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L'air été glacé ce matin là encore.

Blotti au fond de la réserve où il avait trouvé refuge, sa petite silhouette dissimulée sous une couverture élimée qu'il avait dénichée là, l'enfant somnolait.

Son corps famélique tremblait légèrement à cause du froid environnant. Seul son épuisement extrême l'empêchait de s'en rendre complètement compte. Son estomac, lui aussi habitué à une telle situation, avait cessé de gronder sa faim depuis longtemps. Seule la douleur sournoise de sa nouvelle blessure, transformant le coté droit de son visage pâle et émacié en brasier, parvenait à le tenir éloigner de l'endormissement.

Pourtant… il aurait tant aimé pouvoir s'abandonner aux bras bienveillants du sommeil. C'était là, au fond, son seul véritable sanctuaire.
Là où tous ses maux disparaissaient enfin, où il n'était plus, pour quelques heures durant, un objet de haine et de dégout constant.
Là où il n'était pas condamné pour le simple fait d'exister.

Hélas, il ne savait que trop bien, malgré son jeune âge, que tout cela n'était qu'illusoire. Dormir n'était jamais définitif, et aucune cachette qu'il trouvait n'était jamais assez reculée pour lui garantir le répit et la sérénité bien longtemps. Tous ses problèmes finissaient irrémédiablement par le retrouver, tôt ou tard.

L'enfant soupira dans la remise poussiéreuse, un petit nuage de condensation s'élevant dans l'air froid l'encerclant. Il suivit du regard la buée qui se dissipait dans l'espace silencieux. Son œil intact, d'un bleu aussi limpide que du givre, alla s'attarder dans la contemplation d'une vaste toile d'araignée ornant le plafond. En son centre, une énorme araignée aux longues pattes filiformes s'affairait à emprisonner un minuscule moucheron se débattant vainement dans un cocon de soie immaculée, certainement pour s'en repaitre plus tard. Cette vision arracha un frisson au garçon qui réajusta sa couverture sur ses frêles épaules, le faisant brusquement détourner les yeux.

Au fond… Au sein de sa propre famille, il n'était pas plus à envier que ce pauvre insecte condamné à une mort imminente et douloureuse.

Il avait, en effet, eu le mauvais gout de naitre juste à la suite de son frère, après avoir partagé lors de la même grossesse le ventre de leur mère.

Tous auraient préféré qu'il s'abstienne de vivre, ce jour là, mais il n'en avait visiblement fait qu'à sa tête et avait poussé son premier cri, se rendant ainsi coupable du fait de vivre en tant que deuxième né de jumeaux.

A peine vivant il était devenu aux yeux de tout son clan le voleur de talent. L'indésirable. Celui qui n'aurait pas du être…

Son existence avait été alors scellée sans qu'il ne puisse rien y faire. Etant tout de même venu au monde dans l'une des familles plus nobles et puissantes du Japon, il avait été décidé qu'il ne serait pas tué malgré son impaire indélicat. Il serait toléré au sein du clan, histoire de préserver les apparences. Mais les choses s'arrêtaient là.

Souvent, le garçon regrettait amèrement qu'ils ne l'aient pas simplement éliminé ou abandonné… Tout aurait été plus agréable que cette vie d'ombre et de souffre douleur qui lui était imposée depuis toujours.

Doucement, l'enfant alla tirer sur les bandages de fortune dont il s'était entouré la tête afin de protéger son œil blessé, lui arrachant une grimace dans l'obscurité.

C'était là le dernier coup d'éclat de celui qui était pourtant son frère ainé… Lui et ses comparses l'avaient poursuivi comme un lièvre lors d'une chasse à cours. Quand ils étaient parvenus à enfin lui mettre la main dessus, après l'avoir roué de coups comme à leurs habitudes, ils n'avaient rien trouvé d'autre pour se distraire que de le plaquer au sol au milieu de la neige boueuse avant de lui vider un saut de charbon brulant au visage. Seul le son de leurs esclaffements cruels avait répondu à son hurlement de douleur…

Doucement, l'enfant renifla faiblement, serrant ses mâchoires afin de faire mourir dans sa gorge étranglée tout sanglot potentiel… Il avait compris depuis bien longtemps que pleurer ne lui ferait que perdre un peu plus de ses forces inutilement, et rien d'autre.

D'un coup le jeune garçon entendit des ricanements étouffés non loin, le faisant se figer dans l'instant. Il retint son souffle, se recroquevillant un peu plus encore sur lui-même, guettant les bruits atténués pas la neige recouvrant le monde extérieur de pas se rapprochant dangereusement de sa cachette. Soudain, quelque chose vint frapper violemment contre le mur de la grange, le faisant se tendre de la tête aux pieds, son cœur s'emballant immédiatement au creux de sa poitrine.

« EH ! Le défiguré ! On sait que tu es là, des serviteurs t'ont vu trainer ta carcasse là dedans ! Viens donc nous montrer ta face, sale monstre ! »

A quelques mètres à peine de lui, derrière les panneaux de bois de la réserve, des rires cruels et mauvais d'enfants qu'il ne connaissait que trop bien résonnèrent dans l'air froid d'hiver, faisant un peu frissonner l'intéressé que se doutait hélas de la suite des évènements.

D'aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir, cela avait toujours été ainsi. Il n'avait cessé d'être repoussé par les uns et traqué comme une bête par les autres.

Cependant, à présent que l'anniversaire de leurs 5 ans approchait à grand pas, à lui et à son frère, la situation devenait chaque jour un peu plus difficile à vivre. C'était à partir de cette date que leurs pouvoirs respectifs devaient normalement se révéler.

Pour sa part… Il savait qu'il aurait du espérer ne pas posséder d'énergie occulte du tout, afin que son frère, ainé de la famille, en hérite entièrement, comme les choses auraient du être depuis le début.

Mais… La vérité était toute autre… Cela faisait déjà des mois qu'il pouvait sentir gronder en son frêle corps un bouillonnement occulte qui ne demandait qu'à s'exprimer au grand jour. Il percevait une terrible puissance grandir en lui, chaque jour un peu plus, alimentée par toutes les injustices, les coups, les injures et les peines qu'il traversait quotidiennement.

Jamais, quoi qu'il puisse faire aujourd'hui ou à l'avenir, il ne serait accepté par ceux l'ayant maudit depuis son premier souffle.

Lentement, le garçonnet posa une main tremblante sur le coté droit de son visage, toujours couvert d'un épais bandage taché de sang séché.

Quoi qu'il advienne… Il devait survivre.

Tant pis s'il demeurait à jamais seul. Il devait tenir jusqu'à ce que son don se manifeste réellement. Et, à partir de ce jour là, il pourrait faire ravaler leurs paroles à ces gamins dehors, aux adultes qui le toisaient avec mépris, au monde qui l'avait rejeté depuis sa naissance.

Et bientôt… Se seraient eux qui se cacheraient de lui.

Il serait seul, mais il serait fort, il serait vengé.
C'était là son seul désir…

Au milieu de son espace intérieur baigné d'une lueur sanglante surnaturelle, Ryomen Sukuna, roi des fléaux millénaire, émergeait doucement d'un court sommeil. Lentement, son esprit s'extirpa des bras de Morphée, le faisant progressivement reprendre le fil de ses pensées. Doucement, il soupira dans le silence environnant, une certaine perplexité faisant surface alors qu'il ressassait le songe… non, le souvenir qu'il venait d'avoir.

