Je me réveillai quelques heures plus tard, une migraine atroce battant dans mes tempes. La lumière de la pièce me sembla trop vive, et je plissai les yeux en essayant de m'acclimater. C'est à ce moment-là que la porte de la chambre s'ouvrit doucement. Lexa entra silencieusement et s'installa à côté de moi sur le lit.
Comment tu te sens, princesse ? Demanda-t-elle d'une voix douce.
Ça va... Murmurais-je, malgré la douleur à ma tête et le froid qui me glaçait jusqu'aux os. J'ai juste un mal de crâne monstrueux... Et j'ai froid... Je pris sa main dans la mienne, jouant machinalement avec ses doigts pour me réconforter.
On a l'autorisation de Marcus de passer le week-end chez moi, dit-elle en me souriant légèrement. Je pense que c'est une bonne idée. On part dans quelques instants.
J'acquiesçai sans un mot et commençai à me lever, mais aussitôt, un frisson violent parcourut tout mon corps. Lexa le remarqua immédiatement. Sans hésiter, elle enleva son pull et me le passa par-dessus la tête, m'enveloppant dans sa chaleur.
Je ressemble à Bibendum... Plaisantai-je, un sourire épuisé aux lèvres.
Un bibendum incroyablement mignon, alors, répliqua-t-elle en glissant son bras autour de ma taille avant de déposer un baiser tendre sur le sommet de ma tête. Qu'est-ce que j'aime ces quelques centimètres en plus dans ces moments-là, ajouta-t-elle avec un clin d'œil, me faisant sourire malgré moi.
Nous rejoignîmes rapidement le salon, où Marcus et Anya étaient en pleine conversation. Dès qu'ils me virent, ils cessèrent de parler et leurs regards se tournèrent vers moi.
Comment tu te sens, Clarke ? Demanda Marcus d'un ton sérieux.
Ça va… Merci, répondis-je avec un petit sourire, me blottissant un peu plus contre Lexa pour trouver un peu de réconfort
Marcus fronça les sourcils, visiblement soucieux. Bien, dit-il lentement, mais sache que ce que tu as fait était extrêmement stupide. Tu t'es vraiment mise en danger pour rien.
Je baissai les yeux, honteuse. Je sais, Colonel... Je suis désolée… Murmurai-je. Je ne pensais pas qu'il irait jusque-là... Je m'attendais à une épreuve en piscine, ou quelque chose de moins dangereux… Et je pensais surtout que Lexa et Anya seraient présentes.
Anya, qui était restée silencieuse jusque-là, intervint, sa voix froide mais mesurée. Pourquoi tu n'as pas renoncé en voyant que ce n'était pas ce que tu avais imaginé ?
Je serrai les lèvres, essayant de trouver les mots justes. Je ne voulais pas paraître faible… Je voulais prouver ma valeur, leur montrer que je méritais ma place et qu'ils arrêtent de nous harceler. Je pensais que ça mettrait fin aux doutes, que je pourrais finir ma formation en paix.
Anya croisa les bras, son regard perçant me scrutant comme pour évaluer la véracité de mes mots. Je comprends, répondit-elle après un moment de silence.
Sache que tu ne seras pas punie pour ça, car au fond, ce n'était pas entièrement de ta faute. Mais je ne veux plus que tu prennes ce genre de risques, Clarke. Ce que tu as fait était dangereux et inconsidéré.
Marcus s'approcha un peu, son expression se radoucissant légèrement. Je pense que tu sais maintenant que tu peux nous faire confiance. Si tu as un problème que Lexa ou Anya ne pouvons pas résoudre, tu peux toujours venir me voir. D'accord ?
Je hochai la tête, la gorge nouée. Oui... Désolée... Dis-je, baissant à nouveau la tête.
Marcus prit la parole, sa voix plus douce, mais toujours ferme : j'ai appelé ta mère.
Je relevai immédiatement la tête, le regard inquiet, et fis une grimace. Oui, je sais, tu peux grimacer, continua Marcus, devinant mes pensées. Elle était furieuse, Clarke. Mais elle viendra te voir. Je lui ai donné l'adresse de Lexa. Elle passera dans une heure ou deux pour t'ausculter.
Je soupirai intérieurement, sachant qu'il était inutile de protester. Quand ma mère était impliquée, il valait mieux se préparer au pire. D'accord… Murmurai-je.
Repose-toi ce week-end. On se retrouve lundi, ajouta Marcus. Et surtout, pas de folie, Clarke.
Je hochai la tête une dernière fois. Oui… Merci… Bon week-end,
Lexa m'entraîna doucement vers la porte, son bras toujours autour de ma taille, et nous quittâmes la pièce. Tandis que nous nous dirigions vers sa voiture, je sentis un mélange de soulagement et de fatigue. Un week-end chez elle, loin de tout, était peut-être exactement ce dont j'avais besoin.
