Bon bah...
J'ai réussi à écrire ce chapitre à temps.

Cette fois-ci je l'ai écrit en deux jours, la tête un peu ailleurs (c'est l'effet Japon), et je finis à l'arrache sur un réveil aux aurores, dans un lit à Tokyo. MAIS le chapitre qui me décevait hier est devenu plutôt bon, même si la fin est plus abrupte que je l'aurais voulu, même si le chapitre aurait dû être un peu plus long dans l'idéal.
Je peux déjà dire que je dois revoir mes prévisions de deux chapitres sans doute (deux de plus que je pensais quoi).
J'espère que vous apprécierez.

Encore merci à celleux qui me laissent des reviews, c'est toujours vital pour moi.

Et comme j'y pense, mini résumé du chapitre précédent: Vivian a rejoint Ewald chez lui, s'est un peu entraîné au duel avec lui et sa grand-mère, et surtout elle et le Serpentard on exploré ses souvenirs volés par Kayns. Ils ont découvert qu'outre tout ce qu'il a fait subir à Vivian qu'ils savaient déjà, il a aussi placé une compulsion dans l'esprit de Vivian pour l'empêcher de se tuer.

Bonne lecture!


Je parviens par miracle à simuler un sourire vaguement crédible à l'adresse de Rosemary qui est venue nous dire au revoir dans le petit salon. Je suis vide. La colère a fini de me consumer, ne laissant derrière elle que des cendres de désespoir et une vaste impression de gâchis. Mon corps me brûle autant que la rage l'a fait plus tôt. Avec détachement, j'accueille la pensée que je ne m'étais encore jamais coupée à ce point dans cette vie. Je n'arrive pas à m'en soucier. Ewald, lui, parvient à faire meilleure figure que moi, mais il triche. Ce n'est pas son esprit qu'on a violé, et il a passé sa vie à apprendre à dissimuler ses émotions. Avec des putains de cours par sa grand-mère. J'ai un reniflement de dépit. J'ai pleinement conscience que ça n'a rien d'enviable. J'aimerais juste… Juste réussir à dresser mes murs. Ça me rassurerait tellement. Je suis incapable de me concentrer suffisamment. Je dissocie trop. On a trop utilisé de magies de l'esprit.

La cheminette m'entraîne vers nôtre destination, un petit village sorcier d'où nous pourrons rejoindre une gare moldue pour terminer nôtre trajet en train. Comme Ewald n'a jamais mis les pieds à Tywyn, il ne peut pas y transplaner. Le Serpentard arrive juste après moi, et tout de suite sa main vient saisir la mienne, comme un réflexe. Je sais que je devrais y puiser du réconfort, mais je suis trop vide pour ça. Je suis obligée de revenir un peu plus à moi à ce moment là néanmoins, car le seul train qu'Ewald aie jamais pris est le Poudlard express, et il ne sait donc pas réellement comment acheter un billet chez les moldus, par exemple. Il est aussi perturbé par les fils électriques qui alimentent le train en énergie, ou même les toilettes. Il est un peu crispé pendant tout le trajet, de peur de faire un faux pas, mais il s'en sort plutôt bien, et ça m'offre une légère distraction, bienvenue.

oOo

Alphonse nous attend sur le quai de la gare avec un grand sourire aux lèvres. Je réalise que malgré tout, en dépit de mon état, je suis contente de le voir. Dès qu'il nous aperçoit, il se précipite dans nôtre direction. Je pense qu'il va ralentir, mais il me serre dans ses bras avec enthousiasme, me soulevant du sol pour me faire valser. Il ne remarque pas que je me tends violemment, je crois, tout à sa joie alors qu'il me hurle dans les oreilles:

«Elle m'aime aussi! Viv', elle m'aime aussi!»

Il est tellement heureux que je prends sur moi pour faire bonne figure. Au lieu de lui foutre un coup de genou dans les boules, je me contente d'une petite tape sur la tête pour lui signifier de me lâcher. À mon grand soulagement, ça suffit. Constatant qu'il attend une réaction de ma part, toujours avec un grand sourire béat aux lèvres, je demande:
«Azmi?»
«Qui d'autre?» répond le Gryffondor avec un ton vaguement réprobateur.
Je connecte doucement mes neurones avant de réagir avec plus d'énergie:
«Attends, tu lui as dit?»
Mon ami se gratte la tête d'un air embarrassé. J'observe avec une pointe d'amusement qu'Ewald remue discrètement d'un pied sur l'autre, mal à l'aise, même si il conserve sa façade neutre.
«C'est elle qui m'en a parlé en fait. Elle m'a dit qu'elle sentait une tension entre nous depuis longtemps, et elle m'a dit de m'expliquer, ou d'arrêter d'être aussi bizarre avec elle. Et-»

Alphonse est fébrile, et s'interrompt brusquement lorsque Ewald agite sa main dans son champ de vision:
«Je vois que tu es très heureux, Bludfire, mais je dirais pas non à un peu de contexte. Et j'ai l'impression qu'on ferait bien de s'installer avant que tu nous racontes un peu tout ça, non? En plus Arthur va s'inquiéter si on met trop longtemps à le rejoindre.»
Le Gryffondor a un petit rire embarrassé, avant d'acquiescer.
«Désolé! Allons-y!»

