Disclaimer : Les personnages sont la propriété de J.K. Rowling !
Hello helo,
Case n°4. On va à Poudlard pour un Dramione assez chaud, et du bashing... j'espère que les fans du sorcier à lunettes et de deux rouquins, vous m'en voudrez pas parce que je... Non je vous en dis pas plus et je vous laisse lire.
Bonne lecture :
Lundi 1er décembre 1997
Poudlard !
Salle commune des préfets-en-chef !
Quand elle avait reçu sa lettre et son insigne de préfet-en-chef, Hermione avait été très heureuse. Elle ignorait à ce moment-là avec qui elle partagerait la salle commune spécifique aux préfet-en-chef, mais elle avait été prise d'une bouffée de fierté, que ses parents et elle avaient fêté avec une sortie au restaurant puis au théâtre voir une célèbre pièce. Mais le cœur d'Hermione avait fait un triple salto arrière lorsqu'elle avait découvert l'identité de son colocataire pour l'année. Elle ne le détestait pas, au contraire, elle en était même follement amoureuse depuis leur cinquième année d'études.
Malgré la rivalité entre Serpentard et Gryffondor, lui, ne s'était jamais montré condescendant avec elle. Plus ils grandissaient, plus ils gagnaient en maturité et une amitié sincère s'était installée entre eux, sauf que les sentiments, ça ne se contrôlait pas, et Hermione était petit à petit tombée amoureuse de Drago Malefoy. Leur maison était rivale, mais ses deux meilleurs amis aussi, ne pouvaient pas le voir en peinture. Hermione ignorait pourquoi, mais elle refusait de se servir de la rivalité entre Gryffondor et Serpentard pour justifier un tel comportement. Depuis qu'elle partageait la salle commune des préfets-en-chef avec Drago, elle ne cessait d'entendre des piques acerbes de la part de ses amis concernant Drago, pas de tous les Gryffondor, mais Harry et Ron n'aimaient pas la situation.
Sauf que Hermione s'en moquait royalement, et elle leur avait bien fait comprendre qu'elle ne mettrait jamais un terme à son amitié avec Drago sous prétexte que ses deux amis ne l'aimaient pas. La guerre contre le Seigneur des Ténèbres était terminée depuis bien longtemps, et Drago n'avait rien à voir avec les membres de sa famille qui avaient mal tourné.
« Je ne deviendrais jamais comme eux. Je ne peux pas effacer les méfaits de ma famille contre celle de ton pote, mais je peux être l'opposé de ce qu'on attend de moi. »
Il avait dit ça à Hermione en cinquième année, un dimanche où chacun faisait ce qu'il voulait, et où les deux jeunes gens s'étaient retrouvés près du Lac Noir. C'est là que Hermione en était tombé amoureuse, mais elle ne le lui avait jamais dit.
Ce premier lundi de décembre, après une journée de cours comme les autres, Hermione était restée dans sa salle commune pour étudier et deux heures avant de descendre dîner, elle avait pris une longue douche pour tenter de dénouer ses muscles. Elle avait dix-huit ans désormais, et ses sentiments pour Drago étaient vraiment très forts, tout comme son attirance pour lui. Bien que n'ayant aucune expérience dans ce domaine, elle savait que son corps avait besoin d'être touché mais pas d'une manière platonique. Les cheveux coiffés en chignon, une serviette enroulée autour de son corps nu, Hermione était tellement perdue dans ses pensées qu'elle n'entendit pas le bruit de la gargouille qui gardait l'entrée pivoter, ni même les bruits de pas dans le salon et encore moins la porte de la salle de bain s'ouvrir.
« Oh putain pardon ! »
Sursautant, elle resserra sa serviette d'une main et tourna le dos à Drago, qui s'était lui-même retourné.
« Je suis vraiment désolé. » s'excusa-t-il.
« Non, c'est moi, je n'aurais pas dû trainer comme ça dans la salle de bain. » dit Hermione.
Sans pouvoir s'en empêcher, Hermione se retourna vers lui. Il portait sa tenue de Quidditch. Encore une chose qui le rendait terriblement sexy aux yeux de la jeune fille.
« Comment s'est passé l'entraînement ? » demanda-t-elle.
« Bien, et j'ai besoin d'une bonne douche. » répondit-il.
Il darda un regard en coin vers elle, et il ne put éviter ses yeux de lorgner ses jambes divines.
« Bon euh, je vais aller m'habiller, et te laisser prendre ta douche. » dit-elle en lui tournant le dos.
« Ouais, d'accord ! »
Après avoir fermé la porte de sa chambre donnant sur la salle de bain, Hermione se laissa aller contre elle, les jambes flageolantes. Elle ignora combien de temps elle resta ainsi, jusqu'à ce qu'un coup soit donné derrière elle. Elle devrait s'habiller avant, mais elle l'ouvrit sans même se poser de questions. Combien de temps était-elle restée contre cette porte ? En tout cas, assez longtemps pour que Drago prenne sa douche. Une serviette autour de la taille, les cheveux humides de sa douche. Bordel, c'était la première fois qu'elle le voyait torse nu en trois mois de cohabitation, et par Merlin, qu'est-ce qu'il était ultra sexy ! Elle sentit un picotement dans le bas-ventre.
« Hermione je, j'peux plus me retenir je… »
« Alors ne te retiens plus. »
D'un pas vers l'avant, il prit le visage d'Hermione en coupe et l'embrassa. Elle posa ses mains sur son torse nu et musclé.
« Tu ne peux pas savoir depuis combien de temps j'ai envie de faire ça. » dit-il contre sa bouche. « C'est une telle torture de vivre dans la même salle commune, de te savoir en train de dormir dans la chambre à côté de la mienne. »
« Si tu ne me veux que pour mon corps alors ma réponse sera non, tant pis si je dois en souffrir. » lui dit-elle en retour.
« Je te veux toi, Hermione Granger. Toi toute entière. »
Il la regardait d'une manière qui lui coupa le souffle.
« Je suis fou de toi, ma belle lionne. »
« Embrasse-moi ! »
Il reprit sa bouche en otage, lâchant son visage pour glisser ses mains sous ses fesses pour la soulever et l'emmener au grand lit au milieu de la chambre.
« Hum, tu ne vas pas me faire l'amour maintenant, j'espère ? » voulut-elle savoir, le souffle court.
« Oh non ma belle intello. » Elle gloussa. « Je viens à peine de t'avouer mes sentiments, alors on va attendre un peu que tu sois prête à faire l'amour. J'espère juste que tu me laisseras te toucher, goûter ta peau et… »
« Arrête, c'est de la torture pour moi aussi de cohabiter avec toi alors que je t'aime depuis deux ans. » avoua-t-elle.
« Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit ? » Elle haussa les épaules. « Oh Granger, n'être que ton ami a été difficile, parce que tout ce que je voulais c'était t'embrasser. »
Elle frissonna, et pas uniquement à cause de ce qu'il venait de lui déclarer.
« Merde, on va geler à rester comme ça. » fit-il remarquer. « Je te laisse t'habiller, et je vais faire de même de mon côté, et tu me retrouves dans le salon, d'accord ? »
Dix minutes plus tard, habillés de leurs uniformes, ils se retrouvèrent dans le salon. Drago l'attira à lui aussitôt qu'elle fut à portée de bras.
« Dis-moi ce que tu veux que je fasse, et je le ferai. » dit-il. « Je sais que c'est tendu avec tes potes et… »
« Je ne leur dois rien du tout. »
Elle s'écarta et fit les cent pas, pas pour s'éloigner du beau Serpentard mais plus pour réfléchir.
« Je ne les reconnais plus. » dit-elle en lui faisant face. « Je ne parle pas de Neville et tous les autres, mais Harry, Ron, Ginny. Depuis que toi et moi ont cohabites, ils sont devenus méchants, ça ne leur ressemble pas. »
« Tu sais que je ne veux pas me mettre entre votre amitié, mais je ne veux pas renoncer à toi pour autant. Je t'aime, et j'ai bien l'intention de le vivre au grand jour. »
« Tu… tu m'aimes ? » s'étrangla Hermione.
« Je sais que j'étais un vrai petit con quand on s'est connu, mais j'ai changé parce que je refuse d'être comme ma famille. » dit Drago. « Et je n'y peux rien si tes copains sont incapables de voir au-delà de mon nom de famille et… »
Hermione l'avait laissé déblatérer pour s'approcher et le couper d'un baiser. Les mains sur les pans de sa robe de sorcier, elle demanda dans un murmure :
« Redis-le ! »
Les siennes, il les glissa autour de sa taille et rapprocha leurs corps.
« Je t'aime ! »
« Moi aussi, je t'aime ! »
« Tu veux bien dormir avec moi à partir de ce soir ? » demanda-t-il.
« Oui, je me glisserai dans ton lit quand tu voudras. »
« Hum, Granger, ne me dis pas ce genre de chose alors qu'on doit aller au banquet. » gronda-t-il en la collant davantage contre lui.
Elle écarquilla les yeux en sentant quelque chose de très reconnaissable contre son ventre.
