Vous remarquerez qu'il y a une complexification dans notre chapitre actuel en terme de politique du monde magique. Je me suis légèrement inspiré de l'époque féodale en Angleterre, bien que dans le cas présent, j'ai modifié une partie de l'histoire : Les Clifford n'ont jamais été Comtes de Cumberland, je les ai remplacé par les Black
Concernant les Potter, j'ai décidé qu'attendu le manque d'information sur Euphémia Potter, que je pouvais en faire une Gaunt/Black et…vous verrez la suite !
Bonne lecture !
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La famille BLACK, un nom qui évoque mystère et grandeur dans le cœur de chaque sorcier. Cette famille, dont la réputation n'était pas à refaire, couvrait le monde magique d'un bout à l'autre, de l'école Poudlard jusqu'aux rues pavées de Londres, et même au-delà, sur le vieux continent, on murmurait leur nom crainte et respect.
La renommée des BLACK n'était ni entièrement bonne ni complètement mauvaise ; elle flottait quelque part entre les deux. Au sein du monde sorcier, où les lignées ancestrales s'entremêlaient avec des secrets longtemps gardés, les BLACK trônaient au sommet, tel un aigle royal surveillant son domaine. Leur prestige ne découlait pas seulement de leur ancienneté, mais aussi d'une sorte de respect teinté de crainte.
Dans ce monde où la magie permettait une longévité exceptionnelle, on aurait pu s'attendre à ce que des familles soient aussi anciennes que la poussière. Pourtant, ce n'était pas le cas. La plupart des familles sorcières finissaient par s'éteindre, laissant derrière elles des héritages fanés et des demeures délabrées. La Banque de Gringotts, de son côté, cumulait les coffres scellés de richesses oubliés de tous, une monnaie figée qui ne servait pas, ce qui déplaisait beaucoup aux gobelins.
La vallée de Poudlard, avec ses hameaux et ses châteaux abandonnés, racontait une histoire similaire. Ces demeures, grandioses par le passé, n'étaient plus que des coquilles vides. Certaines familles avaient disparu, englouties par les sables du temps, tandis que d'autres avaient choisi de quitter ces lieux chargés d'histoire pour créer de nouveaux foyers, loin des regards indiscrets, abandonnant derrière-eux leur patrimoine.
Ironie du sort, les nés-moldus apparaissant des siècles plus tard ressemblaient étrangement aux portraits vieillissants accrochés dans ces ruines. Leurs noms, parfois étrangement familiers, ne semblaient jamais être reliés à ces illustres lignées, et on les invitait jamais à vérifier leur généalogie.
Parmi les rares familles ayant réussi à défier les sables du temps, les BLACK se distinguaient. Un sorcier curieux, plongeant dans les annales du monde magique, découvrirait que cette famille, mentionnée avec une révérence presque religieuse, avait maintenu sa lignée ininterrompue pendant plus de mille ans. Leur nom figurait toujours en tête de liste, une preuve de leur endurance à travers les âges.
Mais revendiquer une telle appartenance ne suffisait pas. Il fallait la prouver. Les sorciers, dans leur ingéniosité, avaient développé des sortilèges et enchantements complexes pour créer des tapisseries et arbres généalogiques monumentaux. Chaque famille respectable possédait sa propre salle des ancêtres, où chaque enfant né se voyait immortalisé dans une magie dite "familiale".
Pour ceux incapables de présenter une telle preuve, le Département des Titres, Testaments et Héritages au sein de leur Ministère de la Magie devenait leur seul recours. Le refus ou l'incapacité de prouver son héritage équivalait à un désaveu, un bannissement social, car dans le monde sorcier, la famille n'était pas qu'une simple notion ; elle était la pierre angulaire de l'identité et de la magie elle-même.
La seconde raison de la crainte inspirée par les BLACK résidait dans leur immense influence et leur patrimoine financier colossal. Dans le monde des sorciers, où les richesses pouvaient déterminer le pouvoir, les BLACK se dressaient comme des géants. Leurs coffres-forts à Gringotts, ces cathédrales souterraines gardant les trésors des sorciers prêts à confier aux gobelins leurs trésors, débordaient de gallions d'or. Pour un BLACK, la notion même de petite monnaie était inconcevable ; une mornille peut-être, mais jamais de noise. Après tout, une famille aussi ancienne et astucieuse avait accumulé ses richesses à travers les âges, ses investissements se multipliant, surtout durant les périodes tumultueuses des guerres.