Sur le parking, alors que Lexa me soutenait toujours, je vis mes amis et Logan, qui m'attendait. Anya avait dû prévenir Raven. Ils étaient présents pendant le test, avaient vu dans quel état j'avais fini et je voyais l'inquiétude dans leurs regards. J'étais mal à l'aise, d'être encore au centre de l'attention.
Octavia brisa le silence assez rapidement, sa voix encore très inquiète, mais avec une pointe de colère. Clarke… Tu réalises à quel point tu nous as tous fait peur ? Dit-elle, les bras croisés, son regard oscillant entre colère et soulagement. On a cru… On a cru que tu allais vraiment y rester.
Je baissai les yeux, incapable de soutenir leur regard. Je suis désolée, murmurai-je. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça… Je pensais pouvoir gérer.
Bellamy, s'avança vers nous, d'un ton plus doux que d'habitude, mais toujours protecteur. On a vraiment eu peur Clarke, quand on t'a vu tomber, on voulait tous se précipiter pour t'aider, mais Lewis nous en as
empêcher… Ne prends plus jamais de risque de cette manière.
Raven croisa les bras, son expression mêlant frustration et inquiétude. Clarke, on était tous là pendant le test. On a vu à quel point c'était dangereux, et on aurait dû intervenir plus tôt. Tu t'es mise en danger de manière complètement inutile, et on aurait pu t'aider si on avait su à quel point ça allait être extrême. On est tous là pour toi, tu n'as pas à tout gérer seule. Tu aurais dû m'écouter pour une fois.
Leurs mots pesaient lourd sur mes épaules. Je savais qu'ils avaient raison, et le fait qu'ils aient tous été témoins de la scène la rendait encore plus difficile à digérer. Je voulais juste prouver que je pouvais le faire… Que je n'avais pas besoin de Lexa pour réussir, expliquai-je, ma voix brisée par la fatigue. Je voulais qu'ils me respectent pour ce que je suis capable d'accomplir.
Echo, qui avait été silencieuse jusque-là, ajouta calmement, mais avec gravité : le respect ne vaut rien si tu te mets en danger de manière inconsidérée. Nous avons tous cru te perdre aujourd'hui. Ça n'en vaut pas la peine.
Je frissonnai à ce souvenir, ressentant de nouveau le froid qui m'avait enveloppée dans l'eau. Mes forces me quittaient, et mes jambes commençaient à faiblir. Lexa, qui n'avait pas quitté mon côté, posa une main rassurante sur mon dos.
Elle a compris, vous pouvez arrêter maintenant, intervint soudainement Lexa, prenant une position protectrice entre moi et le groupe. Clarke a besoin de repos, pas de sermons.
Les autres échangèrent des regards gênés, réalisant que mon état était bien plus fragile qu'ils ne l'avaient pensé.
John glissa un commentaire moqueur pour alléger l'atmosphère : t'en fais pas, Clarke. Si t'as survécu à une noyade, tu peux survivre à nos réprimandes.
Je lui offris un sourire fatigué, mais mes jambes commençaient à fléchir sous le froid qui me transperçait. Lexa le remarqua tout de suite. Allez, c'est bon, dit-elle d'une voix ferme, en plaçant une main dans mon dos pour me soutenir. Clarke est gelée, et on doit partir.
Dans la voiture, Lexa alluma directement le chauffage à fond me voyant grelotter et démarra instantanément. Je fermais les yeux et soupirai de soulagement sentant la chaleur infiltrée l'habitacle.
Comment tu te sens ? Demanda Lexa en jetant un coup d'œil rapide dans ma direction.
Beaucoup mieux, merci. Le chauffage à fond, c'est parfait, répondis-je, me blottissant un peu plus dans son pull, sentant son odeur.
Mais quelques instants plus tard, je l'entendis pousser un grognement.
Qu'est-ce qu'il y a ? Dis-je alors que je voyais une fine pellicule de sueur perler sur son front.
Je suis en train de mourir de chaud ici. Tu essaies de me transformer en poulet rôti ou quoi ? Répondit-elle en tirant sur le col de son t-shirt.
Je ris doucement, sentant mes joues reprendre des couleurs.
On échange si tu veux… Je te laisse le froid glacial, et je prends ta surchauffe.
Non, merci, je crois que je vais survivre, répliqua-t-elle avec un sourire espiègle. Mais si je m'évanouis de chaleur, tu devras conduire.
Je ricanai doucement, apaisée par ce moment de légèreté. Et diminua un peu la chaleur dans l'habitacle. La route se poursuivit dans un silence confortable jusqu'à ce que nous arrivions finalement à son appartement.