Banquet du soir !
Ils étaient arrivés ensemble mais sans être trop collés. Drago ne voulait pas lui forcer la main alors ils étaient entrés dans la Grande Salle comme deux potes, avant de se séparer pour rejoindre chacun sa table. Hermione s'installa de façon à avoir celle de Serpentard de visu, et Drago fit la même chose. Un léger sourire fut échangé entre les deux au moment où le Professeur Dumbledore fit son petit speech d'avant repas et fit apparaître les mets délicieux d'un claquement de mains.
« Dis, Hermione ! » fit Neville, assis en face d'elle, une fois le repas commencé et le brouhaha des conversations dans l'air. « Tu voudras bien m'aider pour le devoir de Rogue ? J'ai du mal à le commencer. »
« Celui pour vendredi ? » demanda la jeune fille. Son jeune ami hocha la tête. « Ouais, on se retrouve à la bibliothèque demain après les cours, si tu veux. »
« Merci ! »
« C'est comment la cohabitation avec l'autre débile ? » demanda Ron.
Nous y voilà ! Il lui posait la question tous les jours, et plusieurs fois par jour.
« Change de disque, Ronald ! » dit Hermione. « Et ça se passe très bien, comme je le répète tous les jours. Et arrête de l'appeler l'autre débile. »
« Pourquoi tu prends sa défense ? » demanda Ginny, la sœur de Ron et petite amie de Harry.
« Parce que c'est mon ami. » répondit-elle. « Non, plus un mot si vous êtes incapable de dire quelque chose de sympa sur Drago. Je n'ai même plus envie d'en discuter. »
Elle se concentra sur son assiette, et en levant les yeux vers la table des Serpentard, elle croisa celui de Drago, inquiet malgré son sourire suite à la conversation qu'il semblait avoir avec ses amis.
Ni l'un ni l'autre ne devait faire le tour de l'école après le couvre-feu, ils purent donc profiter de leur salle commune comme bon leur semblait. Ils firent un tour chacun à la salle de bain, et se retrouvèrent devant la cheminée du salon. Drago en jogging et torse nu, et Hermione en pyjama composé d'un short et d'un chemisier argenté. Quand le jeune homme l'attira sur lui pour qu'elle s'assoit à califourchon, il constata que la matière du pyjama était de la soie.
« Tu avais l'air agacée pendant le dîner. » dit-il.
Elle lui raconta donc.
« Je suis désolé. »
« Ce n'est pas ta faute. » le rassura-t-elle. « Ils sont devenus idiots et mesquins, ce qui n'est pas du tout dans l'ADN des Gryffondor, mais je n'y peux rien. » Elle crocheta ses mains derrière sa nuque. « Et je n'ai pas envie de parler d'eux, mais de toi et moi. »
« Tu veux discuter ou bien… » Il faufila une main dans le pan ample de son short de pyjama. « On pourrait faire quelque chose de plus agréable. »
« Hum hum, ça me plairait bien. » dit-elle, se léchant les lèvres. « Je veux sentir tes mains, et ta bouche sur moi. »
« Donne-moi la tienne, pour commencer ! »
C'était clairement un ordre, et qui traversa Hermione de part en part. Elle obéit et l'embrassa, sauf que Drago prit les rênes sans attendre. Rompant le baiser, il posa ses doigts sur les boutons de son chemisier de soie, attendant l'aval d'Hermione pour le lui enlever. Elle le lui donna en hochant la tête. Délicatement, il déboutonna lentement le vêtement, et sa queue durcit lorsqu'il constata qu'elle ne portait aucun soutien-gorge.
« Hermione, tu veux ma mort ? » souffla-t-il.
Elle enleva elle-même son chemisier, révélant sa poitrine nue.
« Je ne veux aucune barrière entre nous. » lui dit-elle. « Mon corps a besoin que tu le touches, sans restriction. »
« Tu… » Il se racla la gorge, se forçant à lever les yeux de ses seins parfaits pour ses yeux à elle. « Tu es en train de me donner carte blanche ? »
« Je veux apprendre avec toi. » dit-elle, en hochant la tête. « Je sais que tu as de l'expérience, et je ne t'en veux pas, tu ne savais pas si je partageais tes sentiments ou non. Et je ne t'en veux pas. »
Elle posa son index sur sa bouche pour le faire taire.
« Mais à partir de maintenant, il n'y a que moi, d'accord ? »
Il acquiesça, tout en ouvrant les lèvres pour lui lécher le bout du doigt, qu'il enroula autour de sa langue avant de le mordiller. Une chaleur intense s'empara de la jeune fille, qui sentit son corps vibrer de part en part. Drago les allongea sur le canapé, et son sexe toucha celui d'Hermione à travers leurs vêtements, arrachant un gémissement à la jeune sorcière.
« J'ai envie de te faire couiner. » dit-il, d'une voix rauque. « Tu es mouillée ? »
« Je… je ne sais pas. »
« Je peux vérifier ? »
Elle répondit d'un hochement de tête, mais Drago décida de la torturer un peu avec un baiser langoureux qui lui fit tourner la tête. La laissant à bout de souffle, le jeune homme dévia sa bouche dans son cou, qu'il mordilla. Hermione laissa échapper un petit bruit qui le fit sourire. Oh il allait adorer lui montrer l'étendue des possibles à travers ces jeux sensuels qu'il brûlait d'envie de partager avec elle. Descendant sur sa poitrine, il laissa une traînée de baisers entre ses seins, savourant la douceur de sa peau. Une peau qu'il avait rêvé de toucher et d'embrasser. Une poitrine, les plus beaux seins qu'il avait jamais vus. Drago n'avait pas eu tant d'amantes que ça, ayant essayé avec Pansy Parkinson avant de se séparer quand ils se sont rendus compte qu'ils préféraient rester amis. Drago avait papillonné et certes, il n'était pas aussi innocent que l'était Hermione, mais il n'en n'avait jamais aimé qu'une, et elle haletait sous son corps.
« J'ai tellement envie de toi. » dit-il contre sa peau. « J'ai envie de me fondre en toi. »
Il lui ôta le besoin de parler en aspirant une de ses pointes dressées entre ses lèvres. Un hoquet de stupeur sorti de la gorge de la jeune fille.
« Encore ? » demanda Drago.
Pas de réponse. Drago leva les yeux vers elle, elle les avait fermés.
« Hermione ? »
« Oui, oui encore. » répondit-elle sans les ouvrir.
Il aspira l'autre pointe rose, et la mordilla. Les gémissements de Hermione se faisaient plus sonores, moins discrets. Elle avait le corps en ébullition.
« Tu t'es déjà touché, ma douce lionne ? » demanda Drago, en reprenant sa bouche pour un long baiser.
Il jouait habilement de sa langue, savait pertinemment ce qu'il faisait.
« Alors ? » Elle secoua la tête. « Je peux ? »
Elle hocha vigoureusement la tête, les yeux mi-clos et embrumés par le désir qui l'envahissait. Oh oui, Drago pouvait la toucher de toutes les manières qu'il souhaitait. Il enserra sa gorge dans sa main, sans donner la moindre pression mais cela eut le don de faire ouvrir entièrement les yeux d'Hermione, lui donnant ainsi toute son attention.
« Est-ce que tu m'appartiens ? »
Il avait besoin qu'elle lui dise oui. Il la voulait tellement depuis des années, et après ce qu'ils étaient en train de faire sur ce canapé, à l'abri dans leur salle commune, il savait qu'il ne la laisserait pas partir. Il en aurait le cœur brisé, si elle décidait de le quitter un jour.
« Je t'appartiens ! » dit-elle dans un souffle audible.
Galvanisé par cette réponse, Drago lui donna un autre baiser tout en glissant sa main sur sa poitrine, pétrissant un sein dans sa paume puis, il la descendit plus bas, jusque dans le short en soie. Il grogna contre sa bouche en constatant l'absence de culotte. Soit elle n'en mettait jamais la nuit, soit elle l'avait fait exprès pour lui faire perdre les pédales. Dans les deux cas, il allait lui faire réfléchir à deux fois l'envie de le provoquer ainsi. Sans appel, il glissa son majeur entre ses plis humides, lui arrachant un gémissement et lui-même, il laissa échapper un son rauque, presque animal, devant la moiteur de son intimité.
« Tu es tellement mouillée, bébé ! » dit-il en caressant son clitoris. « Tu n'as jamais fait ça ? Tu ne t'es jamais donné du plaisir toute seule ? »
Elle secoua la tête, n'ayant jamais osé s'adonner à cette pratique solitaire. Il caressait ce qu'elle supposait être son clitoris. Alors c'était ça, l'effet que ça faisait ? Était-ce toujours aussi intense ? L'était-ce aussi, lorsque l'on se touchait soi-même. Son corps tremblait, en quémandait davantage. Murmurant le prénom de Drago, gémissant son plaisir, ce plaisir qu'il lui procurait et qui fendit sur son corps tel un tremblement de terre, lui arracha un cri qu'elle n'avait jamais poussé auparavant.
