vous pouvez en rencontrer de manière totalement fortuite. Voilà pourquoi il est extrêmement important que vous soyez tous capables de vous défendre en produisant le sortilège du Patronus, ce que nous allons travailler aujourd'hui et lors des prochaines séances.

Il fit une pause pour se permettre de reprendre son souffle et invoqua son propre Patronus d'un mouvement de baguette.

- Spero Patronum !

Sans surprise, l'apparition du majestueux cerf de lumière arracha des éclats admiratifs à plusieurs élèves qui semblèrent d'autant plus excités à l'idée de s'y exercer.

- Le sortilège du Patronus est considéré comme un acte de magie complexe, car il nécessite une concentration et un état d'esprit particulier pour le lancer. Pour la plupart des sorciers, il prendra la forme d'une brume argentée qui fera office de bouclier entre vous et le Détraqueur. Certains parviendront à produire un animal, qu'on considère généralement comme l'expression la plus pure de la magie d'une personne. Pour l'instant, vous allez tous vous concentrer pour trouver un souvenir particulièrement joyeux, ou une idée qui vous rend vraiment heureux. Fermez les yeux et essayez de visualiser cela précisément, puis tendez le bras devant-vous et entraînez votre gestuelle sans baguette. Je vais passer dans les rangs pour vous corriger si besoin.

La plupart des élèves fermèrent les yeux pour l'exercice et Harry saisit sa canne pour traverser sa salle de classe. Les recherches de Drago pour trouver un remède avançaient bien et il voyait les améliorations de jour en jour, mais il avait encore parfois besoin de sa canne pour s'aider, en particulier lorsqu'il voulait marcher vite ou que la fatigue de sa journée de cours se faisait ressentir.

Les élèves chuchotaient la formule à intervalles réguliers, c'est pour cela qu'il ne perçut pas tout de suite l'étrange sortilège murmurée par l'inspectrice. Elle avait attendu qu'il lui tourne le dos pour commencer à incanter, et lorsqu'il se tourna vers elle, ça avait été avant tout l'expression de son 6e sens qu'un mouvement conscient de sa part.

Henrietta Werner avait la tête penchée en arrière, comme si elle observait le plafond, mais ses lèvres ne cessaient de bouger. Elle avait gardé les bras le long du corps, baguette pointée vers le sac à ses pieds, et ce ne fut que lorsqu'une forme noire s'en échappa qu'Harry comprit que quelque chose de grave était en train de se passer.

Il sortit sa baguette, indécis quant à la réaction à adopter. Pour l'instant, la forme noire était en train de s'étendre au-dessus de leur tête, et personne ne semblait avoir remarqué quoi que ce soit. Les élèves qui avaient gardé les yeux ouverts étaient concentrés dans leur entraînement et regardaient devant eux, mais Harry se doutait que le calme n'allait pas durer…

Finalement, la choses fondit sur l'élève le plus proche de l'inspectrice, permettant au Survivant de l'identifier : Il s'agissait d'un Moremplis, une créature classée XXXXX par le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques, et il n'était pas question de le laisser faire la moindre victime.

Harry savait que le sortilège du Patronus était la seule chose capable de faire fuir un tel monstre, mais le laisser en liberté était bien trop dangereux dans un endroit aussi vaste que Poudlard. Il devait l'attraper coûte que coûte car sa réputation de professeur n'était pas la seule chose en jeu…

Les Moremplis étaient capable de se faufiler dans le plus petit interstice, puisqu'ils prenaient l'apparence d'un simple tissu noir, heureusement ils étaient primaires et attaquaient généralement les personnes endormies, du fait de leur lenteur. Harry jeta un Ebublio suffisamment grand pour enfermer la créature, mais son geste avait alerté plusieurs élèves qui se levèrent et s'éloignèrent dans un mouvement de panique général.

- MURK ! Allez chercher le professeur Malefoy avec son plus gros récipient ! Pucey, Battista, désarmez Madame Werner et attachez-là. Les autres, jetez un Ebublio pour renforcer ma bulle.

Ses ordres concis avaient eu pour mérite de faire réagir les différents préfets en chefs qui s'exécutèrent rapidement tandis que les autres élèves se rassemblaient derrière lui. Harry supposait que l'inspectrice devait être sous Imperium, car elle était restée immobile depuis son incantation et n'avait pas réagi lorsqu'il avait donné ses consignes. Sans doute le lanceur avait-il pensé qu'elle serait la première cible du Moremplis et n'avait pas jugé utile de lui ordonner quoi que ce soit d'autre…

Il serra les dents et renforça la puissance de son sortilège. Il n'envisageait pas une seule seconde de relâcher son enchantement, mais en obligeant les élèves à rester concentrés, cela évitait qu'ils ne paniquent et fassent n'importe quoi…

Drago arriva bientôt en compagnie de son élève et comprit la situation en un clin d'œil. Sans doute le préfet en chef de Serpentard lui avait expliqué à quelle créature ils avaient affaire, car il avait ramené le contenant parfait pour l'emprisonner. Il s'agissait d'une grosse jarre qui pouvait se fermer par un bouchon de liège et il la posa sur le sol avant de reculer de quelques pas.

