Juste un mot (ou plusieurs) :)
Merci pour toutes les reviews postées suite à la publication du chapitre 11 : Karl912 (ravie de voir que tu lis toujours RD), PtiteMeve (dont j'attends toujours la suite de sa fic ^^), LauraLynch (merci pour tes 2 reviews et pour m'avoir signalé l'erreur du double Morgan dans une phrase) et l'AngeDuTemps (merci de suivre les aventures de Morgan et de me laisser tes impressions)
Egalement, merci à la team Epidémie pour vos dernières reviews : Extraction, Lonesomemortals, Eponyme Anonyme, Suushi, ...
Spéciale dédicace à Kansasbykeres, ma petite noob, j'adore !
Et dernière chose, une petite modif au niveau de la mise en forme, les changements de point de vue n'apparaîtront plus et seront remplacés par un trait ^^
Rick s'essuya le front, cela faisait trois jours qu'il travaillait avec Glen devant l'entrée principale de la prison, ils avaient entrepris de réparer le portail, de le consolider et d'en faire une entrée sécurisée. Alors que Glen se démenait avec un système de poulie qui permettrait l'ouverture rapide du portail, Rick installait des barbelés que Daryl avait ramenés d'une course aux fournitures. Il leva la tête et observa Carl et Carol en train de disposer des pieux le long de la clôture. Herschel était à quelques mètres et préparait le terrain pour de futures plantations. Gardant un œil aux alentours pendant qu'ils travaillaient, Maggie siffla tout à coup du haut de son mirador. Rick dégaina son arme et Glen agrippa sa machette, Maggie leur indiquait la lisière de la forêt de l'autre côté du cours d'eau, il y avait du mouvement. Deux personnes passèrent le pont, Rick se rapprocha et vit que c'étaient Tyreese et Karen. L'homme lui adressa un signe de la main :
- Eh Rick !
Après avoir « vaincu » le Gouverneur, Tyreese, Sasha sa sœur et Karen avaient repris les rênes de Woodbury, ses habitants préférant le confort de leur ville à la vétusté de la prison. Rick rangea son pistolet en soufflant un bon coup et Glen rassuré reposa son arme. Rick alla à leur rencontre et leur serra la main.
- Tyreese, Karen, tout va bien ?
- Faut qu'on discute Rick…
- Il y a un problème à Woodbury ? s'inquiéta Rick
- On ne sait pas encore et on voudrait en parler avec ton groupe et toi…
- Venez !
Le shérif les amena jusque dans le bloc principal, il était inquiet. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Woodbury. Depuis que les habitants avaient décliné leur offre d'habiter la prison en fait. Lorsqu'ils s'étaient débarrassés du Gouverneur, Rick leur avait proposé de venir avec eux à la prison, Tyreese et Sasha n'avaient pas l'air contre, mais quand les autres gens avaient refusé, le frère et la sœur étaient restés là-bas pour leur protection. Une fois installés tous ensemble, Tyreese se lança :
- Nous avons reçu une drôle de visite à Woodbury…
Rick vit Herschel se redresser sur sa chaise, attentif.
- Une jeep arborant un drapeau blanc s'est avancée jusqu'à la barricade. Il y avait cinq militaires à bord, leur chef s'est présenté, Colonel Taylor…
- Pacifique ?
- En tout cas, lui et ses gars ne s'en sont pas pris à nous ! répondit Karen
- L'homme voulait juste discuter. Il va à la rencontre des groupes de survivants et leur propose de se joindre à son groupe, il aurait un camp fortifié. Poursuivit Tyreese
- Ton impression ? demanda Herschel
- Le type quand tu le vois, il est impressionnant, une armoire à glace. Après c'est un militaire, et ses gars ont l'air de le respecter. Il m'a semblé correct, je l'ai questionné sur son camp et lui m'a demandé si nous connaissions l'emplacement d'autres groupes. On n'a pas parlé de la prison, mais attendez-vous à une visite…
Rick se tourna vers Herschel, celui-ci s'adressa à Tyreese :
- Tu n'es pas venu ici juste pour nous avertir ?
- Non, les habitants de Woodbury souhaiteraient se joindre à eux, d'après ce que le colonel nous a dit, ils auraient un hôpital, des médecins, des vivres, de l'eau potable et même un peu d'électricité… Et nous, nous sommes trois pour protéger et nourrir une trentaine de personnes. Mais le problème, c'est que nous sommes tous tombés dans le panneau avec le Gouverneur et je voudrais avoir ton avis sur le bonhomme !
- Comment ? Tu connais l'emplacement de son camp ?