Même lors de son existence à l'époque Hiean, il n'avait jamais été du genre à s'appesantir sur le passé. Cela n'avait, à son sens, pas grand intérêt. Le passé était du temps mort, sur lequel, quelque puisse être les regrets éprouvés, rien ne pouvait plus être fait. Seul le présent et l'avenir avaient de l'intérêt.

Pourtant… Il lui avait presque semblé ressentir dans sa chair le froid mordant de cette journée d'hiver ayant eu lieu il y avait plus de mille ans de cela… La faim, l'épuisement physique et psychologique, l'angoisse, la solitude et la douleur qu'il avait connu alors, compagnons sordides ne l'ayant presque jamais quitté au cours de son enfance, avaient comme posé à nouveaux leurs griffes acérées sur son être, lui arrachant un froncement de sourcils déplu.

Il n'était plus ce gosse moribond et maltraité depuis une éternité… Pourquoi diable cette réminiscence remontait-elle à présent du fin fond de sa mémoire ancestrale, lui collant à présent désagréablement à la peau ?

Il fallait qu'il trouve un moyen de s'en distraire, au plus vite.

Fort de cette idée, le démon secoua doucement la tête, ce qui arracha un léger soupire tout près de son oreille, le faisant stopper son geste sur l'instant. Sukuna rouvrit brusquement les yeux, relevant un peu son visage pour découvrir avec étonnement Kali qui dormait sous lui, l'enserrant de ses bras, le visage enfouit dans ses cheveux courts.

Cette découverte eut l'effet d'un choc électrique pour le japonais multi centenaire, le faisant se figer complètement dans la seconde, une vive tension saturant ses sens.

Que faisait la crevette là ?

Fouillant dans sa mémoire encore un peu embrouillée par son songe désagréable, le roi démoniaque finit par remettre les éléments de la nuit en place, se souvenant bientôt qu'il avait lui-même autorisé la rousse à rester ici, à l'endroit le plus reculé de son âme, afin de lui servir de coussin.

L'idée était tellement incongrue, en réalité, que le fait de la voir à son réveil avait quelque de… déstabilisant pour le tatoué. Lentement, sans arrêter de scruter le peu de son visage assoupi qu'il parvenait à voir depuis là où il se trouvait, Ryomen se rallongea précautionneusement sur elle, aux aguets. Vu la façon dont il s'était installé sur la demoiselle avant de s'endormir, il se retrouvait donc l'oreille collée à son sternum, le bruit sourd et tambourinant de son cœur d'hybride juvénile résonnant au creux de son tympan. L'aura de l'étrangère était partout autour de lui, tout comme sa chaleur, l'enveloppant comme dans un cocon, son parfum unique lui emplissant les poumons à chaque respiration. Le démon pouvait également sentir l'étreinte des bras de la jeune femme autour de ses épaules, protectrice, possessive et bienveillante.

C'était tellement… étrange et incongru. Jamais auparavant il n'avait laissé quelqu'un passé autant de temps dans son espace intérieur. D'autant plus pour ne rien faire d'autre que dormir, pour le coup…

Respirant l'odeur de la peau douce et tiède sous son visage, Sukuna ferma quelques secondes les yeux, sentant la tension l'ayant saisit plus tôt, ainsi que les brides restantes de son souvenir, se dissipaient un peu plus à chacune des lentes respirations de la petite hybride.

C'était... plutôt agréable, il fallait le reconnaitre...

Quelle avait été la dernière fois où il s'était éveillé en compagnie de quelqu'un à ses côtés ? Quelqu'un de vivant, et en un seul morceau qui plus était… Par le passé, il avait possédé le corps de nombreuses personnes, hommes et femmes confondus. Cependant, il ne s'était jamais embarrassé de leur présence tremblante près de lui une fois le coït terminé. Durant sa vie d'il y avait mille ans, il n'avait fait naitre chez ses contemporains que peu de sentiments : crainte et haine en étaient les principaux.

Sukuna ne s'était pour ainsi dire presque jamais encombré de suite, même une fois devenu 'roi', le nombre d'individus qu'il avait laissé le côtoyer au quotidien à l'époque se comptait sur les doigts d'une seule main.

Lentement, il rouvrit les yeux et releva son regard sanglant vers l'européenne, resserrant un rien sa prise autour de sa taille. Ce simple geste la fit se rouler un peu plus autour de lui, enfouissant plus encore son petit nez légèrement en trompette dans ses cheveux courts, ses doigts agrippant doucement sa nuque, possessive à l'extrême. Ce simple geste arracha un sourire amusé au tatoué. En plus d'être une crevette à tendance tigresse, c'était une vraie petite pieuvre apparemment.

Alors que le roi millénaire continuait à la scruter, elle, pour sa part, continuait paisiblement à dormir contre lui, respirant doucement contre son crâne, semblant s'abreuver littéralement de son odeur. Ses cheveux d'automne cascadaient tout autour d'eux, tranchant avec les ossements immaculés les entourant de toute part. Laissant échapper un faible soupire, le tatoué passa doucement ses doigts contre les tracés sombres ornant sa peau de nacre, les marques de leur pacte...

Elle était... plaisante... il fallait qu'il le concède.

Son parfum unique était entêtant et possédait, à présent qu'il la possédait depuis des semaines, un quelque chose de familier tout à fait nouveau pour lui. Sa peau était tellement douce et chaude sous ses doigts que s'en était presque insensé, lui donnant des aspects de fruit mûr baigné de soleil n'attendant qu'à être dévoré. Son cœur battait fort et régulièrement contre son oreille, le faisait sourire. Après un temps qu'il n'aurait su quantifier, le roi démoniaque vint planter un baiser sur le centre du tatouage ornant le sternum de la demoiselle assoupie, avant de se redressant un peu sur ses coudes, détaillant son minois.

Le japonais laissa échapper un léger soupire, un fin sourire étirant le coin de ses lèvres. C'était assez étrange quand il y pensait. A présent… Elle et lui étaient indubitablement liés. Cela faisait un peu plus d'un mois qu'ils avaient passé leur serment inviolable, pourtant c'était à présent qu'il se rendait un peu plus compte de ce que cela pouvait impliquer… Elle avait réussi, allez savoir comment, à venir de son propre chef jusqu'à lui, dans le lieu le plus reculé de son âme millénaire… Cette improbable petite chose rejetant la moindre des limites qu'il essayait de lui imposer. Qui ne tremblait pas face à lui. Qui le choisissait alors qu'elle aurait du le fuir. Et qui se retrouvait là, avec lui, assoupie paisiblement, le gardant prisonnier de ses bras avec une bienveillance et une affection qui lui étaient complètement étrangères…

Elle devait vraiment avoir un souci psychologique…

Cependant, quel qu'il, ou qu'ils puissent être (parce qu'à n'en pas douter elle devait en avoir plusieurs !)… ça ne lui déplaisait pas le moins du monde.

