Nous assistons cette fois à un règlement de compte tant attendu. Concernant la famille Black, vous noterez que j'ai changé la relation avec Cygnus, ce dernier étant en fait le fils de Pollux Black, le cousin d'Arcturus. Ainsi, Cygnus Black III est le cousin germain éloigné au 1er degré d'Arcturus, mais attendu l'âge, il préfère l'appeler "oncle". L'arbre de la famille Black est un véritable bazar.
Dans le prochain chapitre, je placerai en place l'économie du monde magique, se voulant ainsi réalise par rapport aux différents tarifs énumérés dans les livres. Soyons logique, une famille ne peut pas posséder 1 000 000 000 de gallions alors qu'un balais grand luxe pour professionnels comme l'éclair-de-feu (l'équivalent d'une Ferrari) coûte entre 400 et 1000 gallions, et que seuls les plus riches peuvent se l'offrir. Rappelons nous qu'il a fallut seulement 1 000 gallions aux jumeaux Weasley pour créer leur entreprise, alors que dans la vie réelle, ce serait plus de 100 000 euros.
Bonne lecture !
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À peine Lucretia eut-elle savouré la première gorgée de sa liqueur, qu'elle considérait amplement méritée, que le salon bourgeois se métamorphosa en un théâtre de chaos inimaginable. Cygnus et Druella, tels des félins au pelage hérissé, adoptèrent une posture menaçante, leurs yeux étincelant d'une fureur sauvage. Il ne leur manquait qu'une fourrure et une queue pour parfaire cette métamorphose. Orion et Walburga, quant à eux, arboraient des regards emplis d'une colère abyssale, avec une intensité particulière chez madame Black, architecte du bannissement de Sirius, une tâche qu'elle avait accomplie avec une joie presque malsaine.
Walburga Black ne fut jamais perçue comme une figure de tendresse. Dès ses premières années à Poudlard, elle s'était distinguée par sa cruauté, n'hésitant pas à user de sortilèges contre celles qui, à ses yeux, surpassaient sa beauté ou son intelligence. Elle orchestrait son mariage avec Orion Black, consciente que la disparition d'Arcturus propulserait son époux à la tête de la famille, lui octroyant ainsi titres, terres et richesses. Animée par une ambition dévorante, elle façonna ses héritiers pour qu'ils soient dociles et obéissants, assurant ainsi sa domination incontestée une fois que son mari trépasserait, persuadée qu'elle lui survivrait. Ne dit-on pas, après tout, que les plus vils sont les derniers à partir ? Et Walburga était bien l'une des plus viles créatures que le monde magique ait connu.
Cependant, Sirius Black s'éleva en parfaite contradiction de ces aspirations. Son fils manifesta une rébellion constante, affichant un intérêt marqué pour les moldus et leurs inventions, défiant l'idée qu'ils puissent enrichir le monde magique de quelque manière que ce soit. Malgré une discipline draconienne — le sortilège Doloris étant abusivement qualifié de mesure éducative —, Sirius résista, allant jusqu'à quitter le foyer familial. La rage de Walburga atteignit son paroxysme lorsqu'elle le renia publiquement, effaçant son visage de la copie de l'arbre généalogique familial situé à Grimmauld avec une froideur glaçante. Heureusement pour elle, Regulus s'avéra être le fils idéal en rejoignant le Seigneur des Ténèbres, tout en se pliant aux volontés maternelles.
Ce misérable n'a jamais été digne de l'héritage de la Maison Black ! vociféra-t-elle avec une animosité tranchante, désignant Sirius de son index accusateur. Je l'ai renié ! Excommunié ! Exilé ! Il n'est plus rien pour moi, il ne l'a jamais été !