À part moi, je suis un peu soulagée que le flot de mots ne se tarisse. Je suis contente pour Al', oui, mais c'est tellement loin de mes préoccupations actuelles… Et je dois avouer ne pas avoir trop l'énergie pour encaisser la sienne à ce niveau de joie.

C'est lui qui a réservé un petit airbnb pour la nuit à l'aide de son père, vu qu'il est encore mineur. Il nous y guide, et je remarque qu'Ewald a l'air intrigué par google maps. Arthur est déjà arrivé. Il nous attend devant la porte, vu que c'est Al' qui a les informations d'accès. Le revoir me fait du bien aussi et je crois qu'une part de moi se détend légèrement maintenant qu'on est tous réunis à nouveau. Je laisse même le Poufsouffle me prendre dans ses bras, lui aussi. Au moins il a eu la décence de me demander mon avis. Je suis légèrement tendue quand même, mais c'est surtout pour ne pas montrer de réaction alors que l'étreinte ravive mes coupures fraîches.

oOo

Le logement est petit mais fonctionnel. Il y a deux chambres, avec un lit double dans l'une et deux matelas dans l'autre. Ewald dit que nous prendrons le lit double sans laisser aux autres le temps d'exprimer une opinion, et je ressens une gratitude immense pour le Serpentard. Je n'aurais pas voulu dormir avec quelqu'un d'autre, mais je n'aurais pas su le dire. Son initiative m'enlève une tension supplémentaire dont je n'avais vraiment pas besoin. Entre Poudlard et chez lui, je commence à avoir l'habitude qu'on partage notre lit, et c'est réconfortant pour moi de savoir que ce sera le cas ce soir. Il me dit quand même que si je veux il pourra métamorphoser le lit en deux lits pour la nuit, si besoin, sans que j'aie besoin de dire quoi que ce soit.

Une fois qu'on est installés, on s'assoit tous sur les lits de la chambre d'Arthur et d'Alphonse pour discuter un peu de la suite des événements. Avant de pouvoir entrer dans le vif du sujet, néanmoins, Alphonse tient à nous parler d'Azmi. Il explique rapidement aux autres qui elle est et le dilemme qu'elle représentait pour lui. Représentait, car apparemment elle lui a forcé la main, et il lui a avoué ses sentiments. La grande nouvelle, c'est qu'elle lui a répondu que c'était réciproque. Il ne lui a pas parlé de la magie, pas encore. Il pense le faire, néanmoins. Il n'a toujours pas résolu son dilemme sur le monde dans lequel il vivra plus tard, mais il veut déjà donner une chance à leur relation apparemment. Je suis contente pour lui, vraiment. Je n'arrive juste pas vraiment à me sentir concernée par la discussion.

Je suis beaucoup plus concentrée lorsqu'on tire enfin nos plans pour le lendemain. Kayns doit payer. C'est la seule chose qui fait que je suis debout et présente après ce que j'ai appris ce matin, après tout. Je me sens froide, détachée, précise, enfin réellement présente après la journée que je viens de passer. Ewald explique dans les grandes lignes ce qu'on a découvert dans mon esprit, insistant encore sur le danger que représente Kayns, sans vraiment entrer dans le détail de la compulsion qu'il m'a faite subir. Ensuite, nous décidons d'aller faire un tour vers le point de rendez-vous de demain pour savoir comment nous positionner.

C'est un petit pub typique. La salle y est basse de plafond, et imprégnée d'une odeur entêtante de bière. Il est encore tôt, mais quelques habitués discutent déjà dans un coin, nous lançant un vague regard lorsque nous entrons. Dans un coin, une télé diffuse un match de rugby, et le barman y jette des coup d'œils distraits tout en lavant des verres. Avec l'aisance que confère l'habitude, Alphonse s'appuie au comptoir pour commander du thé pour moi et les autres, tandis qu'il prend un coca. Nous nous installons à la table la plus isolée que nous trouvons, qui est juste à côté de l'entrée, vu que les habitués sont au fond de la salle.