Doucement il se coula contre elle, respirant à pleins poumons l'odeur de sa peau alors qu'il glissait son visage dans son cou, y déposant de multiples baisers, se nourrissant de sa chaleur. L'homme se redressa alors avec lenteur, s'extirpant doucement de l'étreinte de la demoiselle qui maugréa doucement, visiblement mécontente de cette brusque distance entre leurs deux corps enlacés. Elle fronça un peu les sourcils par delà les profondeurs de son sommeil, gigotant doucement entre les cranes qui l'encerclaient de toute part. Lui réajusta prestement ses cheveux désordonnés par les bons soins de la jeune femme, souriant, dévorant son corps nu du regard, ses courbes alléchantes, sa peau pâle marquée à d'innombrables endroits de morsures, de suçons et de griffures, faisant s'embraser son sang dans ses veines.

Cette femme là… Elle était entièrement à lui. De la pointe de ses cheveux roux à celle de ses pieds fins, elle était à lui, et à personne d'autre.

Sa vision délicieuse, ainsi assoupie et sans défense face à lui, fit soudain remonter un souvenir dans son esprit malicieux à présent complètement réveillé. Sukuna se remémora d'une fois, il y avait quelques semaines de cela, où il s'était retrouvé dans une situation similaire, de l'autre coté de la réalité. Elle s'était retrouvée nue face à lui, allongée sur le canapé rouge du salon du sanctuaire et lui avait du faire preuve d'un contrôle extrême sur ses désirs. Cette nuit là… il s'était juré de faire payer la petite hybride pour toutes les frustrations qu'il avait ressenties.

L'occasion parfaite semblait lui tendre à présent les bras, faisant s'étirer un sourire machiavélique et affamé sur les lèvres carnacières du démon tatoué.

Ravi à cette perspective alléchante, Ryomen alla s'assoir entre les jambes écartées de la rousse, au milieu des ossements de buffle. Il prit quelques instants pour s'étirer en tendant les bras vers le plafond de son espace macabre, une vive bonne humeur l'emplissant tout entier, allant de paire avec une profonde excitation face à son futur 'méfait'.

« Petite aguicheuse… » susurra-t-il dans un souffle avant de fondre sur sa proie, allant plaquer une main contre son sexe, terriblement amusé par les similarités et les différences par rapport à la précédente situation.

Le tatoué matérialisa alors au creux de sa paume une bouche avide afin de pouvoir commencer à passer de langoureux coups de langue sur l'intimité de l'hybride, goutant à son gout le plus intime avec un plaisir non feint. Il se focalisa ensuite sur son clitoris tout en glissant deux de ses doigts experts en elle pour éveiller son jardin paisiblement assoupis.

La réaction de l'étrangère ne se fit attendre. Face à cette exquise agression, elle laissa échapper un faible soupire tandis qu'il continuait à aller et venir en elle. Elle murmura faiblement son nom, demeurant pourtant assoupie, arrachant un sourire enthousiaste à l'intéressé.

Il était le seul pour elle. Et ça ne changerait jamais.

Continuant à préparer la jeune femme pour sa future introduction, le démon s'allongea cependant un peu plus sur elle, en profitant pour aller stimuler sa généreuse poitrine jusque là délaissée. Il commença alors à lécher, sucer et mordiller légèrement un de ses tétons, le sentant immédiatement durcir sous ses lèvres avisées. Elle était tellement réceptive à ses caresses, se liquéfiant et durcissant en même temps sous ses attaques... Elle était juste à lui, juste faite pour lui…

Après quelques minutes de cette douce torture, Sukuna finit par juger la demoiselle prête pour l'accueillir au mieux. Il se redressa alors, prédateur, un brasier incandescent animant son double regard entièrement focalisé sur la belle endormie. Humectant ses lèvres impatientes, le tatoué rejeta d'un geste inconscient ses cheveux en arrière, admirant la jeune femme offerte face lui, venant glisser ses doigts trempés d'elle entre ses lèvres, se délectant de son parfum.

Ce simple geste termina de l'électriser, faisant frémir son membre viril douloureusement dressé entre ses cuisses puissantes. Il ne sentait plus la patiente d'attendre une seconde de plus pour se satisfaire.

Doucement, le roi des fléaux attira vers lui le corps assoupie de son amant, positionnant son sexe contre l'entrée de sa possession, enchanté par avance par ce qui allait se produire. D'un geste lent et assuré, il la pénétra enfin, se frayant un chemin au plus intime de son être, admirant son phallus dressé s'enfoncer dans ces chaires exquises, lui arrachant un grognement guttural appréciateur. Une fois logé en elle, le démon demeura quelques instants immobile, fixant le visage un rien troublé de l'hybride toujours assoupie. Il commença alors à aller et venir en elle, choisissant un rythme lent et profond pour débuter, arrachant de plus en plus de soupires un rien perdus de la rousse.

Doucement, le roi millénaire vint se saisir des cuisses de la jeune femme, allant renverser ses jambes contre son torse pour pouvoir complètement se couler contre elle, plaquant avec délice son bassin contre le sien alors qu'il allait murmurer à son oreille, taquin…

« On se réveille, crevette… »

A peine eut il prononcé ces paroles qu'il parsema le cou de l'intéressée d'innombrables baisers, mordillant le lobe de son oreilles entre ses dents acérées. Il fit ses mouvements de hanches bien plus secs et puissants, finissant enfin par faire émerger une Kali perdue, clignant des yeux comme si elle avait du mal à se souvenir où elle se trouvait.

« Su… Sukun—ah ! »

Ravi de la voir enfin se réveiller, le démon ne la laissa cependant pas finir sa phrase, la faisant mourir dans sa gorge en allant s'enfouir avec force au plus profond de son être, lui arrachant un râle de plaisir éperdu. Terminant de complètement renverser les jambes de la demoiselle vers elle, un sourire terrible aux lèvres, Sukuna se releva un peu pour fixer son regard d'or encore un peu voilé de sommeil.

« Tu vois, crevette… » commença-t-il, enchanté de son effet. « Quand je t'avais dit que si je t'avais prise cette nuit là, sur le canapé, tu te serais réveillée… Je ne t'avais pas menti. »

Respirant profondément, la rousse le fixa, posant ses mains sur ses bras puissants, fronçant légèrement ses sourcils. Elle mit quelques instants avant de réussir à rassembler toutes les pièces du puzzle, finissant par comprendre ce à quoi le fléau faisait allusion. Elle le regarda alors, écarquillant les yeux, avant d'éclater de rire en repensant à l'incident du dit canapé, passant finalement ses bras autour de son cou, le prenant quelque peu de court.

« J'avoue… » commença-t-elle, un large sourire aux lèvres. « C'est vrai, tu as raison, Sukuna... C'est impossible... Tu n'avais pas besoin de mettre ainsi ma souplesse à l'épreuve pour prouver tes dires ! »

Sa réflexion arracha un ricanement au japonais. Il se pencha vers elle et l'embrassa, affreusement amusé par la situation.

« Prend ça pour une punition… » répliqua-t-il, raffermissant la prise de ses mains sur ses cuisses souples. « Car, il me semble que cette nuit là, alors que j'avais été parfaitement innocent, tu m avais sommé d'aller me branler, petite impudente... »

« J'ai fait ça... ? » minauda-t-elle, des étincelles animant l'or de ses yeux. « Vraiment ? »

« Insolente… » murmura-t-il dans un sourire avant de venir à nouveau capturer ses lèvres avec passion.

