Bonjour tout le monde. Pour le moment, je suis dans l'incapacité d'écrire un autre scénario de fin pour cette fiction. Aussi fou que cela puisse paraître… Elle n'est finalement pas terminée !
Et oui, moi aussi j'ai cru que l'histoire passionnelle entre Severus et Hermione était finie… A tord à l'évidence, me revoilà !
DodoP, merci pour ton commentaire. J'espère que cette suite ne va pas te décevoir.
Voici un chapitre rebondissant et assez déstabilisant !
Attention, il y a un zeste de Lemon.
Bonne lecture.
Chapitre 14 : Hors du temps - Parenthèse passionnelle
Ca faisait des jours que je n'avais pas croisé Severus. C'est Lili qui venait chercher les enfants à l'école. Ca nous arrive de papoter quelques minutes de tout et de rien. Nos enfants sont heureux de profiter encore un peu.
Le fait de ne pas le voir, m'a permi d'avancer dans mon « deuil ». D'accepter la situation qu'il ne se passerait plus rien entre nous. Mon corps commençait à se remettre petit à petit de ce manque qu'il ressentait en permanence. J'en viens à me dire qu'il était réellement malade. Je faisais tout pour ne pas penser à lui tout le temps. J'essayais au mieux de combler ce vide qui réapparaissait au fil des nuits. Moi qui n'avais jamais eu d'addictions auparavant, là je commence à comprendre la difficulté qu'ont les personnes dépendantes à se sortir de cet enfer. Même étant jeune, je n'ai jamais voulu tester des nouvelles choses. Encore moins les produits des jumeaux Weasley ! Hors de question d'essayer leurs inventions. Ils sont connus pour créer de véritables produits qui rendent addictif dès la première utilisation. Ils sont totalement fous pour inventer de telles substances. Harry a eu le malheur une fois de tester un spray hillarant. Il a failli mourir d'un fou rire qui s'est stoppé au bout de 24h ! 24 heures à rire sans interrumption. L'effet s'est arrêté de lui-même malgré des contres sortilèges. Aucun n'en est venu à bout. Il lui a fallu le double du temps pour s'en remettre. Il était épuisé et a eu une douleur vive à l'abdomen pendant des jours. Il s'est promis de ne jamais retenter l'expérience.
Je dois dire que ma sagesse s'est pris une sacrée raclée. Et maintenant elle doit bien rire et s'en mordre les doigts d'avoir échouée face à l'envie du sexe. Je n'aurais jamais pensé que j'allais me retrouver dans ce cycle infernal de manque de sexe ! Moi Hermione GRANGER … Jeune femme sage, suivant les règles et maîtrisant sa vie. Pour le coup, c'est Albus qui doit se retourner dans sa tombe en voyant le virage qu'a pris ma vie sentimentale !
Mais c'est avec désarroi, que je vous le dis. J'ai lamentablement échoué dans mon sevrage. Il aura fallu un instant, un regard échangé pour que mon addiction refasse surface. Je ne m'attendais pas à le revoir. Nous nous sommes effleurés. Ma peau touchant la sienne. Nos lèvres si proches … Et en un instant, tous ces moments érotiques sont revenus en un coup de point dans ma tête. Fracassant mon cerveau avec des images de nos corps emmêlés et transpirants de désir. Mon corps était de nouveau inévitablement attiré par le sien. J'ai eu énormément de mal à contrôler ma pulsion, voulant bondir hors de moi. Après notre échange posé et banal, du fait que nous n'étions pas seuls, et que j'ai géré tant bien que mal, il est parti avec ses enfants. Je le revois se retournant vers moi au volant de sa voiture, me faisant un clin d'œil accompagné de son sourire charmeur. Ca m'a fait fondre littéralement sur place. J'ai senti en l'espace de quelques secondes une violente bouffée de chaleur envahir mon corps, au bord du malaise. Oui cet homme est capable de me faire cet effet là. Quand je repense au moment où nous étions si proches, il m'a fallu un sacré self-contrôle pour ne pas le prendre dans mes bras. Tous ces efforts pour enterrer mon envie pour lui, réduit à néant en un claquement de doigt. J'ai senti une vague de tristesse en rentrant chez nous. C'est là que j'ai compris que mon sevrage allait vraiment être long. A-t-il ressenti la même chose ? Je me demande comment il le vit de son côté. Quand j'aurais l'occasion, je lui demanderai, si je trouve le courage…
Depuis, j'ai sans cesse des scénarios sexuels qui défilent dans ma tête. Mon imagination est au bord de l'explosion, tant mes envies sont brûlantes et indomptables.