Mon fils ? tonna Orion, submergé par une colère volcanique. C'est moi qui devrais porter ce titre, non ce traître qui a choisi de s'aligner avec ce minable de Dumbledore et ses idéaux pro-moldus. La réputation de la Maison Black sera souillée, notre nom deviendra synonyme de déshonneur, au même titre que ces misérables Weasleys ! Que dire de ces traitres à leur sang ? Des indigents, des êtres inférieurs ! Jamais je ne tolérerai d'être associé à ces dégénérés pro-moldus !
Arcturus, d'un calme olympien, ne fit qu'arquer un sourcil face aux tirades enflammées de ses descendants. Son attention se détourna brièvement vers Molly Weasley, qui s'était levée, le visage empourpré de colère. Les insultes envers sa famille avaient visiblement franchi un seuil intolérable pour elle. Par un curieux hasard, sa fille se retrouva dans les bras d'une Narcissa Malefoy visiblement émue, fixant l'enfant avec une intensité bouleversante. Seul Lucius perçut le désir ardent dans le regard de sa femme, conscient de leur difficulté à concevoir un autre enfant, Drago étant considéré comme un miracle.
Comment oses-tu proférer de telles calomnies sur ma famille, misérable canaille ? lança Molly d'une voix qui entrerait dans les annales de Poudlard. Mieux vaut être pauvre que de se transformer en monstres dissimulant leurs meurtres derrière des masques, à vénérer cet abject fléau que vous osez appeler "Seigneur" ! Il n'y a aucun déshonneur à s'ouvrir aux moldus, mon mari les chérit, et je le soutiens, même si leur culture et leurs inventions m'échappent. J'ai même noué des liens avec des familles moldues, qui se révèlent bien plus civilisées et dignes de respect que toi et ton épouse démoniaque !
Démoniaque ? s'insurgea Walburga, brandissant sa baguette avec une menace palpable. Tu vas amèrement regretter tes paroles, traîtresse, Confringo !
Molly Weasley écarquilla des yeux, témoignant d'une stupeur mêlée d'effroi, lorsqu'elle entendit le sortilège. À ses côtés, Sirius, Lucius, Andromeda et Ted dégainèrent leurs baguettes avec une précision qui trahissait leur prêts à en découdre. Mais, à la stupéfaction collective, la baguette de Walburga demeura silencieuse, comme muette, laissant sa propriétaire plongée dans une perplexité accablante devant ce morceau de bois jadis source de sa puissance.
Endoloris !
L'incantation, glaçante, résonna dans le silence, un écho à la froide détermination qui animait Arcturus, alors que Walburga s'effondrait, emportée dans les abysses de la douleur sous le regard impavide et glacé de celui qui tenait sa destinée entre ses mains.
Pitié ! Pitié ! Les supplications de Walburga, déchirantes, remplirent l'espace, un appel désespéré à la clémence sous les yeux écarquillés des témoins de cette scène macabre. Haaaaa ! Pitié ! Pitié !
Père ! L'appel d'Orion, un cri déchirant de désespoir, marqua un instant de tension extrême. À genoux près de sa compagne, il implorait la pitié d'Arcturus, une pitié qui semblait avoir déserté le cœur du patriarche.
Arcturus, imperturbable, poursuivit son châtiment pendant vingt secondes interminables. Pour Walburga, ces instants se muèrent en une éternité de souffrance inimaginable. Arthur Weasley, observant ses enfants, lut dans leur regard détourné vers les voûtes du salon une échappatoire à l'horreur de la scène. Un sortilège, sans doute l'œuvre du patriarche Black, les avait préservés de la vision et de l'écoute de ce drame. Un soulagement teinté de gratitude l'envahit, une gratitude envers l'inconnu pour cet acte de miséricorde envers ses enfants.
Sirius, quant à lui, se trouvait face à un dilemme moral tortueux. Devait-il se réjouir de la souffrance infligée à sa mère, celle-là même qui l'avait autrefois soumis à la même torture, s'indigner de l'attentat contre une femme qu'il estimait, ou encore s'élever contre l'usage d'un sortilège impardonnable ? Il opta finalement pour un soulagement amer, une forme de justice poétique pour les douleurs passées.