Harry reprit la parole.

- Que tous les élèves reculent. Professeur Malefoy, puis-je recourir à votre aide pour contenir la créature ?

Drago avait déjà sorti sa baguette et se contenta d'un hochement de tête.

Les autres préfets annulèrent leur sort et Harry orienta sa propre bulle jusqu'à ce qu'elle rentre en contact avec le goulot de la jarre. Sans surprise, la créature se précipita à l'intérieur, pensant trouver une échappatoire au sortilège qui la contraignait. Drago fit léviter le bouchon et le scella magiquement sur le récipient, provoquant un soupir de soulagement général.

- Voilà une bonne chose de faite. Professeur Potter, ma classe m'attend. Vous m'expliquerez tout cela plus tard.

- Merci pour votre aide, professeur Malefoy. Vous avez été très efficace. Je vais m'assurer que le Moremplis ne sorte jamais d'ici.

Son petit ami quitta la salle de classe tandis qu'un des élèves levait la main.

- Monsieur ! Qu'est-ce qu'on fait d'elle ?

Harry jeta un coup d'œil à l'inspectrice toujours saucissonnée et soupira.

- Madame Werner a volontairement introduit et relâché une créature mortellement dangereuse au beau milieu d'une salle de classe. Cela n'est plus de mon ressort mais celui des Aurors. Monsieur Noke, allez chercher le professeur McGonagall s'il vous plaît. En tout cas bravo à vous tous, vous avez su garder votre calme et vous avez suivi mes consignes.

- Monsieur, du coup le cours est annulé ?

- Et bien, normalement il reste encore une heure, mais je suppose que compte tenu de la situation, je ne peux plus faire cours. Les Aurors ne vont pas tarder et je vais être obligé de leur faire mon rapport… Très bien, avant de partir, notez les devoirs pour le prochain cours. Vous allez me faire une rédaction sur le Moremplis. Je veux au moins 30 cm de parchemin, mais je vous rappelle qu'il est inutile d'écrire plus gros pour gagner de la place, ce sera l'exhaustivité de votre devoir qui comptera plus que la taille.

- Monsieur, ça veut dire quoi exhaustivité ?

- Ça veut dire qu'il faut dire tout ce qu'i dire, espèce d'idiot !

Harry leva les yeux au ciel.

- C'est exact, mais ça ne vous autorise pas à insulter votre camarade d'idiot. Ah, voilà le professeur McGonagall. Merci monsieur Noke. Je vous ai écrit les devoirs.

Minerva attendit que tous les élèves aient rangé leurs affaires et quitté la pièce avant de se tourner vers lui.

- Et bien, Harry, expliquez-moi donc ce qu'il s'est passé !

- Tout à l'heure, alors que je passais dans les rangs, madame Werner s'est mise à prononcer une incantation que je n'ai pas entendu. Quelques secondes plus tard, le Moremplis est sorti de son sac. Depuis, elle n'a plus dit un mot ni fait le moindre geste. J'ai l'impression qu'elle a été plongée sous Imperium. Tous les élèves sont témoins. Il faut prévenir les Aurors…

La directrice se pencha sur l'inspectrice et dissipa les liens qui la retenaient.

- Et bien, quelle histoire ! Finite Incantatem. Madame Werner… Henrietta… Est-ce que vous m'entendez ?

Malgré le sortilège, la sorcière du ministère était restée mutique et immobile, les yeux dans le vague. On aurait dit qu'elle était en état de choc.

- J'ai déjà vu ça. Ses agresseurs ont sans doute altéré sa mémoire pour l'empêcher de témoigner.

- Quels barbares ! Et bien il vaudrait mieux l'emmener à l'infirmerie. Je vais garder sa baguette et son sac. Je pense que vous êtes le mieux placé pour expliquer la situation à Dolly. Rejoignez-moi dans mon bureau dès que vous avez terminé. Pendant ce temps-là, je vais contacter monsieur Robards.

Harry la fit léviter en direction de l'infirmerie. Dolly Peterson poussa un cri en le voyant entrer.

- Bon sang, Harry, qu'as-tu fait !? Ce n'est tout de même pas l'inspectrice du ministère !

L'effroi manifeste de la médicomage faillit le faire éclater de rire.