Je le veux. Je veux le sentir en moi. Lui me prenant sur la table par derrière, son sexe me pénétrant profondément à chaque coup de rein. Baiser sous la douche, l'eau chaude déperlant sur nors corps en transe. Sur le siège passager d'une voiture, à califourchon sur lui. Je veux embrasser toutes les parties de son corps, respirer sa peau, que ses mains me touchent et ses doigts me caressent. Cet homme m'a procuré tant de plaisir. Ma pulsion libérée de ses chaines, se nourrissant de son corps tant désiré. Tel est mon fantasme.
Au moment où j'écris ces lignes, je reçois un message venant de lui. (Coïncidence ou est ce de nouveau un signe de l'univers … ?) Je viens d'avoir ma réponse. Je n'ai pas eu à lui demander ce qu'il ressentait, de lui-même il me l'a clairement exprimé. Il a vécu les mêmes émotions que moi lors de notre dernière rencontre. Je pensais que son côté, il avançait mieux que moi dans son sevrage, mais en fait pas du tout ! Ca fait des semaines maintenant qu'il ne s'est rien passé entre nous. Je crois que lui aussi est au bord de l'explosion ! Il a encore envie de moi. Oscar Wilde a oublié de préciser que ce n'est pas parce que nous succombons à la tentation, que celle-ci s'évapore.
Pour que réellement cette tentation disparaisse, il faut de la distance entre nous. Ne plus jamais se voir, ni se parler. Quand nos corps sont loin l'un de l'autre, tout va bien. Mais quand nous nous retrouvons, même pour quelques minutes, cette alchimie réapparaît et nos désirs refont surface.
Les jours défilent, le quotidien suit son rythme. Ecole, travail, maison. Et encore ma tête remplie de Severus. Toujours. Malgré nos distances et le peu de messages envoyés. On se retient. Ca me brûle les doigts de lui en envoyer. Je résiste. Il me manque. Toujours.
Et puis j'en viens à vous parler de ce jour, où je me retrouve de nouveau chez eux. Goûter entre enfants. Mon grand a tenu à préparer un super gâteau au chocolat et marshmallow pour l'occasion. Ils sont très heureux de se retrouver pour jouer ensemble.
Quelques heures avant, Severus m'envoie un message. « Ne m'en veux pas si je ne reste pas avec vous cette après midi. Vous voir toutes les deux me met mal à l'aise. » Je lui réponds que je comprends. Evidemment. Moi aussi je suis un peu mal à l'aise quand je me retrouve face à eux deux. Mais j'arrive à gérer assez bien. Je lui demande « si tu le souhaites, j'annule le goûter et on ne vient pas.»
Sa réponse : « Non, j'aime te voir aussi. Viens. »
Un peu stressée, nous arrivons chez eux. Ron est absent ce jour là. Il a un entraînement important en vue d'une rencontre contre les Irlandais le prochain week-end.
L'après-midi se passe bien, je trouve finalement Severus à l'aise, un peu taquin envers moi. C'est mignon. Je crois qu'il tient vraiment à moi. Certain de ses messages me l'ont déjà faits réaliser. Il a des mots doux et il est attentionné. Aurait-il les mêmes sentiments que moi ? Nous n'en avons jamais parlé de possibles sentiments. S'il y avait autre chose que l'envie et le désir l'un pour l'autre. Je n'oserai pas aborder ce sujet, c'est impossible. Par peur sans doute. Et puis, de toute évidence, cela ne mènerait nulle part.
Je m'éclipse pour aller me laver les mains dans la salle de bain. Au moment où je réouvre la porte, je tombe nez à nez sur lui. Oh mon Dieu. Seuls, face à face. Yeux dans les yeux, à quelques centimètres de sa bouche. Et là, la chose totalement imprévue se produit. On s'embrasse. Des frissons me parcourent le corps telle une décharge électrique. Nos lèvres se dévorent. On s'enlace et nos cœurs s'emballent. Je ferme les yeux pour savourer cet instant interdit. L'odeur de sa peau… Quelques secondes de pur bonheur et rempli d'adrénaline. On se sépare sans un mot, juste un sourire sincère échangé. Il est l'heure pour nous de rentrer. « A bientôt. »
Cette parenthèse me chamboule et me remplit de joie en même temps. Il me faut un peu de temps pour réaliser ce qu'il vient de se passer. Mince… On vient de s'embrasser. Encore. Un baiser, inattendu, impensable chargé d'envie.
On s'était dit stop. On s'était mis d'accord ! Pourquoi ça s'est produit ? Assise sur mon lit, je réfléchis et j'écris. Ce lien entre nous est-il réellement incassable ?
Votre avis ? J'écris cette fiction au fur et à mesure. Je ne sais pas quand je publierai le prochain chapitre.
A bientôt, merci de l'avoir lu.
