Chapitre 60 : Les Trois Impardonnables

Harry se tenait assis à son pupitre et écoutait, tendu, le professeur Maugrey se présenter.

« Alastor Maugrey, » disait le vieux sorcier de sa voix bourrue tout en écrivant son nom au tableau. « Ex-auror. Ministère mécontent. »

Il se tourna pour fixer chacun d'eux avec ses yeux. Le pire était bien son œil magique qui, à ce qu'il pouvait entendre de sa mère, pouvait voir tout, partout, en tout temps. Même sous une cape d'invisibilité. Cela signifiait qu'il ne pourrait jamais se cacher de cet homme et cela l'effrayait un peu. Il ne le sentait pas du tout.

« Et je suis votre nouveau professeur de DCFM. Je suis là parce que Dumbledore me l'a demandé. Fin de l'histoire, au revoir, rideau. Des questions ? » continua le professeur.

Aucune main ne se leva.

« Pour ce qui est des forces du mal, je suis partisan des travaux pratiques. »

Harry échangea un regard avec Hermione et serra un peu plus son manuel. Son malaise ne faisait qu'empirer malgré les propos rassurants de sa mère.

« Mais d'abord… Qui pourrait me dire combien de sortilèges impardonnables y a-t-il ? »

« Trois, monsieur, » répondit Hermione qui ne pouvait s'empêcher de répondre à une question.

« Et ils sont ainsi nommés ? » demanda le professeur en se tournant à nouveau vers le tableau.

« Parce qu'ils sont impardonnables. L'utilisation de l'un d'eux… »

« Vous fera gagner un aller simple pour Azkaban. Exact ! » Il rejeta ensuite violemment sa craie et frappa son bureau. « Le ministère pense que vous êtes trop jeunes pour voir ce que font ces sortilèges. Je ne suis pas d'accord ! Il faut que vous sachiez ce qu'il vous attend. Il faut que vous soyez préparés ! »

'Maman… ?'

'Je ne sais pas. Je suis mitigée.'

'Maman !'

'Ecoute, Harry. D'un coté, je suis d'accord avec lui. Il faut que tu saches, que vous sachiez tous, à quoi vous attendre de ces sortilèges. Ils sont très dangereux et certains pourraient prendre cela à la légère. Maintenant, l'idée que tu puisses le voir en face et non pas qu'en souvenir, qu'il vous montre cela à tous en classe, je suppose sur un petit animal, là… Je suis mitigée. C'est une leçon assez traumatisante quand on n'y est pas préparé.'

« Vous avez besoin de trouver un autre emplacement que le dessous de votre bureau, Mr Finnigan ! » s'exclama soudain Maugrey.

Harry se retourna et vit le Gryffondor murmurer à Thomas.

« J'y crois pas ! Ce vieux bougre peut voir derrière son dos, » maugréa-t-il.

« Et entendre jusqu'à l'autre bout de la classe ! » s'exclama ensuite le professeur en lançant sa craie sur Finnigan.

'Je déteste ce type,' dit directement Harry.

'Harry…'

'Il est dangereux !'

'Evidemment ! C'est un auror ! Et le plus radical ! Mais il était excellent ! Il est juste devenu un peu paranoïaque lors des dernières années de la guerre à ce qu'on dit. Mais je te jure que tu n'as pas à t'en faire.'

'Hmmmpfff. Moi, je dis que non. Et je reste bien campé sur mes positions. Je ne ferai jamais confiance en ce type ! Il est fou ! Je préfère encore Malfoy, Crabbe et Goyle.'

« Donc… Par quel sortilège commençons-nous ? » demanda Maugrey. « Weasley ! »

« Yes ?! » couina Ronald Weasley en sursautant sur sa chaise.

« Debout. »

Harry ne portait pas du tout le rouquin dans son cœur et pourtant, en cet instant, il avait pitié de lui alors qu'il le voyait obéir.

« Donnez-moi un sortilège. »

« Eh bien… Mon père m'a parlé de l'un d'entre eux. »

L'œil magique du professeur se fixa sur Weasley.