Un cri de délivrance qu'il résonnait dans les oreilles de Drago comme une douce mélodie. La faire jouir était un enchantement pour les yeux, et la voir se cambrer sous l'effet de l'orgasme le prit presque jouir à son tour. Il était dur comme la pierre, il avait besoin de délivrance lui-même, mais un autre besoin l'envahit lorsqu'il retira sa main du short d'Hermione. Il attendit qu'elle ouvre les yeux, de yeux brumeux et fiévreux, pour porter à sa bouche son index trempé de son miel onctueux. Il l'aspira entre ses lèvres, sans jamais quitter sa douce des yeux.
« Hum… » fit-il en suçant chaque goutte sur son doigt. « Délicieux ! Il me tarde de m'abreuver directement à la source. »
« Tu… » Elle déglutit. « Tu veux dire… »
« Je veux dire, que demain je vais t'allonger sur mon lit, ou bien sur la table. » commença-t-il à énumérer. « Je vais remonter ta jupe, abaisser ta petite culotte, ou bien te la laisser et l'écarter pour me laisser assez de place pour enfouir mon visage entre tes douces cuisses et te lécher comme un chat lécherait son bol de lait. »
Elle s'agrippa à ses épaules, ayant ressenti une petite décharge entre les cuisses.
« Je le ferai bien maintenant, mais tu viens d'avoir ton premier orgasme, tu dois te remettre du choc. » dit-il.
Il se leva du canapé, et la porta dans ses bras telle une mariée. Cette vision d'elle dans une robe blanche dans ses bras lui envoyait des images plus érotiques les unes que les autres. Dans la salle de bain, il l'aida à se rafraichir et à se rhabiller de son short.
« Tu euh… » Elle se racla la gorge et, le rouge aux joues, lui dit : « Tu bandes encore. »
« Putain et je viens de durcir encore plus en t'entendant prononcer ces mots. » grogna-t-il. « Sors de cette salle de bain, le temps que je m'occupe de mon petit problème. »
« Je pourrais tout aussi bien t'aider. »
Elle joignit le geste à la parole et faufila sa main dans le jogging de Drago et attrapa entre sa main délicate, son sexe long et dur. Drago grogna, rejetant la tête en arrière sous la sensation. Il n'allait pas tenir longtemps, déjà au bord de l'implosion mais ce qui le fit vraiment éclater, ce fut la langue d'Hermione sur son téton. Il s'agrippa des deux mains au lavabo derrière elle alors que sa semence jaillissait dans la main d'Hermione.
« Demain… » souffla-t-il, en réussissant à parler après ce qu'il venait de vivre. « Je vais te faire regretter de jouer avec moi. »
Elle lui mordilla le menton et lui susurra :
« J'ai hâte ! »
Mardi 2 décembre 1997 !
J'ai hâte… Ces deux petits mots avaient tourné en boucle dans la tête Drago toute la nuit, et toute la journée. Il s'était réveillé dans son lit, une Hermione seins nus dans les bras. Il l'avait caressé pour la réveiller, et elle lui avait rendu la pareille. La journée avait très bien commencé et il ne s'en offusqua pas lorsque, après les cours, elle le laissa pour aller à la bibliothèque aider son ami Neville avec son devoir de Potions qu'ils devaient tous rendre dans trois jours. Un devoir qu'il venait tout juste de terminer ainsi que d'autres. Lui aussi prenait de l'avance depuis qu'il avait sa propre salle commune, il était moins distrait par les copains. Il pouvait bosser en toute tranquillité. Une heure avant le dîner du soir, il rangea ses affaires quand Hermione rentra. Il la laissa poser ses propres affaires, et faire un tour à la salle de bain avant de l'attirer contre lui pour un long baiser.
« Tu m'as manqué ! »
« Toi aussi. » minauda-t-elle contre sa bouche. « Hier soir tu m'as promis un truc. »
Oh oui, il s'en souvenait très bien ! Il délesta sa compagne de sa robe de sorcier puis, la souleva et l'installa sur la table, vide de toute chose.
« Allonge-toi ! »
Il attendit qu'elle obéisse puis, s'insérant entre ses jambes relevées sur le bord de la table, il défit d'un coup sec le boutons pressions de son chemisier blanc. Son soutien-gorge en dentelle noire donna l'eau à la bouche du jeune homme.
« Si on va trop vite, il te suffit de… »
« Tais-toi et fais ce que t'as envie de me faire ! »
Elle était sûre d'elle, il pouvait clairement le voir dans ses yeux, aussi tira-t-il une chaise pour pouvoir s'assoir en bout de table, entre ses cuisses délicieuses. Repoussant la jupe qu'elle portait – que chaque fille de cette école portait obligatoirement – Drago saliva. Hermione ne portait pas de culotte.
« J'espère pour toi que tu l'as enlevé il y a cinq minutes, et que tu n'as pas passé toute la journée comme ça ! » la prévint-il.
« Première option. » dit-elle dans un murmure.
Parfait ! Rassuré, Drago écarta de ses doigts le pli de ses lèvres, et souffla sur son clitoris, puis, sans prévenir, donna un coup de langue bien placé. Les premiers halètements se firent entendre, Drago en profita donc pour continuer sa douce torture sans s'arrêter. Il ne s'arrêterait qu'une fois qu'elle aurait crié sa jouissance. Il la butina, lécha son clitoris comme il l'avait promis la veille : comme un chat qui lapait une soucoupe de lait ; aspirant son bouton de plaisir de temps à autre. Hermione fut trempé en un rien de temps et ses gémissements emplissaient leur salle commune.
Hermione voulut s'agripper à quelque chose, mais la table n'était pas assez large pour qu'elle y plante ses doigts, aussi laissa-t-elle parler son instinct et planta ses doigts dans les cheveux blonds de son amant. Il grogna mais ne s'arrêta pas, et inséra même un doigt en elle au moment où il suçotait son clitoris. Hermione fut frappé par un orgasme fulgurant, qu'elle verbalisa par un grand cri.
« Eh bien, c'était… incroyable. » dit-elle quelques minutes plus tard, assise sur le bord de la table.
Elle se remettait tout juste de son orgasme.
« Quand je te ferai ce genre de chose après que je t'aurais fait l'amour, tu auras à peine le temps de t'en remettre que je m'enfouirais en toi. » lui dit Drago, qui s'était relevé et se tenait debout entre ses jambes.
« J'ai bien envie de sauter le dîner et que tu m'emmènes au lit. » admit Hermione, prenant son menton entre ses doigts. « Mais ce serait un peu prématurée, non ? »
« Tu n'as qu'un seul mot à dire, ma douce lionne. »
« Je sais. » souffla-t-elle contre sa bouche.
Qu'elle captura d'un long baiser.
Vendredi 12 décembre 1997 !
Hermione était sur un vrai petit nuage. Une semaine et demi était passée depuis qu'ils s'étaient avoués leurs sentiments l'un pour l'autre, et Drago ne se lassait toujours pas d'elle, ce qui la ravissait. Après deux jours explosifs où elle avait connu les joies des préliminaires, elle avait passé les jours suivants de mauvaise humeur suite à sa période rouge du mois. Avoir ses règles quand on était enfin avec le mec de ses rêves, et bien ça foutait les boules, avait dit Hermione au bout de trois jours. Drago avait souri et l'avait prise dans ses bras. Il l'avait surprise lorsque, allongés dans le lit, elle avait été prise d'une grosse crampe lors des premiers jours, et que le jeune homme s'était mis à lui masser le ventre, là où la crampe était la plus douloureuse. Ça lui avait fait du bien, tellement de bien qu'elle eût fini par s'endormir, mais le lendemain matin elle l'avait remercié avec un baiser tellement passionné que Drago y repensait encore, même plus d'une semaine plus tard.
Ils avaient été tellement pris par les cours, les devoirs et pour Drago, les entraînements de Quidditch en vue de leur prochain match contre Serdaigle avant les vacances, qu'ils avaient à peine eu le temps de se faire des câlins. Le week-end était là, et ils avaient tous une sortie à Pré-au-Lard le lendemain.
« Tu veux qu'on y aille chacun de notre côté ? » demanda Drago, alors qu'ils se préparaient pour la nuit après un repas bien copieux. « J'imagine que tes copains ne savent pas pour nous. »
« Luna et Neville le savent, mais ils n'ont rien dit aux autres. »
Elle lui expliqua que le couple les avait surpris en train de s'embrasser dans un couloir vide quelques jours plus tôt.
« Ils n'ont pas été si surpris que ça. » dit Hermione. « Neville est bien plus malin que certaines personnes peuvent le penser. »
« Et, il s'en fou que tu sortes avec l'ennemi ? » demanda Drago.
« Tu n'es pas l'ennemi, et on n'y peut rien si Harry et Ron sont devenus débiles. »
Elle sortit de la salle de bain en nuisette, ne manquant pas d'attirer tout de suite l'œil de Drago.
« Neville s'en fiche que je sorte avec toi. » dit-elle en s'approchant de lui.
« C'est quoi cette petite chose toute légère ? » demanda-t-il en l'attirant à lui par les hanches.
