Et voilà... On y est.
La seule fanfiction que j'ai réussi à achever (si on ne compte pas les one-shots) depuis... Depuis l'époque Skyrock, en fait, où je publiais à l'époque mes ébauches de fanfiction, autant sur Harry Potter que My Little Pony.
Je souhaite donc dédier cette fanfiction aux personnes qui m'ont lue sans relâche à cette époque, à me donner des conseils, et surtout, à toujours continuer de croire en moi malgré ma motivation et mon rythme d'écriture aléatoire. Et bien qu'elles ne connaissent pas du tout l'univers de Kaamelott, j'espère ne pas les décevoir.
Enfin, je tiens à préciser que, même si ça paraîtra sans doute évident pour les personnes qui liront cette fanfiction jusqu'au bout, elle est très inspirée de l'univers de Ace Attorney, sans toutefois être vraiment un crossover.
Sur ce... Je vous souhaite une bonne lecture.
Minuit sonne. Les cloches de Kaamelott résonnent dans la nuit, tandis que la pluie martèle les pierres moussues des remparts. Des éclairs éclatent, dévoilant par instants les tours majestueuses du château. Pourtant, à l'intérieur, le silence règne... ou presque.
Dans les écuries, une lueur vacillante fend la pénombre, sans doute celle d'une lanterne fatiguée. Deux silhouettes se devinent parmi l'ombre et la paille éparse. Une tension étrange flotte dans l'air, comme un secret prêt à éclater.
Tout à coup, l'une des deux silhouettes, légèrement plus grande et imposante que l'autre, devient plus agitée. Sans un mot, elle s'avance vers son interlocutrice. Chaque pas est lourd, déterminé, comme si cette personne était prête à en découdre, et ce, quel qu'en soit le prix. Un autre coup de tonnerre éclate, et l'orage gronde encore.
La deuxième silhouette, plus petite et moins robuste, recule d'un pas, puis de deux. L'incertitude la gagne. Elle semble désormais consciente du danger imminent, comme si sa vie ne tenait plus qu'à un fil.
Des hennissements résonnent, suivis d'un cri perçant, puis du bruit sourd de quelque chose qui se brise. La cacophonie de l'orage est maintenant accompagnée d'un son plus terrible encore. Lentement, sur la paille immaculée des écuries, une flaque rougeâtre commence à se former. La silhouette restante avance à tâtons dans le liquide poisseux et nauséabond, une odeur si insupportable qu'elle se voit contrainte de s'agenouiller.
Une voix faible et tremblante s'élève, alors que l'orage semble marquer une trêve :
« Majesté… Vous êtes là ? Est-ce que vous allez bien ? Ohlala, ça sent pas bon… pas bon du tout… »
La porte des écuries s'ouvre alors brusquement avec un bruit sourd. Cette fois, c'est certain : tout le château est éveillé, à l'instar de la clameur qui s'élève dans la nuit. La lumière d'une torche éclaire soudainement les écuries, qui depuis quelques minutes étaient plongées dans l'obscurité. Et cette clarté ne laisse ainsi plus de place au doute quant à l'identité de la personne à genoux, les mains couvertes de liquide écarlate, l'air complètement désemparé.
Choqué par ce qu'il vient de découvrir, l'homme qui pénètre à son tour sur cette scène insoutenable prend alors la parole, peinant à croire à ce qu'il voit :
« Perceval ? s'exclame Bohort, les yeux écarquillés en voyant son camarade, là, comme un rat pris au piège. Par tous les dieux ! Qu'avez-vous fait ? »
Un nouveau coup de tonnerre résonne, comme pour marquer la fin tragique de cette nuit funeste.
A Kaamelott, il est bien plus de minuit, et un meurtre vient d'être commis.
