Chapitre 5 : Découverte et rapprochement

Bonjour à tous.

DodoP, merci pour ton com :) j'espère que la suite te plaiera.

Nous allons pour la première fois chez eux un samedi soir. Ce repas est une sorte de remerciement après le service que nous leur avons rendu. C'est un bon moyen d'apprendre à se connaître davantage.

Je vais enfin découvrir son lieu de vie. Les rencontres entre nos deux conjoints se passent très bien. Il nous présente sa femme, Lily. C'est une charmante personne qui travaille dans une animalerie sur le chemin de travers. Nos enfants jouent ensemble. La soirée se déroule dans les rires et les taquineries.

A un moment, je me retrouve seule dans leur salon. Ils ont bon goût. J'aime la décoration qui a été apportée à ce grand espace. Des miroirs sont accrochés aux murs. De toutes tailles et de plusieurs formes. Il y a des portraits animés, surement des personnes de leur famille.

Au milieu de la pièce se trouve une table basse en bois massif. Je peux lire la Gazette du sorcier posée dessus et un autre intitulé « Leçons de couture pour sorcière débutante ». A côté est déposé dans un bol quelques paquets de bonbons de Bertie Crochue et des bulles baveuses.

Le canapé couleur crème apporte de la luminosité et un côté paisible. Des gros coussins moelleux sont posés dessus. Je remarque dans un coin, deux gros paniers en osier avec des pompoms multicolores. Tous deux remplis de jouets.

En passant près de moi, Severus m'effleure le bras avec sa main. Mon corps se raidit. Mon cœur fait un bon. A-t-il fait exprès ? A en croire son sourire en coin, évidemment. C'est la première fois que nos peaux se touchent. Première pensée impure de la soirée. Je la chasse de mon esprit illico.

Nous nous retrouvons à côté quand nous passons à table. Je sens sa jambe toucher la mienne. Je reste de marbre et continue à discuter. Il recommence. Mon corps est en alerte. Mon cœur s'emballe. « Reste calme et concentrée ». « Severus, tu me cherches là... »

On rigole, on discute de tout et de rien, tout le monde passe une belle soirée. Il se fait tard et mon dernier commence à fatiguer. Je m'éclipse un moment pour installer son lit d'appoint. Quelques tours de magie et son lit sera prêt à l'accueillir dans les bras de Morphée.

« Tu as besoin d'aide ? » me demande-t-il. Réponse instantanée « Oui. »

On s'échange quelques phrases en direction de la chambre. Il y a une légère lumière d'ambiance qui éclaire le couloir. Arrivés devant la porte, je le regarde. Qu'il est beau. Nous sommes très proches. L'envie est trop forte. Ma pulsion difficile à contrôler. Nous sommes trop proches. Je peux sentir son cœur s'emballer. Ma respiration devient sacadée. Je n'arrive plus à lutter. Je l'embrasse. Un baiser léger et rapide. Il me prend la main, me fait rentrer dans la chambre et me plaque contre le mur. Il pose ses lèvres sur les miennes.

Décrire ce que j'ai ressenti à ce moment là, me redonne des frissons. Fabuleux. Nos langues s'emmêlent, nos lèvres dansent ensemble. Il m'attrape avec tant de fougue ! Une main dans mes cheveux, l'autre sur ma fesse. On s'enlace, on s'embrasse encore. Je sens sa peau, je profite de chaque seconde. Mon corps a envie de lui. A sentir son entre jambe se durcir, je comprends que lui aussi me désire. Je gémis tout bas. C'est divin. C'est comme manger du chocolat en cachette quand t'es gamin. Ce goût délicieux de braver l'interdit.

On revient à la réalité. Installer le lit et retourner dehors comme si rien ne c'était passé. Pendant un moment, il disparait. « Mince. Il regrette ou alors… il est allé dans un coin pour faire redescendre son envie. » On se recroise un peu plus tard, son sourire me rassure. Deuxième option.

La soirée se termine, nous rentrons chez nous. J'ai beaucoup de mal à trouver le sommeil cette nuit là. Ronald, quant à lui, s'est endormi et ronfle déjà comme une locomotive. Il a un peu trop abusé de la bière au beurre ce soir. Mes pensées sont sans cesse ramenées à ce qu'il s'est passé. C'est de la folie. Etonnament, je n'ai aucun regret. De la culpabilité, oui, un peu. On a succombé à la tentation. Et c'était bon. Libérée ? Pas pour autant.