Hello ! Et oui, nous en sommes déjà au chapitre 19, et la fin de cette fic approche. Il ne reste que quelques chapitres, que je devrais publier assez rapidement, car il n'y plus qu'à corriger le dernier.

Merci pour toutes vos reviews,

Bonne lecture x


Chapiter 19

Il ne l'avait pas revu depuis la veille et commençait réellement à s'inquiéter. Elle n'était pas du genre à fuir si longtemps un problème, il pouvait en attester.

Il s'était posé dans son salon, un verre de whisky à la main dans une atmosphère étrange. Il n'était plus habitué à être aussi seul. Incapable d'aller se coucher une nouvelle fois dans ce lit qui lui paraissait maintenant trop grand, sachant qu'il ne réussirait pas à dormir. Il décida de sortir. Il alla dans cette petite cour, ce coin où jamais personne ne va. Il s'assit sur un rebord, sortit son paquet de cigarettes et en alluma une. Un mouvement attira son œil dans un coin. Il regarda à nouveau. Il s'approcha de l'ombre.

"Hermione ?"

Elle leva les yeux vers lui, avant de les détourner. Il était à deux doigts de s'énerver contre elle, de lui dire tout ce qu'il ressentait. Mais avant qu'il ne puisse à nouveau ouvrir la bouche, elle dit :

"Je suis désolée. Je suis désolée."

Il s'accroupit pour se mettre à sa hauteur.

"Que s'est-il passé ? demanda-t-il, incapable de s'enerver devant la fragilité de la jeune femme.

— Vous allez me prendre pour une idiote." Renifla-t-elle.

Il se rendit compte qu'elle avait pleuré. Ses yeux étaient rougis et humides.

"Je vous ai blessé ?" Demanda-t-il.

Elle le regarda, étonnée de sa question.

"Non, bien sûr que non. Dit-elle. Sa réponse le soulagea un peu.

— Alors pourquoi avez-vous disparu ?

— Je vous l'ai dit, vous allez me prendre pour une idiote.

— J'ai plutôt l'impression d'être l'idiot de nous deux en ce moment. Je ne comprends pas Hermione, que s'est-il passé ?

— C'est bête, vraiment."

Il ne dit rien, la regarda simplement prendre sa respiration comme si elle essayait de parler.

"Vous avez parlé des Aspics et je me suis rendu compte que je ne pourrais probablement jamais les passer. »

Il avait envie de lui dire, « Ce n'est que ça ? » Mais il se retint. Comprenant pour une fois la personne en face de lui, ce n'était pasqueça.

"Vous trouvez ça bête." Et elle se détourna à nouveau.

Il écrasa la cigarette qu'il tenait toujours entre ses deux doigts. Il posa ensuite deux doigts sur son menton pour relever ses yeux vers les siens.

"Hermione… je…

— J'ai compris que ma vie était un peu fichue. J'ai plein de rêves. Je pensais passer mes Aspics, faire des études ensuite et entrer au ministère. Je pensais être capable de faire tout ça. Mais je ne peux plus. La directrice ne me voit pas, pas plus que tous les autres. Et surtout, avec cette situation, j'ai les émotions en vrac."

Elle avait les yeux remplis de larmes.

"C'est pour cela que vous vous êtes cachée. Affirma-t-il.

— Je pensais que vous me prendriez pour une idiote. Vous me l'avez dit, j'ai trop d'espoir."

Il s'assit finalement à terre à côté d'elle. Elle posa sa tête sur son épaule.

"J'aurais aimé avoir autant d'espoir que vous. »

— Vraiment ?

— Oui.

— Vous ne me dites pas simplement ça pour me faire plaisir ? Demanda-t-elle.

— Ai-je déjà dit une chose, uniquement pour être gentil ?"

Elle rit un peu et ce son réchauffa le cœur de Severus.

"Ne vous enfuyez plus. Puis il ajouta. S'il vous plait.

— Promis."

Ils restèrent en silence un temps, avant qu'Hermione ne le rompe à nouveau.

"J'ai un peu surréagi… Je suis désolée.

— Arrêtez de vous excuser. Et oui, peut-être, mais votre situation est un peu surréaliste, vous avez bien le droit d'avoir des réactions non-conventionnelles."

Elle était toujours autant étonnée devant ce nouveau Severus. Il pouvait toujours être grognon certains jours, sarcastique la plupart du temps, mais parfois, il était, comme à l'instant, doux.

"J'ai l'impression de tourner en rond. Je fais tout le temps la même chose. Ce n'est pas que je n'aime pas passer du temps avec vous, dit-elle, mais parfois j'aimerais pouvoir parler avec mes amis. J'aimerais être en cours, avoir tellement de choses à faire que je n'ai plus le temps de rien.

— Vous êtes bien la seule personne qui rêve d'avoir du travail."

Hermione rit un peu.

"Vous savez, normalement à cette période je devrais être en train de réviser et d'engueuler Harry et Ron parce qu'ils ne font rien.

— Je ne suis même pas sûr qu'ils réussissent leurs Aspics sans vous. Même si je dois dire que leur vie doit être bien plus calme depuis que vous ne les chassez plus avec toutes vos fiches, vos bouquins et vos tableaux de révisions. Et je parle d'expérience.

— Charriez-moi, je vous en prie, ce n'est pas comme si ma situation pouvait devenir pire. C'est un plaisir de rendre la vie au château plus calme.

— Je peux vous affirmer que certains cours sont devenus plus monotones depuis que vous n'agitez plus votre main en l'air comme si elle pouvait se décrocher de votre bras, la charria-t-il.

— Votre but est de m'enfoncer encore plus ? Je ne fais même plus ça depuis ma quatrième année."