- Non, il est resté évasif, mais il doit revenir dans trois jours pour avoir notre réponse, tu pourrais être là, comme un habitant de Woodbury ! répondit Karen
- Ça semble trop beau pour être vrai cette histoire et il faudrait le croire sur parole ce « colonel » ? demanda Maggie
- Peut être qu'ils ont eu des problèmes avec des survivants eux aussi ! répondit Herschel
- Je me demande où ils ont bien pu s'installer ce fameux camp fortifié, s'interrogea Glen, si ce colonel invite des groupes à s'y rendre, ça doit être un sacré camp.
Sur ces mots, Maggie sortit une carte de la région, tous se penchèrent dessus essayant de trouver un point stratégique de la région.
- Il est possible que ce camp ne soit même pas dans la région. Michonne et Morgan sont beaucoup sorties ces derniers temps, un camp de cette taille, elles l'auraient remarqué ! Lança Rick
Après leur rencontre avec le colonel Taylor, les trois compagnons étaient retournés à leur véhicule, avaient changé la roue et rebroussé chemin en direction de la prison. Daryl avait demandé à Michonne de faire des détours juste pour vérifier qu'ils n'étaient pas suivis. Ils roulèrent en silence, mais Morgan était complètement déconnectée, perdue dans ses souvenirs. Morgan plongea la main dans son sac et effleura du bout des doigts son écharpe, rien que par ce geste, elle se sentait seule.
- Ça va Morgan ? l'interrogea Michonne
Morgan releva la tête et regarda la jeune femme. Elle lui répondit avec un demi sourire :
- Oui, j'étais juste plongée dans mes pensées…
- Ce Colonel, t'en as pensé quoi ?
Morgan haussa les épaules et dit :
- Je m'interrogeais plus sur son camp en fait, où est-il basé ? Et qui abrite-t-il aussi ?
Elle se tourna vers Daryl et lui lança :
- Tu penses que Rick va accepter de le rencontrer ?
- Rick ne quittera jamais la prison.
- Ce n'était pas ma question, rétorqua Morgan
- Après tout ce qu'il a enduré pour cet endroit, il ne va pas le quitter juste parce qu'un gars débarqué de nulle part lui propose la terre promise. coupa Daryl
- Mais si c'était vrai, si c'était vraiment fortifié avec d'autres gens ? poursuivit Morgan
- Si c'était la nouvelle armée du Gouverneur ? s'énerva le chasseur
- Non !
- Comment tu peux le savoir ? Daryl l'observa suspicieux, tu les connais ces militaires ?
Morgan fut prise au dépourvu et planta son regard dans celui de Daryl.
- Je ne crois pas, j'ai observé plusieurs groupes, mais je ne pense pas les avoir déjà rencontré !
Daryl ne détournait pas le regard, elle avait l'impression qu'il essayait de sonder son âme. Elle était mal à l'aise, heureusement Michonne vint à sa rescousse :
- Je pense qu'on devrait essayer de trouver leur planque…
- Et moi, je dis qu'on ne va rien faire du tout ! coupa Daryl, on a assez donné avec les autres survivants. On retourne à la prison, on en parle aux autres, dans trois jours, on dira au Colonel qu'on reste où on est, après chacun chez soi et on continue notre vie.
Morgan observa Michonne du coin de l'œil, elle vit à l'expression de la jeune femme qu'elle n'était pas d'accord et elle non plus d'ailleurs. Elles ne dirent plus rien du voyage, Daryl s'allongea de tout son long sur la banquette arrière et dormit. Au bout d'un long trajet, les trois compagnons arrivèrent à la prison, Morgan se dit quelque chose n'allait pas, mis à part Carl sur le mirador, il n'y avait personne dans la cour ou sur le terrain. Elle secoua Daryl qui ouvrit les yeux en grognant :
- Tu vas pas faire ton ours mal léché, allez debout, on est arrivé !
Le chasseur s'était laissé aller pendant le trajet de retour, il s'était endormi. Il était bien, tellement bien que quand il sentit qu'on le secouait, il ne put s'empêcher de grogner et une voix lui répondit :
- Tu vas pas faire ton ours mal léché, allez debout, on est arrivé !
A ces mots, il ouvrit les yeux et se releva. Il vit Carl sur le mirador, mais aucune trace des autres. Dès que la voiture fut à l'arrêt, il en sortit. Tandis qu'il ouvrait le portail pour que Michonne puisse rentrer la voiture dans la cour, il cria :
- Carl, où sont-ils ?
- Dans le bloc avec Tyreese et Karen !