Une fois qu'on est servis, plus personne ne nous prête attention, et nous pouvons réfléchir à notre plan d'action. Comme Kayns connaît mon visage et qu'Ewald n'a pas l'habitude du monde moldu, on décide rapidement que nous attendrons à l'extérieur du pub. Ça ne nous plaît ni à lui, ni à moi, mais on ne peut pas risquer de mettre en danger Arthur. Alphonse, lui, entrera après Arthur pour s'installer au bar, aussi proche que possible de notre cible pour pouvoir intervenir si besoin. On a aussi envisagé qu'Ewald tienne compagnie à Alphonse, pour qu'on puisse échanger par télépathie, mais le Serpentard ne veut pas me laisser seule, et selon ce qu'il se passe pourrait avoir des réactions inappropriées pour le monde moldu, ce qui pourrait le trahir. Trop risqué.

oOo

Nous allons nous coucher tôt pour être sûrs d'être en forme pour le lendemain. De la chambre voisine proviennent des éclats de voix et de rire, et je devine qu'Alphonse n'a pas encore fini de parler d'Azmi. Connaissant Arthur, il doit être ravi d'écouter le Gryffondor lui parler de tout ça. Assez rapidement, Ewald murmure un sort de silence et je lui adresse un faible sourire de remerciement. Ensuite, je m'allonge comme si j'allais pouvoir dormir, et il me donne la main, comme si il avait deviné que j'en aurais besoin. Nous ne parlons pas alors que je me pelotonne contre lui, posant ma tête sur sa jambe après une hésitation. Il ne me repousse pas, passant au contraire sa main dans me cheveux en un geste de réconfort qui me ferait sans doute monter des larmes aux yeux si je n'étais pas si froide.

Depuis tout à l'heure, depuis que j'ai appris ce que Kayns m'avait fait, je suis en mode survie. Je reconnais cet état, pour l'avoir déjà vécu plusieurs fois. Quand Jérémy m'a violée. Quand on a rencontré le pédophile. À nouveau, mes émotions sont enfermées à triple tour derrière une muraille de glace. Cette fois, par contre, la colère reste présente. La détermination de faire payer Kayns. Je me suis beaucoup coupée, tout à l'heure. Ça n'a rien fait. Et maintenant, je reste là sans bouger, les caresses d'Ewald dans mes cheveux sont la seule chose qui me relie encore à la réalité.

Finalement, après une vingtaine de minutes, mon ami me chuchote:
«Est-ce que tu veux bien que je te soigne, maintenant?»

Je me tends. J'aurais préféré qu'on continue à ignorer le problème. Finalement, je secoue la tête.
«Je ne préfère pas. Ça ne m'empêchera pas de me battre, si nécessaire.»
Une pointe de dureté est présente dans ma voix. La main d'Ewald continue ses allées et venues dans mes cheveux avec douceur, alors qu'il reprend la parole.
«Je ne te forcerai à rien, Vivian. Ce que Kayns t'a fait… Il paiera pour ça.» au ton de l'ancien Serpentard, je sais qu'il a laissé tomber ses murailles occlumentiques. Malgré moi, je suis touchée. «Mais Vivian je… Ça m'inquiète de savoir que tu t'es coupée beaucoup. Je ne sais pas exactement ce que tu as fait mais… Je vois bien ta façon de te tenir depuis tout à l'heure. Je n'aime pas ça. J'ai un peu peur, pour être franc. Et j'aimerais au moins pouvoir faire ça pour t'aider.»

C'est la sincérité dans sa voix qui me fait hésiter. Comme ses murailles sont abaissées, j'entends distinctement ce qu'il ressent. L'inquiétude, la peur, mais aussi son sentiment d'impuissance. Il tient à moi.

Comme si il avait senti mon hésitation, il ajoute encore, faisant écho à mes pensées sans le savoir:

«Je tiens à toi, Vivian, Aurore. Je ne te laisserai pas tomber. Nous sommes liés, non?»
Malgré moi, j'effleure son esprit avec légèreté. Je ne sais pas vraiment ce que je cherche, mais je le trouve. Loin de fuir le contact, il me laisse au contraire ressentir son sentiment d'impuissance, qu'il n'a pas su dire à haute voix, tout autant que l'intensité de sa colère envers Kayns. Il me laisse aussi sentir son inquiétude pour moi, son horreur devant ce que j'ai subi, sa détermination à m'aider. Son affection. Je sais qu'il a mal de savoir que je me blesse. Alors, même si je n'en ai pas envie, je le laisse me soigner. Je vois le moment où il redresse ses barrières occlumentiques pour encaisser la vision de mon torse et de ma gorge. Sa main est ferme alors qu'il referme lentement mes plaies, mais j'ai conscience qu'elle pourrait trembler. Il n'a pas dressé ses barrières si fermement que ça, et je vois dans ses yeux l'ombre de l'inquiétude qu'il ressent pour moi, toujours présente.

Une fois qu'il a fini de soigner la plupart de mes blessures (je n'ai pas voulu qu'il enlève absolument tout), il propose posément que nous allions dormir. Je sens qu'il est plus distant, émotionnellement. Je le regarde un instant avant d'oser effleurer son esprit. Il ne refuse pas le contact, même si je sens sa réticence, et soudain l'évidence me frappe. Il s'est renfermé pour se protéger. Parce que je lui ai fait mal. Pas directement, certes. Mais il tient à moi, et mes blessures l'ont impacté. J'ai un peu envie de pleurer. À la place je murmure:

«Désolée.
-On a déjà eu cette discussion, Vivian. Je ne t'en veux pas. Je sais que c'est quelque chose que tu fais, et je comprends que tu l'aies fait aujourd'hui.»