La troisième raison, peut-être la plus effrayante, tenait à leurs puissants pouvoirs magiques et à un certain état d'esprit, aussi imprévisible que dangereux. La "Folie des Black", un terme murmuré avec une crainte respectueuse dans les couloirs de Poudlard, évoquait l'idée d'une puissance si grande qu'elle pouvait fracturer l'esprit, entraînant une folie imprévisible et terrifiante. Les BLACK étaient connus pour leur lignée exceptionnelle, abritant des talents rares : métamorphomages capables de changer d'apparence à volonté, maîtres des runes dessinant des symboles de pouvoir, créateurs de sortilèges innovants, potionnistes aux concoctions miraculeuses... Leur héritage magique était aussi vaste que varié.
Mais, notre histoire se déroule à une époque où le faste des BLACK est révolu, presque éteint en l'espace de deux générations seulement. Un simple regard sur leur arbre généalogique suffisait à comprendre la précarité de leur situation : il ne restait plus qu'un seul homme, non marié, portant le nom de BLACK. Et les rumeurs, aussi cruelles que persistantes, murmuraient son infertilité, conséquence d'un sortilège malheureux dans l'exercice de ses fonctions d'auror.
Ces rumeurs, alliées à la déchéance de la famille, avaient finalement attiré l'attention d'un homme redoutable : Arcturus Black III. Ce vieil homme, petit-fils de Phineas Nigellus Black — le directeur de Poudlard le moins apprécié — et survivant de la guerre contre Grindelwald, avait bien pour intention de redresser sa famille en convoquant tous les BLACK, qu'ils portent le nom ou pas. Une nouvelle ère pour cette famille allait commencer dans leur propriété ancestrale : Le Château des Black.
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Il s'était écoulé une décennie depuis que les Black avaient foulé pour la dernière fois le sol de leur ancestral demeure, et pourtant, le domaine semblait avoir échappé au temps. Dès l'aurore, le labyrinthe de verdure brillait sous les premiers rayons du soleil, qui se jouaient sur l'antique plaque de bronze scellant la devise familiale, "Toujours Pur", à l'entrée du château. Les imposants murs de pierre sombre captaient la lumière, la diffusant à travers d'immenses fenêtres au sein d'un salon fastueux, où tapisseries vivement colorées et meubles séculaires témoignaient de l'histoire secrète des Black. Ce salon, d'une grandeur telle qu'il aurait pu aisément contenir trois carrosses et demi, était un livre ouvert sur le passé.
Les portraits accrochés, gardiens du temps, offraient un aperçu de la pérennité de cette illustre lignée. Plus d'une centaine de visages de magiciens et sorcières de toutes époques s'étendaient sur les murs, formant une galerie d'art vivante, où les regards perçants semblaient surveiller chaque recoin, échangeant ragots et conseils inutiles, les voix d'outre-tombe trouvant rarement écho.
Et pourtant, nul ne pouvait pressentir que ce lieu allait devenir le théâtre d'un événement pivot, destiné à inscrire son empreinte dans les annales de l'histoire magique.
Au centre de cette pièce, se tenait Arcturus Black, le troisième du nom, patriarche au regard grave, marqué par les épreuves du temps. Sa chevelure d'argent, en contraste avec sa barbe ébène, le rendait reconnaissable entre tous. Derrière ses lunettes d'or, ses yeux d'un argent vif trahissaient une profonde réflexion.
Être le patriarche des Black n'était pas une sinécure. La famille, d'une antiquité remarquable, avait été anoblie par Edouard le Confesseur en 1043, bien que son histoire en Angleterre remonte bien au-delà. Ce titre de noblesse, bien qu'évoluant avec le temps, notamment après la conquête française, conféra aux Black une influence considérable, leur domaine s'étendant jusqu'aux frontières écossaises, leur valant les titres de Marquis des Marches de l'Est et Comte de Cumberland.
Dans le monde sorcier, ces titres conservaient toute leur prérogative féodale, les Black exerçant une souveraineté incontestée sur leurs terres, où chaque habitant leur devait allégeance. Ainsi, le Comté de Cumberland, était composé de cinq Wards principaux — des divisions administratives ayant leur propre cour et leurs propres responsabilités en matière de justice et d'administration locale dirigés par des sheriffs — eux-mêmes divisés en Tithings — des subdivisions administratives représentant des groupes de dix foyers dirigés par des tithingman, tous fidèles à la Maison Black.