« Ça s'appelle une nuisette. » Elle le poussa pur qu'il s'assoit sur le bord du lit. « Tu aimes ? » Il hocha la tête. « Parfait, j'irais en acheter d'autres pendant les vacances. Une préférence pour la couleur ? »
« Non, tant que c'est aussi sexy que ce que tu portes à l'instant. » Il fit glisser ses mains sur ses cuisses légèrement dénudées. « Tu vas t'allonger pour moi, beauté ? »
« Non ! »
Surpris par sa réponse, il releva la tête, les sourcils froncés.
« C'est à mon tour de te faire du bien. » lui dit-elle.
« Mais, tu m'as fait du bien plusieurs fois déjà, avec tes jolies mains. » lui rappela-t-il.
« Je sais. » Elle se pencha et l'embrassa. « Mais je ne vais pas me servir de mes mains, cette fois. »
Il s'étrangla avec sa propre salive, déglutissant devant le regard déterminé de sa douce Hermione.
« Tu me laisses faire, d'accord ? » dit-elle en lui retirant son t-shirt.
Elle adorait le voir nu. Ils n'avaient peut-être pas encore couché ensemble, mais chaque séance de câlins sensuels était suivie d'une douche commune. Elle connaissait donc très bien son corps, et n'avait pas peur d'approcher sa main – et ce soir sa bouche – de son sexe. Mettant fin au baiser, elle lui rendit à l'identique la manière dont il embrassait sa peau. Sa mâchoire, son cou, le creux de sa gorge, son torse merveilleusement musclé, ses tétons qu'elle lécha et mordilla. Ce geste lui arracha un grondement sourd, mais Drago ne l'arrêta pas.
« Remonte un peu plus sur le lit ! »
Il obéit, et Hermione s'assit à califourchon sur ses jambes, juste sous les genoux pour avoir un meilleur accès. Elle prit le temps de parcourir les abdos de Drago, traçant chaque sillon de sa langue. Tout était parfaitement pensé, et Hermione savait depuis plusieurs jours déjà qu'elle voulait faire ce qu'elle était en train de faire. Elle ne voulait aucune restriction avec son petit ami, elle voulait se donner à lui sans retenue et ce serait bientôt le cas. Mais pour l'heure, c'était à elle de lui faire du bien en se servant de sa bouche. Elle n'avait pas peur de cette pratique, puisqu'elle s'apprêtait à la faire à l'homme qu'elle aimait éperdument. Elle lui ôta le jogging qu'il avait mis après la douche, et se mordit la langue à la vue de son pénis en érection.
« Ne te force surtout pas à… »
Il siffla entre ses dents lorsqu'elle enroula sa main autour de son sexe.
« Je ne me force à rien. » le rassura-t-elle. « Avec toi, je suis prête à tout ! »
Pour le lui prouver, elle cueillit sur le bout de sa langue la perle blanche qui venait d'apparaître sur son gland.
« C'est trop sexy. » dit Drago.
A moitié assis sur ses coudes, il ne voulait pas rater une miette de ce qui allait arriver. Elle le caressait dans sa paume, d'un geste lent et assuré sans le quitter des yeux puis, elle les baissa et embrassa le bout de son sexe. Elle réitéra le geste avant de le sucer à proprement parler. Elle ne ressentit rien d'autre qu'un plaisir intense traverser son corps, et sa décision fut prise. Elle continua de le sucer, le prenant chaque fois de plus en plus loin dans sa bouche, puis, quand elle sentit une goutte de liquide séminal sur sa langue, elle s'arrêta mais remonta ses baiser sur le corps de Drago, jusqu'à pouvoir lui chuchoter à l'oreille :
« Première étagère de mon armoire de la salle de bain, cabine de gauche ! Tu as une minute exactement. »
« Qu… quoi ? »
« Tu comprendras. » lui dit-elle.
Se remettant tant bien que mal de la petite gâterie qu'il venait de recevoir – bien qu'il n'ait pas joui parce qu'elle s'était arrêté avant qu'il n'en ait l'occasion, il quitta le lit et alla chercher ce qu'elle lui avait demandé. Première étagère de l'armoire en acajou frappé du lion des Gryffondor ; cabine de gauche. Ok, il était peut-être né dans le monde des sorciers mais il reconnut tout de suite des préservatifs. La question serait bien de savoir pourquoi elle avait ça dans son armoire à l'école, mais pour l'heure, il avait parfaitement saisi le message. Prenant la boite, il retourna dans sa chambre et son sexe se durcit à nouveau. Hermione était nue, au bout de lit.
« Tu… tu m'expliques ? » demanda-t-il, en s'approchant d'elle.
« Je pensais que le message serait clair. » dit-elle en se levant.
Elle fit glisser ses mains sur son corps, partant de son ventre jusqu'à son torse.
« Fais-moi l'amour, Drago ! Sauf si bien sûr, tu n'en as pas envie. »
« Bien sûr que j'en ai envie. » dit-il. « Mais bébé… »
« Non, pas de mais, s'il te plaît ! » l'interrompit-elle. « Je t'aime et je te veux, alors prends-moi ! »
Elle était déterminée, sûre d'elle ; Drago le voyait bien et cela le fit réagir immédiatement. De sa main libre, il la souleva et lorsqu'elle s'enroula autour de lui, il remonta sur le lit.
« Mon amour ! » souffla-t-il contre sa bouche.
Il parcourut son corps de fiévreux baisers, descendant jusqu'à sa féminité et laissa la passion prendre possession de ses gestes. Il la butina jusqu'à l'orgasme, puis se releva et déchira l'emballage d'un préservatif, qu'il enroula le long de son sexe. Hermione se remettait à peine de son orgasme lorsqu'il s'allongea sur elle et qu'il la pénétra d'une longue poussée.
La douleur était inévitable. Hermione planta ses ongles dans les épaules de Drago, qui s'en moquait. Il bougea en elle, sans brusquerie mais sans être trop lent. Il garda la cadence de leur passion commune, d'un désir flamboyant. Drago était prêt à s'arrêter au moindre mot prononcer par Hermione, mais elle ne disait rien d'autre que son prénom, qu'elle murmurait ci et là tout en s'accrochant à lui. Elle referma même ses jambes autour de lui comme une seconde peau, ses mains passées sous ses épaules. Drago dévia sa bouche dans le creux de son cou, bougeant en elle jusqu'à se cambrer au moment où il se déversa dans le préservatif.
Ils avaient tous les deux le souffle court, incapable de prononcer le moindre mot.
Samedi 13 décembre 1997 !
Il la regardait dormir depuis une dizaine de minutes, incapable de détourner ses yeux de son visage paisible. Ce qu'il s'était passé hier soir, il le garderait en mémoire pour le reste de sa vie. De leur vie. Ça lui tombait dessus comme une évidence ; il avait bien l'intention de faire sa vie avec cette fille incroyable.
« Tu me fixes. »
Calé en appuie, la tête dans une main, il esquissa un sourire.
« Possible. »
Hermione ouvrit les yeux, et lui rendit son sourire.
« Bonjour ! »
« Bonjour ! Comment tu te sens ? »
Elle savait de quoi il parlait.
« Je vais bien. »
« Tu n'as pas mal ? » demanda-t-il.
« Aide-moi à me lever, et je te dirais ça. »
Elle se redressa pour s'assoir, et à part un léger élancement entre les cuisses, elle allait bien, ce qu'elle lui dit. Elle réussit à aller à la salle de bain et faire ce qu'elle avait à faire sans problème. Drago avait été tendre malgré la première pénétration, mais Hermione lui avait fait confiance avec toutes les fibres de son être que ça avait ôter tout stress de son corps.
« Je meurs de faim. » dit-elle, habillée pour la journée.
Un jean, un t-shirt et un pull, ainsi qu'une paire de bottes pour marcher dans la neige. Elle passa une veste chaude et son écharpe. Drago était habillé aussi chaudement.
« Tu déjeunes à ma table, ce matin ? » proposa-t-il. « On ira à Pré-au-Lard juste après. Sauf si, bien sûr, tu n'as pas envie que tes copains sachent pour nous. »
« Je suis sûre que la moitié de l'école se doute déjà de quelque chose, et je n'ai de compte à rendre à personne. » Elle enroula son cou de ses bras. « Je suppose que Pansy et Blaise sont au courant. »
« Disons qu'ils savent ce que je ressens pour toi, mais aucun Serpentard ne sera surpris non plus. Même si tu risques de faire des jalouses. »
« Je saurais me défendre. » dit Hermione.
« Je n'en doute pas. »
Ils échangèrent un long baiser plein de douceur, avant de sortir de leur salle commune main dans la main, et prêts pour passer la journée à Pré-au-Lard.
Ron et Harry n'étaient pas attablés chez les Gryffondor quand elle et Drago entrèrent dans la Grande Salle. Sans doute encore en train de dormir, comme les deux flemmards qu'ils étaient. Les quatre grandes tables n'étaient pas remplies, la plupart des élèves préférant dormir le samedi matin, mais Blaise Zabini et Pansy Parkinson, les deux meilleurs amis de Drago, étaient côte à côte en train de manger et de discuter activement, jusqu'à ce que la jeune brune les voit arriver. Elle remarqua leurs doigts noués.
