Moi : Salut tout le monde ! Je MEURS de fatigue, merci Mère Nature ! x_x
Kyoya : Elle a dormi 4H30 la conne.
Moi : J'AI PAS FAIT EXPRÈS ! è_é
Ryuga : Rigole pas trop Kyo, je crois que ce chapitre va pas trop te plaire et je sens pas le suivant...
Kyoya : ...
Moi : Cheh, ça t'apprendra à te moquer de mes problèmes de femme. u_u
Chris : Bon allez dépêche-toi, faut que t'ailles faire une micro sieste là !
Moi : Eh bah on balance le disclaimer alors !
Chris : Wonderinn ne possède pas MFB !
Moi : Merci Chris ! Bonne lecture tout le monde, c'est beaucoup de dialogues mais je pense que ça va vous plaire ! n_n
Réponse aux reviews :
Komachu : Genre Kyoya c'est un tournoi gagné, une baise offerte ! Imbattable comme offre XD
Pourtant Ryo il vient casser le bonheur de Gingka dans littéralement l'épisode suivant ! XD
Maintenant que le grand tournoi de Gleensville était terminé, il était temps pour Gingka et ses amis de quitter la ville afin de continuer à rassembler des points en vue de l'Ultime Bataille. Benkei et Kenta décidèrent de faire un bout de chemin ensemble, mais tous les autres partirent chacun de leur côté. Tous sauf Gingka et Madoka, qui avaient décidé de rester encore un peu à Gleensville. La jeune mécanicienne voulait faire le point avec son ami sur tout ce qu'il s'était passé lors du tournoi, et ce tant qu'elle l'avait sous la main puisqu'elle allait rentrer à MetalBey City sans lui.
Au même moment, Ryuga et Kyoya sortaient du stadium et allaient rentrer à leur hôtel. Le vert était au téléphone avec Doji et essayait d'écourter ça le plus possible car ça l'insupportait.
-Donc maintenant que j'ai terminé ma récolte de points, je dois rentrer au QG avec Ryuga ? Demanda-t-il.
-C'est exact, répondit son patron. Ryuga et toi n'avez plus de raison de parcourir les routes, et de plus tu dois remplir ton inscription officielle pour l'Ultime Bataille au siège de l'AMBB à MetalBey City.
-Okay. Les quatre autres sont déjà repartis en hélico, j'imagine que nous on va devoir rentrer en train, comprit Kyoya.
-Oui, à moins que ça ne vous amuse Ryuga et toi de marcher pendant cinq jours, dît simplement Doji.
Ceci marqua la fin de leur échange. Kyoya avait bien senti dans le ton de Doji que celui-ci voulait que Ryuga et lui rentrent vite, et que donc il ne leur laissait pas vraiment le choix et voulait qu'ils rentrent le lendemain par le train.
-Bon, plus qu'à rentrer à l'hôtel maintenant, conclut le vert en rangeant son téléphone dans sa poche.
-On se fait un resto ce soir pour fêter ta victoire ? Ricana le dragon sous sa capuche.
-Ha ha, très drôle, rétorqua le blader de Léone en levant les yeux au ciel. J'ai vu trop d'êtres humains en une seule journée, mes batteries sociales sont épuisées, je veux plus voir personne.
Ryuga se fendit alors d'un immense rire amusé qu'il tenta tout de même de vite étouffer pour ne pas trop attirer l'attention sur lui. La plupart des gens à la sortie du stadium l'ignorèrent car après tout on avait bien le droit de rire, mais un certain rouquin se mit à le fixer avec amertume. Il avait reconnu le rire de Ryuga, c'était un rire impossible à confondre avec un autre ou à oublier.