« Le sortilège de l'imperium. »

« Oh oui. Ton père doit bien le connaître. Il a donné du fil à retordre au ministère, celui-là. Peut-être que ceci te dira pourquoi. »

Harry échangea à nouveau un regard avec Hermione alors que l'homme se dirigeait vers son bureau pour récupérer…

'Une araignée ?!'

'C'est mieux qu'un élève,' rétorqua Lily.

'Mais tu te souviens de l'épouvantard de Weasley ? Il va tourner de l'œil !'

'Parce que maintenant, tu te soucies de Weasley ?'

'Pas vraiment. C'est toujours la guerre entre nous. Mais c'est entre nous ! Là, c'est un prof qui va martyriser un élève ! C'est immoral !'

'Par moment, tu peux être très adulte, Harry, comme en ce moment. Mais il y en a d'autres…'

'Où je suis un enfant. Petit scoop, j'en suis un.'

'Je sais. C'était un compliment.'

'Dans le sens où tu le disais, cela n'en avait pas l'air.'

'Pardon. C'est vraiment un compliment. Tu es sage et tu penses aux autres. Même quand ils ne sont pas tes amis. C'est très bien.'

Harry évita de justesse l'araignée de lui sauter dessus et assista à un spectacle de marionnette sans fil. La pauvre petite bête était forcée de sauter de tête en tête pour effrayer les élèves. Et faire rire les autres évidemment. Tant qu'une araignée est loin de nous, ils faisaient les malins, mais une fois qu'elle était sur eux, ils faisaient moins les fiers.

Quand Maugrey proposa d'envoyer l'araignée par la fenêtre ou de la forcer à se noyer, Harry fixa Weasley. Il était curieux de voir s'il allait tourner de l'œil. Ce serait une excuse pour l'emmener à l'infirmerie et quitter cette classe de fou.

'Uh…uh…,' fit sa mère.

'Quoi ?'

'Il a fait dans son pantalon, le pauvre.'

Harry vit alors la petite flaque qui commençait à s'étendre sous les pieds du rouquin.

'Tu pourrais le …'

'Tu veux que je le change ?!'

'Oui.'

'Maman, ta bonté te perdra.'

'Autant que la tienne. Nettoie-le. Pour moi.'

'D'accord,' soupira Harry en agitant la main.

La flaque disparut et Weasley se tendit et fit un tour sur lui-même. Il croisa le regard d'Harry. Ce dernier leva un doigt discret et la posa sur ses lèvres en signe de silence avant de lui faire un clin d'œil. Le rouquin fronça les sourcils mais l'attention des deux adolescents fut ramenée vers l'avant de la classe.

« Beaucoup de sorcières et de sorciers ont jurés avoir obéi aux ordres de Vous-Savez-Qui sous l'emprise du sortilège de l'imperium, » continuait Maugrey. « Mais là, il y a un os. Comment repérer ceux qui mentent ? »

Un silence tendu s'imposa dans la classe alors que cet œil magique glissait sur chacun des élèves. Harry jurerait presque qu'il restait un peu plus longtemps sur lui à chaque fois.

« Un autre, un autre ! »

Des mains commencèrent à se lever. A la plus grande surprise d'Harry, il vit celle de Londubat se lever. Et Maugrey l'interrogea.

« Londubat, c'est ça ? »

Le Gryffondor se leva à son tour.

« Le professeur Chourave dit que tu as des aptitudes pour l'herbologie. »

Londubat hocha la tête avant de prendre la parole.

« Il y a … le sortilège doloris. »

« Correct ! Allez, viens ! Viens ! »

Le professeur était presque sautillant alors qu'il tirait Londubat vers le bureau pour la démonstration.

'Ce type est taré ! Le doloris, maman ! A Londubat ! LONDUBAT !'

'Tu penses à ses parents ?'

'Oui. Ils visent nos points faibles ! Les araignées pour Weasley ! Les parents de Londubat rendus fous par ce sortilège !'

