Je vous conseille de relire le chapitre précédent pour vous remettre la situation en tête, ce chapitre va très vite.
Sinon, ça fait plaisir de tous vous retrouver et j'espère que vous aimerez ce chapitre ! Il m'a posé beaucoup de problèmes (comme l'indique le délai de sortie) et je n'en suis toujours pas satisfaite mais il y a un moment où il faut savoir renoncer, donc le voilà.
Bonne lecture !
lisou : la fiction Sakura-centric est sortie, le lien est sur mon profil ! ça fait plaisir de voir que tu apprécies cette Sakura 2.0 - c'est l'un des grands bonheurs de la fanfiction, je trouve, que d'exploiter le potentiel de personnages un peu laissés de côté dans l'oeuvre originale.
Et merci pour ton petit commentaire d'Octobre, ça me touche !
C'est le Kyûbi.
Sakura regarda avec horreur son meilleur ami gronder comme une bête alors que la septième queue apparaissait, puis une huitième. Naruto n'était plus en mode Ermite – ses yeux étaient rouges, entièrement rouges, comme ceux du Démon qui vivait en lui…
Et Madara veut réunir les Bijû.
Non. Non. Non !
Sakura se précipita au moment même où Madara dirigeait ses paumes vers les deux Jinchûriki. L'un des pouvoirs du Rinnegan était…
- Tendô : Voie Céleste !
La télékinésie, poursuivit-elle en voyant Naruto et Killer Bee, pris par surprise, foncer malgré eux vers la statue démoniaque. A la vue de son coéquipier s'approchant de plus en plus de l'horrible invocation, Sakura ne réfléchit pas : elle enchaîna les Téléportations jusqu'à être encore plus proche de la statue que Naruto, si proche qu'elle pouvait sentir le chakra maléfique l'étouffer, et forma le signe de la chèvre.
- Rupture !
Plusieurs choses se passèrent simultanément : le diamant vert sur son front s'étendit jusqu'à devenir une couronne d'encre brillante, ses réserves de chakra explosèrent et Naruto lui arriva dans les bras avec toute la douceur d'une Tsunade saoule.
Le chakra corrosif du Kyûbi commença immédiatement à la ronger. Mais ce ne fut pas ce qui inquiéta Sakura – avec les réserves colossales du sceau Yin, se soigner instantanément n'était qu'une formalité. Non, ce qui lui tira un hoquet de panique fut le fait que Naruto n'était plus conscient.
Elle arriva sur la statue avec la vitesse d'un boulet de canon. Il lui fallut toutes ses années d'expérience en renforcement musculaire pour absorber l'impact et échapper à l'attraction exercée par la statue. Pendant un instant, elle crut même qu'elle n'y parviendrait pas, mais son obstination finit par payer. Elle ne s'arrêta qu'une fois éloignée de plusieurs mètres. A côté d'elle, A avait récupéré son frère. Killer Bee semblait énervé, mais pas inconscient. Alors pourquoi Naruto s'était-il évanoui ?...
- Qu'est-ce qui lui arrive ? demanda-t-elle en tentant vainement de masquer sa panique. Il avait… Le Kyûbi…
- Pas b'soin d's'inquiéter, yo ! C'est l'moment d'unir nos forces pour massacrer c'barjot !
Unir nos forces ? De quoi Killer B parlait-il ? Comment pouvaient-ils unir leurs forces alors que Naruto était…
- Sa… kura-chan…
- Naruto ! s'exclama-t-elle en déposant sa charge dans la boue. Est-ce que ça va ? Le Kyûbi, il…
Un grand sourire étira les lèvres de son meilleur ami. Quand il ouvrit les yeux, Sakura retint un hoquet de frayeur. Ce n'était pas le regard du mode Ermite. Ces yeux… Ils étaient orange !
- J'ai vu mes parents, Sakura-chan !
Derrière elle, Sakura pouvait sentir les signatures d'A et Bee qui se déplaçaient, occupant Madara pendant que Naruto se remettait. La distraction ne durerait pas.
Pourquoi Naruto ne pouvait-il pas avoir des réalisations cosmiques à l'intérieur du village ? Pourquoi fallait-il toujours que ça arrive en plein milieu d'un combat ?
Une seconde. Ses parents ? Namikaze Minato et Uzumaki Kushina ? Les deux puissants shinobi morts depuis bientôt deux décennies ?
- Papa m'a donné l'autre moitié du chakra de Kurama ! Et Maman m'a aidé à le convaincre de nous aider… Regarde, Sakura-chan !
Et soudain, Naruto se mit à briller comme une lanterne.
- Naruto ! Tu…
Il brillait. Sakura sentait l'adrénaline courir dans ses veines, tous ses instincts de combattante lui hurlaient de bouger et de se battre mais… Naruto brillait comme une luciole dans une nuit de printemps et elle ne comprenait plus rien – il avait vu ses parents ? Kurama ? Il souriait alors que ses yeux étaient devenus du même orange que le pelage du Démon ?