Un sentiment compliqué prend racine en moi alors que j'entends ces mots. C'est à la fois un peu douloureux et réconfortant qu'il comprenne que je me coupe, d'une certaine façon.
«Je n'approuve toujours pas.» ajoute il, et la pointe de douleur que je ressentais s'estompe.

«Mais j'ai conscience qu'il te faut du temps, et le présent ne participe pas vraiment à t'aider à guérir.» il se tait un instant avant d'ajouter, avec détermination: «Nous allons changer ça.»

Après cette discussion, il va se mettre en pyjama. Lorsqu'il revient, il me propose de métamorphoser le lit, mais je me contente de secouer la tête, l'invitant à me rejoindre. À nouveau, avec hésitation, je me pelotonne contre lui, et le fait qu'il ne me repousse pas est sans doute encore plus réconfortant que les mots qu'il m'a offert plus tôt. Il est sans doute la seule raison pour laquelle je parviens à m'endormir ce soir là.

oOo

La journée s'étire désagréablement jusqu'à l'heure du rendez-vous d'Arthur. On a partagé la matinée entre les courses pour le petit-déjeuner, effectuées par Alphonse et Arthur à l'épicerie du coin, puis après avoir mangé aux derniers préparatifs. Al' a essayé de lancer quelques sorts avec ma baguette non tracée. Nous avons envisagé que je la garde, mais je serai avec Ewald, et il est préférable que le Gryffondor aie un moyen de se défendre si besoin. L'ancien Serpentard, de son côté, consacre une bonne partie de la matinée à évaluer un peu les défenses occlumentiques d'Arthur et à lui donner quelques conseils. Ensuite, l'ancien Poufsouffle s'enferme dans sa chambre pour réviser ses recherches en vue de la conversation avec Kayns. Alphonse sort se promener un peu, gagné par la nervosité, et je reste avec Ewald. Patiemment, nous nous employons à remonter un peu mes murailles, pour me permettre de garder la tête froide et de réagir rapidement lorsque ce sera nécessaire.

oOo

Lorsque enfin il est temps de se mettre en route, c'est un véritable soulagement de passer à l'action. Alphonse part devant, affectant de flâner, puis c'est au tour d'Arthur. Ewald et moi sortons de la maison à peu près en même temps que lui, mais nous attendons de recevoir le sms de confirmation d'Alphonse que Kayns a rejoint l'ancien Poufsouffle pour nous risquer à proximité du lieu de rendez-vous. Nous nous installons comme prévu sur un banc devant la petite église locale, à une trentaine de mètres de l'entrée du pub. De nôtre poste, nous pouvons observer les allées et venues sans attirer l'attention. Je me sens tendue, mais concentrée. Je ne m'attends pas à ce que grand-chose se passe dans l'immédiat de toute façon, même si je reste vigilante. À côté de moi, Ewald est lui aussi sur le qui-vive.

C'est pour ça que je ne manque pas le moment, deux minutes plus tard, où Arthur sort du pub accompagné par Kayns. Je me tends, surprise, tandis qu'Ewald se redresse brusquement.

«Envoie un message à Alphonse, il faut savoir ce qu'il se passe.» chuchote l'ancien Serpentard alors que les deux silhouettes s'éloignent du pub tranquillement, dans la direction opposée à la nôtre. J'ai à peine le temps d'attraper mon téléphone que celui-ci se met à sonner. Je décroche tout de suite, soulagée de voir que c'est le Gryffondor.

«Al'? Qu'est-ce qu'il se passe?
-Je crois qu'il a proposé à Arthur de poursuivre la discussion chez lui.» chuchote le Gryffondor précipitamment. «On fait quoi?
-On les suit, rejoins nous.» je réponds, sans même consulter Ewald. Il est hors de question de laisser Arthur seul en présence de Kayns.

J'explique rapidement la situation au Serpentard qui se lève en même temps que moi pour rejoindre Alphonse qui émerge du pub à son tour. Finalement, nous décidons qu'Al' restera en vue de notre cible tandis qu'on les suivra à un peu plus de distance, encore une fois de peur que Kayns ne me reconnaisse. Ça reste risqué, car nôtre ennemi a probablement remarqué Al' au pub, mais ça reste préférable à me laisser en vue de nôtre ennemi. Nous lançons un appel pour pouvoir se tenir au courant des directions et de ce qu'il se passe, puis Al' se lance à la poursuite du duo. Pour ma part je mets mes écouteurs pour garder les mains libres, puis Ewald et moi nous mettons en route à nôtre tour, guidés par les instructions d'Alphonse.

Nous parcourons deux à trois kilomètres dans un silence tendu. Heureusement, les plis des collines et les détours du sentier emprunté par Kayns et Arthur permettent à Alphonse de rester proche sans être trop visible. Je commence à trouver le temps un peu long. J'espère que Kayns ne va pas faire transplaner Arthur. Je ne sais pas ce qu'on pourra faire si c'est le cas. Alors que j'ai cette réflexion, j'entends soudain un choc, puis Alphonse lâche un gémissement déchirant, à distance du combiné. Je m'arrête instantanément, transmettant en direct à Ewald ce que j'entends dans mes oreilles.
«Alphonse? Qu'est-ce qu'il se passe?!»