« Ça dure depuis quand ? » leur demanda-t-elle.
« Presque deux semaines. » répondit Hermione.
Tout sourire, Pansy se tourna vers son petit ami.
« Tu me dois une boîte de chocolat. »
« Vous avez parié sur nous ? » s'amusa Drago.
« T'étais bizarre depuis plusieurs jours, et Hermione avait l'air un peu trop dans les nuages. » dit Pansy. « On aurait dit moi après mon premier rendez-vous avec Blaise, j'ai tout de suite compris, mais mon chéri ne m'a pas cru. Il était sûr que Drago nous l'aurait dit si vous étiez ensemble. »
« Pourquoi tu ne nous l'as pas dit ? » demanda Blaise à son pote.
« On voulait rester dans notre bulle quelques temps. » dit Drago. « C'est interdit ? »
« Non, c'est cool. » Les deux garçons firent cogner leur poing l'un contre l'autre. « Je suis content pour vous, il était temps. »
« Merci ! » dit Hermione.
Ils déjeunèrent en parlant de tout et de rien, et quand leurs estomacs furent rassasiés, ils quittèrent la grande table des Serpentard alors que d'autres s'y installaient. En sortant de la Grande Salle, ils tombèrent sur Harry, Ginny, Ron et Lavande. La stupeur se lisait sur le visage des trois premiers, qui regardaient Drago et Hermione collés l'un contre l'autre comme s'ils étaient dans un autre monde.
« Il se passe quoi, là ? » demanda Harry.
« Pourquoi ce crétin à son bras autour de ton épaule comme ça ? » demanda Ron.
« Je ne vois pas en quoi ça vous regarde. » dit Drago.
« On ne t'a pas causé ! » claqua le rouquin. « Et éloigne-toi d'elle ! »
« Oh, si tu baissais d'un ton ? » intervint Blaise.
« Et si tout le monde se calmait ? » suggéra Lavande, qui se tourna vers son copain. « Ils sont ensemble, c'est évident. Non vous la bouclez et vous les laissez tranquille. J'en ai marre de vos mesquineries sur Drago. Je vais prendre mon petit-déjeuner. »
Elle salua Hermione d'un hochement de tête, qui le lui rendit en retour.
« Hermione, tu n'es pas sérieuse ? » dit Ginny. « Tu ne sors pas vraiment avec lui, hein ? »
« Je n'ai pas de compte à vous rendre. » dit Hermione.
« On est tes amis. » dit Harry.
« Sauf que je ne vous reconnais plus. » dit Hermione. « Vous êtes devenus… mesquins, et c'est indigne de Gryffondor. »
Sur ces dernières paroles, elle suivit Drago qui lui tendait la main un peu plus loin. Il s'était éloigné pour lui laisser de l'espace, mais elle le rejoignit et ensemble, accompagnés de Pansy et Blaise, ils quittèrent l'enceinte du château pour se rendre à Pré-au-Lard, tout comme le faisait certains élèves et professeurs.
La neige épaisse au sol faisait crisser leurs pas, et l'air froid de l'hiver fit du bien à Hermione qui, blottit contre Drago tout en marchant, levait la tête pour que les flocons de neiges tombent sur son visage.
« Tu sais que tu es mignonne ? »
Tournant la tête vers Drago, elle lui sourit et il prit sa bouche.
« Ça va ? »
« Oui, ça m'a fait du bien de leur dire ce que je pensais de leur comportement. » dit-elle. « Je ne vais pas m'empêcher d'être heureuse sous prétexte que mes copains de Gryffondor ne t'apprécient pas. Moi, je sais ce que tu vaux et ça me suffit. »
« Surtout que ces trois guignols sont les seuls à détester Drago. » intervint Blaise.
« Dites les gars, et si vous partiez devant et que vous nous laissiez discuter, Hermione et moi ? » suggéra Pansy.
Elle s'écarta de Blaise et alla passer un bras sous celui d'Hermione, congédiant les deux garçons d'un geste de la main.
« Bon, je crois qu'on n'a pas vraiment le choix. » dit Drago.
Une fois que les garons furent assez éloigné au goût de la jeune Serpentard, celle-ci reprit une marche plus tranquille.
« Raconte ! »
« Que je te raconte quoi ? » dit Hermione.
« Tu es différente, je l'ai remarqué dès que tu as posé tes fesses à notre table. » dit Pansy. « Tu as eu une toute petite grimace d'inconfort quand tu t'es assise. »
Pansy lui lança un regard en coin qui voulait tout dire.
« T'es plus observatrice que je ne le pensais. » sourit Hermione.
« Oui c'est un don ! » se vanta Pansy. « Allez, raconte ! C'était comment ? »
« Euh, ça me fait bizarre d'en parler en sachant que lui et toi vous avez été, euh, intimes. » grimaça Hermione.
« Oui, mais ça fait plus d'un an, et Drago et moi c'était une énorme erreur. » dit Pansy. « Malheureusement, on ne peut pas effacer le passé, et sache que je suis à fond pour votre couple. »
« T'es gentille ! » Hermione soupira. « C'était vraiment génial. On peut s'arrêter là ? C'est vraiment gênant. »
« D'accord. » ricana Pansy. « Mais sache que si t'as besoin de parler de quoi que ce soit, je suis là. »
« C'est noté ! »
La conversation dévia et elles finirent par rattraper les garçons, chacune retrouvant son chéri.
« De quoi vous parliez ? » demanda Blaise.
« De maquillage et de chaussures pour le bal ! » répondit Pansy.
La veille des vacances, un bal aurait lieu au château pour célébrer Noël. Cette annonce avait été faite quelques jours plus tôt durant le banquet du soir.
« Quelle horreur ! » grimaça Blaise.
« Tu comptes porter du rouge ? » demanda Pansy à Hermione.
« Hum, disons que vous le saurez le jour J. » répondit la jeune Gryffondor. « J'ai déjà envoyé une lettre à ma mère pour lui dire ce que je voudrais. »
« J'ai hâte de te voir en robe de bal. » susurra Drago à son oreille.
« Bon, on reste toute la journée ou juste la matinée ? » demanda Blaise. « J'ai encore des devoirs qui m'attendent. »
« On n'a qu'à faire ce qu'on a à faire, et on repart au château avant l'heure du déjeuner. » dit Drago.
« Tu me dois des chocolats. » rappela Pansy à son copain.
« Direction la boutique de Honeydukes ! »
Quelques heures plus tard !
Pendant l'heure du déjeuner à leur retour de Pré-au-Lard, Hermione ignora royalement Harry et compagnie, et partagea son déjeuner avec Neville, Seamus, Dean et Luna, qui était une Serdaigle mais qui aimait prendre le repas du midi avec ses amis rouge et or, et surtout avec son petit ami Neville.
« Ça devient pénible leur attitude. » soupira Seamus.
« Tu parles de qui ? » demanda Hermione. « De Harry et Ron ? »
« Ouais ! »
« Faites comme moi, laissez tomber ! »
Hermione termina son repas et prit congés de ses amis pour regagner sa salle commune. Elle venait à peine de passer la gargouille que des bras l'encerclèrent et que des lèvres se posèrent dans son cou.
« J'étais sûre que tu me suivrais. » dit Hermione. « Mais si tu m'as rejoint pour jouer avec mon corps, tu vas devoir attendre. »
« Hum, tu n'es pas drôle. » marmonna-t-il. « Dis-moi comment te convaincre ? »
« J'ai simplement envie de me reposer un peu, et de m'assurer que tous mes devoirs sont faits. » dit-elle.
« Tu sais que ton côté intello m'excite ? »
Il embrassa son cou, suçotant son pouls dans la foulée.
« Drago. »
« Hum ? » Elle se tourna vers lui et l'embrassa. « Je préfère ça. »
Il la conduit jusqu'au canapé, et la fit assoir à califourchon sur ses genoux.
« Drago… »
« Le devoir que j'ai à rendre pour lundi est fait, et on n'a rien d'autre à rendre avant vendredi alors détends-toi et embrasse-moi ! »
« Est-ce que c'est un ordre, beau blond ? »
Elle se mordit la lèvre. Un geste que Drago ne quitta pas des yeux. Ses mains caressaient les jambes et les fesses d'Hermione à travers son jean.
« Absolument ! » dit-il. « Donne-moi ta bouche, beauté ! »
Son désir prit les rênes et elle colla sa bouche à celle de Drago. Une partie de leurs vêtements dégringolèrent à travers la pièce.
« Arrête-moi… » susurra Drago, le visage enfoui dans le creux de ses seins. « Ou bien je dérape et j'abuse de ton corps. »
« Alors dérape. » gémit-elle, la tête rejetée en arrière.
Il semblerait qu'elle ne pouvait pas lui résister. Si, elle le pouvait, mais elle ne le souhaitait pas.