- Si c'est elle. Mais enfin Dolly, tu ne crois tout de même pas que je l'aurais attaquée gratuitement ! Je crois que cette femme a été mise sous Imperium. Elle a lâché un Moremplis dans ma salle en plein milieu d'un cours. Heureusement que j'ai réussi à le capturer avant qu'il ne dévore un élève. On a jeté un Finite Incantatem, mais depuis elle ne réagit à rien. Elle semble en état de choc et sans doute sa mémoire a été altérée… Minerva est en train de prévenir les Aurors. Je dois aller la rejoindre…

- Bon, allonge-là sur le lit. Je vais essayer de lui donner un philtre calmant, mais elle va sans doute finir à Sainte-Mangouste. Pauvre femme…

Harry quitta la pièce et s'empressa de rejoindre le bureau de la directrice.

La tête de Gawain Robards, le chef du bureau des Aurors, était dans le feu. Manifestement, ils l'attendaient.

- Ah, Potter ! Vous voilà ! Décidément, même professeur, il vous arrive toujours des choses invraisemblables… Vous allez m'expliquer ça.

- Bonjour Gawain. Je crois que j'ai surtout attiré l'ire de certaines personnes peu fréquentables. Henrietta Werner était la personne chargée de m'inspecter toute cette journée. Ce matin, elle a libéré le Pitiponk que j'avais dans un vivarium, mais je n'y ai pas prêté plus attention que ça. Mais il y a une heure, alors que j'étais en train de passer dans les rangs, elle s'est mise à incanter quelque chose, et ensuite un Moremplis est sorti de son sac. Il a immédiatement essayé de dévorer l'un de mes élèves, heureusement je suis parvenu à l'enfermer. Mais depuis ce moment, madame Werner n'a plus fait le moindre geste ni prononcé le moindre mot. Je crois qu'elle a été soumise à l'Imperium, et que sa mémoire a été modifiée, car même libérée du maléfice, elle n'a toujours aucune réaction.

- Bon, je vois. Je vais vous envoyer quelqu'un pour récupérer les affaires de cette dame et je vais prévenir Sainte Mangouste. Est-ce que vous avez une idée de qui pourrait être à l'origine de tout ça ?

Harry hésita. Il faisait confiance à son ancien chef et il savait que c'était un sorcier intègre, mais il doutait que sa réponse change quoi que ce soit à l'enquête.

- Lucius Malefoy, qui d'autre ? Il me détestait déjà avant, et maintenant que Drago est avec moi, il doit considérer que j'ai perverti son fils. Drago est persuadé que c'est son père qui l'avait fait enlever et l'avait mis sous Imperium. Si l'un de ses alliés était présent au Ministère ce jour-là, il sait que c'est moi qui ai libéré Drago du maléfice.

Gawain lâcha un grognement ennuyé.

- Je vous rappelle qu'on a déjà fouillé son manoir de fond en comble et même posé un sortilège de surveillance sur sa baguette. Vous étiez présent ce jour-là. Il ne peut pas lancer de maléfice impardonnable sans que nous en soyons immédiatement averti.

- Et moi je vous rappelle que c'est l'ancien bras-droit de Voldemort et qu'il a détenu Ollivander dans ses sous-sols pendant au moins un an. Il a très probablement une baguette de rechange. Il a toujours échappé à la justice depuis la 1e guerre des sorciers. Il connaît toutes les combines ! Il a les moyens de récupérer une créature aussi rare et dangereuse qu'un Moremplis et ce ne sont pas ses scrupules qui vont l'arrêter, puisque c'était déjà lui qui avait fait entrer l'un des Horcruxes de Voldemort à Poudlard pour rouvrir la chambre des secrets, alors que son fils était encore élève !

- Mais nous n'avons jamais eu de preuve accablante contre lui ! Si c'est bien lui le responsable de tout cela, il a toujours eu l'intelligence de ne pas laisser de trace. Écoutez Potter, je vous rappelle que vous n'êtes plus Auror. D'ailleurs, j'ai retiré votre autorisation à créer des Portoloins vers la prison du Ministère. Vous ne pouvez plus nous envoyer des prétendus criminels avec une simple note collée sur le front.

- Est-ce que cela veut dire que vous les avez relâchés ?! Ils nous ont suivis et nous ont attaqués en pleine zone moldue !

- Vous êtes un civil, Potter ! Vous n'avez aucune autorité pour mettre des gens en prison, quand bien même vous êtes un héros de guerre. Mais je vous promets que je vais mettre mes meilleurs hommes sur l'affaire. Ne faites pas de bêtise, d'accord ?

Harry roula des yeux.

- C'est bon. Je suis professeur maintenant et j'ai des cours à donner. Je n'ai vraiment pas le temps de partir à la chasse aux mages noirs…

En toute honnêteté, il doutait que ses anciens collègues trouvent quoi que ce soit. Si Lucius l'avait déjà pris pour cible par le passé, c'est parce qu'il était le seul à être aussi obsédé par sa capture. Lorsque le patriarche Malefoy avait été libéré après une peine de prison minime, Harry avait juré qu'il y avait anguille sous roche, et désormais il en était certain : l'ex-Mangemort avait une personne haut placée dans sa main. Et que ce soit par du chantage ou par autre chose, l'histoire risquait de se répéter tant qu'on ne trouvait pas l'identité de son complice.

