Je ne possède aucun des personnages des différents fandoms.
Recueil de textes tous fandom confondus dans le cadre du Comfy-November 2024. Des moments de réconforts et de fluff pour se remettre du drama du mois précédent ;)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Moment de douceur (White Collar)
Jour 4 : Repos au lit — Tasse de thé — Musique douce
La lumière tamisée de la lampe de chevet baignait la chambre de Neal d'une lueur douce et apaisante. Une mélodie jazzy s'échappait doucement d'un vieux tourne-disque dans le coin de la pièce, les notes mélancoliques de Miles Davis flottant dans l'air comme une berceuse sophistiquée. Neal était allongé sur son lit, son épaule gauche enveloppée d'un épais bandage blanc, témoin silencieux de sa récente mésaventure.
Le visage habituellement enjoué de l'escroc repenti était marqué par la fatigue et une légère grimace de douleur. Ses yeux bleus, d'ordinaire pétillants de malice, étaient voilés par l'inconfort et les effets résiduels des analgésiques. Malgré tout, un fantôme de son charme légendaire persistait dans le léger sourire qui jouait sur ses lèvres. Neal ajusta sa position, cherchant un confort qui semblait le fuir. La balle qui avait traversé son épaule lors de sa dernière mission avec le FBI avait laissé plus qu'une simple blessure physique. Elle avait également ébranlé son sentiment d'invincibilité, lui rappelant brutalement sa propre mortalité. Un léger coup à la porte interrompit le fil de ses pensées.
- Entrez, dit-il d'une voix encore rauque de sommeil.
La porte s'ouvrit doucement, révélant la silhouette élégante de June, sa logeuse et amie. Son visage s'illumina d'un sourire chaleureux à la vue de Neal.
- Comment te sens-tu, mon chéri ? Demanda-t-elle en s'approchant du lit, un plateau entre les mains.
Neal tenta de se redresser, grimaçant légèrement.
- Mieux maintenant que vous êtes là, June, répondit-il avec un clin d'œil, son charme naturel reprenant le dessus malgré la douleur.
June rit doucement, posant le plateau sur la table de chevet.
- Toujours flatteur, même blessé. J'ai pensé que tu apprécierais une tasse de thé et quelques douceurs faites maison.
L'arôme délicat du thé Earl Grey se mêla aux notes de jazz, créant une atmosphère de confort absolu. Neal huma l'air avec appréciation, ses yeux se posant sur l'assortiment de petits gâteaux disposés avec soin sur une assiette en porcelaine fine.
- June, vous me gâtez, dit-il avec une sincère gratitude. Ces gâteaux ont l'air délicieux.
- Recette secrète de ma grand-mère, répondit June avec un clin d'œil complice.
Elle s'assit au bord du lit, veillant à ne pas déranger Neal. Puis, avec des gestes empreints de douceur maternelle, elle lui tendit la tasse de thé fumant. Neal accepta la tasse avec reconnaissance, savourant la chaleur qui se répandait dans ses mains. Il prit une gorgée, fermant les yeux de plaisir alors que le liquide chaud et parfumé glissait dans sa gorge.
- C'est parfait, murmura-t-il. Vous avez un don, June.
La vieille femme sourit, touchée par le compliment.
- Le secret est dans l'amour qu'on y met, mon cher. Maintenant, essaie un de ces gâteaux. Ils ont des vertus curatives, tu sais.
Neal ne se fit pas prier. Il mordit dans un petit sablé et aussitôt, une explosion de saveurs envahit son palais. Le goût subtil de la vanille se mariait parfaitement avec une pointe de citron, créant une harmonie gustative qui le fit presque oublier la douleur dans son épaule.
- C'est divin, dit-il après avoir avalé. Vous devriez ouvrir une pâtisserie, June. Vous feriez fortune.
June rit de bon cœur.
- À mon âge ? Non, je préfère garder mes talents pour les gens que j'aime.
Elle posa une main affectueuse sur le bras de Neal.
- Comment va vraiment cette épaule ?
Le masque de bonne humeur de Neal vacilla un instant.
- J'ai mal, admit-il doucement. J'aurais sans doute eu moins mal si j'avais accepté de rester à l'hôpital, mais je déteste les hôpitaux et puis, je guérirai. J'ai connu pire.
June hocha la tête avec compréhension.
- Je n'en doute pas. Tu es fort, petit et tu n'es pas seul. Mozzie est passé trois fois aujourd'hui pour prendre de tes nouvelles et Peter a appelé ce matin. Ils s'inquiètent pour toi.
Neal sentit une vague de gratitude l'envahir. Malgré son passé tumultueux, il avait trouvé une véritable famille à New York. Des gens qui se souciaient de lui, qui étaient là dans les bons comme dans les mauvais moments.
- Je suis chanceux, murmura-t-il, plus pour lui-même que pour June.
Elle serra doucement sa main.
- Nous sommes tous chanceux de t'avoir, Neal, dit-elle en se penchant pour lui donner un baiser sur le front. Maintenant, repose-toi, et ne t'en fais pas, je veille sur toi.
Alors que June se levait pour partir, Neal la retint un instant.
- Merci, June. Je ne sais pas ce que je ferais sans vous…
La femme lui sourit une dernière fois avant de quitter la pièce, laissant Neal seul avec ses pensées, le jazz en sourdine et le réconfort des petits plaisirs simples.