'Bientôt, tu vas me dire que c'est un complot…'

'Non. Je vais te dire qu'après, cela va être MON tour. Parce qu'il n'y a qu'une seule foutue personne dans ce vaste monde à avoir survécu à ce maudit sortilège de mort à la noix !'

Alors qu'il voyait le visage du Gryffondor se déformer devant la démonstration, Harry se leva.

« Stop, professeur ! » dit-il d'une voix blanche.

Le professeur réagit à peine, concentré sur son sortilège, à croire qu'il voulait vraiment torturer cette pauvre araignée.

« Arrêtez, » insista Hermione en se mettant debout à son tour. « Vous ne voyez pas que cela le perturbe ? Je vous en prie, arrêtez ! »

Maugrey s'arrêta et fixa quelques instants Londubat avant de le laisser. Harry se jura de l'emmener chez son père juste après le cours. Il observa le professeur s'approcher de leur banc avec l'araignée qui tremblait encore.

« Peut-être pourriez-vous nous dire quel est le dernier impardonnable, Miss Granger ? »

Hermione jeta un regard à Harry et secoua la tête. Le Serpentard douta qu'elle ne le sache pas. Elle devait au contraire le savoir parfaitement. Rien qu'en le connaissant… Elle devait sans doute ne pas en voir la démonstration. Sauf qu'ils n'y réchapperaient pas.

« L'avada, » répondit-il alors en fixant le tableau.

« Exact ! »

Le sorcier en fit la démonstration et l'instant suivant, l'araignée gisait, morte sur un manuel d'Hermione.

« Et à ce jour, il n'y a qu'une personne qui a survécu à ce sortilège et il est ici même. N'est-ce pas, Mr Potter ? »

« Vous avez raté le mémo, professeur. C'est Harry Snape, » rétorqua Harry en jetant un regard froid au sorcier. « Pas Potter. »

« Hmmmpfff… Du caractère. Le même sale caractère que celui de votre père. »

« Il parait que j'ai celui de ma mère. »

« Eh bien voyons si vous avez toujours autant de répondant au niveau pratique. »

'PARDON ?!' s'exclama Lily.

'Alors, il est toujours respectable ton ex-auror ?'

'Non. Clairement pas. C'est beaucoup trop dangereux ! La bonne note, c'est que vous ne risquez rien en classe, sinon tu en aurais rêvé.'

'Ouais heureusement que j'ai cet indicateur. Mais il ne faut pas oublier qu'il n'est pas fiable à 100 %'

« Que tout le monde se lève et s'aligne devant la classe, » ordonna le professeur.

Maugrey lança ensuite un sortilège et tous les pupitres s'alignèrent au fond de la classe pour laisser beaucoup d'espace aux travaux pratiques.

xXxXxXx

Harry et Hermione descendaient vers les cachots, chacun de part et d'autre de Neville Londubat. Le Gryffondor n'avait pas pippé un mot de tout le cours et avait été lamentable à l'exercice imposé par Maugrey. Ou en tout cas plus que la plupart. Mais il était dans un sale état psychologiquement.

« Eh ! Snape ! » cria une voix derrière eux.

« Qu'est-ce que tu veux, Weasley ? » demanda le Serpentard.

« Qu'est-ce que vous faites avec Neville ? »

« On l'amène chez mon père. »

« Pourquoi ?! »

« Non mais t'as vu la gueule qu'il avait en classe ?! Et celle qu'il fait maintenant ? »

« Il a peur, » fit le roux après avoir observé le malheureux. « Et ce n'est pas en l'emmenant chez cette vieille chauve-souris que cela s'arrangera. »

« Ce n'est pas de la peur, Weasley. C'est … autre chose, » fit Hermione en jetant un regard plein de compassion à Neville.

