Bonjour chers lecteurs, ça faisait longtemps !
J'ai mis du temps, j'ai hésité et puis j'ai écrit la suite.
C'est avec plaisir de lire vos commentaires svp laissez en un :) Merci
Dans ce chapitre vous y trouverez du Lemon au vue du titre vous vous en doutiez vas )
Bonne lecture
Chapitre 15 : Sexe et faiblesse
C'est sans grande fièreté, que je vous l'avoue chers lecteurs.
Severus et moi avons croqué la pomme une nouvelle fois. L'ultime péché. Encore. Nous sommes incorrigibles. « Je jure solannellement que mes intentions sont mauvaises » Cela ne vous rappelle rien ?
Après réflexion, cette fois, aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est lui qui n'a pas réussi à se défaire de moi. Autant les fois précédentes, je le voulais de tout mon corps. Je savais qu'il me désirait aussi mais je pensais que c'était moi qui ressentais cette envie bien plus forte que lui. Ca en devenait obsessionnel. Un manque irrationnel de sexe. Après notre dernier rdv nocturne, j'étais d'accord avec lui. Cela devait être la dernière. Je commençais réellement à me détacher de lui après notre dernière aparté éclaire. Certes, c'était loin d'être facile, mais je sentais que j'étais sur la bonne voix. Nos discussions étaient quand même parfois érotiques, ça c'est vrai. Mais pour moi, ce n'était que du fictif. Une manière d'arrêter petit à petit. J'avais encore besoin de ce contact afin d'accepter le fait de ne plus le toucher. De toute évidence, du côté de Severus ça n'a fait que décupler son désir pour moi.
Après ce qu'il vient de se passer, je réalise (enfin me diriez-vous ?) que Severus ressent exactement la même chose que moi sur ce plan. J'ai toujours pensé qu'il gérait beaucoup mieux cette « abstinence sexuelle » entre nous. Ce désir intense et aussi violent que j'ai pour lui est au même niveau que le sien ! Il s'est vraiment bien contrôlé jusqu'à présent. Il a toujours été plus sur la réserve que moi sur ce qu'il ressentait. Quand j'y repense ! Je crois qu'il se persuadait à chaque fois que c'était vraiment la dernière. Etait-ce pour se rassurer ? Oui. Evidemment. Je commence à bien le connaître maintenant. Son attitude montre clairement qu'il est encore tiraillé entre son désir pour moi et sa vie familiale. Totalement incompatible. Je ne voulais pas parler en nos deux noms. Ce que j'ai écrit depuis le début venait de mes ressentis. Pas des siens. Je ne pouvais trop m'avancer sur ce qu'il vivait de son côté. Le problème c'est que je comptais sur sa raison et sa sagesse pour que notre relation s'arrête. Echec cuisant. Naïve que je suis…
On a baisé encore une fois. Et par Merlin, que c'était bon. Intense, spontané, jouissif, sauvage. Nous avons écouté nos corps. On les a laissé fusionner, transpirer et jouir ensemble. C'était passionné comme toujours.
Au départ ce n'était qu'un simple passage chez moi. Il devait venir avec Lili pour récupérer quelques affaires de mes fils que j'avais triées, leur allant trop petites. Au dernier moment, elle avait été appelée au magasin. Une dizaine de bébés hibous avaient été retrouvés sur le chemin de Traverse, abandonnés dans un carton.
Il me prévient qu'il vient seul. Ok. D'accord, il vient prendre les sacs et repart. Après notre dernier baiser, on en avait un peu reparlé en disant que c'était sur l'impulsion de l'instant. Que cela ne signifiait pas grand-chose…
Le voilà chez moi. Son regard toujours aussi charmeur, sans même qu'il s'en aperçoit, il me fait un effet de fou. Je reste neutre. Je contrôle ma boule de feu intérieure voulant se réveiller en sa présence. Je vais récupérer les sacs d'habits que j'avais posés près du canapé. Je me retourne pour lui remettre. Nos mains se touchent. Mon regard dans le sien en dit long en quelques secondes sur notre envie l'un pour l'autre. Il m'embrasse. Un baiser tendre avec un zeste de piment. Nos langues valsent ensemble. Les sacs retombent sur le carrelage beige. Je l'enlace. J'embrasse son cou, mes mains caressent ses cheveux. Nos corps sont en alerte et nos cœurs s'emballent. Notre respiration devient sacadée à chaque baiser, à chaque échange langoureux. Je gémis en murmurant son prénom. Sa main descend lentement sur mon ventre au travers de ma robe. Elle prend le chemin interdit.