« Dis-moi que tu m'aimes, et emmène-moi dans la chambre ! »
Drago se leva, la gardant fermement dans les bras et la transporta dans la chambre. Oui, il était complètement et irrévocablement amoureux d'elle. Et il le lui dit.
« Tu es la femme de ma vie ! » déclara-t-il.
Il la déposa sur le bord du lit, et prit son visage entre ses mains.
« Je t'aime, et je veux faire ma vie avec toi. »
« Tes parents ne te laisseront jamais épouser une moldue. »
« Mes parents, ne me contrôlent pas. Ils le savent depuis le jour où j'ai affiché mon mépris envers eux pour leur passé. » dit Drago. « Je refuse d'être comme eux et ils le savent. Je t'ai choisi, Hermione, je t'aime de toutes les fibres de mon être, et je n'ai pas l'intention de renoncer à toi. »
« Moi non plus, je ne renoncerais pas à toi ! »
Le reste des vêtements disparurent. Le couple se glissa sous les draps, et Drago fit l'amour à Hermione avec une extrême douceur. Ils restèrent au lit, blottis l'un contre l'autre. Hermione avait posé sa tête sur le torse de Drago.
« Je n'ai plus envie de bouger. » dit-il.
« Il va bien falloir qu'on aille dîner. » dit Hermione.
« Ouais ! »
Elle se redressa pour pouvoir mieux le regarder.
« Tu as dit que j'étais la femme de ta vie. »
« C'est vrai, et je le pense. » dit Drago. « Je ne peux plus me passer de toi. »
« Moi non plus, je ne peux plus me passer de toi. » dit-elle, avant d'esquisser un rictus. « Tu as été extrêmement doux, pour quelqu'un qui voulait abuser de mon corps. »
« Je ne voulais pas te faire souffrir, ce n'était que ta deuxième fois. »
« Mais, je n'ai pas souffert, c'était même tout le contraire. » Elle déposa un baiser sur son torse. « J'ai même pris énormément de plaisir, tu m'as entendu gémir ton prénom et, tu m'as entendu jouir. »
Oh ça oui, et il en avait adoré chaque seconde.
« Ne me cherche pas ! » gronda-t-il.
« C'est exactement… » Un baiser sur son menton. « … ce que j'ai l'intention… » Un autre sur son torse. « … de faire. » ponctua-t-elle d'un coup de langue sur son téton.
Drago devint dur comme la pierre, et inversa leur place.
« Tu joues avec le feu, belle lionne. » la prévint-il.
« Brûle-moi ! »
Elle ne saurait dire d'où lui venait cette témérité, ce répondant et cette envie de jouer, mais elle s'en moquait. Drago avait le regard brûlant de désir, matchant sans doute le sien.
« Tu sais, j'ai un énorme fantasme, te concernant. » lui dit-il, glissant un doigt le long de son corps.
« Lequel ? »
« Toi, sur moi ! »
Elle se mordit la lèvre et se cambra lorsqu'il caressa son clitoris.
« Je rêve de te voir me chevaucher. » Il inséra un doigt en elle. « Me prendre à ton rythme. » Il se pencha et aspira son téton. « J'ai tellement de positions dans lesquelles j'ai envie de te prendre. » Il aspira l'autre, puis descendit sa bouche sur son corps. « Tu me laisserais faire ? »
« Oui ! » souffla-t-elle.
Hermione se cambrait de plus en plus à mesure qu'il jouait avec sa féminité. Désormais entre ses cuisses, il remplaça son doigt par sa langue le temps d'avoir son goût dans la bouche puis, il la retourna sur le ventre. Il mit un autre préservatif, souleva les hanches de Hermione qui se redressait déjà d'elle-même. La voir ainsi à quatre pattes sur son lit, le rendait fébrile.
« Tu me fais confiance ? »
Sans chercher à se rallonger sur le dos, Hermione se contenta de tourner la tête vers lui et de hocher la tête. Oui, elle avait confiance en lui, une confiance aveugle. Il la pénétra, les mains sur ses hanches. Il bougea en elle, caressant son dos d'une main et la remontant jusqu'à sa nuque. Il dégagea les cheveux qui l'empêchait d'avoir accès à sa peau, et moula ensuite leurs corps sans cesser ses coups de reins.
« Tu veux jouir, ma belle lionne ? » susurra-t-il à son oreille. « Tu y es presque, je le sens. »
« Oui… Drago, s'il te plaît… »
« J'aime t'entendre me supplier. » Il lui mordilla le lobe de l'oreille. « Je suis l'homme de ta vie, Hermione Granger ! »
Les mots voulaient sortir de sa bouche, mais il la pénétrait avec tellement de vigueur, et sa main s'était faufilé jusqu'à son sexe pour caresser son clitoris qu'elle en oubliait comment parler. Elle hocha simplement la tête.
« Jouis, bébé ! »
Il pinça son clitoris, ce qui arracha à Hermione un cri qui résonna dans toute la pièce. Drago ne cessa pas de la pénétrer, n'ayant pas encore jouit mais ça ne tarda pas, et il se déversa dans le préservatif avant de s'écrouler à côté d'Hermione. Lui sur le dos, elle étalée sur le ventre. Ils se regardèrent, le souffle court, le corps transpirant de sueur, ils éclatèrent de rire.
Mardi 16 décembre 1997 !
Le week-end avait été des plus délicieux. Ils n'avaient quitté leur salle commune que pour les repas, préférant rester dans l'intimité de leur chambre, à faire des câlins plus savoureux les uns que les autres. Hermione avait bien sûr voulu s'assurer que leurs devoirs étaient faits.
« Plus vite on s'en assure, plus vite tu pourras me faire perdre la tête ! » avait-elle dit à Drago.
Il n'avait pas fallu trop longtemps au jeune homme pour prendre une décision. Il avait même décider de s'avancer sur le devoir de Métamorphoses qu'il y avait à rendre pour le dernier jour avant les vacances. Le jour même du bal. Ils n'auraient cours que la matinée ce jour-là, dont celui du Professeur McGonagall, afin que les septièmes années lui rendent ce fameux devoir.
La veille au soir, en rentrant du repas du soir, Hermione avait trouvé sur son lit une grande housse contenant sa robe de bal, et des colis contenant d'autres petites choses dont elle aurait besoin pour le bal. Elle avait profité que Drago soit dans la salle de bain pour pendre sa robe sublime dans la penderie, et la cacher vite fait avant qu'il ne la voie. Il avait essayé, mais Hermione l'avait menacé de le priver de sexe s'il tentait de voir ladite robe avant le soir du bal. Repensant à la tête qu'il avait faite, Hermione gloussa alors qu'elle se trouvait à la bibliothèque de l'école. Elle rapportait des livres empruntés et les rangeait elle-même.
« Qu'est-ce qui te fait rire, comme ça ? »
Sortant de sa rêverie, Hermione se tourna vers Ginny.
« Rien qui ne te regarde. » répondit-elle. « Qu'est-ce que tu me veux ? »
« Je n'ai pas le droit de venir parler à mon amie ? » dit Ginny. « Tu ne m'aurais jamais parlé sur ce ton avant. »
« Détrompe-toi, c'est juste qu'avant je prêtais de l'importance à ce que vous pensiez, toi et les autres. » dit Hermione, en prenant le dernier livre et en rejoignant le rayon adéquat. « Aujourd'hui je m'en fou royalement. Je vis pour moi, par pour les autres. »
« Tu vois, c'est pour ça qu'on s'inquiète. » dit Ginny en la suivant. « L'influence de Drago te rend différente de la Hermione qu'on a connu. »
« Drago n'a aucune influence sur moi. »
Enfin si, un peu, mais c'était surtout sur le lâcher prise et les jeux amoureux qu'il avait une influence sur elle, mais Hermione préféra garder cette information pour elle. Elle rangea le livre et se tourna vers sa soi-disant amie.
« Vous attendez quoi de moi, toi et les autres ? » demanda Hermione.
Par les autres, elle entendait bien sûr Harry et Ron. Les autres Gryffondor, tout comme le reste de l'école n'en avait rien à faire que l'intello de service sorte avec un Serpentard, et plus précisément qu'elle sorte avec Drago Malefoy.
« On voudrait juste que tu te mettes à notre place, et que tu te rendes compte que tu changes avec lui, et ce n'est pas bien. » dit Ginny. « Tu ne devrais pas être avec lui. Tu risques de perdre tes amis. »
« Si je comprends bien, tu me demandes de choisir entre vous et l'homme que j'aime ! »
« Drago ne sait pas ce que c'est que l'amour ! » répliqua Ginny, en essayant de garder un ton calme.
Après tout, elles étaient dans une bibliothèque.
« Tu vois Ginny, de vrais amis ne me demanderaient jamais une chose pareille. » dit Hermione. « Je choisis d'être heureuse, et puisque toi, Harry et Ron n'arrivaient pas à le comprendre, alors on n'a plus rien à se dire. »
« Tu choisis ce sale type à la place de tes amis ? » s'offusqua Ginny.