Est-ce qu'une simple humaine comme elle avait sa place dans ce combat de géants ?
Naruto n'eut pas l'air de se poser la question. Il la regardait de ce regard qu'elle connaissait si bien : il avait une bonne nouvelle à lui annoncer et se réjouissait d'avance de sa réaction.
- Il va nous aider, Sakura-chan ! déclara finalement le blond alors que A hurlait le nom d'une technique derrière eux. Kurama va nous aider !
- Kurama ?
- Le Kyûbi, expliqua Naruto en se relevant. Son nom, c'est Kurama. C'est le nom que lui a donné l'Ermite des Six Chemins.
Il se frotta l'arrière de la tête d'un air gêné.
- J'aurais jamais cru qu'il avait un nom !
- Mais…
Sakura prit une profonde inspiration. Naruto s'était… réconcilié avec son démon. D'accord. Elle n'était même pas si surprise que ça – faire ami-ami avec une construction de chakra maléfique, c'était tout à fait son genre.
- Tu as vu tes parents ? demanda-t-elle plutôt.
- Papa avait scellé la moitié Yin du chakra de Kurama en lui. Il m'a dit que c'était un mécanisme de sûreté qui s'activerait si j'utilisais les neuf queues…
Que les Kami bénissent le Quatrième Hokage pour sa prévoyance.
- Et du coup, j'ai même pu voir Maman !
Il avait l'air tellement heureux que Sakura ne put s'empêcher de sourire. Naruto avait toujours regretté de ne pas avoir connu ses parents. Il n'en parlait pas beaucoup mais en tant que meilleure amie, Sakura savait des choses que les autres ignoraient.
- Je suis contente pour toi, dit-elle en le prenant dans ses bras.
Contrairement au chakra rouge de tout à l'heure, celui qui entourait à présent Naruto semblait… doux, chaleureux. Puissant à la façon des bras d'une mère prête à tout pour protéger son enfant. Est-ce que c'était la volonté de Kushina qui se manifestait à travers la nouvelle apparence de Naruto ?
- Gyûki, à toi ! rugit Killer Bee dans leur dos.
- Bombe Bijû !
Naruto et Sakura bondirent aussitôt. La Jounin ne put s'empêcher de remarquer à quel point Naruto était rapide – est-ce que ce chakra orange qui semblait le faire briller était un nouveau mode, comme le mode Ermite ? Etait-il devenu encore plus absurdement puissant ?
Si c'était le cas, elle en remerciait les dieux, car l'énorme masse de chakra que Killer Bee venait de lancer n'égratigna même pas la statue de Madara. Est-ce que c'était ce que ressentaient les bandits qu'elle affrontait ? Cette impression de combattre une divinité ? Madara semblait tout-puissant.
Mais il n'avait pas utilisé son Rinnegan. Cela faisait bien dix minutes qu'il avait employé la télékinésie pour attirer Naruto et B et depuis, il n'avait plus fait usage de l'œil Ultime.
Il ne peut pas l'utiliser trop souvent, réalisa-t-elle avec soulagement. Il ne maîtrise pas complètement cet œil.
Il maîtrisait en revanche son Mangekyô Sharingan à la perfection. Quand elle profita d'une ouverture pour se téléporter et lancer son poing sur le masque violet, le coup ne rencontra aucune résistance : Tobi avait utilisé l'exaspérante technique qui lui permettait de se dématérialiser à volonté. Sakura sentit à nouveau la frustration l'envahir, pire encore que face à Kisame ; comment atteindre un ennemi qui ne peut être touché ? Il lui suffisait d'épuiser ses ennemis en évitant leurs coups.
La mort dans l'âme, Sakura se résolut à reculer. Elle avait beau avoir toutes les réserves de son sceau frontal à disposition, elle serait incapable de toucher Madara et face au Sharingan, les illusions étaient inutiles. Toutes ces années d'entraînement, et elle se retrouvait à prier pour que des shinobi plus puissants qu'elle gagne !
- Sakura, avec moi ! intima une voix derrière elle.
Kakashi-sensei ?
- Il faut détruire cette statue ! lança son ancien professeur. Je vais utiliser Kamui pour essayer de l'aspirer.
- C'est de la folie, vous n'aurez pas assez de…
… chakra, faillit-elle dire. Mais il pouvait en avoir. Le chakra médical n'était pas perçu comme une intrusion, il était idéal pour les transferts…
- Je vais vous transférer mon chakra, déclara-t-elle.
Kakashi hocha la tête alors que son œil gauche changeait de forme.
A et B tentèrent une attaque jointe qui força Madara à reculer. Les deux Jounins se regardèrent : c'était le moment. Sakura laissa le chakra médical s'accumuler autour de ses mains et les posa sur le dos de Kakashi alors que le Ninja Copieur lançait sa technique.