Il y a un grésillement, alors que j'appelle encore mon ami, puis une nouvelle voix retentit, froide, menaçante et familière. Toujours calme.
«J'ai tes deux amis ici, Aurore. Tu ferais mieux de te dépêcher de les rejoindre. Et ne pense même pas à appeler les Aurors si tu sais ce qui est bon pour eux.»

Là dessus, la communication se coupe brusquement alors que tout mon sang se fige dans mes veines. Je sors ma baguette, regrettant amèrement d'avoir laissé celle du pédophile à Alphonse. D'un autre côté, peut-être qu'il faudra des Aurors pour régler cette situation, et comme ma baguette est Tracée ça nous servira peut-être de sonnette d'alarme… En même temps, je ne crois pas que ça les fasse vraiment réagir. De mémoire, dans le canon, personne ne vient quand Harry Potter fait de la magie, il est juste puni plus tard. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas le temps pour ces réflexions. À côté de moi, Ewald pose sa main sur mon bras pour m'empêcher de bouger alors que je m'apprête à me mettre en mouvement. Instinctivement, je lui transmets un sentiment de protestation. Je dois aller aider les autres.
«Il ne sait peut-être pas que je suis là. Laisse moi deux secondes. Je te suis.»
Il se lance un sort de Désillusion, et je me précipite sur le chemin où a disparu Alphonse.
Rapidement, j'arrive en haut d'une crête. J'ai le temps d'entrevoir le manoir, en bas, avant de me retrouver face à la baguette de Kayns. Par réflexe, je lève ma baguette pour me lancer un protego mais il l'écarte d'un mouvement brutal de bras et m'immobilise d'un sort de ligotage, faisant tomber mon arme au sol. Il me regarde avec colère tandis que mes yeux bougent de lui aux autres. Alphonse est au sol, assommé peut-être, tandis que j'aperçois Arthur appuyé contre un arbre, pétrifié.

«Tu as vraiment décidé de me poser des problèmes, n'est-ce pas? Où est ton dernier ami?»
Il a un reniflement agacé, puis grogne.
«Ne me fais pas perdre de temps! Si tu es ici, tu sais que ça sera moins douloureux pour toi si tu parles!»

J'ai un frisson involontaire alors que les souvenirs se rappellent à moi. J'ai peur, mais la rage submerge rapidement cette émotion, néanmoins. Je dresse mes murailles avec violence, rompant le lien avec Ewald mais n'ayant pas trop le choix pour me protéger au mieux. J'observe, ce faisant, qu'il n'a pas encore mis sa menace à exécution, ce qui est inhabituel pour lui. L'occlumencie m'aide à réfléchir plus clairement, et je réalise qu'il a l'air très nerveux, baguette haute. Avant qu'il ne m'interroge davantage, le premier sort d'Ewald s'écrase dans l'herbe à deux pas de Kayns, qui l'évite grâce à une chance insolente. Il se lance un sort de bouclier que je n'ai jamais vu alors qu'Ewald redevient visible.

Le duel est bref mais violent. Les sorts qu'Ewald lance ne sont clairement pas de la magie blanche, et les ripostes de Kayns ne le sont pas davantage. Je remarque vite qu'il est en difficulté, pourtant. Il me tourne le dos, et je remarque peu à peu ses muscles trembler légèrement, ainsi que la lenteur de ses ripostes. Comme Ewald l'avait observé dans mes souvenirs, ce n'est pas un très bon duelliste.

À nouveau, il se lance un sort complexe de bouclier, mais cette fois il pointe sa baguette vers Arthur, lançant un sort explosif à quelques centimètres de son visage. Interdit, Ewald se fige un instant, et Kayns en profite pour lui lancer:
«Le prochain ne ratera pas sa cible si tu ne poses pas ta baguette tout de suite!»
Les sorts s'arrêtent de pleuvoir sur le bouclier de nôtre ennemi, et il ajoute encore.
«Pose cette baguette tout de suite. Nous avons beaucoup de choses à se dire, tous les cinq, je crois. Mais si tu m'y forces, je tuerai autant de tes amis que nécessaire. Ce ne serait pas la première fois.»

Sa voix est froide, et pour la première fois j'ai véritablement peur de lui. Une peur abjecte qui submerge ma rage. Je ne peux pas voir mes amis mourir devant moi, à cause de moi en plus! J'ai envie de hurler tandis que je vois Ewald doucement baisser sa garde avant de déposer sa baguette au sol. Je ne manque pas, néanmoins, le relâchement soudain du sort qui me retenait. Mon meilleur ami a réussi à lancer un informulé pour me libérer. Kayns est concentré sur lui, à quelques pas de moi, pointant toujours sa baguette dans sa direction. Silencieusement, je tends la main vers ma baguette avant de me raviser. Je ne suis pas sûre à cent pour cent de parvenir à l'immobiliser par la magie. Il est peut-être mauvais en duel, mais la vie de mes amis est en jeu.