La position lui permettait d'aller profondément au sein de l'hybride, la rendant complètement folle de plaisir. Elle se sentait se liquéfier sous lui, les bruits indécents de son membre viril s'enfonçant en elle résonnait dans l'espace désert du roi des fléaux, l'emplissant de leurs lubricités mutuelles.

« Quelle musique, crevette… » ironisa ce dernier entre deux baisers enflammés. « Tu aimes donc tant mon sexe que ça ? »

La réflexion du tatoué fit monter le feu aux joues de l'européenne qui ne sut quoi répondre, se contentant de détourner le visage, plaquant une main sur ses lèvres afin de la pas ajouter à des sons qu'elle ne contrôlait pas ceux de ses gémissements de plaisir. Cette vaine tentative amusa terriblement Sukuna fit fondit sur elle, dévorant son cou avec avidité alors qu'il intensifiait une peu plus encore le rythme de ses allers et venus en son sein, lui faisant complètement perdre pieds. Après quelques minutes supplémentaires de cette douce torture, un violent orgasme secoua le corps félin de l'hybride qui ne put s'empêcher de crier le nom de son amant, s'accrochant à son cou comme une naufragée. Sous le coup de la jouissance, l'intimité de la demoiselle enserrant presque désespérément le sexe du fléau qui continua à la posséder assidument, incendiant les sens déjà à fleur de peau de Kali. Venant d'autorité dévorer ses lèvres, le fléau couronné finit par puissamment jouir à son tour en elle, griffant sans qu'il s'en rende compte les cuisses souples de la demoiselle.

Ils demeurèrent enlacés encore un peu de temps, reprenant doucement leurs souffles erratiques entre deux baisers papillonnants, se remettant lentement de leurs intenses ébats. La demoiselle tenait son démon contre elle en maintenant ses bras dans sa nuque, venant blottir son visage contre le sien, se nourrissant de sa chaleur, de l'odeur virile et boisée de sa peau, de son souffle brulant contre sa joue. Sukuna finit cependant par se redresser un peu, s'extirpant à contre cœur de ce corps félin comblant toutes ses attentes. La dévorant du regard, il relâcha enfin ses jambes malmenées, arrachant un soupire de soulagement à l'européenne.

Une chose était certaine… C'était pas désagréable comme réveil…

« Tu fais un coussin plutôt plaisant, crevette… » finit-il par dire, mettant un peu d'ordre dans la crinière rousse de son amante. « Je vais peut être te garder ici de temps en temps finalement. »

La remarque arracha un léger rire à l'intéressée qui s'étira, féline, au milieu de crânes formant le trône du fléau, cherchant à détendre son corps quelque peu endolori par les heures qu'elle venait de passer allongée là et les 'exercices' d'assouplissement imposés par le maître des lieux.

« Je vais essayer de prendre ça comme un compliment, Sukuna… » le taquina-t-elle, mutine, ne perdant pas une miette de la lueur lubrique refaisant surface dans les yeux flamboyant du tatoué qui ne la quittait pas du regard.

« Oh ? » répliqua-t-il, venant à nouveau s'allonger sur elle, ses mains venant se saisir de sa taille avec possessivité. « Tu veux des compliments ? Quelle avidité, vraiment… »

Il la dévisagea une poignet de secondes avant de se redresser, la dominant complètement, glissant une mains nerveuse le long de son torse sculpturale vers son sexe déjà prêt pour un nouveau tour de piste, un sourire taquin aux lèvres.

« Je pourrais te dire, crevette… » susurra-t-il de sa voix grave et caressante, faisant doucement déglutir Kali qui ne pouvait détacher son regard de lui. « Que tu n'es jamais aussi bandante qu'empaler sur mon sexe. Tu lui vas comme un gant. »

L'intéressée reçut ces informations avec incrédulité, une vive rougeur montant malgré tout à ses joues. Un rien sous le choc, ne sachant comment réagir, l'européenne se rassit brusquement au milieu des ossements, offusquée.

« C'est sensé être un compliment ? »

« Quoi ? » S'amusa le démon, visiblement fier de son coup. « S'en est un parfait, je trouve… »

En disant cela, le fléau couronné vint s'accroupir face à sa petite hybride afin que leurs visages se retrouvent presque au même niveau, un sourire étirant ses lèvres. Ils se fixèrent brièvement sans ajouter un mot avant que l'étrangère ne cède, secouant doucement la tête, souriant à son tour, venant croiser ses jambes.

« Si tu le dis… démon. »

Immédiatement, Sukuna se releva, faisant quelques pas au milieu des crânes, jetant un regard à la demoiselle par-dessus son épaule. « Roi des démons, je te prie. Je te laisse déjà me tutoyer, n'en demande pas trop, sauvageonne ! »

Sur ce il disparut brièvement, faisant se redresser un peu la jeune femme, surprise. « Sukuna ? »

Ce dernier réapparut cependant presque immédiatement, revêtant à nouveau son kimono blanc fermement noué autour de sa taille. Il s'approcha rapidement de Kali, son large T-shirt en main, le lui enfonçant d'un geste rapide sur tête, l'emprisonnant littéralement dedans.

« Eh ! » s'offusqua-t-elle, gigotant dans le vêtement pour réussir à passer ses bras dans les manches , arrachant un ricanement au tatoué qui la regardait se débattre. « Qu'est ce qui te prend ? »

« On dirait une anguille prise dans un filet… Une anguille rousse. » se moqua-t-il, faisant faire une moue plus que boudeuse à la demoiselle. « Et pour te répondre… C'est soit ça, soit je te possède à nouveau. Et on a pas le temps. »

Parvenant enfin à remettre correctement son top, Kali se tourna vers le japonais qui s'était assis nonchalamment près d'elle, haussant un sourcil.

« Pas le temps ? » répéta-t-elle, se rapprochant de lui, ne comprenant pas. « Qu'est ce que tu veux dire ? »

« Ne prend pas cet air déçu, petite perverse… » ironisa-t-il en venant se saisir d'une mèche de ses longs cheveux roux entre ses doigts, jouant un peu avec. « Tu as passé beaucoup de temps dans mon espace cette nuit. Bien plus que d'habitude. C'est pas forcément bon pour ton âme à moitié humaine d'être séparée de ton corps aussi longtemps. »

Kali le fixa, venant s'assoir contre lui, un doux sourire aux lèvres. « Je suis sure que ça va aller… Et je ne regrette pas une seule de ces minutes, Sukuna… »

Sa remarque lui arracha un nouveau ricanement. Décidément, elle était réellement inconsciente, la petite hybride. Il allait vraiment devoir garder un œil sur elle, histoire qu'elle ne mette pas sa vie en péril à la première occasion…

Doucement, l'intéressé vint passer une main contre la joue droite de l'homme, caressant avec tendresse sa peau tatouée. Ce geste, apparemment anodin, eut cependant pour effet de faire se tendre imperceptiblement ce dernier, une réminiscence furtive du songe qu'il avait fait un peu plus tôt lui revenant en mémoire, faisant passer une ombre dans le feu de ses yeux.

Déglutissant discrètement, Sukuna vint attraper la main de la jeune femme, la surprenant un peu, encrant son regard dans le sien, soudain plus sérieux.