Sans attendre les femmes qui l'accompagnaient, il se dirigea vers le bloc principal.
Quand il rentra dans leur pièce commune, il les vit tous autour d'une table et penchés au dessus d'une carte.
- Qu'est ce qui se passe ? demanda-t-il à haute voix
Rick releva la tête et s'approcha de lui :
- Vous rentrez plus tôt que prévu.
- Un petit contretemps sur la route, faut qu'on parle !
- D'accord, mais d'abord, il faut que je te dise pour Tyreese et Karen, ils ont reçu de la visite à Woodbury !
Daryl se rapprocha d'eux.
- Oui des militaires se sont pointés à la barricade… Commença Tyreese
- Colonel Taylor ? questionna Daryl
Surpris, Tyreese regarda tour à tour Daryl et Rick. Le shérif commença :
- Comment tu le sais ?
- C'est lui le contretemps sur la route ! Il vous a proposé de rejoindre son camp ?
- Oui ! Il repassera dans trois jours pour avoir notre réponse, on demandait à Rick s'il ne voulait pas venir parler avec lui !
- Daryl, interrompit Rick, ce Taylor sait pour la prison ?
- Non, il a demandé où nous étions basés, on n'a rien dit, du coup, t'as rendez-vous là bas dans trois jours pour parler avec lui !
Daryl entendit Morgan et Michonne entrer à leur tour dans le bloc, tandis qu'elles parlaient aux autres, Daryl posa son arbalète et se pencha sur la carte au dessus de laquelle se tenait Glen et lui demanda :
- Tu cherches quoi ?
- Le camp de Taylor, si c'est aussi bien fortifié qu'il le dit, ça doit être un endroit stratégique !
- Je pourrais aller à sa recherche ! lança Morgan à tout le monde
- Je l'accompagne ! proposa Michonne
- Quand vous avez une idée derrière la tête, vous ne l'avez pas ailleurs... C'est du n'importe quoi, vous ne savez même pas où il est ! Et une fois là bas, vous ferez quoi ? coupa Daryl
- De l'observation… Voir comment ça se passe, si c'est bien sécurisé, si les gens sont bien traités, s'il y a le gouverneur… répondit la jeune femme en croisant les bras sur sa poitrine.
- Et ça servira à quoi si tu te fais capturer ? souffla Daryl
- Le gouverneur ne me connait pas, je pourrais toujours trouver une excuse, inventer quelque chose…
- Connerie ! balança le chasseur en se rapprochant de la jeune femme en lui pointant son doigt devant le nez, le monde n'est pas suffisamment dangereux pour toi, faut que t'en rajoute !
Exaspérée, Morgan leva la main et lui tira une poignée de cheveux, Daryl abasourdi rétorqua :
- Je rêve ou tu viens de me tirer les cheveux ?
- Tu me traites comme une gamine, je réagis comme une gamine !
Maggie étouffa son rire en toussant, Daryl était furieux, il bouscula Morgan et sortit de la pièce, suivi de près par celle-ci qui l'interpella au milieu de la cour :
- Hé !
Daryl continua sa marche, il ne voulait pas lui parler. Il l'entendit crier de nouveau :
- Hé !
Il l'ignora de nouveau, mais il entendit qu'elle se mettait à courir, elle lui agrippa violemment le bras et le tourna vers elle :
- A quoi tu joues bordel ? Tu m'ignores ?
- Comme ça, on est deux à jouer aux gamins !
- Pourquoi mon plan ne te plait pas ?
- T'es une putain de shootée à l'adrénaline ! Tu risques ta vie et par la même occasion, celle des autres !
- On ne peut pas rester sans rien faire…
- On doit avoir un plan ! la coupa Daryl
- Tu penses vraiment que ces gars là vont s'en tenir à un « Non merci, on reste de notre côté » sans sourciller ?
- S'il doit avoir un affrontement, je ne pense pas qu'il est judicieux d'envoyer deux membres du groupe à l'aventure !
- Mission de reconnaissance… lança Morgan
- Foutaises. Tout ce que tu veux, c'est trouver ton mec ! Je le sais, tout le monde le sait, ne justifie pas tes lubies en évoquant le groupe ou sa sécurité…
Daryl vit Morgan le regarder bouche bée. Elle serra ses poings jusqu'à ce que ces articulations soient blanches et baissa la tête. Tout à coup, elle la releva, planta son regard dans le sien, il sentait qu'il l'avait déçu et quand elle parla enfin, elle lui demanda d'une voix mal assurée :
- Pourquoi t'es comme ça avec moi ? … Je pensais qu'on était ami !