Lorsque nous arrivâmes à l'appartement, je me dirigeai très rapidement vers sa chambre, trop fatiguée pour autre chose. Je me laissai tomber dans son lit et me faufilai rapidement sous les couvertures.
Bébé… Viens avec moi, j'ai encore besoin que tu me réchauffes. Murmurais-je faiblement, la cherchant du regard.
Elle sourit tendrement avant de s'installer à mes côtés. Je me blottis contre elle, savourant sa chaleur corporelle. Et elle passa son bras autour de moi, pour m'avoir au plus près. Nous faisant soupirer de commençais à sombrer dans un sommeil, que j'espérais réparateur quand l'on frappa à la porte. C'était très probablement ma mère. Lexa se leva rapidement pour aller lui ouvrir, tandis que je restais allonger à somnoler.
À peine la porte ouverte, j'entendis la voix furieuse de ma mère : Où est-elle ?
Dans la chambre, elle se repose, répondit calmement Lexa.
C'est encore de ta faute, n'est-ce pas ? Clarke se retrouve dans cette situation parce que tu l'as laissée faire n'importe quoi !
Je me levai très rapidement du lit, trop rapidement, car jus le droit à un vertige, mais je devais la rejoindre. L'entendre s'en prendre à Lexa comme ça, ce n'était pas envisageable. Arrête maman ! Dis-je en sortant de la chambre.
Ce n'est pas sa faute !
Mais Clarke…
Non. C'est moi qui ai décidé de passer ce stupide test, elle m'a même engueulé pour ça.
Ma mère sembla surprise par mon intervention, mais sa colère ne disparut pas pour autant. Tu étais en danger Clarke, encore ! Et elle, elle n'était pas là !
Elle m'a protégée, elle est arrivée juste à temps pour m'aider et ne m'a pas quitté depuis. C'est de la faute et celle de Lewis, Raven as prévenue Anya et elles sont arrivée aussi vite que possible. Elle m'a protégée. Si tu dois en vouloir à quelqu'un, c'est à moi ! Pas à elle. Alors arrête ça de suite.
Je suis juste inquiète pour toi, Clarke… Tu es tout ce que j'ai, murmura-t-elle en s'approchant pour me prendre dans ses bras.
Je laissai ma tête reposer contre son épaule. Je vais bien, maman. Je te promets.
Après un instant, elle se redressa et jeta un coup d'œil vers Lexa, visiblement embarrassée par sa réaction. Je suis désolée, Lexa. J'ai… Sur-réagi.
Lexa secoua la tête. Je comprends, vous n'avez pas à vous excuser.
Ma mère se reprit rapidement et me fit m'asseoir sur le canapé pour m'ausculter. Rien de grave, dit-elle après avoir vérifié mon pouls et mes réflexes. Repos, des antidouleurs pour ta tête, et des plats chauds. Avec ça, tu devrais aller mieux d'ici quelques jours.
Je soupirai de soulagement. Merci…
Ma mère me caressa tendrement les cheveux avant de se lever pour partir, laissant enfin un calme apaisant retomber sur l'appartement.
Je retournai rapidement me coucher, toujours en présence de Lexa. Le confort du lit et la chaleur de ses bras m'enveloppèrent, et cette fois, je m'endormis profondément. Les heures passèrent paisiblement jusqu'à ce que je sois réveillée par une douce odeur alléchante. Les arômes épicés et réconfortants se frayaient un chemin jusqu'à moi, me tirant doucement du sommeil.
Je sortis du lit avec précaution, essayant de ne pas faire de bruit. Le sol était frais sous mes pieds nus, mais l'idée de découvrir la source de cette odeur irrésistible m'incita à avancer. En arrivant à la porte de la chambre, je me glissai discrètement vers la cuisine, et là, je vis Lexa en train de préparer le repas. Elle était si belle, dansant légèrement en sirotant un verre de vin, un sourire amusé sur les lèvres.
Le spectacle était si captivant que je restai un moment à la regarder, mon cœur battant plus fort. Lexa était en parfaite harmonie avec la cuisine et la musique de fond. Ses mouvements étaient gracieux, presque hypnotiques, et la lumière de la cuisine mettait en valeur la douceur de ses traits. Bon Dieu qu'elle était sexy.
Quand elle se retourna brusquement et me vit, elle sursauta avant de rire doucement. Oh, tu m'as fait peur, dit-elle en se plaçant une main sur le cœur, feignant l'effroi.
Désolée, mon cœur, je ne voulais pas interrompre le spectacle, dis-je en me rapprochant d'elle pour l'enlacer.
Vous avez apprécié ce que vous avez vu, recrue Griffin ? Demanda-t-elle d'un ton séducteur, ses yeux brillants d'un éclat malicieux.