Madoka s'était absentée quelques minutes le temps de passer aux toilettes alors Gingka l'attendait devant le stadium. Lui qui ne voulait plus penser à Ryuga et Kyoya pour l'instant, c'était sacrément raté. Il savait que ça allait lui faire plus de mal qu'autre chose de les regarder tous les deux, mais il n'arrivait pas à s'en empêcher. C'était plus fort que lui… Ils étaient là, à une dizaine de mètres de lui. Ils étaient en train de parler ensemble mais Gingka était trop loin pour entendre ce qu'ils se racontaient. Cependant, le regard de Kyoya lui piqua le cœur avec la même douleur vive qu'une aiguille. Comment il pouvait regarder un type comme Ryuga avec autant de confiance et d'amusement sincère ? Comment il pouvait l'apprécier ? C'était si inconcevable aux yeux de Gingka…
Le blader de L-Drago finît par sentir un regard un peu trop insistant sur lui et tourna légèrement la tête, ses yeux atterrissant tout droit dans ceux de son rival. Encore ? Décidément, ça commençait à devenir une bien mauvaise habitude ! Ils étaient plein d'amertume les grands yeux noisette du rouquin, et Ryuga se doutait bien de pourquoi. Il était vraiment rancunier ce garçon dis-donc. Ça faisait marrer le blanc. C'était vrai quoi, à force il commençait à croire que Gingka lui en voulait plus d'avoir une relation avec Kyoya que d'avoir provoqué la mort de son père ! Si c'était bien le cas, il avait vraiment un sens des priorités étrange cet idiot.
Ceci dit, Ryuga ne se sentit pas capable de résister à l'envie d'alimenter un peu plus cette rancœur et cette amertume. C'était plus fort que lui, et puis c'était dans son intérêt d'alimenter la haine de Gingka à son égard. Après tout, L-Drago se nourrissait des sentiments négatifs de ses adversaires. Plus le blader de Pégasus le haïssait lui, plus L-Drago se régalerait quand ils s'affronteraient enfin. Ryuga fit donc mine de retourner à sa conversation avec Kyoya comme si de rien n'était, mais soudainement le voilà qui se collait au plus jeune et qui laissait ses mains trainer partout sur lui.
-Hé, arrête ça, le sermonna le blader de Léone avec un petit sourire en coin qui indiquait que ça ne l'embêtait pas tant que ça. Pas en public.
-Tss, t'es pas drôle, ricana le plus âgé. Il était en train d'imaginer la tête probablement déconfite de Gingka derrière lui et il s'en délectait.
-C'est bon, on va rentrer, pas la peine de faire la tête, rétorqua le lion. Range tes mains en attendant.
Pour preuve de sa bonne foi, Ryuga enfonça ses mains dans les poches de son pantalon. Kyoya leva les yeux au ciel parce qu'évidemment quand il lui disait de ranger ses mains c'était figuratif, mais ses lèvres s'étiraient en un sourire qu'il ne pouvait pas contrôler.
-Qu'il est con, mais quand il fait ce genre de conneries ça me donne envie de l'embrasser, pensa l'adolescent.
Gingka ne perdit pas une miette de cet échange et eut l'impression de réellement pouvoir entendre et sentir son cœur se briser en morceaux dans sa poitrine. Il n'avait rien entendu car il était toujours trop loin, en revanche il avait tout vu. Là, ça devenait vraiment difficile de nier la réalité… Les deux bladers partageaient clairement une relation intime. Tout dans l'attitude de Kyoya le laissait deviner… Il y avait de l'envie dans ses yeux, du désir même, et il ne s'en cachait absolument pas.
-Me revoilà Gingka, désolée de t'avoir fait attendre ! S'exclama soudainement la voix de Madoka derrière le roux, le faisant sursauter.
-C'est pas grave… répondit son ami avant de l'attraper par le bras pour l'emmener dans la direction opposée à celle où se trouvaient Ryuga et Kyoya. Viens, allons nous assoir quelque part pour parler.