« Et qu'est-ce que Snape va lui faire ? »

« Je demanderai à mon père ce qu'il peut faire. Mais il ne lui fera pas de mal, c'est certain. Tu voulais quoi ? »

« Pourquoi tu m'as lancé un sortilège en cours ? »

« Quel sortilège ? » demanda Hermione. « Harry, qu'est-ce que tu as encore fait ? »

« Moi ? Rien de méchant. Tu sais très bien que je suis l'être le plus Poufsouffle de Serpentard et je suis une vraie mère poule ! J'ai juste donné un coup de main à Weasley pour un truc. Il avait une araignée sur la tête quand même ! »

« Toi ? Poufsouffle avec Weasley ? » continua la brune dubitative.

« Ben oui, je suis mère-poule. »

Elle fronça les sourcils avant de lever les yeux au plafond.

« Vous deux..., » murmura-t-elle ensuite. « Un jour, vous allez me rendre chèvre ! »

Harry rit doucement et se tourna à nouveau vers Weasley.

« Ecoute, on n'est pas des amis. On ne le sera probablement jamais. Mais je ne suis pas un connard. Ce qu'a fait Maugrey en classe, c'était scandaleux. Il n'aurait jamais dû. »

« Il est brillant ! Cinglé, mais brillant ! »

« Peut-être. Mais je me méfierai de lui si j'étais toi. Il est dangereux. Pour en revenir à ta question, je l'ai fait pour ne pas que l'on se moque de toi. Tu aurais eu des problèmes avec Malfoy et sa bande. Depuis qu'il ne me cherche plus des noises, il va s'acharner sur toi. Dis-toi que je te fais une fleur. Et non, je n'en ferais pas souvent. C'est ma bonne action de la semaine. Et promis, je ne dirais rien du tout, à personne. »

Harry soupira et reprit son avancée avec Hermione et Neville.

« Allez, on ferait bien de se dépêcher ou on va manquer mon père. »

Le rouquin ne les accompagna pas. Les trois adolescents arrivèrent à l'entrée des cachots au moment même où Severus en sortait.

« Bonjour, Harry. »

« Salut, Papa. Tu peux nous aider ? »

« C'est à quel sujet ? »

« C'est Neville, monsieur, » intervint Hermione. « Il a besoin d'aide. »

« Je ne suis pas sûr d'être le mieux placé pour cela, Miss Granger. »

« Maugrey a fait une démonstration des impardonnables en cours et le show du doloris a un peu déstabilisé Londubat, Papa, » expliqua Harry. « Sans parler de l'Imperius qu'il a fait sur nous juste après. »

« Tu plaisantes ?! »

« Est-ce qu'on a une tête à plaisanter ?! »

« D'accord, d'accord, » soupira Severus en faisant demi-tour. « Venez tous les trois. Je vais voir ce que je peux faire. Et tu vas m'expliquer cette histoire de démonstration des impardonnables. »

Ils descendirent dans le bureau du Maître des Potions et l'homme se posta devant Neville.

« Comment vous sentez-vous, Mr Londubat ? » demanda-t-il en faisant de son mieux pour paraître le moins effrayant possible.

Il se souvenait parfaitement être l'épouvantard du jeune homme.

« Ca… ca va, monsieur, » murmura le blond sans grande conviction.

Severus soupira et se tourna vers les deux autres adolescents en quête de réponse.

« Maugrey a torturé une araignée devant lui, professeur. Et ses parents ont été… »

« Je sais ce qu'il est advenu d'Alice et Franck, » fit-il sombrement. « Une bien triste fin. Je suggère un philtre de paix dans son cas. Qu'avez-vous cette après-midi, Miss Granger ? »

« Botanique, monsieur. »

« J'ai arithmancie, monsieur. Mais … »

« Il a divination, » fit Harry avec une grimace.

« Ah ! Pas de cours cette après-midi, Mr Londubat. Vous avez été suffisamment stressé avec le professeur Maugrey. »

Severus se dirigea vers son armoire à potions et en sortit un flacon remplit d'un liquide blanc lunaire.

« Un philtre de paix, Papa ? » fit Harry. « Ce n'est pas un peu fort ? »

« Je me demande ce qu'elle a bien pu encore t'enseigner d'autres. Tu es encore en avance sur beaucoup de matières ? »

« Cela dépend, » sourit le Serpentard.