Tout comme à l'époque féodale, les Marquis et comtes du monde magique régnaient de façon incontestée. Chacun des habitants de leur domaine vouaient un service à leur famille, en échange, ils pouvaient vivre et bénéficier de leur protection contre impôt. Cette structure politique, figée dans le temps, n'avait guère vacillé, même à l'application du Statut Secret Magique International, qui scella la séparation d'avec le monde des moldus. Cette bifurcation historique dépouilla la couronne anglaise de toute emprise et de toute autorité sur l'aristocratie magique, les plaçant au sommet de leur puissance avec leur Magenmagot. Ce fut seulement leur crainte d'être révélé qui maintint une communication avec le monde moldu, à travers un échange entre le Ministre de la Magie et le Premier Ministre Britannique.
Arcturus portait le poids de nombreux regrets, et parmi eux, sa non-intervention dans la guerre contre les mangemorts pesait lourd. Les seigneurs magiques, dans leur ensemble, avaient préféré l'isolement à l'engagement, scellant leurs territoires plutôt que de rallier leurs forces contre le mal qui menaçait. Cette décision, dictée peut-être par la prudence ou la peur, avait changé le cours de l'histoire, laissant planer l'ombre d'un "et si" sur le monde magique. Après tout, et en sachant que certains seigneurs avaient rejoins Voldemort, la guerre aurait pu empirer si tout le monde avait mobilisé ses forces.
La conscience d'Arcturus Black était lourdement chargée, son inertie face à la rébellion de certains membres de sa famille en faveur de Voldemort ayant ébranlé les fondements de son autorité. Lorsque la nouvelle de la tragique disparition de son petit-fils Regulus lui parvint, une douleur fulgurante le transperça ; cette perte demeurait un secret bien gardé, connu de lui seul grâce à la tapisserie familiale qui se mettait à jour de manière autonome. La mort de Fleamont Potter et de sa compagne Euphémia, sa propre sœur issue d'une liaison illicite entre Sirius Black II et Ismelda Gaunt, ajouta une couche de souffrance à son fardeau. Ismelda, échappée des griffes d'une lignée maudite, avait élevé sa fille dans la solitude, grâce à un soutien financier conséquent de la part de Sirius, puis d'Arcturus.
La naissance de Nymphadora Tonks, métamorphomage prodige et première de sa lignée depuis des siècles, sous un patronyme étranger en raison de l'exclusion de sa mère Andromeda, fut une troisième épreuve, témoignant de l'audace des aïeuls à renier leur propre sang. La perte de James Potter, rejeton de sa chère sœur, ajouta à son tourment. Toutefois, la chute de Voldemort et la survie miraculeuse de Harry Potter, son arrière-petit-neveu désormais sous la tutelle de Sirius, son petit-fils, lui apportèrent un fragile espoir.
Déterminé à redresser les torts et à réunifier les siens, Arcturus envisagea une réunion familiale d'une envergure et d'une fermeté inédites. Tandis qu'il percevait l'approche des conviés par les enchantements du château, les portes du grand salon s'entrouvrirent sur Lucretia Prewett, née Black. Son visage, marqué par le temps mais animé d'une malice sans égale, trahissait la nature redoutable de cette femme, célèbre pour son carnet noir regorgeant de secrets inavouables.
Père ! s'exclama-t-elle, un sourire aux lèvres, avant de le saluer d'un baiser. Il semble que je sois la première.
Lucretia, le plaisir est partagé, répondit Arcturus avec un sourire complice. Ton intuition ne te trompe jamais, semble-t-il…
Je détiens toujours les clés de l'information. Qu'as-tu en tête ? interrogea-t-elle, avide de révélations.
Te priverais-je du plaisir de la surprise ? rétorqua Arcturus, esquissant un sourire malicieux.
Bien joué, père, concéda Lucretia, prenant place dans un fauteuil stratégiquement positionné. Était-il nécessaire d'inviter tout le monde ?
Tu fais allusion à ta nièce et sa famille, je présume ? répliqua Arcturus, un brin moqueur. Ils restent des nôtres, après tout.
Pff, un Weasley, vraiment ? marmonna-t-elle, sans dissimuler son mépris.
N'oublie pas que ce Weasley est le descendant direct de Cedrella, rétorqua Arcturus avec fermeté. Il est temps de rectifier certaines erreurs du passé.
Intriguée, Lucretia ne put cacher son intérêt pour cette journée qui s'annonçait riche en révélations. Arcturus, quant à lui, savourait l'anticipation de sa fille face aux surprises à venir. Mais lorsqu'une nouvelle présence se fit sentir, son sourire se mua en un regard glacé, annonçant l'arrivée imminente d'un couple, dont les actions devaient être punies.