- Et bien, tu penses mal ! rétorqua Le chasseur en faisant demi tour
Le reste du groupe était sorti du bloc, le chasseur se dirigeait vers le mirador quand soudain Morgan lui cria :
- Ce n'est pas parce que TOI, tu n'as pas cherché ton frère que moi, je dois laisser tomber.
Il se figea, un frisson lui parcourut le dos, est ce qu'il avait bien entendu ? Elle avait osé… Il se retourna et s'avança vers la jeune femme qu'il vit hésiter entre rester sur place ou s'enfuir. Il vit du mouvement derrière elle, Rick se rapprochait. Daryl empoigna Morgan par le col et rapprocha son visage rouge de colère à quelques centimètres du sien :
- Tu serais un mec, je t'aurai cassé la gueule depuis longtemps… Fais ce que tu veux, fais toi bouffer par les rôdeurs, je m'en cogne !
Il la repoussa dans les bras de Rick et s'éloigna.
- Ce n'est pas parce que TOI, tu n'as pas cherché ton frère que moi, je dois laisser tomber.
A peine avait-elle prononcé ces mots, qu'elle les regrettait. Ils étaient sortis tous seuls, elle se figea en voyant Daryl se stoppait et se tournait lentement vers elle. Le regard qu'il lui envoya la fit frémir et quand il se dirigea vers elle, Morgan se sentit comme une proie, son cerveau lui disait de fuir, mais ses jambes refusèrent d'obéir. #Tu vas te prendre une de ces déculottées#
- Non, Daryl ne me ferait jamais de mal ! pensa-t-elle
Mais elle se mit à douter quand soudain, il l'empoigna par le col et rapprocha son visage rouge de colère du sien :
- Tu serais un mec, je t'aurai cassé la gueule depuis longtemps… Fais ce que tu veux, fais toi bouffer par les rôdeurs, je m'en cogne !
Morgan n'arrivait pas à articuler un mot, de toute façon, que pouvait-elle dire, après les horreurs qu'elle venait de prononcer. Le chasseur la relâcha en la poussant en arrière, Morgan atterrit dans les bras de Rick. La remettant sur ses pieds, Rick l'attrapa par les épaules et chercha son regard, mais elle s'obstinait à regarder le sol, elle avait les larmes aux yeux et ne voulait pas que Rick le remarque. Celui-ci ne lui laissa pas le choix et releva son visage.
- Ne t'en fais pas, il ne sera pas en colère bien longtemps, laisse lui du temps…
- Il ne me pardonnera jamais ce que je lui ai dit, c'était trop cruel !
Morgan s'attrapa la tête et s'écria :
- Bon sang, qu'est ce qu'il attend de moi ? Si j'abandonne mes recherches, je perds tout ce qui m'a permis de tenir debout tout ce temps. Si je laisse tomber, je n'ai plus rien…
- Tu nous as nous ! lança Rick
Elle le regarda, la tristesse l'envahit, elle avait envie de crier, de pleurer, elle ne put répondre à Rick, elle préféra fuir.
Morgan passa devant le reste du groupe qui était resté muet lors de la confrontation avec Daryl et le face à face avec Rick. Elle vit Maggie tendre la main vers elle, mais Glen la retint, il avait compris qu'elle avait besoin d'être seule. Elle courut se réfugier dans sa cellule, s'assit sur le lit et commença à avoir du mal à respirer, elle voulait pleurer, mais les larmes ne coulèrent pas. Elle attrapa son oreiller, le jeta en travers de la pièce, ce fut le déclencheur, elle attrapa tout ce qu'elle avait à portée et le jeta rageusement.
Quand elle balança son sac à bandoulière, son contenu s'éparpilla, une petite boite percuta le mur et s'ouvrit sous le choc, Morgan se stoppa et s'en approcha doucement. Elle ramassa son portable, complètement inutile, mais il contenait une partie de sa vie en photo, elle avait gardé espoir de revoir ses images de son bonheur passé, ensuite elle ramassa une photo, une vieille photo : une avec son homme au début de leur histoire, ils étaient jeunes, insouciants et c'était la belle vie. Au dos, il avait une inscription presque effacée : Je t'ai déjà dit que je t'aimais ?
Alors qu'elle était plongée dans ses pensées, elle entendit un bébé pleurer, confuse, elle ne comprit pas tout de suite que c'était Judith. Au bout de quelques secondes, elle appela :
- Beth… Carol… La petite pleure !