« Sincèrement, je pense que la potion calmante pourrait avoir son effet mais avec un traumatisme comme celui qu'a subi la famille Londubat. Je n'ose imaginer ce qu'il se passe dans la tête de votre ami, surtout s'il a vu à quoi ressemblait le doloris. L'esprit humain est capable de se faire des films. »

« Une expression moldue ? »

« J'ai été élevé par un moldu, Miss Granger. Et vous oubliez qui est la mère d'Harry. »

« Non pas du tout, » sourit Hermione.

Le Maître des Potions sourit et tendit le flacon à Londubat.

« Tenez, » lui dit-il avant de poser une main sur son épaule. « Retournez à votre tour et reposez-vous, Mr Londubat. »

« Merci, monsieur, » murmura Neville. « Merci, Snape. »

« Je t'en prie, Londubat, » sourit Harry.

« Hmmm… je le raccompagne, » fit Hermione. « On se voit plus tard, Harry. »

« Au dîner, » confirma le Serpentard avec un hochement de tête.

La porte se referma sur les deux Gryffondors.

« Tu me donnes plus de précisions, Harry, » demanda alors Severus à son fils.

« Ce fou de Maugrey a non seulement fait une démonstration des trois impardonnables mais il nous a lancé l'un d'eux à tous. Sans la moindre exception. »

« Je te demande pardon ?! »

La voix du Maître des Potions était dangereusement calme et ses yeux sombres étaient soudain meurtrier.

« Quel impardonnable ? »

« L'imperium, » répondit son fils sans se formaliser de la voix froide de son père. « D'après Maman… et aussi Maugrey, j'y serai relativement résistant. »

« Parce que tu es un occlumens d'un côté et un esprit fort de l'autre. Celui qui pourra te manipuler avec ce sortilège devra être bien plus puissant que toi. »

« Tu-Sais-Qui, en gros. »

« Oui. »

Severus souffla et se pinça l'arête du nez.

« Je ne peux pas confronter directement Maugrey. Même s'il n'est plus auror, il garde d'excellentes relations et je reste un mangemort en sursis. Mais je parlerais avec Minerva. Elle aidera sûrement. »

« Est-ce que sa voix aura suffisamment de poids ? Elle n'est pas ma référente. »

« Non, c'est vrai. Mais si elle dit agir à ma demande pour que je ne fasse pas d'impair aux yeux de la lois, on fermera plus facilement les yeux si jamais il me fait sortir de mes gonds plus tard. Je reste un homme au tempéramment relativement calme et si j'ai fait les démarches pour éviter les ennuis et qu'ils me trouvent quand même… »

« … Tu pourras te protéger face à ce sale type. »

« Exactement. Mais je te promets de le garder à l'œil, Harry. S'il dépasse les bornes avec ses cours, j'interviendrais, c'est promis. »

« Parce que faire la démonstration des impardonnables, ce n'est pas dépassé les bornes ? »

« De la part de Maugrey... »

Severus resta un instant pensif avant de secouer la tête.

« Non. Il est réputé extrême dans ses méthodes. Et même si l'imperium est un sortilège impardonnable, ce n'est pas le pire. Je crois que cela passera. Surtout si ce n'est qu'un Mangemort qui vient se plaindre des leçons enseignées à son fils. Imagine… un mage noir qui vient se plaindre qu'un sorcier utilise la magie noire sur son fils … »

« C'est Sainte-Mangouste qui se fout de la charité ! » terminèrent père et fils ensemble.

Ils sourirent et restèrent un moment silencieux.

« Veux-tu passer le temps de midi en ma compagnie ou retrouver tes amis ? » demanda ensuite le père.

« Qu'avais-tu de prévu au programme ? » demanda Harry.

« Corriger des copies, ce que je peux faire ce soir durant la retenue que j'ai à surveiller. »

« Hmmm… Un peu de musique, ça te dit ? »

« Volontiers. La salle de musique ? »

« Pourquoi pas. Mais il faut récupérer à manger d'abord. »

« Passons par les cuisines, » sourit Severus en sortant avec son fils.