Elle, si elle l'avait connu à cette époque là… L'aurait elle détesté elle aussi ? L'aurait elle rejeté pour le simple fait d'être né ?

« Toi… » Une lueur complexe alourdissait le feu de ses yeux, intriguant et inquiétant un peu Kali. « Toi… Tu ne détesterais pas un enfant maudit, n'est ce pas ? »

Elle le regarda, stupéfaite par cette question et le changement brutal d'attitude du fléau.

« Un… Un enfant maudit ? » répéta-t-elle, ne comprenant pas ce dont il parlait.

Il l'observa quelques instants, sans rien dire, la détaillant du regard, comme s'il cherchait à lire au plus profond de son âme. Il finit par afficher un petit sourire en coin, l'ombre furtive assombrissant la lave de ses yeux ne disparaissant pas complètement pour autant.

Bien entendu elle ne l'aurait pas fait… Elle n'était pas… eux… Elle n'était, d'ailleurs, comme personne qu'il avait côtoyé par le passé. Son unique et insensée petite hybride du bout du monde…

« Non… Toi tu ne le ferais pas. » finit-il par dire, rendant un peu plus perplexe encore la rousse, venant déposer un baiser ses doigts.

« Sukuna… Bien sur que non, je ne le ferai pas. Au fond, moi-même je suis un peu maudite, ça n'aurait pas de sens… » Elle dévisagea l'homme millénaire étrangement silencieux d'un coup, ne sachant pas quelle mouche pouvait bien l'avoir piqué. Quelle était donc cette histoire d'enfant maudit ? Dévorée par l'envie d'en savoir plus, elle décida d'essayer de questionner son interlocuteur. « Tu… Tu parles d'enfants que tu as eu ? C'est pour ça que tu dis qu'ils sont maudits, parce qu'ils sont de toi ? Mais c'est complètement faux, Suku…»

« Non. Bien sur que non. » La coupa-t-il, encrant son regard au loin, affichant à nouveau une décontraction apparente. « Je n'ai jamais eu de descendance. Et pourquoi diable en aurais-je voulu, crevette ? Les enfants, c'est faible, ça ne sert à rien. Au mieux, je pense que je les aurai mangé ! »

Il lui glissa alors un regard féroce, un sourire carnacier aux lèvres.

« Tu dis ça… » répliqua Kali, un frisson lui parcourant le dos en repensant à un reportage animalier qu'elle avait vu parlant de l'appétit des cochons d'Inde pour leur propre progéniture. « Mais tu ne l'aurais pas fait quand même, pas vrai ? »

« Et pourquoi diable ne l'aurais je pas fais, crevette ? » objecta-t-il, levant les yeux au ciel. «Des enfants… C'est bien la dernière chose dont je m'encombrerais ! Je suis bien content de n'avoir jamais engrossé qui que se soit, tu peux me croire ! »

« Mais alors… » reprit la demoiselle, complètement perdue. « C'est quoi cette histoire d'enfant maudit ? »

Ryomen soupira, glissant un regard complexe à l'européenne. « Rien, crevette. Oublie ça, veux tu ? Et dépêches toi de retourner de l'autre côté maintenant, tu vas vraiment finir par en pâtir ! »

En entendant cela, l'intéressée se renfrogna, pinçant ses lèvres et fuyant le regard du maitre des lieux, intriguant irrémédiablement ce dernier.

« Crevette ? » tenta-t-il, se penchant un peu vers elle. « Qu'est ce qui t'arrive, encore ? »

Triturant le bas de son t-shirt, Kali hésita quelques secondes avant de répondre, un peu mal à l'aise. « Il… Il faudrait que tu me renvoies toi, de l'autre côté… Je sais pas comment m'y prendre… »

« Tu sais pas comment… » répéta Sukuna, dubitatif. « Mais attends… Comment tu as réussi à atterrir ici, alors ? »

A peine eut-elle entendu la question du démon que le souvenir du baiser déposé sur les lèvres de Yuji explosa littéralement dans le crâne de la jeune femme, faisant s'emballer son cœur dans sa poitrine. Si, par malheur, le tatoué venait à apprendre l'existence de cet… échange avec l'adolescent, même assoupi, cela risquerait indubitablement de réveiller sa terrible jalousie de tigre millénaire. Et il en était absolument hors de question !

Le problème était qu'il était loin d'être bête et qu'il commençait à trop bien la connaitre… Elle allait devoir user d'un stratagème appris d'Hiroaki : les mensonges les meilleurs étaient ceux les plus proches de la réalité.

Courageusement, essayant de paraitre le plus calme possible, la jeune hybride vint à nouveau encrer son regard d'or dans celui de son vis-à-vis, prête à tout pour éviter une nouvelle catastrophe.

« Je me suis entièrement focalisée sur toi. Sur ton énergie. Sur notre lien. Et sur les brèches de ton… mur mental habituellement impénétrable… » énuméra-t-elle avec aplombs, comptant chaque élément sur ses doigts. « Et je… J'ai enlacé Yuji. »

« Tu as… Quoi ? » s'étrangla un peu le démon, se redressant un peu, comme s'il venait de se prendre une décharge électrique.

« Je l'ai enlacé quand il dormait ! » répondit-elle, ne démordant pas de sa version des faits. « Comme toi tu m'avais enlacé juste avant qu'on ne passe notre serment, pour atteindre mon espace vital. C'est Gojo qui m'en a parlé. »

Ryomen se tut, se remémorant parfaitement la scène. Il ne s'était pas contenté, ce jour là, d'enlacer la petite hybride, il en était certain. Peut être l'autre albinos avait il préféré lui mentir pour minimiser son échec à protéger la demoiselle lui-même ? Dans tous les cas, pour le coup, ça lui allait parfaitement. L'idée de la rousse embrassant l'autre morveux lui déplaisait des plus fortement, même si elle avait fait cela dans l'unique but de l'atteindre lui…

« Je vois… » se contenta-t-il de bougonner, de mauvaise grâce. « C'était un coup de chance du coup. »

« Trop pas ! » se défendit Kali, croisant ses bras sous sa poitrine. « Je m'inquiétais affreusement, j'y ai mis tout mon cœur. C'est pour ça que j'y suis arrivée ! »

« Hum Hum… » se moqua doucement le fléau, s'enfonçant un peu plus au milieu de ses crânes, joueur. « Heureusement que l'autre exorciste ne t'a pas dit qu'il fallait en faire plus, je suppose… »

« Oui… » L'européenne détourna le regard, rougissant un peu. « Heureusement… »

Le démon la fixa quelques secondes, une légère suspicion naissant dans son esprit, lui faisant un peu froncer les sourcils. D'un mouvement rapide, il passa son bras autour de la taille de la demoiselle, la ramenant d'autorité contre lui, lui saisissant le menton entre le pouce et l'index.