Madoka se laissa faire mais elle ne comprit pas l'attitude de Gingka. Elle l'avait laissé de plutôt bonne humeur, et le voilà qui était complètement fermé et visiblement énervé. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer pendant son absence ? Elle aurait bien aimé le savoir, mais elle savait qu'il y avait peu de chance pour qu'elle arrive à faire parler le rouquin. Ces derniers temps, il se braquait très facilement…
Bien loin des interrogations de la mécanicienne et de l'humeur massacrante du blader de Pégasus, Ryuga et Kyoya avaient pris la route de leur hôtel. Le vert affichait un grand sourire fier et satisfait, toujours sur son petit nuage de premier qualifié pour l'Ultime Bataille, tandis que l'empereur dragon paraissait lui dans la lune, perdu dans ses pensées. Il repensait à cet homme étrange qu'il avait aperçu au stadium. Ça le perturbait vraiment, il était sûr au plus profond de lui de savoir qui était ce type mais impossible pour lui de s'en rappeler ! Pourtant il l'avait vraiment sur le bout de la langue.
-T'as l'air ailleurs toi, ça te ressemble pas, finît par lui faire remarquer le blader de Léone.
-J'ai vu un type bizarre dans le stadium, avoua sans détour Ryuga.
-Un type bizarre ? Répéta le vert en haussant un sourcil.
-Ouais, il était seulement là pour observer, comme moi en un sens, expliqua le dragon. Je ne sais pas qui il observait cependant. Peut-être Gingka, ce serait le plus logique…
-Et il ressemblait à quoi ?
-C'est ça le plus bizarre… Il portait un espèce de masque intégral en acier. Je sais même pas comment il arrivait à y voir quelque chose avec ce truc.
-Effectivement, ça c'est bizarre… Il a des choses à cacher visiblement s'il tient autant à ce qu'on ne voit pas son visage.
-C'est le moins que l'on puisse dire. En plus de ça, j'ai la sensation tenace de connaître ce type d'une manière ou d'une autre, mais ça me revient pas…
-T'as forcément dû le connaître avant ton coma, alors ça doit faire partie des choses que tu as oubliées. Tu finiras peut-être par t'en rappeler, ou peut-être pas. Est-ce que c'est vraiment si important vu que ce type s'amuse apparemment juste à espionner l'autre idiot ?
-J'arrive pas à l'expliquer, mais oui. Je sens que c'est important. Je sens que c'est important mais je sais pas pourquoi ni comment, ça m'énerve. Je m'en fichais avant d'avoir le cerveau en bouillie et plein de souvenirs aux oubliettes, mais là ça commence à me frustrer !
Kyoya fut surpris par cette réflexion. Ryuga était effectivement très détaché de ses nombreuses amnésies depuis qu'il le connaissait, c'était bien la première fois qu'il exprimait des regrets par rapport à ça et une envie de retrouver au moins certains de ses souvenirs.
-C'est pas la peine de te flageller l'esprit non plus, c'est pas comme ça que tes souvenirs vont te revenir, lui dît le lion en haussant les épaules. Plus on force, moins ça vient. S'ils doivent revenir, ce sera quand tu ne t'y attendras pas.
-J'imagine que oui… Je pourrais en parler à Doji aussi, peut-être que lui il sait qui est cet homme, mais j'en ai pas spécialement envie… marmonna Ryuga. À tous les coups ça me priverait encore de sorties pour deux semaines, et c'est vraiment pas le moment.
-Attends, quoi ? Pourquoi Doji te priverait de sortie comme un enfant pour quelque chose dont tu n'es pas responsable ? S'étonna le vert. Et puis ce serait quoi le rapport entre toi et cet homme ? C'est Gingka qu'il surveille apparemment, pas toi.
-Je t'en ai déjà parlé. Le pouvoir de L-Drago fait des envieux, il y a des gens qui cherchent à s'en emparer et qui seraient prêts à tout pour ça, expliqua le blanc. Doji est parano à ce sujet. La moindre personne qui me paraît étrange devient une potentielle menace. Comme je suis trop…«précieux», il refuse de prendre le moindre risque. C'est plus facile de nous surveiller L-Drago et moi en me tenant enfermé au QG, mais je déteste ça.
-…Est-ce que c'est aussi pour ça que tu n'sors jamais du QG avec ton téléphone ?