Walburga Black, l'allocution d'Arcturus, d'une froideur polaire, marqua le début d'une sentence sans appel. Tu as osé me défier en ce jour, alors que j'ai accordé ma protection à la famille Weasley en ces murs. Tu as osé brandir ta baguette dans ce sanctuaire pendant une convocation de famille. Tu as osé remettre en question mes décisions alors que je suis ton souverain.
Tous les membres directs de la famille Black assistaient à cette scène avec une intensité palpable, leurs yeux grands ouverts reflétaient un mélange de stupeur et de crainte. Arcturus Black, le patriarche, dominait la pièce de sa stature imposante, sa voix résonnait avec une autorité incontestable. Chaque fois qu'il répétait le même préambule, un frisson parcourait l'assemblée, signalant l'imminence d'un verdict terrible pour Walburga. La concernée, quant à elle, semblait avoir perdu toute couleur, son teint devenant aussi pâle que celui d'un spectre, une image renforcée par le désarroi profond qui se lisait sur le visage d'Orion, son époux, qui balançait la tête en un geste de déni impuissant.
— Par trois fois tu as osé défier ton seigneur, reprit Arcturus, son timbre de voix se faisant encore plus grave, alors que l'espace même semblait se courber sous le poids de sa magie. Pour tes actes de rébellion, je te répudie de notre clan, te dépouillant de tous titres, biens, et droits. Tu cesses d'être une BLACK, pour devenir désormais Walburga Crabbe, fille d'Irma Crabbe.
À peine ces mots furent-ils prononcés qu'Arcturus exécuta un geste théâtral en direction de Walburga. Elle poussa un cri perçant, une douleur incommensurable transparaissant dans son hurlement, tandis qu'une vague de magie semblait s'échapper de son être pour être absorbée par Arcturus. Tous, adultes et enfants libérés de l'enchantement de diversion, observaient, bouche bée, la transformation s'opérer. Walburga vit ses cheveux se décolorer, son visage adopter une forme plus rude et ses yeux passer du gris au marron typique des Crabbe. L'identité de Walburga Black était effacée, ses traits devenant ceux caractéristiques de sa nouvelle lignée.
— Qu'as-tu fait, vieux fou ? s'exclama Orion, se redressant avec véhémence, l'indignation peinte sur son visage alors qu'il semblait prêt à se jeter sur son père. Comment as-tu osé la déshériter ainsi ? Cela ne restera pas impuni !
— Il suffit ! tonna Arcturus, lançant un regard glacial à son fils. Modère ton langage, insolent, et adresse-toi à moi en tant que Monseigneur Black ! C'est la troisième fois que tu me défies, ne me provoque pas davantage, ou tu connaîtras le même sort que ta femme !
Le sang d'Orion se glaça à ces mots, la réalité de la menace de son père le frappant de plein fouet. L'ombre d'une potentielle excommunication planait désormais sur lui, une épée de Damoclès qui menaçait de le couper de tout ce qu'il avait toujours connu.
Kreattur ! L'appel d'Arcturus Black résonna dans le manoir avec autorité, et instantanément, un pop sonore annonça l'arrivée de l'elfe de maison.
Le vieil être, vêtu de guenilles couvrant à peine l'essentiel, se tenait là, son apparence décrépite trahissant son grand âge. Ses oreilles tombantes, ses yeux malicieux encadrant un long nez crochu, tout en lui respirait des siècles de servitude. Sa petite taille le faisait paraître presque enfantin à côté de Charles Weasley, sa tête n'émergeant guère au-dessus de la table à manger.
Le Seigneur de la Maison a appelé ? Sa voix, un mélange de gravité et de sifflement, trahissait une loyauté indéfectible. Oh, oui, le grand maître a invoqué son fidèle Kreattur ?
Kreattur, je décrète que tu ne dois plus obéir à Orion et Walburga, commanda Arcturus, sa voix emplie de détermination. Désormais, tu serviras Sirius et son filleul, Harry Potter. Ils habiteront ici, tout comme toi.