« Il est d'autant plus urgent que tu retournes de l'autre côté. Il est hors de question que le morveux se réveille avec toi vautrée sur lui ! »

« D'accord, d'accord… » concéda la coupable du bout des lèvres. « Renvoie moi puisqu'il le faut… Mais, Sukuna ? »

« Hum ? »

« Tu penses que tu pourrais… » Elle hésita un peu, venant lisser le pan du kimono du démon entre ses mains, intriguant ce dernier. « Tu penses que tu pourrais me laisser un peu l'accès libre pour revenir, à l'avenir ? »

Elle encra son regard félin dans le sien, attendant avec un rien de fébrilité sa réponse. Inconsciemment, elle avait resserré sa prise sur le tissu de son vêtement traditionnel, amusant un peu le fléau tatoué. L'agneau demandait à pouvoir venir se jeter de lui-même dans la gueule du loup… Après la nuit somme toute assez plaisante qu'ils venaient de passer, il pouvait bien réfléchir un peu à cette demande…

« Soit gentille et j'y penserais, petite sauvage. » finit-il par lui répondre avec désinvolture, relâchant sa prise sur son visage. « Maintenant file au lit, et dans le tien ! »

A peine eut-il prononcé ces paroles que l'esprit de la demoiselle fit projeter vers son corps physique, la faisant rouvrir brutalement les yeux dans la chambre de Yuji. Elle demeura immobile dans un premier temps, respirant profondément alors qu'elle était littéralement allongée sur le corps puissant et endormi du lycéen, son visage contre le sien. La rousse remercia intérieurement toutes les divinités de sa connaissance pour la lourdeur du sommeil du garçon, prenant mille précautions pour se redresser sans le réveiller.

Elle s'arrêta cependant en plein milieu de son mouvement, son corps protestant violemment. La rousse avait l'impression d'être faite de pièces de plombs mal huilées tant son corps lui paraissait lourd et grinçant à chaque geste, lui arrachant une grimace dans l'obscurité. Peut être Sukuna avait il au final raison par rapport aux répercussions potentielles de la séparation de son âme et de son être physique… Ou, peut être était il lui-même en grande partie responsable de son état, vu les ébats de contorsionnistes et les endroits improbables pour dormir qu'il lui imposait…

Trop épuisée pour philosopher sur cette question, l'européenne traina sa carcasse courbaturée aussi silencieusement que possible dans sa chambre, enjambant sa peluche tigre toujours à terre, et se laissant tomber lourdement sur son lit, gagnée par une vive fatigue.

Son esprit était, lui aussi, épuisé. Tant de choses s'étaient produites en si peu de temps… Elle avait bien mérité un peu de repos…

La demoiselle aux yeux d'or sombra presque instantanément dans un profond sommeil, ne percevant pas l'ombre s'agitant devant sa porte…

Au bout d'un temps qu'elle aurait été incapable de quantifier, Kali commença à émerger du sommeil, les tiraillements de son corps étant la première chose à se faire ressentir. Lentement, laissant échapper de légers gémissements mécontents, l'européenne entreprit de lents étirements contre son matelas, faisant gémir chacun des muscles de son être. Si elle voulait survivre à sa relation avec le roi des fléaux, elle allait visiblement devoir se mettre au yoga…

Après de longues minutes à maugréer contre l'homme tatoué et ses idées saugrenues, La demoiselle finit par se hisser sur les coudes, balayant l'espace plongé dans l'obscurité de sa chambre. Elle plissa ses paupières, reniflant à plusieurs reprises l'air environnant, repérant une délicieuse odeur de café embaumant tout l'espace, la surprenant un peu.

A l'heure actuelle, les seuls occupants du sanctuaire devaient être logiquement Yuji et elle-même. Et l'adolescent fuyait le café comme la peste, préférant de loin boire du coca dès le matin (ce qui devait horripiler son démon d'invité, à n'en pas douter).

Du coup… Qui était actuellement en train de se faire couler une boisson caféinée ?

Veillant à faire le moins de bruit possible, l'hybride se releva lentement avant de se faufiler le long du couloir du sanctuaire, pieds nus, longeant les murs avec précautions. Hier encore, avant que son serment avec Sukuna ne soit à nouveau fonctionnel, elle aurait réellement eu à craindre face à un intrus potentiel. Mais, à présent, elle avait de nouveau accès à l'énergie du démon tatoué, et, de ce fait à ses flammes. Elle pourrait donc se défendre…

La seule pièce allumée du sanctuaire était la cuisine, ce qui fait tiquer la jeune femme. La dernière fois que quelqu'un était entré dans le sanctuaire sans permission, en allant skoiter cette pièce, c'était l'exorciste anorexique ne la portant ouvertement pas dans son cœur. Elle n'avait, pour ainsi dire, aucune envie de tomber nez à nez avec lui alors qu'elle avait à nouveau choisi le fléau couronné quelques heures seulement auparavant. Elle s'avança encore un peu malgré tout, ne pouvant rester éternellement dans l'expectative, arrivant bientôt dans l'encadrement de la porte.

Elle respirait profondément, marchant sans un bruit, prête à en découdre quand elle s'arrêta brutalement, reconnaissant la silhouette attablée à quelques mètres d'elle, les épaules basses, ses cheveux décolorés brillant sous la lumière artificielle du luminaire.

« Hiroaki ? » demanda-t-elle, incrédule, s'avançant précipitamment dans la pièce.

L'interpellé sursauta légèrement en entendant son nom, se redressant un peu. Lentement, il se retourna vers la nouvelle venue, lui arrachant une grimace. Il avait l'air… complètement épuisé. Il ne s'était pas changé depuis la veille, ses vêtements encore humides collant à sa peau pâle. De lourdes cernes encraient le dessous de ses yeux toujours rougis, faisant instantanément se serrer le cœur de la jeune femme dans sa poitrine. Il avait l'air… au bout du rouleau…

« Hiro… » répéta Kali, ne sachant que dire.

« Je viens pas pour te faire changer d'avis, Kali… » commença-t-il d'une voix lasse, un triste sourire s'étirant sur ses lèvres. « Je viens pour qu'on fasse la paix, ça me rend dingue ce que s'est pa… »

Le japonais s'arrêta alors, fronçant fortement les sourcils, faisant un rien se tendre son interlocutrice.

« Kali… Mais qu'est ce que tu as sur le front ? »

A ces mots l'hybride haussa les sourcils, ne comprenant pas de quoi il était question. Elle réfléchit à toute vitesse, cherchant de quoi il pouvait s'agir. La seule possibilité lui revenant en mémoire était les multiples pichenettes que lui avait donné Sukuna, peut être responsable d'un hématome… Peu désireuse de mettre plus mal à l'aise son garde du corps face à sa relation avec l'homme millénaire, l'européenne plaqua sa main contre sa peau, balayant l'air devant elle de l'autre.

« C'est… C'est rien du tout, Hiro ! Vraiment, ne t'inquiète pas, ça ne fait pas mal du tout ! »

« Pas mal du tout ? » s'effara son ami, se relevant d'un bond pour s'approcher d'elle, une terrible inquiétude envahissant ses yeux verts. « Me dis pas que c'est un tatouage quand même ? »

« De quoi ? » s'étrangla-t-elle, perplexe, avant de se précipiter vers le micro onde pour y observer son reflet dans la vitre, se figeant net dans l'instant.

En effet, en grands kanjis rouges, elle pouvait lire, inscrit sur son front « SUKUNA », lui arrachant un gloussement un peu nerveux. De part et d'autre, le démon avait ajouté des traits devant certainement mimer les moustaches d'un tigre, lui faisant plaquer ses mains sur sa bouche pour étouffer son rire.