Elle sentit le chakra partir dans le Kamui, absorbé par un Mangekyô toujours plus vorace. Pendant une seconde, il lui semblait même voir l'espace autour de la statue scintiller… Puis plus rien.
Tant pis. Ça valait le coup d'essayer.
- C'est inutile, sensei, dit-elle alors que Kakashi persistait dans sa technique vaine. Si cette statue a scellé sept Bijû, vous n'aurez jamais assez de chakra pour l'aspirer.
Elle sentit les muscles de Kakashi se contracter sous ses mains, mais l'homme finit par obéir. Sakura continua son transfert pendant quelques secondes puis laissa le chakra vert se dissiper. Elle serra les dents en constatant que cette tentative désespérée avait bien entamé les réserves de son sceau. Si seulement elle n'avait pas eu recours à l'énergie stockée dans le diamant vert lors du combat contre Sasuke !...
Tu serais morte, lui rappela une petite voix au fond d'elle. Oui, utiliser la Technique du Renouveau avait été le seul moyen de survivre. Cela ne voulait pas dire qu'elle n'était pas furieuse contre son ancien coéquipier. Pour cette bataille, elle aurait voulu avoir des années de chakra stockées dans le sceau, pas des mois.
Mais la chance souriait rarement à ceux qui contribuaient à un génocide.
- Haruno-sama ! appela une voix sur le côté.
Sakura se retourna : Sabaku no Temari était allongée au sol, une plaie effrayante traversant son abdomen. Un shinobi de la Foudre était penché au-dessus d'elle.
Ce n'est qu'à ce moment-là que Sakura pensa à regarder autour d'elle. Tout autour de la statue démoniaque, des centaines de combats avaient lieu et par terre, elle voyait bien trop de corps vêtus de l'uniforme des shinobi alliés – mais pas un seul médic. Etaient-ils hors de son champ de vision ? Ou – comme d'habitude – n'étaient tout simplement pas assez nombreux ?
Sakura regarda Naruto qui hurlait quelque chose à Madara, puis Temari au sol, puis les marécages teintés de sang. Elle serra les poings.
Je te fais confiance, Naruto.
- Invocation ! cria-t-elle en posant la paume dans la boue.
Katsuyu apparut dans toute sa splendeur immaculée, sa blancheur presque aveuglante dans le paysage terne.
Sakura ne perdit pas un instant.
- Katsuyu-sama, j'ai besoin de votre aide pour soigner mes alliés !
- Vas-y, Sakura-chan.
Sakura bondit sur la tête de la Reine Limace et ferma les yeux. Elle sentit le Kumo-nin s'approcher, et une autre signature qu'elle identifia comme celle de Hyûga Hiashi vint se placer devant Katsuyu. C'était une des règles fondamentales que Tsunade-shishou martelait à ses subordonnés : toujours protéger la médic quand elle réalise une technique délicate.
- Technique jointe, incanta-t-elle en synchronisation parfaite avec la Reine Limace : Réseau de Soin !
Et le corps de Katsuyu, sous elle, commença à s'abaisser alors que l'invocation se divisait en un millier de petites limaces qui se répandirent sur le champ de bataille comme autant de vers blanchâtres. Sakura plaça ses mains dans le sceau du Tigre et se concentra.
C'était la technique la plus perturbante qu'elle connaisse. Elle ne l'avait pratiquée qu'une fois lors d'un entraînement et l'employer en vrai… Elle en avait le vertige. Tout ce que les limaces voyaient, tous les soins qu'elles accordaient, les visages et les combats et les cadavres, tout lui revenait en bloc comme autant de briques qu'on lui aurait lancées en plein visage. Mais la technique était utile. Les limaces avançaient, régénérant les blessés, sauvant d'une mort certaine quelques shinobi atteints, et sur leur passage, le moral vacillant de l'Alliance remontait
Elle n'envoya pas de limace vers Naruto, B ou A. Les jinchûriki se régénéraient trop vite pour en avoir besoin ; quant à A… S'il était blessé, nul doute que son frère ferait assez de tapage pour qu'elle le remarque.
Je vous fais confiance pour vaincre Madara.
Ce fut le cri de Kakashi qui la sortit de sa transe médicale.
- Obito !
Obito ?
La mémoire de Sakura entra aussitôt en action. Uchiha Obito, ancien élève du Quatrième Hokage, ancien coéquipier de Kakashi… Décédé vingt ans plus tôt. Pourquoi Kakashi appelait-il un homme mort avant même l'attaque du Kyûbi ?
Les limaces avaient toutes atteint leurs cibles. Vas-y, Sakura-chan, résonna la voix de Katsuyu à travers leur connexion télépathique. Va aider les tiens.
La médic-nin transmit une vague de gratitude à son invocation et rompit la technique jointe.
Quand elle ouvrit les yeux, son regard fut aussitôt attiré par Naruto – toujours orange, rayonnant de chakra et, loués soient les dieux, indemne – puis par un visage inconnu.