Seigneur ? L'interrogation d'Arcturus était teintée d'une incrédulité manifeste. Le Seigneur souhaite que Kreattur se soumette au traître ?
Sirius n'est pas un traître, elfe, rétorqua Arcturus avec une pointe d'agacement. Il est mon héritier, tout comme son filleul sera le sien. Tu leur obéiras, car ils sont tes futurs maîtres.
Kreattur lança un regard empli de dédain à Sirius avant de poser ses yeux sur le jeune enfant que son nouveau maître tenait dans ses bras. Son expression s'adoucit à la vue de l'enfant, une tendresse innée pour les plus jeunes brillant dans son regard. Sirius, quant à lui, avait du mal à accepter cette nouvelle réalité. Il éprouvait une forte aversion pour Kreattur, principalement à cause de l'indifférence de l'elfe durant les moments difficiles de son enfance, sans parler de sa dévotion sans bornes pour Regulus.
Repensant à ses farces passées qui avaient fait de Kreattur leur victime récurrente, Sirius se demanda si ces agissements n'avaient pas alimenté le ressentiment de l'elfe. Peut-être n'avait-il jamais pardonné le sceau de fudge renversé sur sa tête ou le savon sauteur dans l'évier pendant qu'il s'occupait de la vaisselle ? Néanmoins, une idée germa dans l'esprit de Sirius pour amadouer Kreattur et gagner son acceptation.
Kreattur, débuta Sirius avec une gravité teintée d'un espoir prudent, mon filleul se nomme Harry James Potter. C'est lui mon héritier. Il a survécu à Voldemort, qui est désormais mort par sa main ! Ne penses-tu pas que cela fait de Harry un sorcier d'une puissance exceptionnelle ? Je crois fermement que celui qui a triomphé du plus redoutable des mages noirs de notre époque est tout à fait apte à prendre les rênes de la Maison Black, n'est-ce pas ?
Absolument, vilain maître, acquiesça Kreattur avec un hochement de tête respectueux. Oh oui, le jeune maître est très digne, extrêmement digne ! Voulez-vous confier le jeune maître à Kreattur pour que Kreattur puisse s'en occuper ? Kreattur perçoit que le jeune maître requiert le changement de couches et un bon biberon, oh oui, Kreattur peut le sentir.
Je te le confie, consentit Sirius, tendant Harry à Kreattur, qui avait manifestement besoin d'être changé, une réalité que l'odorat de Sirius ne manqua pas de confirmer. Prends bien soin de lui, Kreattur.
Oui, vilain maître, Kreattur s'occupera du jeune maître avec la plus grande attention. Il deviendra le plus grand des Seigneurs Black, oh oui, Kreattur en est persuadé, affirma l'elfe avec un dévouement évident.
Dans un fracas sonore caractéristique, Kreattur disparut avec Harry, laissant les témoins de la scène stupéfaits, seuls les sanglots de Walburga brisant le silence soudain.
— Soyez reconnaissants que je ne vous expulse pas de Square Grimmauld, lança Arcturus d'une voix tranchante et autoritaire. Cependant, je vous y confine pour le reste de vos jours. Un de mes elfes préparera vos repas sans jamais se montrer. Il veillera au bon ordre de cette maison, mais restera invisible à vos yeux. Votre cheminée demeurera opérationnelle, mais je serai le seul à décider de son usage ainsi que de celui qui peut franchir le seuil de cette demeure. Maintenant, partez !
À peine le mot "partez" prononcé, Orion et Walburga furent emportés hors de la maison par un elfe, réapparaissant à Grimmauld Place. Un silence lourd s'installa, durant lequel chacun sembla mesurer l'ampleur des événements, jusqu'à ce que Cygnus Black décide de rompre le silence.