Le couple, partageant une ressemblance frappante, incarnait l'archétype de la noblesse sorcière par leur allure et leur prestance. Orion, de haute taille, arborait une chevelure noire ébène et des yeux d'un argent fier, tandis que Walburga, en dépit de ses formes plus arrondies, imposait le respect par son port altier et son regard empreint d'une froideur implacable.
Père, dirent-ils en chœur, s'inclinant avec une déférence mesurée.
La raison de notre rassemblement vous sera dévoilée en son temps, répondit Arcturus avec une autorité incontestée, en les invitant d'un geste impérieux à prendre place.
Le couple, légèrement dérouté par le ton cassant du patriarche, échangea un regard interloqué. Walburga, sur le point d'interroger son père, fut interrompue par un geste discret de Lucretia, lui conseillant le silence. Avec une réticence palpable, ils s'assirent, pressentant l'approche d'une tempête familiale.
Leur appréhension fut rapidement confirmée par l'arrivée tumultueuse de la famille Weasley, emmenée par Molly et Arthur, accompagnés de leur descendance aux cheveux de feu. L'entrée des Weasley, marquée par les pleurs des plus jeunes et l'émerveillement des autres enfants, fut un véritable coup de théâtre.
Monseigneur Black, salua Arthur Weasley, s'inclinant avec respect tandis que Molly, malgré l'encombrement, s'efforça de faire une révérence.
Arthur, fils de Cedrella, je vous souhaite, ainsi qu'à votre épouse et à vos enfants, la bienvenue en notre demeure ancestrale, déclara Arcturus, ouvrant ses bras en un geste d'accueil.
Cette déclaration, imprégnée d'une magie subtile, réintégrait officiellement les Weasley au sein de la famille Black, provoquant stupeur et murmures parmi l'assemblée.
Je vous en suis profondément reconnaissant, répondit Arthur, présentant ses enfants avec une fierté non dissimulée. Voici William, Charles, Percy, les jumeaux Fred et George, Ronald et notre petite dernière, Ginevra.
La curiosité piquée, Lucretia s'enquit de leurs aptitudes magiques, entraînant une réponse enthousiaste de Molly, malgré l'émotion palpable à l'évocation de ses neveux défunts, Gideon et Fabian, en parlant de Fred et George.
Et les benjamins ? s'intéressa Arcturus, un sourire bienveillant aux lèvres.
Arthur, avec une pointe d'humour, fit part des prouesses de Ronald, tandis que Ginny, encore trop jeune, promettait déjà de suivre les traces magiques de sa famille.
Quelle bénédiction pour vous et votre épouse, commenta Arcturus, son sourire s'élargissant.
La famille Weasley s'installa alors confortablement, tandis que les enfants se ruaient sur un plateau de biscuits apparu comme par enchantement, œuvre discrète des elfes de maison.
Le grand salon du Château Black, déjà saturée de tension et d'anticipation, accueillit la famille Malefoy avec une aura de dignité et de fierté indéniable. Lucius, affichant une assurance retrouvée après avoir lavé son nom de tout soupçon, et Narcissa, berçant le jeune Draco dans ses bras, incarnaient l'élégance de leur lignée. À leur côté, Andromeda Tonks, dont la ressemblance avec Bellatrix ne pouvait masquer la douceur de son regard, était accompagnée de son époux, Ted, un homme au ventre arrondi signe d'une vie paisible, et de leur fille Nymphadora, dont la chevelure changeante trahissait l'héritage métamorphomage.
Grand-père Arcturus, salua Narcissa avec dignité. Ma famille et moi répondons présent à votre convocation.
Marquis Black, s'inclina légèrement Lucius.
Narcissa, Lucius, soyez les bienvenus, leur répondit Arcturus, les invitant à s'installer d'un geste impérieux.
Le couple Malefoy s'installa promptement, leur présence faisant contraste avec l'atmosphère détendue des Weasley et la tension palpable chez les Black. Lucius, observateur, scrutait les réactions de chacun, anticipant les révélations à venir.
Narcissa, quant à elle, échangea un regard complice avec sa sœur Andromeda, marquant un moment de retrouvailles émouvantes malgré les circonstances.
— Monseigneur Black, Andromeda prit la parole, sa voix teintée d'une pointe de défiance due à leur prétendu bannissement.
— Andromeda, fille de Cygnus Black III, soyez les bienvenus, vous et les vôtres, en notre demeure, déclara Arcturus, sans pour autant être entouré du même éclat magique que lors de l'accueil des Weasley.