Il quitta la pièce avec un soupir pour regagner ses propres appartements. La dernière heure de cours n'était pas encore terminée, mais il avait hâte de pouvoir raconter les récents évènements à Drago et Neville

Son petit ami allait sans doute être furieux de savoir ses agresseurs libres, mais il ne pouvait pas le lui cacher. Gawain avait sans doute raison, mais à présent qu'il n'était plus Auror, il se sentait terriblement impuissant et cela le frustrait. S'il se figurait qu'il allait rester les bras croisés alors que Lucius Malefoy le menaçait, lui, son petit ami et ses élèves… Il n'avait pas osé regarder Minerva lorsqu'il avait répondu à son ancien supérieur, mais la vieille sorcière avait sans doute deviné qu'il était en train de mentir effrontément. Après avoir été sa directrice de maison pendant 6 ans, elle savait mieux que personne ce dont il était capable lorsque quelque chose lui tenait à cœur.

Assis dans son fauteuil devant la cheminée, il pianota nerveusement sur l'accoudoir en réfléchissant à une stratégie. Lucius devait se croire tout puissant, et c'était peut-être cette assurance qui allait causer sa perte, mais jusqu'à présent il n'avait commis aucune erreur et il connaissait intimement les rouages de la justice magique.

Depuis qu'il était devenu ministre, Kingsley s'efforçait de changer les choses pour faire disparaître la corruption des différentes instances, mais la société sorcière restait campée sur certaines habitudes moyenâgeuses et le Magenmagot était encore trop gangrené pour que toutes les mesures soient votées aisément.

Pour l'heure, il avait contrecarré son dernier plan pour lui nuire, il allait donc avoir un peu de temps devant lui, mais il savait que le Mangemort n'allait pas en rester là et il devait être prêt lorsque ça allait être le cas.

La cloche annonçant la fin des cours résonna dans le château, le faisant sortir de ses pensées. Reprenant sa canne, il descendit tranquillement jusqu'à la Grande Salle. Maintenant que sa blessure était en cours de guérison, il pouvait se permettre de prendre les escaliers tant qu'il y allait lentement. À ses côtés, les élèves affluaient par dizaines, affamés par leur journée de cours.

Harry avisa Elora Danan qui arrivait à la table professorale en même temps que lui, et il la salua d'un signe de main.

- Hey salut ! Ça va ?

La jeune femme regarda derrière lui, cherchant sans doute l'inspectrice qui aurait dû l'accompagner.

- Salut Harry. Alors, ton inspection s'est bien passée ?

Il sourit largement, bien décidé à tourner en dérision sa journée riche en rebondissements.

- Oh là là, ça dépend comment on l'interprète… Disons que par chance, aucun élève n'est mort. Tu veux que je commence par la bonne ou la mauvaise nouvelle ?

L'enseignante de Métamorphose écarquilla les yeux et pâlit légèrement.

- Elle est aussi terrible que ça ?! Euh, je suppose qu'il vaut mieux commencer par la mauvaise…

Harry posa une main sur l'épaule de sa collègue en un geste théâtral digne des jumeaux Weasley.

- Ce matin, elle a libéré le Pitiponk que j'avais capturé pour mon cours, et cet après-midi, elle a lâché un Moremplis dans ma salle de classe. Il a bien failli dévorer un élève de 7e année.

- Par Merlin, mais c'est horrible ! Et la bonne nouvelle c'est quoi ? Tu as réussi à l'attraper, au moins ?

- Ah oui ! On l'a enfermé dans un vase scellé avec Drago. Mais la bonne nouvelle, c'est que du coup tu ne seras pas inspectée demain ! Madame Werner a sans doute déjà été transférée à Sainte Mangouste. Il semblerait qu'elle ait été victime d'un Imperium et d'un sortilège d'amnésie. Elle ne bougeait plus ni ne parlait plus lorsque je l'ai laissée à l'infirmerie.

Elora se laissa tomber sur sa chaise comme si elle ne semblait pas encore en revenir.

- Incroyable. Je suis bien contente qu'une telle chose ne m'est pas arrivée, j'aurais sans doute été incapable de réagir comme tu l'as fait. Moi qui pensais que la pire chose qui pouvait m'arriver était une bagarre entre élèves…

Neville les rejoignit bientôt, et son regard espiègle avertit Harry qu'il était déjà au courant d'une partie de l'histoire.

- Et bien Harry, qu'as-tu fait à cette pauvre madame Werner ! J'ai croisé deux médicomages de Sainte-Mangouste qui venaient la chercher pour la transférer.

- Dolly aussi a d'abord cru que je l'avais attaquée ! Non mais pour qui vous me prenez ? Je ne suis pas assez stupide pour m'en prendre gratuitement à une inspectrice du ministère !

Le botaniste éclata de rire face à sa réaction.