Personne ne répondit. Judtih pleurait de plus en plus fort. Morgan n'y tenant plus s'approcha de la cellule de Rick, puis y pénétra. Dans un coin, dans le berceau, Judith s'agitait et pleurait, par contre, dès qu'elle vit son visage, la petite se calma et tendit ses mains vers elle.
- Je n'ai pas le droit d'être là, lui dit Morgan en s'éloignant
Mais la réaction du bébé fut immédiate, il se remit à pleurer. Morgan revint dans son champ de vision, plus de pleurs et des petits bras potelés tendus dans sa direction. Morgan se mordit la lèvre, elle ne savait pas quoi faire. Rick lui avait interdit de s'en approcher, mais d'un côté, personne n'était là pour s'en occuper. Et puis, elle avait peur de la toucher, peur que ça réveille un manque en elle qu'elle avait réussi à étouffer. Finalement, Morgan se pencha, attrapa Judith sous les aisselles et la souleva en la tenant à bout de bras. Judith lui sourit, Morgan lui sourit à son tour.
- Tu sais que c'est un bébé que tu tiens, pas une bombe !
Morgan tourna la tête vers l'entrée de la cellule, Carl s'y tenait un sourire moqueur sur les lèvres. La jeune femme le regarda avant de revenir sur Judith.
- Ton père m'a interdit de m'en approcher !
- Je sais !
- Tu vas lui dire ?
- Non. Pas parce que je veux lui mentir, mais parce que je sais que ses craintes ne sont pas fondées ! T'es quelqu'un de bien et je suis sûr qu'il le sait !
Morgan repensa aux propos qu'elle avait eu envers Daryl et en douta. Elle s'approcha de Carl, lui remit la petite fille et retourna dans sa cellule. Elle remit de l'ordre dans ses affaires et sortit à la recherche de la seule personne qui pourrait comprendre ce qu'elle s'apprêtait à faire. Elle se dirigea le long de la clôture et vit celle qu'elle cherchait en train de dégommer du zombie à travers le grillage avec son katana.
- T'es partante pour mon idée ?
Michonne rangea son katana et lui répondit :
- Tu es consciente que si on fait ça, ça remettra en cause notre place dans le groupe ?
- Pas pour toi, juste moi ! Mon but premier a toujours été de trouver ma famille, j'ai vraiment besoin de les trouver ou de savoir ce qu'ils sont devenus. J'aime ce groupe, mais ils doivent comprendre que j'ai d'autres priorités ! Et s'ils ne peuvent pas le comprendre, je n'ai rien à faire parmi eux !
- Que veux-tu que je fasse pour toi ?
- Dans trois jours, à la fin du rendez-vous avec Taylor, on dira à Rick qu'on part en mission ravitaillement, mais tu partiras seule, moi je suivrai les militaires. Tu m'attendras dans cet entrepôt désaffecté qu'on a visité la dernière fois, il restait des conserves, ça couvrira notre objectif, tu m'y attendras trois jours. Le quatrième jour, tu retourneras à la prison et tu leur diras que nous avons été séparé par une horde, que je suis sûrement morte. Par contre, tu devras les préparer au pire, parce que si je ne reviens pas, ça sera peut être parce que Taylor et ses gars m'ont découvert et qu'ils n'ont pas de bonnes intentions.
- T'as réfléchi à tout... lui répondit Michonne
- Je suis prête à tout pour savoir si ma famille est là bas !
- Ok, tu peux compter sur moi !
Morgan lui attrapa le poignet et lui répéta :
- Ne leur dis jamais que nous avons mis au point ce plan, jamais !
- Ne t'en fais pas pour ça !
Elles repartirent ensemble vers la prison, Morgan leva la tête en direction de Daryl, il était en train de les (ou la) fixer. Elle aurait voulu que les choses se passent autrement avec lui, son cœur se serra en pensant qu'elle ne le reverrait peut être jamais et qu'elle n'aurait pas l'occasion de lui dire combien elle était désolée pour ses paroles.
Arrivées dans le bloc, Morgan entraîna Michonne dans sa cellule.
- J'ai un dernier service à te demander !
- Dis toujours.
Morgan lui tendit son sac à bandoulière, elle y avait rangé l'écharpe et la boite en fer.
- Je veux que tu gardes ça en sécurité pour moi ! Ce sont... mes biens les plus précieux et je peux pas partir d'ici en me disant que personne veille dessus !
Sans répondre, Michonne prit le sac et s'en alla. Morgan lui murmura un Merci sans savoir si elle l'avait entendu. Elle s'allongea sur son lit. Plus que trois jours à attendre.