-Mmh, je savais bien que tu t'en rendrais compte rapidement. Ouais, c'est pour éviter qu'on puisse me tracer. Moi je trouve ça complètement abusé, mais l'autre parano qui nous sert de boss me laisse pas franchement le choix.
Ces histoires commençaient à sincèrement déranger Kyoya. Il y avait réellement quelque chose de pas net autour de Ryuga… Doji paraissait très clairement obsédé par l'idée fixe de contrôler sa vie mais surtout de toujours savoir où il était, et l'adolescent doutait sincèrement que ce soit lié à une peur que de personnes mal intentionnées s'en prennent à lui. Il fallait être honnête ; même si Ryuga tombait sur des personnes qui voudraient lui prendre L-Drago, il serait parfaitement capable de s'en débarrasser tout seul et avec facilité. Ce n'était pas la peine d'en faire un foin pareil et de chercher à le surprotéger comme un enfant fragile. Non… Connaissant Doji, il y avait sûrement quelque chose de plus tordu là-dessous.
Kyoya se rappela alors soudainement la photo déchirée dans un cadre dans la chambre du blader de L-Drago et une idée complètement folle germa dans son esprit. Et si… Et si Doji essayait en fait d'empêcher son «protégé» de tomber sur des gens provenant de son passé qui le chercheraient ? Et s'il y avait dans les souvenirs perdus de Ryuga des choses qui n'arrangeaient pas les affaires du chef de la Nébuleuse Noire ?
-Tss, je suis en train de virer complotiste moi… pensa le lion avec une certaine forme de désespoir. Ryuga n'a personne, ses parents sont morts… Qui pourrait le chercher ?
Et pourtant, même s'il essaya de la chasser dans un coin de sa tête pour ne plus y penser, cette idée ne voulut plus quitter l'imagination fertile de l'adolescent aux yeux bleus. Ryuga disait ne plus avoir de parents, mais il n'avait rien dit au sujet d'éventuels frères ou sœurs… Et puis au fond, étaient-ils réellement morts ses parents ? Il en avait parlé avec un tel détachement que Kyoya n'arrivait pas à y croire. Et puis ses réactions bizarres quand on essayait de le faire parler… Plus il y réfléchissait, et plus le vert était sûr que l'empereur dragon avait tenté de demander des informations sur ses souvenirs manquants à Doji, et que tout ce qu'il y avait gagné c'était une envie de ne plus jamais recommencer pour son propre bien.
-Bon alors, tu rentres ou quoi ? Tu veux passer la nuit dehors comme un chat errant peut-être ? Se moqua la voix de Ryuga.
Le blader de Léone cligna plusieurs fois des yeux d'un air confus, arraché à ses élucubrations mentales. Il ne s'en était pas rendu compte car trop plongé dans ses pensées mais Ryuga et lui étaient arrivés à leur hôtel, et maintenant le plus âgé le regardait en haut des marches devant le tourniquet en se demandant pourquoi il ne le suivait pas.
-Range tes sarcasmes, j'me suis juste perdu dans mes pensées, répondit Kyoya en se dépêchant de grimper les marches pour rejoindre son compagnon de voyage.
-Ça t'arrive souvent, mine de rien, lui fit remarquer le blanc en entrant dans le hall de l'hôtel. Tu réfléchis vraiment trop.
-Pardon d'avoir un cerveau. Tu sais, c'est pas parce que tu laisses souvent le tien au repos que tout le monde fait pareil.
-Est-ce une manière détournée de me dire que tu me trouves sacrément con ?
-Jamais je n'oserais formuler de tels sous-entendus, enfin.
Le plus jeune affichait un immense sourire en coin moqueur, mais bien évidemment qu'il ne pensait pas réellement ce qu'il venait de sous-entendre. Ryuga était loin d'être quelqu'un de bête, il était juste un peu gamin sur les bords quand ça lui prenait, et quand ça arrivait il méritait de se prendre un bon petit revers bien senti. Le dragon était loin d'être vexé, au contraire il semblait très amusé de se prendre des piques.