Mon oncle ? interrogea Cygnus, ses sourcils se fronçant en un signe manifeste de désaccord. Walburga n'aurait certes jamais dû agir de la sorte, mais la bannir me semble une réaction extrême. Elle a toujours…
Silence, Cygnus ! l'interrompit sèchement Arcturus, ses yeux lançant des éclairs. Walburga et Orion ne sont pas les seuls responsables de notre déclin. De tous présents, tu es sans doute celui qui a le plus contribué à notre chute.
Comment oses-tu ? s'offusqua Cygnus, son visage pâlissant sous le poids du regard furieux d'Arcturus. Que veux-tu dire par là ? J'ai toujours œuvré pour maintenir notre famille au sommet.
En réalité, c'est tout le contraire que tu as accompli, reprit Arcturus avec une gravité pesante. Tu as cherché à usurper mon autorité, à excommunier ta fille aînée, dont la descendance a vu naître une métamorphomage, la première en plus d'un siècle. Tu as caché la démence de ta deuxième fille, la mariant de force à un homme qui la répudiait, attirant le mépris des Lestranges plus qu'ils ne nous estiment. Tu as permis qu'elle salisse notre nom en se ralliant à ce prétendu seigneur et as financé ses exactions sans même solliciter mon avis. Ton unique fait digne de louange est l'union de Narcissa avec Lucius Malfoy, qui a su se montrer à la hauteur de ma nièce, acheva Arcturus, tandis que Cygnus semblait se décomposer sous son regard.
Mais le Seigneur des Ténèbres a raison, tenta de protester Druella Rosier d'une voix stridente et désagréable. Les sangs impurs n'ont pas leur place parmi nous, avec leurs idées novatrices. Les moldus nous sont inférieurs, ils manquent d'hygiène et ne…
Sa réplique fut brusquement coupée, sa bouche continuant de s'agiter sans qu'aucun son n'en sorte. Druella réalisa rapidement ce qui se passait, son indignation atteignant des sommets, avant de croiser les bras, furieuse. Arcturus venait de lui appliquer le sortilège du silence, Silencio, son visage exprimant une désapprobation encore plus marquée.
Lorsque cette guerre a éclaté, j'ai clairement ordonné à notre famille de rester neutre, reprit-il d'une voix menaçante. Vous m'avez tous deux défié en rejoignant sa cause, et davantage encore en finançant sa campagne de terreur. Quant à ta perception des moldus, je suis à la fois déçu et exaspéré par tant d'ignorance. Les moldus ne sont pas les barbares que tu imagines. J'ai eu l'occasion de le constater par moi-même. Ils ne m'inspirent certes pas d'affection, mais je reconnais qu'ils ont su évoluer bien plus rapidement que nous, faute de magie. Ils représentent une menace bien plus grande que tu ne le crois. Je me souviens de la guerre de Grindelwald, et surtout de la guerre mondiale qu'il a contribué à déclencher en soutenant cet allemand maudit.
L'assemblée des Black demeura muette, absorbant les paroles d'Arcturus avec une attention nouvelle, tandis que Sirius, pour sa part, se sentait ébranlé par les connaissances de son grand-père sur le monde moldu, réalisant que ce dernier en savait bien plus qu'il ne l'aurait jamais imaginé.
— Vos agissements m'obligent à prendre des mesures, annonça Arcturus, son dégoût palpable. Bellatrix est devenue incontrôlable, jusqu'à refuser de comparaître devant moi et me défier ouvertement. C'est pourquoi je vais mettre un terme à cette folie de la manière la plus simple. Je déclare par la présente Bellatrix Lestrange, née Black, fille de Cygnus Black et de Druella Black née Rosier, exclue de la famille Black. Je dissous son mariage avec les Lestrange, les libérant de toute obligation et leur laissant la dot comme compensation. Désormais, elle redevient simplement Bellatrix Rosier, fille de Druella Rosier.