- Heureusement que tu précises "gratuitement" ! Mais je te taquine. Allons, raconte-moi ce qui a provoqué ce résultat rocambolesque !

Harry attendit que son petit ami les rejoigne à table et il leur raconta tout ce qu'il s'était passé depuis qu'il les avait quittés en début d'après-midi…

***/+/***

Lorsqu'il arriva dans la Grande Salle, Drago était plutôt soucieux. Suite à l'enfermement du Moremplis, il n'avait pu faire que des suppositions, mais cela avait obnubilé ses pensées au point qu'il avait eu du mal à se concentrer sur ses propres cours.

Un Moremplis était une créature rare et particulièrement dangereuse. Il savait qu'Harry n'aurait jamais pris le risque d'en amener un en classe, sans compter qu'il aurait été vraiment compliqué d'en obtenir un.

Harry avait attendu qu'il les rejoigne à table pour raconter toute l'histoire, et le Serpentard arriva à la même conclusion que lui, à savoir que son père était probablement derrière tout cela. Son petit ami ne semblait pas plus inquiet que cela, mais Drago ne pouvait se départir d'un sentiment d'angoisse pesant et il tenta de le mettre en garde.

- Tu ferais mieux de rester prudent, il ne va pas s'arrêter là. Tant qu'il n'aura pas obtenu ce qu'il veut, il continuera et ça va être de pire en pire…

- Mais je ne sais pas ce qu'il veut obtenir avec ça ! Il n'y avait presque aucune chance pour que le Moremplis me tue mais attaque plutôt un élève ou même l'inspectrice. Dans le pire des cas, j'aurais été mis à pied, et encore. Tous les élèves auraient pu témoigner que la créature était sortie de son sac.

Le Serpentard soupira.

- Il veut t'éloigner de moi. Lorsque nous étions en 2e année, il avait bien utilisé l'ouverture de la Chambre des Secrets pour évincer Dumbledore de Poudlard… C'est de la pure malveillance. Il veut que nous soyons isolés et vulnérables. Il sait très bien que si quelqu'un avait été blessé sous ta responsabilité, tu en aurais été mortifié.

- C'est sans doute vrai mais qu'est-ce qu'on peut faire à part attendre son prochain mauvais coup ?

Neville pointa sa fourchette en direction du Survivant.

- Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Harry Potter ? Où est le Gryffondor qui fonçait tête baissée ?

Harry roula des yeux.

- Gawain Robards m'a encore passé un savon cet aprem en me rappelant que j'étais un «CIVIL».

Drago se pencha vers eux et jeta un sortilège d'intimité.

- Harry… Ton chef a raison, tu n'es plus Auror et puisque de toute façon la méthode légale ne fonctionne pas, il est grand temps d'utiliser la méthode illégale. Personnellement, je n'aurai aucun scrupule à utiliser les 3 sortilèges impardonnables sur mon père, mais ce ne serait pas assez satisfaisant. Il a bien suffisamment joué avec nous, maintenant on va lui rendre la monnaie de sa pièce.

- Tu as un plan ?

- Je suis potionniste, je connais le manoir par cœur et j'ai un elfe de maison qui peut potentiellement encore nous y faire transplaner. Je veux l'humilier, le punir là où ça fera le plus mal. Je veux qu'il perde tout. Je te dévoilerai tous les détails de mon idée le moment venu. Il me faut encore du temps. Mais je te promets que le sien est compté.

Son petit ami lui jeta un regard dubitatif. Sans doute devait-il encore voir des scrupules à utiliser les mêmes moyens que les mages noirs qu'il avait toujours pourchassés, mais il fallait ouvrir les yeux. Ce n'était pas en respectant la loi qu'il allait parvenir à punir Lucius pour ses méfaits.

Drago lui renvoya un sourire qu'il espérait rassurant.

- Ne fais pas cette tête. Quand tu étais élève, tu n'as jamais hésité à violer quelques règles, que je sache…

Neville hocha vigoureusement la tête.

- Je confirme ! Tu sais qu'en première année, lui, Ron et Hermione m'ont lancé un Petrificus Totalus pour m'empêcher de les suivre ?!

Harry pouffa de rire à ce souvenir.

- Tu voulais nous empêcher de sortir. Mais en cinquième année je t'ai emmené avec moi lorsque nous avons infiltré le Ministère en pleine nuit… Tu vois Drago, ce soir-là j'ai foncé tête baissée et Sirius est mort par ma faute, donc je n'ai pas vraiment envie de recommencer la même erreur… Je sais de quoi ton père est capable et je me méfie de ce qu'il pourrait faire si on le met dos au mur.

Le Serpentard soupira.

- Ce fameux soir au Ministère, tu avais été manipulé par le… par Voldemort en personne. Et malgré ça, tu as su mettre mon père en échec, sans aucun plan et avec le quart des connaissances que tu possèdes aujourd'hui. Sans compter que désormais, je suis dans ton camp. Fais-moi confiance. Je dois terminer quelques potions et je t'expliquerais tout.