Kyoya était vraiment un vent de fraîcheur à la Nébuleuse Noire. Il ne ressemblait à personne d'autre, il était unique en son genre, il n'y avait qu'avec lui que Ryuga se sentait à peu près libre et compris. Le plus âgé avait passé tant de temps seul avec Doji, cet homme froid qui lui servait plus ou moins de figure parentale… Avec lui on ne pouvait jamais s'amuser ; tout était prétexte à travailler, travailler, et se prendre des punitions injustifiées parce que le monde entier en avait après L-Drago. C'était trop demander de vouloir vivre ? Ryuga ne supportait pas cette sensation brûlante qui parfois le prenait, la sensation de passer à côté de sa vie et de rater plein de choses. L'arrivée de Kyoya et sa mystérieuse compatibilité avec le pouvoir obscur qui les avait plus ou moins liés sans qu'ils n'aient rien demandé… C'était inespéré, c'était une aubaine que l'empereur dragon n'attendait même pas mais dont il profitait désormais allégrement.
Arrivés à leur chambre, comme d'habitude une des plus reculées de l'hôtel où ils séjournaient, les deux garçons se dépêchèrent de poser leurs affaires et de profiter d'un calme bien mérité. Enfin du silence ! Comme ça faisait du bien… C'était beaucoup trop bruyant un stadium, on s'en rendait compte seulement une fois qu'on le quittait.
-Bon, fini les vacances à partir de demain alors… soupira Ryuga avec amertume en se laissant tomber sur le lit. Va falloir rentrer…
-T'es pas content de rentrer ou t'es pas content parce que maintenant il va falloir que tu te bouges pour réunir tes 50 000 points ? Le railla le vert.
-Haha, très drôle ! Les 50 000 points je le réunis en trois jours maximum si je veux, c'est même pas un sujet, rétorqua l'empereur dragon en levant les yeux au ciel. Évidemment que j'ai pas envie de rentrer… Être loin de Doji et de son flicage intensif, c'est le rêve pour moi.
-Eh ben… À force de parler de lui comme ça, j'en viens à me demander comment il a pu accepter de te laisser partir avec moi, se demanda Kyoya à voix haute.
-J'ai insisté jusqu'à ce qu'il craque. L'opportunité était trop belle pour que je la laisse passer. T'as bien vu que même comme ça il a voulu qu'on revienne alors que tu n'avais pas encore fini. C'est maladif chez lui, quand je m'éloigne il le supporte pas.
-On dirait que tu parles de ton mec toxique là, pas de ton patron…
-Tu redis ça encore une fois, je te jure que je vomis.
La grimace de dégoût sur le visage de Ryuga indiqua au plus jeune qu'il ne blaguait pas spécialement quand il disait ça. En même temps, c'était difficile d'imaginer pire que ça…
-Okay, je laisse mes pensées intrusives au placard et je me tais, dît le blader de Léone en s'allongeant sur le lit, les bras croisés derrière sa tête.
-J't'en serais reconnaissant oui, parce que là tu viens de me mettre une image à cauchemar dans la tête et j'ai envie de boire de la javel pour oublier, lui fit remarquer Ryuga, sa grimace dégoûtée n'ayant toujours pas quitté son visage.
-Désolé, c'était pas mon but, j'ai dit ça sans réfléchir, s'excusa le vert avec un petit sourire gêné.
-Finalement je préfère quand tu réfléchis trop alors, rétorqua le dragon.
Kyoya laissa échapper un petit éclat de rire amusé et se perdit à nouveau dans ses pensées, mais cette fois-ci sur sa victoire au tournoi de Gleensville et sa qualification à l'Ultime Bataille. Il ne réalisait pas encore tout à fait son exploit. Non seulement il était le premier blader du Japon à s'être qualifié pour le tournoi, mais en plus il avait vaincu quatre bladers à lui tout seul, dont trois en un seul coup spécial. Tsubasa n'était finalement pas un adversaire si redoutable. Il avait du talent et ce n'était pas n'importe quel blader, c'était certain, mais il n'avait rien d'exceptionnel non plus. Il était très…prévisible. Oui voilà, sa manière de mener des duels était trop réfléchie. Même Gingka ne paraissait plus être un adversaire si stimulant.