Au sol reposaient les restes du masque lilas. Tobi se montrait enfin… Et il n'était pas Madara.
C'est un Uchiha, oui, réalisa Sakura en rejoignant son professeur, mais ce n'est pas celui que nous pensions.
Ils avaient été bernés, tous autant qu'ils étaient, réalisa Sakura en serrant les poings alors qu'elle se plaçait deux pas derrière Kakashi-sensei. Même Itachi s'était fait avoir. Cet homme qu'elle voyait pour la première fois n'était pas Uchiha Madara.
Mais si c'était bien le fameux Obito… alors comment avait-il pu survivre ?
- Je te croyais mort, dit Kakashi.
Naruto et Sakura échangèrent un regard et, d'un accord tacite, vinrent flanquer leur ancien professeur. Sakura avait appris les circonstances de la mort d'Obito en parcourant de vieux rapports sur les Uchiha ; elle avait immédiatement partagé ces informations avec Naruto. Le coéquipier de Kakashi était mort en protégeant son ami… Comment pouvait-il être vivant ?
Et surtout, comment avait-il pu devenir ce monstre de rancœur prêt à démarrer une guerre pour accomplir un plan aux buts obscurs ?
- Comme tu peux le constater, je suis en vie, répondit simplement Obito.
La moitié droite de son visage – celle qui contenait son Mangekyô – était horriblement brûlée. La partie gauche semblait au contraire éclatante de jeunesse, presque trop lisse et pâle ; Sakura comprit immédiatement que la survie d'Obito n'était pas due qu'à une chance extraordinaire. Son apparence n'était pas naturelle. Quelqu'un avait aidé l'Uchiha à récupérer de ses blessures… Mais qui ?
- Je suis en vie, répéta Obito depuis le sommet de sa statue maudite. Mais pas Rin. Parce que toi, Kakashi…
Naruto et Sakura attrapèrent chacun un bras de leur sensei en bondissant vers la gauche. La bombe de chakra noir qui sortit de la statue créa un immense cratère dans lequel la boue du marécage commença à s'écouler.
- Tu l'as laissée mourir !
Les deux amis échangèrent un regard. Kakashi avait laissé mourir Rin ? Ils n'avaient jamais rien lu là-dessus.
Et surtout, songea Sakura, quel rapport avec la guerre qui les occupait ?
- Tu l'as laissée mourir, reprit leur ennemi alors que Kakashi, toujours sous le choc, ne trouvait plus ses mots. Un monde où Rin n'existe pas est un monde imparfait ! Madara m'a permis de le comprendre. Grâce à son héritage, grâce au plan Œil-de-la-Lune, ce monde faillible atteindra enfin la perfection !
C'était plus que Naruto pouvait en supporter.
- Oi, le vieux ! C'est pour ça que t'as commencé une guerre ? Parce que cette Rin est morte ?
- Silence, Uzumaki Naruto. Tu ne sais rien de la douleur et de la perte.
Sakura eut envie de lui faire éclater la tête comme un fruit trop mûr. Qui mieux que Naruto connaissait la douleur et la perte ?
La même pensée traversa l'esprit des trois membres de l'Equipe Sept. Même pas une phrase, à peine un mot : un nom.
Sasuke.
Qui était cet homme sorti d'entre les morts pour leur lancer à la figure que sa douleur était plus grande que la leur ?
- Ah bon ? cracha-t-elle avec tout le venin accumulé depuis des années. Tu crois que tu es le seul à avoir perdu quelqu'un, Uchiha ? Regarde autour de toi !
D'un large geste du bras, elle les engloba tous ; eux face à Obito, la statue démoniaque, Temari qui se relevait péniblement, les combattants innombrables qui frappaient et mouraient dans les marécages.
- Nous sommes des shinobi, cria-t-elle alors que des larmes furieuses perlaient au coin de ses yeux. Nous avons tous perdu quelqu'un mais nous n'avons pas démarré une guerre pour autant !
Obito la fixa de ses pupilles dépareillées. Elle baissa immédiatement le regard, raisonnable jusque dans la fureur. A quoi lui servirait sa colère si elle se faisait stupidement emmener dans l'univers cauchemardesque du Tsukuyomi ?
- Peu importe ce que tu penses, déclara finalement Obito. Tu mourras en même temps que ce monde imparfait, médic.
Ils bondirent tous en même temps – Obito et Naruto en avant, A, B, Sakura et Kakashi en arrière. Sakura sentit son ancien professeur se poser à côté d'elle. Quand elle se tourna vers lui, son Mangekyô Sharingan tournoyait lentement.
Une idée commença à naître.
- Votre Sharingan…
- Le Sharingan d'Obito, corrigea-t-il immédiatement.
Les deux Jounins se regardèrent. Naruto lança une énième bombe Bijû sur Obito qui se dématérialisa juste à temps.