Ils restèrent là encore un instant, avant qu'il ne se lève et lui présente sa main. Elle l'attrapa, se leva à son tour et se retrouva à quelques centimètres de lui.

"Vous verrez, tout finira par s'arranger, lui murmura. -t-il.

— Je pensais qu'il ne fallait plus espérer ? Répondit-elle.

— Vous avez réussi à me convaincre du contraire.

— Comment ai-je fait ?

— Je ne le sais pas moi-même." Chuchota-t-il plus pour lui-même que pour qu'elle l'entende.

Ils étaient maintenant vraiment proches. Il se rendit compte qu'il n'avait passé qu'une journée sans elle et qu'elle avait réussi à lui manquer.

Ils se regardèrent dans les yeux avant que ceux de Severus ne dérivent vers les lèvres d'Hermione. Elles lui parurent d'une douceur incroyable. Après quelques secondes, il s'en rendit compte et la regarda à nouveau. Il vit une lueur dans son regard. Il passa une main contre sa joue, elle se grandit un peu, se mettant sur la pointe des pieds. Elle s'avança un peu plus, posant une main sur son torse pour prendre appui. Lui ne bougeait pas. Il n'osa pas aller plus loin, alors elle le fit pour les deux et posa ses lèvres sur les siennes. D'abord sans bouger, ce fut un simple contact. Une alarme s'alluma dans le cerveau de Severus. La peur prit les devants, mais il l'éloigna de ses pensées, se concentrant uniquement sur le contact doux de leurs lèvres. Puis, il accentua sa prise, se penchant vers elle. Il commença à bouger et elle le suivit. Ils s'embrassèrent doucement, pendant quelques minutes.

Il comprit dans le contact qu'elle était devenue l'espoir de sa vie. Comme si chaque noirceur dans son âme était maintenant éclairée par une petite lueur, rendant la vie plus douce, moins dure.

Ils s'éloignèrent un peu, légèrement essoufflés. Il la regarda à nouveau. Elle était magnifique. Il n'y avait que la lumière de la Lune qui les éclairait. Ses cheveux volaient autour d'elle comme une aura, sa bouche était entre-ouverte, ses yeux ne brillaient plus de l'humidité de ses larmes, mais de quelque chose de bien plus différent. Il pouvait la sentir respirer contre lui.

"Je ne pense pas que cela soit une bonne idée, dit-il.

— J'ai l'impression que c'est la meilleure que nous ayons eue depuis des lustres. Souffla-t-elle.

— Je ne veux pas que vous regrettiez.

— Je regrette certaines choses, mais cela n'en fera pas partie.

— Comment pouvez-vous en être sûre ? Murmura-t-il alors que sa main était toujours contre sa joue, leurs bouches toujours à quelques centimètres l'une de l'autre.

— Simplement grâce à ça…

Elle posa à nouveau ses lèvres pour l'embrasser. Avant de s'écarter à nouveau, passant une mèche de Severus qui tombait devant son visage pour la mettre derrière son oreille. Il la regarda et tous ses doutes s'envolèrent.

Une force le poussa alors plus près d'elle. Il fondit cette fois sur ses lèvres, plus fortement, avec plus d'empressement. Il avait goûté une première fois à sa douceur, à sa saveur. Il voulait maintenant plus et la réponse ne se fit pas attendre. Elle se pressa plus près de lui, passa ses mains dans sa nuque, le rapprochant encore. Il la colla au mur derrière elle, l'embrassant encore et encore. Il la tint par la taille.

Elle enroula une jambe autour de lui, bougeant leurs lèvres dans une danse qui mit leurs sens sens dessus dessous. La langue de Severus demanda l'accès à sa bouche, leur baiser s'enflamma encore plus. Ils ne se contrôlaient plus. Ils voulaient plus, sentir plus, se toucher plus. Il la souleva et la bloqua plus fortement contre le mur.

"Severus…" murmura-t-elle.

Son prénom dans sa bouche le fit craquer, un feu se répandait dans tout son être. Sa peau vivait au contact de celle d'Hermione. Son odeur était si enivrante qu'il se demanda si sa peau aurait le même gout, la même saveur.

Il passa une main dans ses cheveux, les emmêlant, sentant une faim qu'il n'avait pas ressentie depuis longtemps. Il la voulait. Il se rendait compte qu'il la voulait depuis longtemps. Il commença à bouger son bassin contre le sien et elle y répondit.

Elle passait ses mains partout, dans son dos, dans ses cheveux, dans sa nuque. Elle voulait l'empêcher de partir. Elle se sentait fondre comme si elle devenait liquide à son contact. Son esprit ne lui répondait plus, plus rien ne comptait à part la force brutale dont faisait preuve Severus pourtant contrebalancée par la douceur de ses lèvres et de ses mains.

Leurs nez se percutaient, les lèvres et leurs langues dansaient ensemble, leurs souffles s'accordaient sur le même rythme.

Puis, calmement, il la relâcha un peu. Elle posa un pied au sol, puis le deuxième. Leur baiser se calma, devenant plus doux. Il tenait son visage en coupe avec plus de délicatesse, comme si après toute cette fougue, il avait peur de la blesser. Ils finirent par s'éloigner un peu. Le souffle erratique de Severus se répercutait dans son cou, alors qu'il avait posé sa tête contre la sienne, lui envoyant une montagne de frissons. Finalement, elle se blottit contre lui, le serrant fortement. Il la recouvrit de ses bras.

Il aurait voulu dire quelque chose, n'importe quoi, mais aucune de ses pensées n'était cohérente. Alors simplement, il lui prit la main, entremêlant leurs doigts. Il se sentait comme un adolescent, une sensation qu'il n'avait jamais connue. Il se sentait vivre à nouveau.