Chapitre 3 : Envie et curiosité

Les jours passent. Cela nous arrive de nous croiser plusieurs fois dans la journée. Le même but nous rapproche. L'école.

Puis c'est les « bonjour », « bon appétit », « bonne apres-midi », « à demain » toujours avec un sourire, un regard. Je le trouve beau. Un charme simple et brut.

Je m'imagine lui parler quand on se croise en ville. Qu'on se retrouve par hasard au même endroit et que ça nous amène à la discussion. Simplement échanger quelques phrases. Entendre sa voix et profiter de cet instant.

Quel est son prénom ? Où habite t il ? Que fait-il dans la vie ? Ma curiosité s'amplifie au fil des jours. Le saluer ne me suffit plus.

Mais enfin Hermione, à quoi penses tu ? Arrête de t'imaginer des choses. Qui aurait pu te lancer un tel sortilège de confusion ?

Lors d'une intervention chirurgicale, je reste concentrée sur mon patient à opérer, mais dès que mon cerveau est en repos, mes pensées sont tournées vers lui.

Le rapprochement se fait grâce à nos petits derniers. Ils se mettent à jouer ensemble, ce qui laisse place au dialogue. J'écoute chaque mot sortir de sa bouche. Nos conservations sont plutôt banales sur des sujets du quotidien. Mais nos regards, eux, appuyés. Je ressens une légère gêne. Pourquoi ?

Je n'arrive pas à me détacher de lui. Est-ce mon imagination qui me joue des tours ? Est-ce seulement mon fantasme qui brouille la réalité ?

Puis il y a des « coucou » avec la main. L'envie de parler pour ne rien dire simplement avoir l'occasion d'être à côté de lui. Le sentir proche de moi. Je voudrais le toucher.

J'apprends alors qu'il travaille dans l'industrie agroalimentaire. Il aime découvrir de nouvelles alternatives écologiques, meilleures pour les animaux et notre environnement. Il a l'air d'être épanoui dans ce qu'il fait.

Je me surprends à me retourner à chaque fois pour le chercher. Je commence à réaliser que j'ai vraiment une attirance pour lui seulement à ce moment là. Il me plait.

Mon cœur s'emballe quand je le vois. Mon bas ventre se remplit de papillons qui dansent la java. Je suis heureuse rien que de savoir que je vais le retrouver, même pour 10 minutes.

Mon corps s'exprime, je ne peux que l'admettre. Mon envie pour lui est bien réelle.

Le fait qu'il ne me lâche pas du regard et qu'il se retourne lui aussi pour me chercher, me font réaliser que l'attirance est réciproque.

« Ce que je ressens pour lui est réciproque. » J'ai bien dû me le répéter vingt fois. Il y a quelque chose entre nous, une attraction bien présente.

Oui d'accord, je comprends que c'est réciproque. Et alors ? Et ensuite ? Rien. Evidemment qu'il ne se passera rien. Nous sommes en couple tous les deux. La fidélité pour moi a toujours été logique et évidente comme Albus Dumbledore était et restera à jamais le plus grand sorcier de tous les temps.

Je préfère garder mon attirance pour moi. J'aime m'inventer des histoires pour assouvir mon imagination. Cette envie qui brûle mon être. Il n'y a rien de mal à ça.

*Il me prend par la main et m'emmène loin de ce quotidien habituel. On s'enlace, on s'embrasse avec passion. Je sens sa peau, mes mains caressent ses avants bras. Mes lèvres découvrent son cou. Elles ne résistent pas à l'envie de goûter aux siennes. Ce que je ressens est fabuleux.* Mon corps le réclame.

Mes pensées sont tournées vers lui en permanence. Je voudrais vraiment savoir comment il s'appelle. Quel est le prénom de cet homme qui me fait chavirer ?

Et puis un jour, dans une conversation, enfin je le connais. Enfin, je peux mettre un nom sur son visage. Sur celui qui prend toutes mes pensées. Severus. Son prénom correspond parfaitement à son carisme. Il le porte bien.

Je m'amuse à me dire que si j'avais son numéro, ce serait le début de la fin. Nos conservations dériveraient sûrement vers notre attirance et notre envie réciproques.

Où fixe-t-on la limite ? A partir de quand doit-on dire stop à ce qu'il se passe ? Pour le coup, je préfère ne pas vraiment me le demander.

Ce n'est qu'une envie, une malheureuse envie physique, purement sexuelle finalement. Mes rêves sont de plus en plus érotiques. Son corps contre le mien. Nos peaux brûlantes de désir. Succombant à la tentation et au plaisir charnel.