« Mais qu'il est couillon… » murmura-t-elle tout bas, allant frotter l'inscription du dos de sa main, faisant, à son grand soulagement, s'étaler les lettres sur son épiderme. « Ça à l'air d'être du feutre ou du rouge à lèvres… Pas de panique. »

Elle se retourna alors vers le blond qui était allé s'armer d'un torchon humidifié, venant se planter devant elle pour s'attaquer à nom du démon, une moue mécontente aux lèvres. Incontestablement, le tatoué ne venait pas de marquer des points vis-à-vis du garde du corps le détestant déjà.

« Si je te dis… » commença vainement Kali, se laissant faire alors que le jeune homme lui décapait littéralement le front, bien décidé à tout faire disparaitre. « Que c'était juste une blague, je suppose que ça ne changerait rien pour toi ? »

« ça dépend… » répliqua Hiroaki, terminant sa tâche en jetant dans l'évier le torchon couvert de maquillage rouge. « Toi, ça te fait rire ? »

« Pour le coup… Plutôt… » concéda-t-elle, offrant un sourire franc à son vis-à-vis. « Il aurait pu prendre un marqueur indélébile ! »

En entendant cela, le japonais laissa échapper un soupire déchirant, retournant s'assoir lourdement sur une des chaises entourant la table. La rousse le fixa quelques secondes, écartelée, avant de venir en attraper une autre qu'elle traina juste à coté de celle de son ami, s'y asseyant à son tour, venant poser une main sur son bras frigorifié.

« Hiro… » elle se mordit un peu l'intérieur des joues, ne sachant par où commencer. « Tu as l'air complètement claqué… Tu as dormi un peu cette nuit ? Tu ne veux pas aller te reposer dans ta chambre ?»

Le garçon secoua doucement la tête de façon négative, se murant de longues secondes dans un lourd silence alourdissant l'air de la pièce. Il gardait son regard braqué sur ses mains jointes sur le métal froid de la table, grattant nerveusement les cuticules de son pouce.

« Hiroaki, je… » finit-elle par reprendre, avant de se faire couper la parole par le japonais.

« Je ne sais pas ce que tu sais sur ma famille, Kali. Nous avons des racines très anciennes, nous sommes respecter dans le milieu occulte même si nous sommes loin d'avoir la puissance ou la renommée des gojo et des autres pontes. Le temps à passé depuis l'âge d'or de l'exorcisme… Hélas, les mœurs, elles, n'ont pas trop évolué en mille ans. Le milieu occulte est un monde poussiéreux dans un univers qu'il ne comprend pas et qui ignore jusqu'à son existence… »

La demoiselle le fixa, muette, préférant ne pas l'interrompre tant ce qu'il avait à dire semblait lui couter.

« Beaucoup de positions ne sont pas enviable dans le monde qui est le mien, tu vois… La place des jumeaux par exemple est absolument terrible. Mais celle des femmes est pire encore. Elles ne sont jugées, la plus part du temps, comme des ventres à remplir afin d'obtenir de puissantes lignées, et rien de plus. Des ombres de leur époux, à peine mieux que des juments… »

Il renifla doucement, serrant ses poings. « Les apparences, c'est ça qui compte le plus ici. Et la préservation du pouvoir familial. Pour ça, tout est permis. Au-delà de ça, rien n'est important… »

Il se tut alors, fermant les yeux, respirant profondément.

« Il n'a jamais frappé son visage. Il y a toujours fait très attention. »

Kali le fixa, sentant de l'eau glacée lui couler dans les veines. Inconsciemment, elle resserra un peu sa main contre l'avant bras du jeune homme.

« Mon père, je veux dire. » finit-il par continuer, rouvrant ses yeux, les braquant sur son interlocutrice. « Ma mère est sa cousine au second degrés. L'importance de préserver notre pouvoir familial passe avant tous les risques de la génétique moderne, visiblement. Il a toujours bien veillé à maintenir les apparences, les sourires de façades et tout le reste. Mais, une fois les portes de notre maison closes… Il se métamorphosait en un être méprisable et tyrannique. Tout était toujours de la faute de ma mère. Puis de la notre. Quelque puisse être le souci. Même s'il était, pour ainsi dire, presque toujours la base du problème dont il se plaignait.»

Il avala difficilement sa salive, à la torture.

« Au cours des années, j'ai vu ma mère, cette femme douce et joyeuse, se transformer une petite chose fragile et brisée, osant à peine respirer en présence de mon père, les yeux toujours fixés vers le sol. Mais elle restait toujours, parce que c'était ce qu'on attendait d'elle. Et qu'elle avait été élevée pour penser que cela était normal. Pour les apparences. Et pour nous, ses enfants.»

Brusquement, il vint se saisir de la main de l'hybride, la faisant un peu sursauter, un brasier enflammant ses yeux.

« Mais ça ne l'est pas, normal, Kali ! Personne n'a le droit de blesser l'être qu'il est sensé aimé, quel qu'en puisse être la raison ! Il n'y aucune excuse à ce genre de comportement, aucune… »

Il serra un peu plus fort sa main avant de la relâcher un peu, secouant doucement la tête.

« Je… Je n'ai pas agis de façon parfaite envers toi ces derniers jours, peut être même pourras tu dire que mes actions étaient quelque peu ironique… Mais je n'ai jamais voulu que te protéger, je n'ai jamais voulu que ton bien, je te le jure. »

En disant ces derniers mots, la voix du japonais se brisa dans un sanglot mal contenu, brisant le cœur de la demoiselle. Sans réfléchir, elle vint passer ses bras autour de son cou, l'enlaçant avec force, posant une main bienveillante à l'arrière de son crâne. A présent, elle comprenait bien mieux ce qui avait poussé son ami à agir de la sorte, sa virulence, sa surprotection étouffante… Tout faisait sens.

« Je te crois, Hiro, je te crois. Je n'ai jamais douté du bien fondé de tes actions, même si elles me faisaient de la peine. Tu es quelqu'un de bien, un ami formidable. C'est moi qui suis à blâmer dans cette histoire. »

Reniflant doucement, le garçon étreignit en retour la jeune femme, posant son front sur son épaule, épuisé.

« Tu n'es pas à blâmer, Kali. C'est lui qui l'est. Toi, tu es tellement jeune, on l'oublie souvent. Et tu es amoureuse. Je ne dis pas que ça te rend stupide, mais j'ai terriblement peur que ça te rende aveugle. Je ne veux pas voir s'éteindre ton âme comme j'ai pu voir celle de ma mère disparaitre au fil des années… »

« Je suis pas amoureuse de lui… » bougonna de mauvaise foi Kali, arrachant un léger ricanement à son comparse.

Ce dernier se redressa un peu, venant saisir la rousse par les épaules pour pouvoir la regarder dans les yeux, un léger amusement perlant sous l'ombre assombrissant le vert de ses yeux. « Choupinette… A un moment, il faut appeler un chat, un chat. Avec tout ce que tu viens de faire pour le retrouver, si tu es pas au moins amoureuse de lui, moi je suis une licorne… »

« Je savais que tu étais extraordinaire, Hiro, mais pas à ce point… » ironisa l'intéressée, arrachant un faible sourire au blond. « Tu fais popo des paillettes aussi ? »

La remarque lui arracha un léger rire, réchauffant un peu le cœur de l'hybride. Doucement, l'exorciste manipulant la foudre vint poser ses mains de part et d'autre du visage de l'européenne, posant son front contre le sien.