Alors que ces mots résonnaient, la magie qui les entourait vibra intensément. Un cri lointain se fit entendre, tandis qu'un corbeau spectral surgissait dans la pièce avant de s'envoler précipitamment, vraisemblablement à la recherche de Bellatrix pour lui ôter la magie des Black.
— Tu n'as pas le droit de faire cela ! s'exclama Cygnus, terrorisé. Je refuse d'accepter une telle décision !
— Tu ne me laisses aucune autre option, répliqua Arcturus d'une voix glaciale. Druella et toi subirez le même sort que Orion et Walburga. Vous serez confinés chez vous, sans aucun contact extérieur. Maintenant, partez !
Sans attendre, un elfe de maison apparut pour les transporter à leur domicile, laissant derrière eux une assemblée stupéfaite. Arcturus, scrutant les visages autour de lui, nota l'acceptation résignée des Weasley et l'étonnement des autres. Seul Sirius semblait complètement décontenancé, ce qui amusait grandement le patriarche.
Maintenant que nous nous sommes débarrassés de ces nuisibles, abordons la question de votre famille, dit Arcturus en se tournant vers les Malefoy. Je suis parfaitement informé des manigances au Ministère. Je vais vous accorder le bénéfice du doute, mais soyez prévenus : au moindre soupçon de trahison pour cette fausse idéologie, j'annulerai le mariage. Avons-nous bien compris ?
Je vous assure que mon engagement auprès du Seigneur des Ténèbres n'était pas de mon plein gré, tenta de se justifier Lucius, se levant sous le regard méfiant de Sirius, Molly et Arthur. Mon père, que son âme repose en paix, était aveuglé par cet imposteur, m'obligeant à le suivre. Cela ne justifie pas mes actions, mais je ferai tout pour prouver ma loyauté.
Et si tu commençais par prononcer son nom ? lança Sirius, sceptique. Après tout, seuls ses fidèles l'appellent "le Seigneur des Ténèbres".
C'est une habitude, répondit Lucius, avant de retrousser sa manche pour révéler une Marque des Ténèbres presque effacée. Malheureusement, ce tatouage a été ensorcelé pour nous infliger une douleur chaque fois que son nom est prononcé à proximité.
Ah ? Voldemort ! s'exclama Sirius, mettant Lucius à l'épreuve.
Sous leurs yeux, la marque s'embrasa brièvement, provoquant chez Lucius un grincement de dents douloureux. Sirius acquiesça, reconnaissant à contrecœur la véracité des propos de Lucius. Bien qu'il ne l'apprécie guère, il pouvait au moins respecter sa franchise.
En ce qui concerne Andromeda et sa famille, reprit Arcturus alors que Lucius dissimulait à nouveau sa marque, il est temps pour vous de réintégrer notre clan. Je souhaite que vous adoptiez de nouveau le nom de Black, ce qui ouvrira de nombreuses portes à votre cabinet juridique. Bien sûr, un coffre-fort sera mis à votre disposition pour subvenir à vos besoins quotidiens.
Andromeda et Ted échangèrent un regard complice, acquiesçant ensemble. Leur cabinet, "Tonks & Associés", bénéficierait sans doute du prestige du nom Black, attirant une clientèle plus aisée et variée. L'offre d'un coffre-fort représentait également un avantage considérable, compte tenu de la générosité habituelle des Black envers les membres de leur famille.
Ce serait un honneur, Monseigneur Black, déclara Ted, main dans celle de sa femme. Nous nous efforcerons de représenter dignement notre famille.
Excellent, sourit Arcturus en se tournant vers Nymphadora. Jeune fille, j'espère que tu seras à la hauteur de ton prénom, qui signifie "fille aimée" en grec. Cela témoigne de l'affection profonde de tes parents à ton égard.
Nymphadora rougit légèrement en entendant son prénom, mais hocha la tête, un sourire timide aux lèvres. Bien qu'elle ait toujours trouvé son prénom difficile à porter en raison de sa singularité, l'association avec le nom Black pourrait désormais dissuader quiconque de la railler, évitant ainsi de s'attirer les foudres de la famille Black.
