Je ne possède aucun des personnages des jeux vidéos.
Recueil de texte dans l'univers de Dragon Age 2
Ce texte a été écrit pour la première fois dans le cadre d'un défi sur les amitiés
En espérant que cela vous plaise !
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES DE KIRKWALL
Compagnon dans les ténèbres
Les ruelles de Kirkwall étaient sombres et sinueuses, un labyrinthe où la lumière peinait à pénétrer. C'était dans ce cadre oppressant que Fenris, le guerrier marqué par le lyrium, et Anders, le mage rebelle possédé par l'esprit de Justice, tentaient de coexister. Leur amitié était compliquée, marquée par des désaccords profonds et des conflits d'idéaux, mais aussi par une compréhension mutuelle de leurs douleurs et de leurs luttes.
Ce soir-là, les deux hommes se retrouvaient dans une des nombreuses tavernes de la ville, chacun cherchant un répit à sa manière. Fenris, avec son air sombre et ses tatouages luminescents, buvait en silence, observant la foule avec méfiance. Anders, plus nerveux, jouait distraitement avec sa bière, ses pensées clairement ailleurs.
- Tu ne devrais pas être ici, mage, dit Fenris, brisant le silence avec sa voix grave et rauque. Les templiers sont de plus en plus agressifs ces jours-ci.
Anders leva les yeux, rencontrant le regard perçant de Fenris.
- Et toi, tu ne devrais pas t'inquiéter pour moi, loup-garou. Je sais ce que je fais.
Fenris grogna, mais il y avait une lueur de compréhension dans ses yeux.
- Peut-être, mais cela ne signifie pas que je suis d'accord avec ta croisade.
Anders soupira, passant une main dans ses cheveux blonds en désordre.
- Je ne m'attends pas à ce que tu sois d'accord, Fenris. Je m'attends juste à ce que tu comprennes.
Il y eut un moment de silence, lourd de tension et de non-dits. Leur relation était un champ de bataille, où chaque mot pouvait être une arme, chaque regard une attaque. Mais sous cette surface rugueuse, il y avait un respect et une solidarité inexplicables.
- Je comprends, finit par dire Fenris, ses mots lents et mesurés. Je comprends ce que c'est de vouloir se battre pour sa liberté.
Anders hocha la tête, reconnaissant la douleur dans la voix de Fenris.
- Et moi, je comprends ce que c'est de porter un fardeau qu'on n'a pas choisi.
Les deux amis restèrent ainsi, en silence, chacun perdu dans ses pensées. Leur amitié était un paradoxe : nourrie par leurs différences autant que par leurs similarités. Ils étaient deux âmes torturées, cherchant un sens à leurs vies et une rédemption dans un monde cruel.
Soudain, un bruit sourd résonna dans la taverne. Un groupe de templiers fit irruption, leurs visages sévères et leurs armes prêtes. Fenris et Anders échangèrent un regard rapide, la compréhension passant entre eux en un instant.
- Il faut partir, murmura Fenris, se levant d'un bond, ses sens en alerte.
Anders hocha la tête, déjà en train de préparer un sort défensif.
- Je te suis.
Ensemble, ils se frayèrent un chemin à travers la foule, évitant les templiers de justesse. Une fois à l'extérieur, ils coururent dans les ruelles sombres, leurs pas résonnant dans la nuit.
Lorsqu'ils furent suffisamment éloignés, ils s'arrêtèrent, essoufflés mais indemnes. Fenris posa une main rassurante sur l'épaule d'Anders, un geste rare, mais sincère qui lui faisait comprendre que de toute manière il aurait été là pour le protéger.
- Tu vois, dit Anders avec un sourire fatigué. On fait une bonne équipe, malgré tout.
Fenris grogna, mais il ne pouvait nier l'évidence.
- Peut-être bien, mage. Peut-être bien, mais ne restons pas là, on sera mieux dans mon manoir. Viens… Personne n'ose frapper à ma porte, pas même les templiers.
Anders hocha la tête en soufflant un remerciement pendant que Fenris s'enfilait lestement sur une ruelle à sa droite lui ouvrant le passage. Anders le suivit sans la moindre hésitation.
Leur amitié était une danse complexe de conflits et de réconciliations, un équilibre fragile entre la haine et le respect, mais au cœur de cette relation tumultueuse, il y avait une force inébranlable : la compréhension profonde des luttes et des douleurs de l'autre et dans ce monde impitoyable, c'était peut-être la chose la plus précieuse qu'ils pouvaient avoir.