Bien sûr. Le Sharingan que Kakashi arborait était un transfert. Le monde shinobi pensait que c'était son Sharingan, mais ils avaient tort : l'œil avait appartenu à Obito. Et les techniques spéciales que cet œil possédait…
- Sensei… Vous pensez que la technique qu'il utilise pour esquiver les coups est semblable à votre Kamui ?
- J'en suis certain.
Mais alors… Sakura retint un hoquet stupéfait quand elle réalisa ce que ça signifiait.
Obito pouvait être atteint !
Ils avaient tous cru que leur ennemi se dématérialisait purement et simplement, mais si ce n'était pas le cas – si, au lieu de ça, Obito téléportait une partie de son corps dans la dimension du Kamui… alors il suffisait que Kakashi envoie quelqu'un dans cette dimension !
- Nous l'attaquerons dans les deux dimensions. Il n'aura aucun moyen de s'enfuir ! s'exclama la kunoichi.
Tobi pouvait être vaincu !
- Il faut faire ça vite, la tempéra Kakashi. Je ne sais pas combien de temps Naruto et Bee vont tenir face à cette statue.
Sakura regarda le champ de bataille : d'immenses chaînes noires poursuivaient les deux Jinchûriki où qu'ils aillent. La jeune femme serra les poings en imaginant ce qui se passerait si les chaînes attrapaient l'un des deux shinobi. Cela ne devait pas arriver.
- Envoyez-moi dans la dimension du Kamui quand vous serez prêt, dit-elle en vérifiant que les barrettes offertes par Naruto retenaient bien ses cheveux roses.
Mais le Ninja Copieur n'avait pas fini.
- Je ne pourrai pas utiliser Kamui tout en attaquant Obito. Il est trop rapide pour que je divise mon attention. Nous avons besoin d'une troisième personne.
Le regard de Sakura se dirigea immédiatement vers Naruto – le blond n'était-il pas le troisième membre de l'Equipe Sept ? – mais ce choix n'était pas stratégique. Leur attaque reposerait partiellement sur la surprise : il fallait que Naruto continue à distraire Obito. Pour la même raison, Killer Bee et A étaient exclus.
- Il nous faut un spécialiste en Taijutsu, songea-t-elle à voix haute, quelqu'un qui peut tuer ou blesser sévèrement en un seul coup…
Gai et Lee se trouvaient dans l'escadron qui accompagnait Tsunade. Sakura ne connaissait pas assez les shinobi des Villages alliés pour leur faire confiance dans une mission si délicate. Réfléchis, s'intima-t-elle en esquivant machinalement une technique Suiton détournée par un shinobi inconnu, qui pourrait nous aider ?
- Va chercher Hiashi ! ordonna Kakashi en fauchant d'un shuriken le chat invoqué qui venait de lui bondir dessus. Explique-lui ce que nous voulons faire !
Sakura hocha la tête. Hyûga Hiashi – bien sûr.
Je suis une idiote, pensa-t-elle en scannant les environs à la recherche du chef des Hyûga. On lui disait spécialiste en Taijutsu et elle ne pensait même pas au maître incontesté du Poing Souple.
Hiashi combattait parmi les membres de son clan. Quand il la vit arriver, il acheva un adversaire et se dirigea vers elle. Sakura commença immédiatement à soigner la blessure qu'il avait à l'épaule tout en lui expliquant le plan.
- Alors il n'est pas invulnérable, lâcha Hiashi dans un souffle quand elle lui expliqua la théorie de Kakashi. Nous pouvons le vaincre.
Le soulagement sembla se loger dans chacune des innombrables petites rides qui parcouraient sa peau. Portait-il déjà ces signes d'âge quelques mois plus tôt, ou était-ce la guerre qui avait aidé les années à le rattraper ? La guerre, le deuil et la fatigue les vieillissaient tous prématurément.
Mais tout serait bientôt fini. Ils tueraient le créateur de cette folie… Ou mourraient en essayant.
Sakura effleura les kunai qu'Itachi lui avait offerts, attachés à sa ceinture dans une petite poche qui les séparait de ses armes normales. Oui, d'une façon ou d'une autre, tout serait bientôt fini.
Quand ils arrivèrent au pied de l'horrible statue, Kakashi les attendait. Sakura fit la sourde oreille aux rugissements communs de Naruto et Killer Bee. Entre deux coups qui ne le touchaient pas, Obito parlait de paix, d'un monde meilleur où personne ne verrait mourir ses amis, et dans sa bouche, ces promesses pourtant si belles étaient aussi vides que le rêve d'un fou.
Il devait l'être, fou, pour avoir emmené le monde shinobi dans la Quatrième Grande Guerre et prétendre, envers et contre tout, que son objectif final était la paix. Sakura pensa à Ino, Chôji et Shikamaru, probablement morts à l'heure qu'il était, à Sasuke, à Itachi, et sentit sa haine déferler.