- Je veux aussi en être.

Le regard de Neville était résolu et Drago acquiesça. Sans doute était-il encore frustré d'avoir été si longtemps mis à l'écart par le fameux Trio d'Or…

- Très bien. Dans ce cas, je vous préviendrais lorsque ce sera prêt. Comptez encore une dizaine de jours. Maintenant, parlons d'autre chose, ou nos collègues vont se poser des questions…

Il dissipa le sortilège d'intimité et ils terminèrent leur repas comme d'habitude.

Depuis le retour des vacances, Harry et lui passaient régulièrement leurs soirées ensemble, parfois en compagnie de Neville, et tous deux dormaient dans le même lit chaque weekend. Drago voulait toujours laisser le temps à Harry d'appréhender ses désirs charnels, et jusqu'à présent, ils n'étaient jamais allés plus loin que quelques caresses mutuelles.

Drago avait de nombreuses copies à corriger et n'avait pas prévu de venir dans l'appartement de son petit ami ce soir-là, mais c'était sans compter la tension accumulée par celui-ci à cause des nombreux événements de la journée. Ainsi, lorsque le Survivant le suivit dans les cachots, il ne posa pas de question, se contentant d'ouvrir la marche.

Ils s'étaient toujours gardés de se donner en spectacle en s'embrassant ou en se tenant la main à l'extérieur de leurs appartements, mais quelques Serpentards avaient néanmoins deviné et les révélations de Ginny dans la Gazette du Sorcier avaient rapidement fait éclater le secret.

Bien que ce soit devenu une information publique, ils n'avaient pas pour autant changé leurs habitudes, s'appelant toujours "Professeur Malefoy" ou "Professeur Potter" devant les élèves et se gardant de toute proximité qui aurait pu paraître déplacée.

Cependant, dès que le potionniste eut refermé la porte derrière Harry, ce dernier se jeta sur ses lèvres avec empressement. Ils s'embrassèrent de longues minutes, savourant enfin le contact avec l'être aimé, avant de se séparer à bout de souffle.

- Bon sang, Drago, tu m'as manqué aujourd'hui…

- Tu ne peux plus te passer de moi une seule petite journée ?

Le Gryffondor recula, les joues rosies par l'émotion.

- Je n'ai pas pu m'empêcher de stresser et finalement, ça a été encore pire que je l'imaginais. Quand le Moremplis est apparu, j'ai réagi instinctivement… Je suppose que c'est ce que je sais faire le mieux. Mais j'étais terrifié qu'un élève soit blessé par ma faute. J'ai vraiment… de la haine pour ton père… Si c'est lui qui a organisé ça… Je veux l'arrêter à tout prix…

Drago lui posa un doigt sur les lèvres pour le faire taire.

- Chut… Ne parle pas de lui lorsque nous nous embrassons. Il m'a pourri bien assez la vie comme ça. Viens…

Il remplaça son doigt par ses lèvres pour un bref baiser avant de l'entraîner vers sa chambre. Un peu sonné par les événements de la journée, Harry se laissa asseoir sur le lit avant de prendre conscience de l'heure.

- Mais… Il n'est que 20h !

- Je n'ai pas de retenue à surveiller. Et je sais que ce n'est pas de sommeil dont tu as besoin actuellement… Que dirais-tu de te détendre entre mes mains expertes ?

Le Survivant rougit mais se laissa faire alors que Drago lui retirait la cravate noire qui retenait le col de sa chemise.

- Je pense que tu lis mes pensées. Je te fais confiance, fais-moi oublier cette journée merdique.

Harry aida son petit ami à le dévêtir et lorsque le Serpentard l'incita à se coucher sur le ventre, il resta immobile, les bras le long du corps et les yeux fermés. Drago revint bientôt avec une petite fiole dont il versa quelques gouttes du contenu au creux de sa main, libérant une odeur herbacée.

- Je brasse ma propre huile de massage. Tu m'en diras des nouvelles.

Il frotta ses mains l'une contre l'autre avant d'entamer de lents mouvements le long de son dos, appuyant davantage à certains endroits précis pour dénouer les muscles et les nerfs du Gryffondor.

Ce dernier ne put bientôt retenir ses gémissements de plaisir alors que tout son corps était pétri par des doigts experts. Le potionniste ne négligeait aucune partie de son anatomie, de son cuir chevelu jusqu'à la plante de ses pieds, et lorsqu'il le libéra enfin, Harry arborait une érection conséquente.

- Bon sang, tu es un dieu… C'est tellement agréable.

Ils s'embrassèrent à nouveau, bien plus langoureusement cette fois, et Drago en profita pour glisser sa main dans le caleçon déjà humide de son amant.

- Je n'ai pas encore terminé. Il semblerait que tu sois tendu ici aussi.