Narcissa Malefoy observait avec un sourire discret la réaction joyeuse de sa sœur Andromeda et de son beau-frère Ted, clairement enchantés à l'idée de réintégrer le prestigieux nom de Black. Elle était consciente depuis longtemps des obstacles rencontrés par leur cabinet à cause de leur nom de famille perçu comme trop "moldu", mais n'avait jamais osé intervenir, de peur de les mettre encore plus en difficulté.
Arcturus, cependant, tournait désormais son attention vers la famille Weasley, dont l'unité et la simplicité semblaient susciter son intérêt. À son regard, Molly et Arthur se levèrent, anticipant que le patriarche s'apprêtait à leur adresser la parole.
Arthur et Molly Weasley, entama Arcturus avec une tonalité étonnamment chaleureuse. Votre famille a longtemps été stigmatisée comme traître à son sang pour sa bienveillance envers les moldus. Vous avez été ostracisés, reniés par le Magenmagot et de nombreuses familles nobles, au point de voir votre titre de baronnie vous échapper. Contrairement à bien d'autres, je n'ai jamais vu le mariage de ma cousine Cedrella avec un Weasley comme une trahison, et je regrette profondément l'excommunication orchestrée par mon père.
Nous sommes conscients des épreuves traversées, articula Arthur, visiblement ému. L'exclusion de ma mère a été un coup dur pour nous, affectant considérablement notre situation financière. Malgré tout, nous avons persévéré.
Et c'est en reconnaissant votre persévérance que je souhaite vous apporter mon soutien, poursuivit Arcturus, provoquant une vague de surprise générale. Si je ne peux restituer votre ancien domaine, aujourd'hui aux mains des Peverell disparus, je peux néanmoins vous assurer une aide financière. En tant que membres de la famille Black, un coffre-fort vous sera attribué, accompagné d'une somme annuelle destinée à couvrir vos besoins.
Monseigneur Black, cela nous semble excessif, tenta de protester Molly, les yeux brillants de larmes. Nous ne pouvons accepter...
Refuseriez-vous ma générosité, au point de m'offenser ? interrompit Arcturus, son ton devenant plus ferme. Je présume que vous ne finirez pas cette phrase.
Face à l'inflexibilité d'Arcturus, Molly se tut, acquiesçant malgré elle, un sourire timide mais reconnaissant éclairant son visage. L'idée de pouvoir enfin offrir à ses enfants des vêtements neufs et d'améliorer leur quotidien lui apportait un réconfort inattendu. Arthur, de son côté, affichait un sourire sincère, comprenant l'impact positif que cette aide aurait sur leur vie, notamment sa position au Ministère.
Nous vous sommes infiniment reconnaissants, Monseigneur Black, exprima Arthur, radieux. Votre geste de bienveillance nous honore, et nous nous engageons à vous rendre fier de cette décision.
Arcturus se contenta d'un hochement de tête appréciateur, son regard se posant sur les enfants Weasley, particulièrement sur William, dont le sourire trahissait sa joie à l'idée de ne plus porter des robes d'occasion à Poudlard. Il nota également l'éclat vif d'intelligence dans les yeux de Perceval, pressentant en lui un futur membre de valeur pour la famille Black.
— Il est temps de clore cette assemblée, conclut Arcturus. Vous êtes libres de vous retirer.
Les Malefoy, Weasley, et Tonks-Black prirent congé, saluant respectueusement Arcturus et Sirius avant de quitter les lieux. Seule dans son coin, Lucretia, spectatrice oubliée de ces événements, se leva enfin, un sourire malicieux aux lèvres. Elle avait pris un malin plaisir à assister à cette réunion, surtout au bannissement de sa belle-sœur qu'elle ne portait guère dans son cœur.