Tobi devait mourir.
Elle resserra les lanières de ses gants. Tobi allait mourir.
Les yeux orangés de Naruto accrochèrent les siens. Sakura leva une main devant elle et l'écarta comme si elle chassait une mouche – donne-moi de l'espace. Konoha avait son propre langage des signes mais ils avaient fait tellement de missions ensemble qu'ils avaient commencé à développer le leur.
Naruto bondit vers Tobi avec tellement de force que quand le déserteur se dématérialisa, il lui passa à travers et arriva plusieurs mètres derrière la statue.
Maintenant.
Sakura et Hiashi se précipitèrent en même temps. Vingt mètres, quinze, dix, Obito les regardait avec la confiance de celui qui se sait intouchable…
Puis tout devint gris autour d'elle alors que le Kamui l'emportait. La transition se fit si vite que si elle avait cligné des yeux, Sakura n'aurait même pas remarqué le vortex qui l'absorba.
Elle posa le pied sur un sol de pierre et regarda rapidement autour d'elle.
La dimension du Kamui n'était qu'un empilement de gigantesques colonnes aux hauteurs aléatoires. Il n'y avait pas de ciel, pas d'horizon, pas de soleil, juste une immensité noire et ces piliers éclairés elle ne savait comment. L'air moite des marécages avait laissé place à une atmosphère sèche et glacée, comme un matin d'hiver dans les montagnes de la Foudre. Les bruits de la bataille s'étaient mués en un silence assourdissant.
Dans cet univers monochrome, la cape aux nuages rouges de Tobi était aussi voyante que le sang sur la neige. Sakura bondit sur le pilier où la moitié de corps venait d'apparaître. L'adrénaline la poussait en avant et un désir sauvage, brutal la possédait toute entière : elle voulait le tuer. Il était enfin vulnérable. La fin de la guerre n'était plus qu'à un coup de poing surchargé de chakra. S'il esquivait, ce n'était pas grave, parce que Hiashi attendait de l'autre côté.
- SHANNARO ! hurla-t-elle en fonçant sur lui comme une déesse vengeresse.
Tobi disparut. Sakura ne relâcha pas sa vigilance, yeux grands ouverts, prête à frapper le premier membre qui apparaîtrait dans son champ de vision.
Une seconde. Deux. Trois. Tobi avait-il décidé de combattre uniquement dans le monde réel ? Attendait-il qu'elle se détende pour venir l'achever ?
Une goutte de sueur coula le long de sa tempe. Ses yeux commencèrent à la brûler. Elle ferma les paupières.
Quand elle les rouvrit, Naruto hurlait.
- KAKASHI-SENSEI !
Rouge.
Le coup de Sakura fut plus un réflexe qu'une décision consciente. Ce ne fut qu'une fois que sa main fut enfouie dans l'estomac d'Obito qu'elle réalisa que l'homme était déjà blessé. Son bras droit pendait mollement, signe caractéristique du blocage des tenketsu, et une odeur de chair carbonisée accompagnait le trou qui perçait presque sa poitrine.
Sakura eut le temps de voir le Raikiri de Kakashi s'éteindre avant de prendre pleinement conscience de la situation.
De façon incompréhensible, durant la poignée de secondes qu'elle avait passée dans l'autre dimension, Obito avait été atteint au bras par Hiashi, avait attaqué Kakashi, et avait ainsi offert à celui-ci l'occasion qui lui manquait pour employer sa célèbre technique d'assassinat.
Le Raikiri avait accompli sa mission : transpercer Obito.
Non. Non. Non.
Mais à un prix infiniment trop élevé.
Sous les yeux éberlués de son élève, Kakashi mourut au moment même où le pépiement des oiseaux de foudre s'éteignait.
Sakura laissa Naruto hurler de rage derrière elle. Leur sensei était mort pour cette occasion, elle serait damnée avant de la laisser passer. Le monde se souviendrait de Hatake Kakashi comme de l'homme qui aurait permis de mettre bas ce fou dangereux qu'était Uchiha Obito.
La main toujours plongée dans l'estomac d'Obito, se forçant à détourner les yeux du corps sans vie de son sensei, elle forma le scalpel le plus tranchant de sa carrière de médic.
Où Obito trouva la force nécessaire pour une technique de Téléportation, elle n'en avait aucune idée.
Sans le bras d'Obito et le kunai au bout pour le soutenir, le cadavre de Kakashi s'effondra en projetant des éclaboussures grisâtres. Quelques mètres plus loin, son meurtrier déversait tripes et boyaux dans les marécages, et l'eau boueuse autour de ses pieds se teintait de rouge.
Fini. Enfin, tout était fini. Obito ne survivrait jamais à cette blessure – il n'était pas médic et ne possédait rien qui ressemble à une technique de régénération.