« Non non ce n'est pas une bonne idée, ne descend pas …» je voulais lui dire mais j'étais comme bloquée dans mon corps et de ne plus en avoir le contrôle. J'étais incapable de dire quoique ce soit. Je sens ses doigts caresser mon sexe. D'abord au travers de ma petite culotte, puis les glisse pour toucher directement mon clitoris. Il me pénètre avec deux de ses doigts pendant que son pouce fait des cercles sur mon bouton d'or. Cette sensation… C'est exceptionnellement bon. Je défais sa ceinture, le bouton de son jeans et descend la fermeture Eclaire. Ma main se dépose sur son sexe déjà bien dur. J'attrape ses fesses pour le coller davantage contre moi. Je réalise quelques vas et viens rythmés. On ne va pas tenir longtemps. La tension sexuelle est palpable. C'est beaucoup trop fort pour continuer simplement en se caressant. Je le veux en moi. Je me retourne dos à lui contre le dossier du canapé en cuir noir. Il fait descendre ma culotte, m'attrape les hanches pour me faire basculer un peu en avant. Je prends son sexe pour le guider devant mon intimité. Il me pénètre d'un coup de rein sec. Divin. Nos corps sont en parfaite harmonie. C'est un rythme effraîné. Il me pénètre encore et encore pendant que ses doigts retrouvent mon clitoris. Il aura fallu quelques minutes pour que nous jouissions ensemble. Il nous faut un certain temps pour reprendre notre souffle tellement cet échange fut aussi rapide qu'intense. Comme à chaque fois, et si étonnant que cela puisse être, j'ai pris mon pied comme jamais. Le simple fait de le toucher, mon corps est prêt à l'accueillir. Je voudrais baiser avec lui tout le temps tellement c'est bon. Nos échanges sont évidents, nos gestes spontanés, d'une cohérence déconcertante. Je n'ai jamais vécu une telle fusion pendant l'acte.
Une fois, il m'avait dit qu'il lui fallait simplement me voir pour avoir envie de me faire l'amour. Ca me revient maintenant. C'est marrant de penser que nous sommes pareils finalement. Et après ça, je ne peux que le confirmer !
Je voudrais avoir cette capacité à garder en mémoire chaque détail de chaque moment que nous avons vécus ensemble. Tous nos souvenirs en commun, gardés dans un seul et unique endroit, intactes à tout jamais. Malheureusement je ne connais qu'un moyen … C'est de posséder une pensine. Ce résipient en pierre, d'une valeur inestimable, est un objet qui en fait rêver plus d'un. Il nous est impossible d'en acquérir une. Elles deviennent de plus en plus rares de nos jours. Seuls les plus grands sorciers au coffre fort bien rempli de pièces d'or chez Gringotts pourraient s'en offrir une. Il faut que je l'accepte. Certaines choses s'oublient avec le temps et quelques unes de nos conversations s'effacent dans ma tête. Il y a tant de mots échangés, de phrases écrites que, par dépit, je ne peux retenir.
Après l'amour, il me prend dans ses bras et m'enlace fort. J'entends ces quelques mots sortir de sa bouche dans un murmure. « C'était parfait… Tu es si belle. »
Il prend mon visage dans ses mains pour déposer un baiser d'au revoir. Severus est reparti les mains remplis de sacs ce jour là, et mon cœur rempli de bonheur.
Comment renoncer à ça ? Il est l'épice qui rend mes journées et mes nuits meilleures. Il apporte cette touche de piquant à ma vie. Pourquoi devrais-je arrêter ?