Cette absence de manifestation magique sembla troubler Andromeda, qui fut interrompue dans ses interrogations par Lucretia.
— Surprise, chère nièce ? L'absence de magie ne signifie pas un manque d'accueil. La nature de métamorphomage de ta fille aurais-du t'aiguiller, suggéra-t-elle malicieusement.
La confusion régnait parmi les Tonks, Ted exprimant à voix haute son incompréhension.
— Tu n'as jamais été bannie, Andromeda. Seul le dirigeant de notre maison a ce pouvoir, et je n'ai jamais prononcé une telle sentence, clarifia Arcturus, sa voix empreinte de fermeté.
— Pourquoi alors cette longue séparation ? s'enquit Andromeda, une colère mêlée de soulagement dans la voix.
— Ton père a agi sans mon consentement, te tenant à l'écart sans pouvoir réellement te renier. J'ai préféré ne pas intervenir, te sachant en sécurité en ces temps troublés par ta déchéance, expliqua le patriarche, ses mots dissipant les derniers doutes d'Andromeda.
Les larmes d'Andromeda, mêlant joie et soulagement, scellèrent son retour au sein de la famille. Tandis qu'elle prenait place, suivie de près par Ted et une Nymphadora encore ébahie, Lucretia observait avec une pointe de satisfaction la réaction outrée de Walburga et Orion, qui, par crainte de déclencher la colère d'Arcturus, demeuraient silencieux.
Arcturus, quant à lui, ressentit l'approche d'un autre couple, bien connu de lui. Son regard se durcit, attendant avec appréhension celui qui avait justement osé tenter d'usurper son pouvoir.
Lorsque Cygnus Black III fit son entrée, ressemblant étrangement à son oncle Arcturus mais appuyé sur une canne, l'atmosphère se tendit davantage. Druella Rosier, sa femme, le suivait, son regard trahissant une détermination sans faille. Leur arrivée fut marquée par un silence lourd, interrompu seulement par l'indignation de Cygnus à la vue d'Andromeda.
— Comment oses-tu montrer ton... commença Cygnus, pointant un doigt accusateur vers Andromeda.
Arcturus, sans la moindre hésitation, lança un sortilège :
— Silencio !
Le couple fut aussitôt réduit au silence, leurs bouches s'agitant vainement, tentant de formuler des mots qui ne viendraient pas.
— Vous allez vous taire et vous asseoir, ordonna Arcturus, désignant un canapé libre. Vous êtes ici en tant qu'observateurs, rien de plus.
Cygnus s'assit, jetant des regards emplis de rancœur à Andromeda et à sa famille élargie, en particulier aux Weasley, qu'il méprisait ouvertement.
La tension monta d'un cran lorsque Arthur Weasley, cherchant à apaiser l'atmosphère, demanda :
— Qui attendons-nous encore ?
— Mes héritiers, révéla Arcturus, suscitant des murmures parmi l'assemblée.
Orion, ne pouvant contenir son indignation, s'exclama :
— Mais je suis votre héritier, père !
— Tu ne l'es plus depuis bien longtemps, Orion. Tes actions ont prouvé ton indignité, répliqua froidement Arcturus.
Walburga tenta de prendre la défense de son époux :
— Ses actions ? Comment...
Elle fut rapidement interrompue par un nouveau sortilège de mutisme d'Arcturus, qui la réduisit au silence.
C'est alors que Sirius Black fit son entrée, tenant Harry Potter dans ses bras, à la surprise générale. Arcturus les accueillit avec une chaleur inhabituelle :
— Mon petit-fils, bienvenue chez toi. Merci d'avoir répondu à mon appel.
Sirius, avec un sourire provocateur en direction de son père, présenta Harry :
— Voici Harry James Potter, mon filleul et héritier.
L'annonce provoqua la colère de Walburga qui, libérée du sortilège, s'écria avec mépris :
— Eux, les héritiers ?
Arcturus, imperturbable, confirma sa décision :
— Oui, Sirius Orion Black est mon héritier légitime, et Harry James Potter sera mon second héritier si nécessaire. Que la magie en soit témoin !
Un cercle magique entoura Arcturus, scellant sa déclaration. Le salon fut plongé dans un silence stupéfait, brisé uniquement par les protestations furieuses de Cygnus, Druella, Orion et Walburga, désormais libérés du sortilège de mutisme.
Lucretia, observant la scène avec un intérêt mordant, sirota son brandy, apparu comme par enchantement, anticipant les rebondissements de cette réunion déjà historique pour la famille Black.
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