« Parfois, tu as vraiment un âge mental à la hauteur de tes quelques mois de vie, tu t'en rends compte ? »

Elle posa ses mains sur celles de son ami, lui offrant un sourire réconfortant. « Moi, au moins, j'ai une excuse… »

Ils rigolèrent un peu ensemble avant qu'un silence ne s'installe entre eux, marquant la retrouvaille paisible de leur amitié malmenée. Kali finit par reprendre la parole, encrant avec sérieux son regard d'or dans celui de son vis-à-vis, ne lâchant pas ses mains.

« Je suis vraiment navrée pour ce que tu as du traverser, Hiro. Vraiment. Et je comprends ce que tu dis. Mais Sukuna n'est pas ton père, et je ne suis pas ta mère. Je me suis expliquée avec lui, autant que faire se pouvait. Et je pense qu'il a compris certains trucs. Les choses ne sont pas parfaites, au fond il reste un démon millénaire. Mais je ne suis pas sans défense et je ne compte pas le devenir. En plus, j'ai la chance de t'avoir pour me remettre les idées en place si je déconne vraiment… »

Le blond la fixa quelques secondes avant de soupirer, secouant doucement la tête. « Il s'est excusé, au moins ? »

Kali ne put s'empêcher de laisser échapper un léger gloussement. « A sa façon ? »

En entendant cela, le manipulateur de foudre ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. « On va devoir se contenter de ça, je suppose… Mais je te préviens, je reste extrêmement désireux de lui botter le cul, à ton roi mal léché. »

« N'essaie pas, s'il te plait » laissa tomber la jeune femme, se demandant déjà comment elle allait pouvoir se débrouiller pour empêcher Sukuna de vouloir anéantir son ami après son soit disant kidnapping. Les relations entre les deux hommes étaient, à présent, clairement à l'ouragan… « Pour l'heure, vraiment, tu devrais aller te reposer Hiro. Tu as une mine de déterré… »

Hiroaki la dévisagea encore quelques secondes avant d'acquiescer, visiblement rattraper par un violent épuisement. « Je t'avoue que je veux bien… j'ai l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur. Je peux rester ici ? »

« Bien entendu… » répondit elle, heureuse d'avoir mis à plat les choses avec le jeune homme qui se levait déjà, se dirigeant lentement vers le couloir menant aux chambres.

D'un coup il s'arrêta cependant, se retournant légèrement vers l'hybride, une lueur suspicieuse aux lèvres.

« L'autre, là… » commença-t-il, un sourire narquois aux lèvres. « Il t'a fait une réflexion par rapport à ton tigre en peluche, au final ? »

Kali fixa son ami, soupirant faiblement alors qu'un large sourire étirait ses lèvres. « D'après toi ? »

« Mais quel gros boloss… » se contenta-t-il de dire, levant les yeux au ciel, reprenant son chemin vers sa chambre.

La jeune hybride pour sa part, ne put s'empêcher de rigoler face à la situation, passant ses mains dans ses cheveux de feu. Comme si devoir gérer un tigre millénaire n'était pas suffisant, voilà qu'elle devait également gérer l'animosité de son meilleur ami envers lui…

La simplicité ? C'était pas pour elle, visiblement…

Mot de l'auteur :

M : coucou tout le monde j'espère que tout le monde se porte bien malgré le froid actuel !
Pour commencer, bien entendu, j'espère que le chapitre vous aura plu !

Kali, vautrée en boule sur le canapé de l'espace post chapitre : J'ai l'impression d'avoir 1000 ans !

Sukuna, ricanant en la rejoignant : iark iark, c'est moi qui les ai, les 1000 ans, crevette. Toi tu as juste des courbatures !

Kali, soupirant : quelle idée de dormir sur des crânes en même temps !

Sukuna : laisse mes buffles en dehors de ça, c'est ton manque de souplesse qui est en cause, tu as qu'à t'entrainer…

Kali, bougonnant : j'aimerais bien t'y voir, tient !

Sukuna, ricanant : chacun son rôle, crevette, chacun son rôle.

Hiroaki, le pointant du doigt : le tien, c'est celui du vieux tocard !

Sukuna, soudain de très mauvais poil : Qu'est ce qu'il a dit, le baveur ?

Hiroaki, ne lachant pas l'affaire : Quel genre de mec est jaloux d'une peluche ? A ce stade là, c'est à se demander de l'efficacité de ce que tu as entre les jambes, mon gros !

Sukuna, pointant du doigt Kali : t'as qu'à voir l'état de la crevette, si tu veux en juger !

Kali, soupirant : pitié, laissez moi en dehors de ça, tous les deux… Sinon je me barre avec ma peluche, et je vous laisse entre vous !

M, portant un casque lourd : je mets mon véto, ils vont démonter mon espace post chapitre ! Kali chérie, désolée mais tu restes, t'es le tampon entre les deux !

Kali, soupirant : tu pourrais pas faire en sorte que ça aille mieux entre eux deux plutôt ?

M : pour ça, de suite, il me faudrait soit une baguette magique, soit une batte de baseball. Et j'ai ni l'un ni l'autre ! Mais j'ai foi en toi, poulette ! Tu gères… au mieux ? Bonne chance dans tous les cas, on compte sur toi !

Dans tous les cas, merci à tout le monde de nous suivre ! comme d'habitude, un très grand merci pour vos encouragements, n'hésitez pas à nous suivre ou un commentaire, ça fait toujours très plaisir de voir que l'histoire vous plait et ce que vous en pensez !
Je dois par contre vous avouer que le rythme des publications va un peu ralentir et repasser à une fourchette d semaines. Je sais que ça peut paraitre long et je m'en excuse (moi-même toutes les semaines je trépigne en attendant le nouveau chapitre de jjk) mais j'ai repris les cours, le stage et, hélas, je n'ai pas toute une équipe derrière moi comme gégé pour m'aider dans l'écriture de mes chapitres XD Surtout qu'ils sont souvent longs (plus d'une 20aine de pages) et que… ça demande du temps et le mood qui convient ! Je compte vraiment sur votre compréhension, je fais de mon mieux pour tout mener de front mais je préfère prendre le temps qu'il me faut que de me mettre une pression délétère qui pourrait me dégouter tout simplement d'écrire ou me faire sortir des chapitres non aboutis. Si je peux, bien entendu, je publierai plus rapidement mais je préfère être honnête et vous prévenir de la réalité des choses.
Je vous remercie toutes et tous de nous suivre et je souhaite continuer cette belle aventure avec vous jusqu'à sa fin !
Le prochain chapitre risque d'être long d'ailleurs car beaucoup de choses vont se produire ! Pour vous teaser un peu il y aura bien sur nos deux protagonistes préférés… quelque chose qui pourrait être assimilé à un date (n'en déplaise à Suusu), un nouveau tournant dans leur relation et l'arrivée d'un personnage du manga jusqu'ici absent… ça va donner !

D'ici là, portez vous bien, faites gaffe au verglas et à très vite pour la suite !