- Haaaa… Drago ! Arrête…

Le Survivant tenta de s'extraire de cet attouchement qui le mettait dans tous ses états, mais il ne parvint qu'à haleter davantage alors que la pression se faisait plus forte.

- Tu ne veux pas que je te fasse jouir ?

Harry avait l'air un peu intimidé, comme s'il hésitait à avouer ses pensées.

- Ce n'est pas… Pas comme ça. Je veux prendre du plaisir… avec toi… Viens !

Drago avait gardé ses vêtements et il les retira de quelques gestes vifs avant de le rejoindre sur le lit. Ils restèrent à s'observer pendant quelques minutes, tous deux nus, leurs genoux l'un contre l'autre, frissonnant malgré la cheminée allumée dans la pièce d'à côté.

- Dis-moi. Qu'est-ce que tu veux ?

Le brun se mordit la lèvre, manifestement partagé. Son regard émeraude tomba sur la verge dressée de son petit-ami et il tendit la main pour la caresser sur toute sa longueur.

- Je te fais confiance. Je veux… Je veux que tu me donnes du plaisir avec ta bite.

Il rougit brusquement et Drago écarquilla des yeux, bouche entrouverte, avant qu'un large sourire ne vienne illuminer son visage.

- Tu veux… que je te pénètre. C'est bien ça ?

- Oui. Je crois que c'est… plaisant ?

D'un bond, le Serpentard vint coller leurs deux corps peau à peau alors qu'il l'enlaçait entre ses bras. Leurs deux érections se frôlaient en provoquant de délicieux frissons, mais il se contenta de le fixer dans les yeux. Le moment était solennel.

- Je te promets que ça sera plus que plaisant. Je vais t'offrir une première fois tellement bonne qu'à l'avenir, la seule idée de mon sexe en toi te donnera une érection instantanée.

Harry semblait intimidé, et cela pouvait se comprendre. C'était sa première fois, et Drago se sentit prodigieusement fier à l'idée qu'il lui offre sa virginité. Il l'avait rêvé des dizaines de fois et ce soir ça allait se réaliser !

Il happa les lèvres de son amant avec ardeur, transmettant par son baiser un peu de ce maelstrom de bonheur qu'il ressentait déjà.

Le Gryffondor restait figé, comme s'il ne savait trop quoi faire de ses mains, et Drago l'incita à s'allonger sur le dos.

- Détends-toi. Je ne vais pas te faire de mal. Laisse-toi faire. D'abord, je vais mettre mes doigts pour habituer ton corps. Si tu ne te sens pas à l'aise, dis-le-moi.

Il utilisa sa baguette pour récupérer une autre petite fiole dans le tiroir de sa table de nuit qu'il posa à portée de main. Harry le regardait avec un air un peu curieux, peut-être un peu angoissé aussi. Drago lui sourit et l'embrassa à nouveau avant de descendre petit à petit, parcourant le corps offert de caresses et de brefs suçons. Harry haletait, les poings serrés sur la housse de couette, offrant une vision particulièrement érotique au Serpentard. Lorsqu'il arriva au niveau du nombril, il esquiva volontairement la verge tendue pour venir frôler l'intérieur des cuisses de ses lèvres. Son geste attisa encore son excitation et, dans le même temps, provoqua un petit gémissement de frustration chez sa victime. Il voulait que son petit ami soit mûr à point et il comptait bien savourer l'instant.

Avec application, il continua sa douce torture malgré les supplications de son amant pour accélérer le rythme. Il passa sa langue sur le sexe offert, se contentant d'aspirer le gland avant de le relâcher, répétant l'opération plusieurs fois jusqu'à ce que le membre soit rouge écarlate.

- Drag… o… bon sang… oh c'est bon…

Une fois qu'il jugea Harry suffisamment détendu, il enduisit ses doigts de lubrifiant et en inséra doucement un premier dans l'intimité du Survivant.

Ce dernier frémit brièvement, mais dès que Drago reprit sa verge en bouche, il écarta à nouveau les jambes et releva même les genoux pour lui laisser plus de place.

Après plusieurs longues secondes, il glissa un second doigt, tâchant de trouver le point stratégique qui lui permettrait de détendre réellement son compagnon. Il était pleinement concentré sur sa tâche et lorsqu'enfin Harry poussa un cri plus aigu que d'habitude, il sut qu'il avait trouvé le bon endroit. Il laissa le pénis sortir de sa bouche et massa doucement la petite glande pour permettre au Gryffondor d'appréhender cette nouvelle source de plaisir.

- Est-ce que tu veux passer à l'étape supérieure ?

- Oui ! Oui. Je veux… encore. Je veux que tu prennes du plaisir toi aussi.

Drago retira ses doigts après encore quelques minutes, soulagé que son amant ne veuille pas s'arrêter là pour ce soir. Il se sentait terriblement excité et cela faisait si longtemps qu'il rêvait de pouvoir faire l'amour à Harry !