Et pourtant Sakura ne s'effondra pas de soulagement ; alors que les réserves de son diamant frontal diminuaient dangereusement, elle y puisa ce qu'il fallait pour ôter l'épuisement qui faisait trembler ses muscles. Obito était peut-être à l'article de la mort, mais il n'était pas encore mort et à défaut de pouvoir observer son Sharingan en face, elle regarderait ses lèvres jusqu'à ce qu'en sorte son dernier râle d'agonie. Il était un shinobi et Sakura ne serait pas surprise si, à une poignée de secondes de la fin, il se précipitait sur l'un d'eux pour emporter quelqu'un avec lui dans la tombe.
Les combats continuaient de faire rage tout autour, mais la zone entourant la statue démoniaque était plongée dans le silence. Sakura n'avait pas besoin de se retourner pour savoir que A, Bee, Naruto et Hiashi regardaient eux aussi les derniers instants d'Obito. Pour Konoha, cette guerre durait depuis bien plus que quelques mois. La trahison de Madara et ses conséquences étaient un fil rouge dans l'histoire du village, un poison dormant qui avait attendu des générations pour s'éveiller. Les Konoha-nins voulaient graver cet instant dans leur mémoire.
Quand les lèvres d'Obito bougèrent, Sakura eut envie de hurler.
- Izanagi, lut-elle, et ses entrailles se glacèrent.
La kunoichi se jeta en avant. Naruto fut plus rapide : en un clin d'œil, il avait frappé l'emplacement où leur ennemi se trouvait. Trop tard. Son poing traversa l'air alors que l'Izanagi déformait la trame de la réalité.
- Il est invulnérable pendant la technique ! cria Sakura à son meilleur ami.
- MERDE !
Et Naruto frappa, frappa, frappa encore le corps d'Obito qui se dématérialisait sous ses poings alors que Sakura, impuissante, voyait la plaie fatale se reconstituer. Izanagi, la technique qui pliait la réalité elle-même, guérissait ce qu'ils avaient payé si cher pour infliger.
C'était injuste ! Kakashi-sensei était mort pour abattre Obito, et celui-ci n'avait qu'à sacrifier son Sharingan pour survivre ! Comment allaient-ils faire à présent ? Que pouvaient-ils faire ? Naruto et Bee n'avaient évité d'être aspirés par la statue que grâce à leur entraînement et à la chance ! Il suffirait d'une erreur pour que leurs bijû aillent contribuer au plan fou de l'Akatsuki !
Est-ce qu'ils allaient perdre ?
Sans Kakashi, plus personne ne pouvait empêcher Obito de se réfugier dans la dimension du Kamui. Grâce aux bijû contenus dans la statue, le chef de l'Akatsuki avait une réserve presque illimitée de chakra. Il était intouchable, invulnérable, immortel ! Comment pouvaient-ils l'atteindre ?
Avec cette technique, Obito ne venait-il pas de gagner la guerre ?
Sakura sentit la peur l'étreindre. Elle ne voulait pas de la paix illusoire dont l'homme s'était fait le héraut. Il allait les réduire à l'état de marionnettes lobotomisées suivant fidèlement son rêve dément. Sous couvert de les sauver, il allait tous les tuer ! Il allait détruire leurs esprits et eux ne pouvaient pas l'en empêcher !
Naruto continuait de frapper le vide avec l'énergie du désespoir. Sakura regarda autour d'elle : A et B se tenaient côte-à-côte, la mine sombre, et regardaient le plus puissant des jinchûriki s'acharner sur un ennemi inatteignable.
La plaie d'Obito continuait à se refermer. Sakura savait que le monde était injuste, mais ça… c'était trop. Ils auraient dû gagner. Comment une seule pupille héréditaire pouvait-elle renverser le cours de l'Histoire ? Les Uchiha étaient bien trop puissants !
Elle avait peur. L'eau des marécages était rouge du sang versé au cours des dernières heures, et tout ça pour quoi ?
Pour qu'une seule technique réduise à néant tous leurs efforts ?
Il y avait moins de bruit, réalisa-t-elle avec un détachement clinique. Les deux armées avaient essuyé leur lot de pertes ; la bataille était bientôt finie. Mais cet affrontement titanesque n'avait servi à rien : Obito allait survivre et tous les tuer.
Je ne veux pas mourir !
La plaie était à moitié refermée. Combien de temps l'Izanagi durait-il ? Quel répit avaient-ils avant qu'Obito ne recommence à diriger sa statue maudite ?
Je suis désolée, Shishou. Nous n'y arriverons pas. Il est trop puissant.
Elle entendit les cris au moment où le désespoir commençait à la saisir.
Cela commença par des hurlements de joie au loin, si différents des cris de guerre qu'elle pensa d'abord à un genjutsu. Mais les bruits continuèrent malgré son « Kai ! » hâtif, de plus en plus nombreux, de plus en plus proches. Sakura n'osait pas détourner les yeux d'Obito.
Jusqu'à ce qu'elle entende sa voix.