Oh oui, plus que tu ne peux l'imaginer, dis-je en l'embrassant tendrement. Qu'est-ce que tu prépares de bon ?
Un goulash, c'est une soupe hongroise, parfaite pour te réchauffer et te remettre sur pied.
T'es un amour, dis-je tendrement.
Tout pour ma princesse, dit-elle en me rendant mon baiser avec tendresse. Comment va ta tête ?
Ça va beaucoup mieux, la sieste m'a fait du bien. J'ai encore un peu froid, mais je me sens beaucoup mieux en général.
Bien, bien, dit-elle en se décalant pour vérifier la cuisson. C'est prêt. Tu as faim ?
Je hochai la tête avec enthousiasme. Lexa avait pris soin de préparer le repas avec tant d'attention que je savais que c'était exactement ce dont j'avais besoin. Je me mis à sortir les assiettes et les couverts, me demandant ce queLexa avait prévu pour le reste de la soirée.
On peut ouvrir le canapé pour passer une soirée en mode Netflix & Chill ? Demandai-je avec espoir.
Tout ce que tu veux, bébé, répondit-elle avec un sourire chaleureux.
C'est ce que j'aime entendre, dis-je en rigolant.
Nous dînâmes ensemble, partageant des histoires et des rires tout en savourant le goulash savoureux. Lexa avait vraiment mis tout son cœur dans la préparation du repas. Après avoir terminé, nous nous installâmes sur le canapé, entourées de coussins moelleux et de couvertures douillettes.
Lexa chercha une comédie romantique sur Netflix, et nous nous immergeâmes dans le film, les émotions allant de l'hilarité aux larmes. Nous nous blottîmes l'une contre l'autre, trouvant du réconfort dans la proximité et les gestes tendres. Lexa ne se contenta pas de simplement regarder le film ; elle se délectait de chaque instant passé avec moi, ses mains, parfois effleurant mon dos ou caressant mes cheveux.
Lorsque le film se termina, Lexa proposa d'aller se coucher, la journée avait été rude et nous avions besoin de repos. Je me déshabillais doucement malgré le ressenti de froid et me jetai à corps perdu dans le lit ce qu'il la fit rire.
J'ai encore froid, dis-je en grelottant. Mais j'ai bien une idée pour me réchauffer. Alors que je me rapprochais d'elle pour l'embrasser tendrement.
Dites m'en plus, mademoiselle Griffin. Dit-elle en répondant à mon baiser.
Je préfère vous montrer, lieutenant, dis-je alors que mes mains se baladaient sur sa peau nue.
Tu es sûr bébé, tu n'es pas trop fatiguée ? Réussit elle à dire après quelques instants.
Oui, totalement. Dis-je d'un ton séducteur.
Alors laisse-moi, m'occuper de toi. Dit-elle tendrement. Et elle commença à m'embrasser, un peu plus passionnément, ses mains parcourant mon corps, avant que sa bouche ne les rejoint. Et cette nuit-là, on se prouva à multiple reprise, combien on s'aimait. Et je n'avais définitivement plus froid.
Le lendemain matin se déroula dans la tendresse, Lexa m'apporta mon petit-déjeuner au lit et après un moment plein de tendresse, qui se prolongea sous la douche. Elle proposa de choisir une série à binge-watcher. Activité que nous n'avions jamais faite, mais qui me tentait forcément.
Quelle série tu veux regarder ? Demandai-je, curieuse.
On peut faire un tirage au sort ou un jeu pour départager, proposa Lexa avec un sourire malicieux.
Je fronçai les sourcils, mais acceptai avec bonne humeur. Nous jouâmes à un jeu de société rapide. Comme d'habitude, Lexa s'imposa comme la grande gagnante, ce qui me fit faire la moue en feignant la déception.
Encore toi, sérieusement ? Dis-je en boudant. Certes, c'était un comportement immature, mais chaque jeu que nous faisions, j'échouais et cela la faisait bien rire.
Ah, la malchance, dit-elle en riant doucement. Mais puisque tu boudes, je vais faire un compromis. Je vais choisir ta série, juste pour toi.
Vraiment ? C'est trop gentil ! Dis-je en souriant, ravie.
Nous nous installâmes confortablement pour regarder la série que j'avais choisie. Lexa fit en sorte que tout soit parfaite pour moi, apportant des plats chauds et s'assurant que je sois toujours bien installée. Elle était attentive et dévouée, s'assurant que je me reposais autant que possible.
Le week-end s'écoula dans une douce tranquillité, entre les moments de détente sur le canapé et les repas réconfortants. Lexa et moi profitions de chaque instant ensemble, créant des souvenirs précieux dans un cocon de chaleur et de bonheur. Ce fut un moment de bonheur simple mais profond, renforçant notre complicité et me permettant de me ressourcer pleinement.