Il enduisit son sexe de la même préparation et se positionna tandis que le Survivant le fixait avec un regard un peu fou. Dès lors qu'il le pénétra, cependant, ce dernier ferma les yeux, et Drago s'immobilisa immédiatement.

- Harry, expire. Je vais y aller doucement.

En même temps, il saisit la verge du Gryffondor pour le masturber et l'aider à se relaxer. Une fois entièrement enfoncé dans le fourreau de chair, il resta immobile pendant quelques secondes, penché pour pouvoir embrasser son amant. Finalement, ce fut Harry lui-même qui l'invita à reprendre le mouvement d'un déhanchement suggestif.

- Drago !

Libérant enfin la bride à ses instincts primaires, le Serpentard mit un premier coup ample qui fit gémir le Survivant. Les mains resserrées sur ses hanches, il recommença encore jusqu'à trouver ce point précis qu'il avait déjà frôlé de ses doigts. Il voulait offrir un plaisir mémorable à son petit-ami. Quelque chose qui lui donnerait envie de recommencer encore et encore. Quelque chose qui occulte véritablement cette journée cauchemardesque.

Bientôt, les deux hommes haletèrent, leur corps réchauffé par le plaisir qui inondait leurs synapses. La libération n'était plus très loin, Harry gémissait sans discontinuer mais Drago voulait encore tenir. Hors de question de jouir avant que son amant ne soit lui-même satisfait ! Il attrapa la cheville gauche de ce dernier et le releva lentement jusqu'à la poser sur son épaule. Malheureusement sa jambe droite était encore trop raide pour un pareil mouvement mais son geste lui permit néanmoins de modifier légèrement l'angle de pénétration.

Ici, c'était plus profond, plus serré. Plus intense. Le Survivant lâcha un cri étranglé, sa jambe tremblant contre Drago à mesure que l'orgasme approchait. Quelques secondes plus tard, il se répandait entre leurs deux corps, maculant leur estomac de semence tandis que le Serpentard relâchait enfin la pression, toujours enfoncé entre ses chairs.

Il s'écroula presque sur son amant, à bout de souffle, roulant pour extraire son sexe avant de s'allonger sur le lit.

- Par Merlin… Harry. Dis-moi que tu as aimé.

Le rire essoufflé du Gryffondor lui répondit.

- Je crois… que je n'ai jamais eu d'orgasme aussi intense de toute ma vie… J'ai l'impression d'avoir fait toute une séance de sport. C'était… vraiment différent du sexe avec une femme…

- Alors tu serais prêt à recommencer ?

- Bien sûr que oui, idiot ! Je veux encore faire l'amour avec toi… Mais pas tout de suite.

Son amant vint se coller à lui et poser sa tête sur son torse, permettant à Drago de caresser son visage.

- J'étais inquiet que tu n'aimes pas. Je voulais que ta première expérience soit la meilleure possible.

- C'est bien la première fois que je te vois aussi peu sûr de toi. Tu as été fantastique.

- Merci. Tu mérites le meilleur. Tu mérites d'avoir du plaisir. Comme tu mérites d'être heureux.

Harry resta silencieux quelques secondes, perdu dans l'observation du plafond.

- Tu me rends heureux… tu sais. J'ai confiance en toi. Même si en ce moment, c'est stressant au quotidien, je sais que les choses vont s'arranger. Savoir que tu es proche, que je peux compter sur toi… ça m'aide beaucoup.

Drago se sentit rougir. Il déposa un baiser sur le front de son petit-ami avant de se laisser aller à contempler le plafond à son tour.

Harry Potter avait comblé le trou dans son cœur. Et il ne laisserait plus personne le menacer impunément…


Fin du chapitre 10!

On approche de la fin! J'ai mis longtemps à écrire ce chapitre car j'ai eu un passage à vide et j'ai écrit l'OS «Qui du phénix ou du Serpent», ce qui explique le retard.

La bonne nouvelle, c'est que je me suis mise au NaNoWriMoavec un objectif total de 15000 mots (j'ai préféré viser raisonnable) ! Donc je me force à écrire tous les jours! Pour l'instant j'arrive à suivre le rythme donc je suis super contente.:D Du coup, le chapitre 11 ne devrait pas avoir trop de tard. (Je préfère parler au conditionnel car la fin du trimestre c'est le 22 novembre et je récupère un nombre phénoménal de copies entre le 18 et le 22… -_-) Je ne sais pas encore si le chapitre 11 sera le dernier ou l'avant-dernier. J'ai l'idée de la fin mais encore faut-il que je l'écrive! Au pire il y aura un épilogue en guise de 12e chapitre.

Voilà, sinon j'espère que vous avez aimé ce chapitre. Drago et Harry ont enfin eu leur moment. 😊😁 Un peu de romantisme avant la scène badass! XD

Merci encore pour vos like/follow/commentaires! Débizous! 💙