C'est pour ça que c'est mon poignard que je décroche de ma cheville, tandis qu'Ewald interpelle Kayns, le distrayant efficacement.

«Si vous nous laissez partir maintenant, vous pourrez encore échapper au pires conséquences.

-Quelles conséquences?» demande Kayns avec un petit rire, attirant la baguette de l'ancien Serpentard à lui d'un accio.

«Je suis l'héritier des maisons Carter et Slide. Mon ami, que vous avez immobilisé, est un Clifford. Soyez assuré que j'ai pris mes précautions avant de venir.

-C'est fort aimable à toi de me mettre en garde.» répond l'homme, avec une pointe d'ironie dans la voix. «Nous aurons tout le temps d'en discuter chez moi, autour d'une tasse de thé.» ajoute il avec toujours cette ironie dans la voix, teintée d'une menace. «Peut-être même que certains d'entre vous pourront repartir vivants, qui sait? Tout dépend de ce que vous savez, et de ce que vous avez fait.»

Mon poignard niché dans ma main, j'ai réussi à me rapprocher suffisamment pour frapper au moment où l'homme se retourne avec colère.
«Si je m'étais douté que tu serais une telle plaie, Auro-»

Ses yeux s'arrondissent de surprise alors que je saute sur lui, ma lame ricochant sur son épaule avant de pénétrer enfin dans son cou. Ewald se jette sur sa baguette, que Kayns a laissé échapper et lui lance un expeliarmus, alors que je me cramponne à mon ennemi pour m'assurer de bien enfoncer la lame.

oOo

Pendant quelques instants, les seuls bruits qu'on entend sont ceux que fait Kayns en tombant alors que son sang fuit par la plaie de son cou, en même temps que sa vie. Je reconnais le gargouillis qu'il fait pour l'avoir déjà entendu, des années auparavant, dans une situation finalement assez similaire. Comme le pédophile, il meurt rapidement. Si simplement, finalement, pour quelqu'un qui avait fait tant d'efforts pour vivre éternellement. Pendant qu'il agonise, ni moi ni Ewald ne le lâchons du regard. Le Serpentard le tient en garde sans trembler. Lorsqu'il arrête enfin de convulser, je me force à le lâcher du regard, réalisant qu'Arthur est enfin libre de ses mouvements.

Le Poufsouffle, à une dizaine de mètres de nous, fait quelques pas précipités dans nôtre direction, lançant un sort de diagnostic à Kayns dès qu'il est à portée.
«Il est mort.»
Sa voix est blanche, mais encore maîtrisée. Il se précipite ensuite vers Alphonse, lui lançant à son tour un sort de diagnostic, s'accroupissant près de lui. Ewald baisse lentement sa baguette avant de se diriger vers moi.
«Tu vas bien?»
Ses murailles sont fermement dressées, mais il me parle avec douceur. Je hoche la tête, répondant avec une pointe d'ironie:
«Je commence à avoir l'habitude.»
L'ancien Serpentard a un reniflement ironique et amer. Il agite sa baguette, faisant disparaître le sang de mes vêtements avant de me serrer dans ses bras avec force. Je me raccroche à lui avec désespoir. Nôtre lien se forme sans que j'en aie fait un choix conscient, et demeure en place alors que nous nous séparons rapidement pour rejoindre les autres.
Arthur a allongé Alphonse sur le dos, et s'est assis juste à côté. Le Gryffondor est toujours inconscient.
«Qu'est-ce qu'il a?» demande Ewald, d'une voix toujours calme.
Parce que nôtre lien est actif, j'ai pleinement conscience de son inquiétude.
«Légilimancie.» répond Arthur, laconiquement.
Il semble à bout de souffle.
«Arthur?» je demande, inquiète.
«Je n-n'arrive pas à m-m'habituer...» souffle il, avant de serrer ses genoux contre lui comme un enfant pour se rassurer.
Il commence à haleter, des larmes coulant sur ses joues. Sans hésiter, Ewald s'accroupit en face de lui.
«Ça va aller, Arthur. Je suis là. Ferme les yeux. Concentre toi sur ma voix.»
J'ai l'impression d'assister à une scène qu'ils ont déjà jouée, impression confirmée par le lien que je partage avec Ewald. Il ne cherche pas à me le montrer, concentré comme il l'est sur son meilleur ami, mais je perçois qu'il a déjà dû gérer ça, à Poudlard. Après le pédophile. Je reste là, les bras ballants, avant de réaliser que je peux au moins dissimuler le corps pour aider un peu Arthur, peut-être, et voir si je peux faire quelque chose pour Alphonse.