Eh bien, père, s'exclama la femme avec un entrain manifeste, tu ne m'as vraiment pas déçu aujourd'hui. Entre les surprises, les rebondissements, et toutes ces annonces, je sens que je vais m'en délecter pendant longtemps. Quant à toi, mon cher neveu, j'espère que tu réalises pleinement l'ampleur des responsabilités qui désormais reposent sur tes épaules. Si jamais tu rencontres le moindre problème avec un sorcier récalcitrant, n'hésite surtout pas à solliciter mon aide.
Sans laisser le temps à Sirius ou à Arcturus de réagir, elle quitta la pièce d'un pas décidé, laissant les deux hommes seuls. Arcturus s'installa confortablement et fit signe à Sirius de prendre place à ses côtés.
Alors, quelle est ta décision ? demanda-t-il directement, sans détours.
Je choisis de rester, grand-père, répondit Sirius, un sourire timide se dessinant sur ses lèvres. Je suis convaincu qu'Harry et moi trouverons notre place ici, mais il y a une chose qui me préoccupe…
Et c'est ? Arcturus leva un sourcil, intrigué.
Tu n'as pas mentionné Regulus, et je sais qu'il a disparu. Il est mort, n'est-ce pas ? La question de Sirius était teintée de tristesse.
En effet, ton frère est mort il y a environ six mois. Sa disparition a été enregistrée sur la tapisserie de notre famille de manière inattendue. J'ai essayé de localiser l'endroit de sa mort, sans succès, avoua Arcturus d'un ton grave.
C'est à ce moment que Kreattur fit une apparition soudaine, surprenant les deux sorciers.
Seigneur Black ? Kreattur connaît les circonstances de la mort du pauvre maître Regulus.
Nous espionnais-tu ? Sirius fronça les sourcils. Où est Harry ?
Le jeune maître dort, vilain maître, répondit Kreattur. Les elfes écoutent toujours leurs maîtres, et Kreattur souhaite révéler la vérité sur le sort tragique de maître Regulus.
Alors, parle, elfe, ordonna Arcturus d'une voix impérieuse.
Kreattur leur raconta alors l'histoire de Regulus Black, du médaillon maudit caché à Grimmauld Place, et de son triste sort entraîné sous les eaux par des inferis, incapable d'intervenir en raison des ordres de Regulus. Stupéfaits par ces révélations, Sirius et Arcturus demandèrent à voir le médaillon. L'elfe revint rapidement, présentant un lourd médaillon orné d'une lettre S entourée de petites pierres vertes.
Sirius recula instinctivement en sentant l'aura néfaste de l'objet, qui lui rappelait l'horcruxe exorcisé de son filleul. Avec réticence, il le prit en main, confirmant ses soupçons. Arcturus, observant la réaction de Sirius, sentit une présence maléfique émaner du bijou mais ignorait sa nature exacte. Reconnaissant le médaillon comme ayant appartenu à Hepzibah Smith, dont la mort lui avait toujours paru suspecte, il écouta attentivement Sirius lui expliquer les événements récents à Sainte-Mangouste.
Demain, nous irons à Gringotts pour consulter leurs briseurs de sorts, décida Arcturus. Nous en profiterons pour vérifier les comptes de notre famille et rechercher un éventuel testament des Potter.
Ne devrions-nous pas aller au Département des Titres, Testaments et Héritages du Ministère ? questionna Sirius.
Il existe une antenne de ce département à Gringotts, fonctionnant en collaboration avec la banque, car les héritages sont souvent liés à des coffres, expliqua Arcturus. Je te suggère de profiter du reste de la journée pour rassembler tes affaires et celles d'Harry. Ta chambre t'attend à proximité de la mienne.
Et les chats ? Tu les apprécies toujours aussi peu ? taquina Sirius, un sourire espiègle aux lèvres.
Pourquoi cette question ? demanda Arcturus, perplexe.
Sirius ne répondit que par un sourire, anticipant déjà la réaction de son grand-père à la vue de Minnie. Arcturus, quant à lui, pressentait déjà les complications à venir.
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