-Tiens, je t'ai pas raconté, l'autre crétin de rouquin est venu me prendre la tête avant la finale, ricana le blanc.
-Hein ? Mais comment il savait que t'étais là déjà ? Lui demanda Kyoya, perplexe.
-Apparemment il m'a vu au tournoi de la Tour du Prince, répondit Ryuga. À cause de la violence de ton coup spécial j'avais perdu ma capuche donc j'ai dû être filmé sans faire gaffe. Enfin bref, on s'en fout de ça. L'important c'est que pendant que t'attendais après avoir battu la fille aux cheveux bleus, lui il est venu me trouver pour me hurler dessus ! Y avait même son pote de Koma qui essayait de le retenir.
-Et il te voulait quoi du coup ? Il voulait se battre contre toi dans un petit couloir, lui qui est pourtant si honnête ? S'amusa l'adolescent aux yeux bleus.
-Figure-toi qu'il était énervé de constater que je voyage avec toi. Je pense même qu'il a compris quel genre de relation on a, et ça l'a rendu furieux. J'avais dit ça pour plaisanter, mais en fait je crois qu'il est vraiment amoureux de toi.
-…Là c'est moi qui vais vomir.
Ryuga éclata de rire face à la mine déconfite du plus jeune. Kyoya lui ne trouvait vraiment pas ça drôle… Que Gingka puisse avoir des sentiments pour lui c'était déjà assez dégoûtant à ses yeux, mais ce qui lui donnait spécialement envie de vomir c'était que le rouquin avait visiblement développé une sorte d'obsession pour lui. Sérieusement, pourquoi allait-il jusqu'à harceler Ryuga pour ÇA ?! Il se prenait pour qui ?!
-Je vois à ta tête que ça ne te fait pas plaisir tout ça, gloussa l'empereur dragon.
-Nan, tu crois ? Grogna Kyoya. Évidemment que ça me fait pas plaisir. Tu vas pas me faire croire que toi ça te plait de te faire emmerder par l'autre parce qu'il supporte pas que tu sois proche de moi !
-Oh, ça m'amuse moi tu sais, lui assura le blader de L-Drago avec un grand sourire. Il est tellement désespéré, tellement amer. Il refuse de voir la réalité en face, mais nous on la connait cette réalité.
Le sourire de Ryuga s'élargît encore plus et se fit plus lubrique alors qu'il regardait l'adolescent, tandis que ce dernier se contenta d'esquisser un petit rictus. Oui, Ryuga avait raison. Gingka et sa jalousie n'avaient aucune importance. Il pouvait faire des pieds et des mains mais il ne changerait rien à la réalité des choses : Kyoya s'en fichait éperdument de lui. La seule personne qui l'intéressait en-dehors de lui-même, c'était Ryuga.
À suivre...
Moi : Fin du chapitre ! Press F pour Gingka, pas respecté XD
Ryuga : Pourquoi je sens que je suis totalement manipulé par Doji et que c'est ma famille qui me cherche ?
Moi : Parce que ça lui ressemblerait bien, mais on ne spoil pas ici ! C'est seulement une idée de Kyoya u_u
Kyoya : Et du coup, la semaine prochaine...?
Moi : n_n
Kyoya : ...Non.
Moi : n_n
Ryuga : Dans le langage de Wonder ça veut dire que la semaine prochaine c'est lemon...
Moi : n_n
Kyoya : Karma's a bitch...
Chris : I should have known better ! ^^
Kyoya : COMMENCE PAS À CHANTER TOI !
Moi : Laissez les reviews de l'amour, et à la semaine prochaiiiiine n_n
Ryuga : Regardez-la, trop contente d'écrire du cul...
Moi : n_n