Je me mets à l'œuvre, utilisant la baguette du pédophile pour métamorphoser la chemise de Kayns en couverture pour dissimuler son cadavre. Je récupère aussi ma lame, que j'essuie sur le pantalon de mon ennemi. Ensuite, je me rapproche d'Alphonse, constatant qu'il ne bouge toujours pas. Je me demande si je devrais essayer de lui lancer un aquamenti pour le réveiller. Pendant tout ce temps, je me demande comment je peux agir avec autant de détachement. L'occlumencie ne fait pas tout, si? J'étais tout aussi calme après avoir tué le pédophile. Je suis toujours calme lorsque la tempête est là, après tout. Je garde mon sang-froid pendant les situations de crise. Je hausse les épaules involontairement. Ce n'est pas si important. Par contre, l'état d'Alphonse est inquiétant. Je lance un regard à Arthur et Ewald. Le Poufsouffle a l'air de finir de se calmer progressivement, et j'attire doucement l'attention de l'ancien Serpentard à travers nôtre lien. Je ne veux rien tenter sans son approbation concernant Alphonse. Il me signifie d'attendre que la crise de panique d'Arthur aie fini de se calmer.

Une fois le Poufsouffle de retour parmi nous, nous nous rassemblons autour d'Alphonse. Finalement, c'est bien ma suggestion qui est appliquée, et à notre grand soulagement le Gryffondor revient à lui presque instantanément avec un juron. Il tousse comme une carpe hors de l'eau avant de se redresser brutalement.
«Ewald? Viv? Arthur? Qu'est-ce qu'il s'est passé?
-Tu as subi une attaque de Légilimancie.» explique Arthur avec un calme qui ne laisse pas soupçonner l'état dans lequel il était quelques minutes plus tôt.
«Kayns? Qu'est-ce que?»
Ewald a un hochement de tête en direction du cadavre, et Alphonse suit l'indication avant de pousser un nouveau juron.
«Vous l'avez? Oh putain! Putain!»
J'ai un instant peur qu'il ne cède à la panique à son tour, mais il se contente de se prendre la tête entre les mains avant de demander avec une ironie mordante:
«Laissez moi deviner. Vivian?»
Mal à l'aise, je remue un peu.
«Je n'avais pas le choix. Je… J'aurais pu utiliser ma baguette, mais je n'étais pas sûre de réussir à l'arrêter, et vous étiez tous en danger.»
Ewald pose une main apaisante sur mon épaule.
«Personne ne te reproche rien, Vivian. Tu as fais de ton mieux.
-C'est vrai.» ajoute Arthur, tandis qu'Alphonse hoche vigoureusement la tête.

oOo

«Et on fait quoi, maintenant?»

La question d'Alphonse rompt le silence qui commençait à s'installer. Lui, comme Arthur, évitent soigneusement de jeter des coups d'œil en direction du cadavre, ce qui en deviendrait presque comique si la situation n'était pas aussi critique.
«On pourrait faire disparaître le corps.» répond lentement Ewald. «Kayns ne sera plus une menace pour Vivian, maintenant. Pour ce qu'on en sait, il vivait en reclus, donc il faudra sans doute longtemps avant que quelqu'un ne s'aperçoive qu'il manque à l'appel.»
Le silence s'étire quelques instants entre nous, puis l'ancien Serpentard reprend, d'une voix toujours aussi calme.
«Nous ne pouvons pas en être sûrs, néanmoins, et il y a des preuves écrites de la correspondance entre Kayns et Arthur, sans doute aussi du rendez-vous d'aujourd'hui. Si ce qu'on a fait était découvert, ce serait encore aggravé par la dissimulation du corps et des preuves. D'autant que je ne me risquerais pas dans son manoir sans connaître ses systèmes de sécurité pour faire disparaître des informations.»
Nous sommes tous pensifs, et sans doute un peu horrifiés alors que nôtre ami déroule son raisonnement. À part moi, je suis à la fois choquée et touchée qu'Ewald envisage cette option. Il n'a pas fini de parler, néanmoins, et poursuit:
«Nous pouvons aussi aller nous dénoncer aux Aurors. C'est sans doute l'option la moins risquée. Nous avons agi en légitime défense. Alphonse et Vivian sont mineurs. Au vu des choses que Kayns a faites, nous ne serons sans doute même pas punis. Les attaques légilimantiques sont très graves, et plus encore ce que tu as subi, Vivian.»
Il prend le temps de croiser tous nos regards avant de nous avertir:
«Si nous choisissons cette voie, Vivian sera exposée. Son passé sera révélé, et nos craintes qu'elle serve de cobaye pourraient se révéler fondées. Dans tous les cas, ce sera une procédure pénible. Il n'est pas impossible que les Aurors fassent appel à des examens Légilimentiques sur toi, Vivian, ou même sur toi, Alphonse, pour déterminer exactement les dommages qui vous ont été causés. Si on devait prendre cette voie, ma famille te défendra, Vivian. Mais ce n'est pas une garantie à cent pour cent. Et je doute qu'on échappe à une exposition médiatique.»