« Si vous étiez mes amis, vous ne me demanderiez jamais de choisir ! »
Sans un mot de plus, elle quitta la bibliothèque et remonta dans sa salle commune. Drago avait un dernier entraînement de Quidditch avant son match du lendemain. Elle ne pouvait pas lui demander de lui faire oublier sa dispute avec Ginny, aussi se glissa-t-elle dans un bain bien chaud et mousseux. La baignoire était suffisamment grande pour accueillir deux personnes. Hermione donnerait tout pour que Drago soit là, qu'il la prenne dans ses bras et lui dise que tout ira bien, mais elle était seule dans cette grande baignoire. Elle posa sa tête contre le rebord, sculpté parfaitement pour y poser sa tête, et ferma les yeux. L'odeur de lavande eut un effet des plus apaisant, et elle s'endormit, sans entendre le bruit que fit la gargouille pour laisser passer un Drago épuisé par l'entraînement.
Le jeune homme avait envie d'une bonne douche bien chaude, et de retrouver les bras de sa douce lionne. Il se défit de ses protections, enleva chaussures et vêtements et entra dans la salle de bain en caleçon. Quelle ne fut sa surprise de voir Hermione dans la baignoire. Il s'approcha, et se rendit compte qu'elle dormait. Il glissa un doigt dans l'eau et, elle était tiède.
« Hermione ! »
Il s'assit sur le bord de la baignoire et lui caressa la joue, la tirant de son sommeil.
« Ce n'est pas toi de t'endormir dans ton bain. Ça va ? »
« Pas vraiment. » Elle frissonna. « Tu me rejoins ? »
« Je préfèrerais prendre une douche. » dit-il.
Elle haussa les épaules, vida l'eau de la baignoire et se leva. Malgré la mousse qui recouvrait son corps, Drago la trouvait plus que désirable. Il enleva son caleçon et ils se collèrent tous les deux sous la douche une fois à la bonne température. Ils s'embrassèrent sous l'eau chaude, et Hermione prit un soin particulier à savonner le corps de Drago.
« Ça t'a plus de me torturer comme ça ? » demanda-t-il d'une voix rauque, en se collant dans son dos.
Ils étaient tous les deux en serviette, et Drago avait passé les dix dernières minutes à regarder Hermione se sécher les cheveux.
« Je ne fais que te rendre la pareille. » lui sourit-elle.
« Tu as retrouvé le sourire, c'est bien. » Il l'embrassa sur la tempe. « Tu veux m'expliquer ce qui te rend triste ? »
Elle lui parla donc de sa discussion houleuse avec Ginny à la bibliothèque.
« Je suis étonnée que Mrs. Pince ne nous ait pas flanqué dehors. » dit Hermione.
« Ils ont du culot de te demander de choisir entre eux et moi. » dit Drago. « Est-ce que ça va ? »
« Ouais, faut que je me rende à l'évidence que mes meilleurs amis ne sont plus ceux que j'ai connu. » soupira-t-elle, avant de se retourner dans ses bras. « Mais je ne renoncerais pas au bonheur sous prétexte qu'ils ne t'aiment pas. En plus leur raison est débile. »
« Ouais, bon, assez parlé d'eux. » Il détacha sa serviette, révélant son magnifique corps de déesse. « Oups ! »
« Tu es tout sauf désolé. »
« Pourquoi le serais-je ? » Il s'agenouilla. « Mais si tu ne veux pas que je m'occupe de toi alors… »
« Fais vite, on ne doit pas être en retard pour banquet. »
Avec un sourire carnassier, il passa une jambe par-dessus son épaule et s'abreuva à son délicieux nectar.
Vendredi 19 décembre 1997 !
Serpentard avait remporté son match contre Serdaigle deux jours plus tôt, et Hermione l'avait félicité une fois dans l'intimité de leur salle commune, par une petite gâterie qui s'était vite transformé en une séance de sexe intensif sur le canapé, la table et pour finir, dans le lit du jeune sorcier. Dans le salon à attendre Hermione qui finissait de se préparer, Drago laissa son regard se perdre sur le fameux canapé. Sa petite intello se lâchait de plus en plus, et elle avait satisfait le fantasme de Drago en le chevauchant, sur ce même canapé. Un raclement de gorge le sortit de sa rêverie.
La bouche grande ouverte, il détailla la robe vert foncé que Hermione avait revêtu. Une robe sirène d'une longueur au ras du sol, en mousseline et dentelle légèrement pailletée. Hermione prit une pose particulière pour montrer la fente de la robe à sa jambe gauche.
« Tu es splendide. » dit-il en s'approchant. « Absolument magnifique ! »
Et ses cheveux… Hermione arborait une tresse sur le côté droit.
« Comment je suis censé tenir toute une soirée ? »
Elle gloussa, et lui vola un baiser.
« Tu semblais perdu dans tes pensées. » lui dit-elle.
« Oui, je repensais à toi et moi, sur ce canapé avant-hier. »
« On pourra recommencer ce soir, si tu veux. »
« Ne me chauffe pas alors qu'un bal nous attend. »
Mais il lui donna un fiévreux baiser, qui ne manquerait pas de les laisser sur une corde raide tout au long de la soirée.
C'est donc bras dessus bras dessous qu'ils entrèrent dans la Grande Salle, transformé pour l'occasion en salle de bal. Un vrai décor de contes de fée en pleine hiver. Les tables avaient été déplacées sur les côtés, et seulement quelques minutes après leur arrivée, le Professeur Dumbledore leur souhaita de passer une bonne soirée, frappa dans ses mains et les tables se garnirent de nourriture. De la musique retentit et les premiers couples se formèrent au milieu de la salle.
« Tu m'accordes cette danse, ma douce ? »
« Oui avec joie ! »
Drago entraîna Hermione au milieu de la foule, et ils se balancèrent l'un contre l'autre dans une lente valse. Ce n'était plus un secret pour personne que Drago Malefoy et Hermione Granger sortaient ensemble, et en dehors de trois élèves de Gryffondor, tout le monde s'en moquait.
« Je te savais doué dans tout ce que tu entreprends, mais je suis surpris par tes talents de danseur. » lui dit-elle.
« Je suis plein de surprise. »
Après quelques danses, ils se dirigèrent vers l'une des tables de banquets et tombèrent sur Harry, Ginny, Ron et Lavande. Si cette dernière, ravissante dans une robe dorée, complimenta Hermione sur sa propre robe, les autres n'apprécièrent pas la couleur.
« T'as clairement choisi ton camp ! » dit Harry.
« Ce n'est qu'une robe, on se moque de la couleur. » répliqua Hermione. « Vous cherchez juste la p'tite bête pour me faire culpabiliser, et bien mauvaise nouvelle pour vous, je ne culpabilise pas. »
« Hermione… »
« Bon, ça suffit-là ! » intervint Lavande. « Vous êtes ridicule tous les trois. Laissez Hermione et Drago tranquille. Vous me gonflez ! »
Et elle s'éloigna, Ron sur les talons pour tenter de la calmer.
« Viens, on va à une autre table. » dit Drago.
« Bonne idée ! » acquiesça Hermione.
« Attends Hermione… »
« Non, vous me laissez tranquille. » claqua la jeune femme. « Je ne peux pas être amis avec des personnes qui ne me font pas confiance. Vous croyez vraiment que j'aurais pu tomber amoureuse de lui s'il avait vraiment un mauvais fond ? Il est tout le contraire de ce que vous pensez, mais vous êtes incapable de voir au-delà de vos préjugés. On n'a plus rien à se dire. »
Elle passa le reste de la soirée à danser avec Drago, riant aux éclats avec Pansy et Blaise. Elle embrassa même Drago en plein milieu d'une danse, se moquant des regards qui pouvaient se poser sur eux. Personne d'autre que Drago ne comptait réellement. Peu avant minuit, ils regagnèrent leur salle commune. Une branche de gui se matérialisa juste au-dessus de leur tête, à l'entrée du salon. Ils s'embrassèrent tout en douceur.
« Tu as pris ma défense ! » dit Drago, la gorge nouée.
« Evidement que j'ai pris ta défense. » Hermione prit son visage en coupe. « Tu es quelqu'un de bien, Drago Malefoy, et je t'aime. »
« Je t'aime aussi ! »
Le baiser qui suivit fut plus fougueux, et Drago la fit reculer jusqu'à la table.
« J'ai envie de toi. » dit-il. « Mais je vais tâcher de me montrer doux et romantique et… »
Hermione lui mordilla la bouche, le laissant sans voix, tout en le délestant de sa veste de smoking. Elle déboutonna sa chemise blanche et dénoua le nœud papillon autour de son cou.
« Toi, dans ce costume, tu sais l'effet que ça m'a fait toute la soirée ? » dit-elle en inversant leur place.
Il fut à présent plaqué contre la table, et Hermione déboutonnait son pantalon.
« Garde ton côté romantique pour la Saint-Valentin. » dit-elle en libérant ce qu'elle convoitait. « On ne va pas se voir pendant plusieurs jours, alors je veux que ça soit marquant pour qu'on ne pense qu'à ça jusqu'à ce qu'on se retrouve. »
Ils avaient prévu de ne se revoir que le vingt-cinq décembre, afin de passer du temps chacun de leur côté avec leur famille, avant de se retrouver chez l'un ou l'autre. Hermione s'agenouilla, le prit dans sa main puis dans sa bouche. Drago laissa échapper un putain bien sonore, s'agrippant sur le rebord de la table. Il était incapable de détourner son regard, mémorisant l'image d'Hermione engloutissant son sexe dans sa bouche.