- Izanami, entonna-t-il, et elle ne put retenir le pauvre sanglot de soulagement qui lui échappa.
Quand Sakura se retourna, Itachi était là, une larme de sang coulant de son œil gauche.
- Sakura, avec moi ! ordonna Tsunade en la dépassant pour courir vers Obito.
Elle vola quelques secondes pour observer Itachi avec avidité – il était sain et sauf en-dehors de l'œil qu'il venait de sacrifier, le Sage soit loué, et la gratitude qui monta en elle était si intense qu'elle eut peur d'en exploser – mais sa Shishou venait de lui donner un ordre et Sakura n'était rien sinon obéissante.
Elle se jeta sur Obito avec une joie féroce.
Ce n'était pas un combat ; c'était une exécution. Sans Izanagi pour le sauver, l'homme était atteint d'une blessure mortelle et mourrait avant le coucher du soleil. Sakura découvrit qu'elle s'en fichait. Enfoncer ses poings dans la chair pâle du traître la rendait euphorique. Les considérations morales qui la restreignaient parfois avaient été pulvérisées en même temps que la cage thoracique de Kakashi.
A trois, tous Jounins et formés aux mêmes tactiques de combat de groupe, ils vinrent aisément à bout de l'Uchiha mourant. Ce fut Naruto qui porta le coup final ; il y avait là une forme de justice poétique, songea la jeune femme. Un Rasengan perça le cou d'Obito, l'orbe bleu ciel contrastant avec le gris fatigué des marécages.
La chute d'Obito fut presque décevante. Il mourut avant même que son corps ne plonge dans la boue rougie, une expression de surprise gravée sur ses traits asymétriques.
Pendant de longues, longues secondes, personne ne bougea.
C'est tout ? songea Sakura en regardant la cape aux nuages rouges s'humidifier progressivement.
Puis elle se fustigea pour sa propre stupidité. Bien sûr que c'était tout. A quoi s'était-elle attendu – à ce qu'un Kami descende du ciel pour les féliciter ? A ce qu'un rayon de soleil apparaisse soudain et fasse naître des arcs-en-ciel dans l'atmosphère moite ?
Tobi était mort et, réalisa-t-elle, cela lui suffisait amplement.
Quand elle releva les yeux, Naruto avait levé les siens vers le ciel. La cape de lumière orangée qui l'entourait s'effaçait doucement, laissant derrière elle les cheveux blonds et la peau gorgée de soleil de son meilleur ami.
Il dut sentir son regard car il se tourna soudain vers elle, un sourire épuisé mais resplendissant aux lèvres.
- On a réussi, 'ttebayo… On a réussi, Sakura-chan !
Ils avaient réussi. Ils avaient gagné la guerre.
Ô Kami, ils avaient gagné la guerre !
Sakura lui tomba dans les bras.
- On a réussi, répéta-t-elle avec un sanglot d'émotion. On a réussi, on a réussi, on a réussi…
Du coin de l'œil, elle vit Itachi fermer les yeux dépareillés d'Obito.
Muramuru Kari était partagée. Une moitié d'elle était folle de joie : ils avaient gagné une guerre, par la Grande Montagne ! Ils allaient rentrer chez eux ! Elle allait enfin revoir son fils – comme il avait dû grandir en six mois ! Sa mère avait intérêt à avoir pris un nombre incalculable de clichés pour documenter la croissance du nourrisson…
L'autre moitié protestait vertement quant à sa situation présente. La guerre était finie, ses compagnons d'armes célébrait, et elle se retrouvait embarquée dans une stupide mission de repérage avec un Suna-nin incapable d'aligner plus de trois mots. Tout ça parce qu'elle avait eu le malheur de naître sensorielle.
Kari pinça les lèvres en se frayant un chemin à travers les joncs. Oh, comme elle pouvait haïr ces marais stagnants ! Elle ne dirait jamais plus de mal des hivers secs de Kumo – tout plutôt que cette boue qui s'infiltrait partout, et elle voulait bien dire partout…
Elle arrêta brusquement ses récriminations intérieures.
Le Suna-nin faillit lui rentrer dedans quand elle pilla. Ignorant son incompétence, Kari leva deux doigts, puis pointa l'index vers l'Ouest et transcrivit une distance dans un complexe ballet digital.
Deux personnes dans cette direction.
Ninja ? signa son partenaire.
Oui. Affaiblis.
Quand ils révélèrent leur présence, le garçon aux cheveux noirs trouva la force de tendre vers eux son bandeau de Konoha-nin avant de s'évanouir. La blonde inconsciente s'effondra avec lui.
Kari haussa un sourcil.
- Eh bien. Ils n'auraient pas tenu une heure de plus, observa-t-elle en s'avançant pour charger la fille sur son épaule.
Le Suna-nin fit de même pour le garçon, et ils repartirent en direction du camp.
Deux, maximum trois chapitres avant la fin.