Cette fois-ci, le silence perdure beaucoup plus longtemps entre nous. Sans grande surprise, c'est Alphonse qui le rompt en premier:
«Les deux options puent, en gros.» Il me regarde dans les yeux, avant d'ajouter: «C'est à Vivian de choisir, je pense. Je peux vivre avec la mort de cette ordure sur la conscience. Personne n'a besoin de savoir.»
Ewald hoche la tête, comme si il approuvait les propos d'Alphonse. Arthur, lui, rougit violemment avant d'admettre:
«J-je ne suis pas sûr d'en être capable. Dissimuler la mort de Kayns, je veux dire. S-si on fait ça j-je… Est-ce que tu pourras me lancer un Oubliettes, Ewald?»
Je me raidis. Ça va trop loin. Pourtant, l'ancien Serpentard se contente de hocher la tête sombrement.
«Stop.»
C'est moi qui ai parlé. Les autres se tournent vers moi avec une pointe de surprise.
«Je refuse que vous preniez tous ces risques pour moi. On ne peut pas être sûrs que ça passe. Il faut arrêter les frais. J'ai tué quelqu'un. Je refuse que vous soyez impliqué dans de la dissimulation de cadavre. Je refuse qu'Arthur soit privé de thérapie si il en a à nouveau besoin, qu'Alphonse soit obligé de mentir encore pour me protéger. C'est aussi simple que ça.
-Mais tu vas être exposée.»

Je hausse les épaules.
«Sans doute. Je ne vais pas vous mentir. Ça me terrifie. Mais le jeu n'en vaut tout simplement pas la chandelle.»
Ewald approuve gravement avant de répondre:
«Si ta tranquillité n'était pas en jeu, c'est le choix que je ferais sans hésiter. Est-ce que tu es vraiment sûre de toi? Si il le faut, on ne dira rien, tu sais?»
Les deux autres hochent la tête, et j'ai un sourire à la fois joyeux et douloureux. Je n'ai pas les mots pour ce sentiment de confiance et reconnaissance qui m'envahit, teinté de peur et d'absolu.
«Je sais. Et je suis sûre.»

oOo

Une fois la décision prise, Ewald fait creuser à Arthur et Alphonse une tombe où «ranger» Kayns temporairement, pour les éloigner du corps autant que pour qu'ils se rendent utiles, je pense. Il me demande une dernière fois si je suis sûre de moi. Devant mon acquiescement ferme, il me serre une nouvelle fois contre lui, puis fait léviter le cadavre de Kayns jusque dans la tombe improvisée. Ensuite, il recouvre le corps de terre et se tourne vers nous.
«Je vais nous faire apparaître au manoir. Je pense qu'il faut qu'on parle de tout ça à grand-mère, elle saura nous conseiller sur la marche à suivre.»
Ses yeux cherchent les miens, et je hoche la tête, résignée. Par le biais de nôtre lien, je lui transmets de commencer par Arthur. Il hoche imperceptiblement la tête avant de tendre le bras à son meilleur ami, qui proteste à peine avant de se laisser entraîner.

Dans les quelques minutes que met Ewald à revenir, Alphonse et moi ne parlons guère. Il se contente de chuchoter, à un moment:
«Je comprends mieux ce que tu as pu vivre.» la constatation sonne un peu amère, et je ne sais pas quoi répondre. Je n'ai pas besoin de chercher l'inspiration, car l'ancien Serpentard réapparaît, accompagné de sa grand-mère. La vieille dame lance un coup d'œil à la ronde, avisant la meute de terre fraîchement retournée. Elle marmonne quelque chose entre ses dents qui ressemble furieusement à «Les jeunes, de nos jours...» et se lance dans une série de sorts rapides et complexes pendant qu'Ewald nous glisse «Des repousse moldu, entre autres.». Nous hochons la tête sagement. Ensuite, mon meilleur ami me fait transplaner tandis que son aïeule escorte Alphonse, qui est suffisamment sonné pour ne pas protester.

oOo

«If actions speak louder than words do
I probably have proven myself to you
Never thought that you would too
Yet now I know I can trust you

I don't really know what else to say
You're the only one I can rely on that way
You've seen me cry when my world was gray
You brought back colours when all had faded away»*

-Extrait du carnet étoilé de Vivian-Éris-


Surpriiiise! N'a plus Kayns! Oops? (en vrai c'était prévu depuis le début, je savais pas trop comment ça allait se jouer et je trouve moi même le fight un peu... Anticlimatic? xD)
Bref, des réactions peut-être?
Comment vous voyez la suite?

J'espère que j'aurai plus de temps pour me poser pour écrire le prochain chapitre en tout cas (si je poste dans les temps, j'aurai réussi mon défi de l'année de publier une fois par mois!). D'ici là, je vous souhaite un bon mois de décembre!

*Si les actions parlent plus que les mots
Je me suis probablement prouvée à toi
Je n'aurais jamais pensé que tu le ferais aussi
Pourtant à présent je sais que je peux te faire confiance

Je ne sais pas vraiment quoi dire d'autre
Tu es le seul sur qui je peux me reposer de cette façon
Tu m'a vue pleurer quand mon monde était gris
Tu as ramené les couleurs quand tout avait disparu