« Ça suffit ! »
Il l'attira debout par le bras, lui donna un baiser fulgurant et la tourna face à la table. Il baissa la fermeture éclair du dos de la robe, et baissa le vêtement sur son corps. Il ramassa la robe, et embrassa la rondeur des fesses d'Hermione avant de se relever.
« Ne bouge pas ! »
Il alla dans la chambre, et revint sans la robe et tout nu, un préservatif dans une main et une large serviette dans l'autre. Il étala la serviette sur la table pour éviter à Hermione de se faire mal, puis, la pencha en avant. La jeune fille ne résista pas et se cramponna à la table, pendant que Drago la débarrassait de sa petite culotte en satin noir. Il resta à genoux derrière elle, pétrit ses fesses et fit courir sa langue sur elle, goûtant sa saveur. Elle était trempée et prête pour lui, aussi ne perdit-il pas un instant. Se remettant debout, il enfila le préservatif et pénétra Hermione d'une longue poussée. Une main sur sa hanche, l'autre enroulée autour de ses cheveux tressés. Seul le bruit de leurs ébats et du crépitement de la cheminée les entourait, Hermione criait son plaisir, allant même jusqu'à en demander plus à Drago. Il se retira, la retourna pour pouvoir l'embrasser, la soulever et, la plaqua doucement contre le mur près de la chambre vert et argent. Il la pénétra à nouveau et Hermione s'accrochait à lui comme si sa vie en dépendait. Leurs bouches se trouvèrent pour ne se quitter que par manque d'air, et Hermione fut ensuite frappé d'un orgasme puissant.
Les jambes flageolantes, Drago se laissa glisser par terre, gardant Hermione dans ses bras, toujours enfoui en elle. Essoufflées, ils se regardèrent dans les yeux, avant d'éclater de rire.
Une heure passa. Ils étaient allongés dans le lit de Drago, nus, et blottis l'une face à l'autre.
« Tu vas me manquer. » dit Hermione.
« On ne passera que quatre jours séparés. » dit Drago. « Je t'écrirais pour te dire à quel point tu me manques. »
« Et je te répondrais. » dit-elle. « Où est-ce qu'on se retrouvera, le vingt-cinq ? Tu ne sais pas où j'habite, et inversement. »
« On n'aura qu'à se retrouver sur le Chemin de Traverse, et on verra à ce moment-là. » suggéra-t-il. Elle acquiesça. « J'en profiterais pour parler tranquillement avec mes parents. »
« Tu crois qu'ils vont m'aimer ? » demanda Hermione. « Je suis une Moldue. »
« Je veillerais à ce qu'ils t'acceptent, parce que tu es la femme de ma vie ! »
« Et toi l'homme de ma vie ! »
C'était la première fois qu'elle le disait à voix haute, et elle le pensait sincèrement.
« J'espère bien ! » dit-il en souriant. « On devrait dormir. »
…
Epilogue !
Mardi 25 décembre 2007 !
Hermione avait gardé très peu de contact avec Harry et compagnie, après leurs études. Ils n'avaient pas changé d'avis concernant sa relation avec Drago, et malgré la désapprobation de leurs parents et familles sur leur comportement, ils n'en démordaient pas. Alors Hermione avait tiré un trait sur leur amitié, et s'en était forgé de nouvelles.
Pansy et elle étaient devenues inséparables, ce qui n'était pas pour déplaire à leurs petits amis, allant même jusqu'à être la demoiselle d'honneur de l'autre.
Durant les fêtes de Noël de l'année 1997, Hermione rencontra Lucius et Narcissa Malefoy, qui l'avaient accueilli à bras ouverts dans leur famille.
« Nous avons fait des choses dont nous ne sommes pas fiers aujourd'hui, mais les temps ont changé. » avait dit Mrs. Malefoy.
Mr. Malefoy s'était contenté de hocher la tête, et avait gardé quelques réserves quant à l'idylle de son fils unique avec une moldue, mais lorsqu'il les avait aperçu ensemble, alors que le couple se promenait dans le jardin du manoir familial, il avait vu et surtout entendu son fils rire aux éclats avec cette jeune fille, alors il avait compris que oui, Drago avait choisi une moldue pour compagne, mais elle avait le mérite de le rendre heureux, et surtout, elle l'aimait sans condition malgré son ascendance. Il ne s'était pas opposé à leur union lorsque, deux ans après leurs études, Drago annonça à ses parents qu'il avait l'intention de demander Hermione en mariage. Lucius avait surpris tout le monde en suggérant que la cérémonie se passe dans le jardin du manoir.
« Je ne souhaite que ton bonheur, mon fils ! » avait-il dit.
Oui, la vie était plus que belle pour Hermione Granger, ou plutôt pour Hermione Jean Malefoy. Elle avait pris le nom de famille de son mari – bien évidement – après leur union. Un mari qui n'avait pas failli à sa promesse de toujours prendre soin d'elle dans leurs vœux de mariage. A leur retour de lune de miel, ils avaient emménagé dans une maison à Godric's Hollow, et dans laquelle ils vivaient depuis huit ans maintenant.
En ce matin de Noël, il était sept heures du matin lorsque Drago décida de réveiller son épouse de la plus délicieuse des façons, avant de la pénétrer et de lui faire l'amour. Il avalait ses gémissements par des baisers afin d'en tarir les bruits. Il ne voulait surtout pas réveiller leurs enfants en les traumatisant.
« Et si on en faisait un troisième ? » proposa-t-il, quelques minutes après avoir joui en elle.
Il était toujours allongé entre ses cuisses, et enfoui en elle.
« Tu trouves qu'on n'a pas assez de boulot avec deux enfants ? » demanda Hermione, amusée.
« Michael a sept ans et Lucia quatre ans, ils sont grands et adoreraient avoir un petit frère ou une petite sœur. » dit Drago.
« Ce n'est pas toi qui vas ressembler à un ballon de baudruche pendant neuf mois. »
« Tu seras magnifique. » lui dit-il. « Comme les deux premières fois. »
« Ouais, je vais y réfléchir. »
Elle le repoussa et sortit du lit en tirant le drap avec elle. Quand ils sortirent de leur chambre vingt minutes plus tard, habillés de pyjama en soie – rouge pour Hermione, et vert pour Drago – ils furent assaillit par deux têtes blondes de sept et quatre ans qui crièrent :
« C'EST L'HEURE DES CADEAUX ! »
Drago éclata de rire en soulevant sa fille.
« Vous avez le droit d'en ouvrir un seul avant le petit-déjeuner. » dit Hermione.
Les deux enfants piochèrent chacun un cadeau. Lucia sautilla de joie en découvrant un lion en peluche, et Michael avait reçu un livre, qu'il ouvrit tout de suite en s'installant sur le canapé. Hermione n'était pas peu fière d'avoir transmis son amour des livres à ses enfants. Michael adorait lire, et Lucia apprenait tout doucement, et adorait que son frère lui raconte des histoires. Le livre qu'il avait reçu était adapté pour l'âge de Lucia, aussi commença-t-il à lire à voix haute quand sa petite sœur vint se blottir contre lui.
Laissant ses enfants sur le canapé, Hermione attrapa un petit paquet sous le sapin et entraîna Drago dans la cuisine, tandis que Pattenrond, le vieux chat d'Hermione alla se rouler en boule au pied du canapé pour veiller sur les enfants.
« Tiens ! » dit Hermione en tendant le paquet vert à Drago.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda-t-il.
« Ouvre, et tu verras ! »
Elle s'attela à préparer le petit-déjeuner, se mordillant la lèvre pour ne pas sourire lorsqu'elle entendit le papier se déchirer.
« Tu te fous de moi ? »
Elle posa le paquet de farine qu'elle s'apprêtait à ouvrir et se tourna vers son mari. Il savait très bien ce qu'il avait entre les mains, pour en avoir vu à deux reprises lorsque Hermione lui avait annoncé ses deux premières grossesses.
« T'es enceinte ? »
« D'un mois ! » dit-elle. « Je ne t'ai rien dit avant parce que je voulais te… hum. »
Drago avait fermé la distance entre eux pour l'embrasser.
« Faire la surprise. »
« Je t'aime tellement, Hermione. »
« Moi aussi je t'aime, et j'aime notre famille telle qu'elle est, mais je te préviens, c'est la dernière fois que je tombe enceinte. Trois enfants, ça suffira amplement. » lui dit-elle, sans appel.
« Bien, Madame Malefoy ! » dit-il en riant.
« Joyeux Noël, beau gosse ! »
« Joyeux Noël, ma belle lionne ! »
FIN !
J'espère que vous avez aimé, parce que moi j'ai adoré l'écrire.
A demain pour la case n°5 !
Bises,
Aurélie !
