Hi !

Voici la suite :)

Un chapitre assez court je dois dire. Ici, Arlène revient faire une brève apparition.

Résumé : Cuddy reçoit le cadeau de House : ce superbe stéthoscope rose dont la couleur l'intrigue peut-être plus qu'elle n'en apprécie sa fonctionnalité. Quelques jours plus tard, il y eut la soirée caritative au Princeton Plainsboro, et contre toute attente House décide d'être présent.

Bonne reprise à vous si ce n'est pas déjà fait !

Good Read ;)


Chap' 35

Le jour le plus attendu de l'année était enfin là : Noël ! En ce Mardi 25 Décembre, Lisa avait convié sa famille autour d'un repas de fête. Elle avait, là encore, tenu House au courant plusieurs jours avant pour qu'il puisse se faire à l'idée, craignant sa réaction. Mais il ne lui avait pas servi de quelconque jérémiade et avait plutôt bien pris la chose. Elle en fut rassurée et était même quelque part fière de lui car il acceptait de rencontrer sa famille sans rechigner. Jamais cela n'aurait été possible avant.

Elle avait pris quelques jours de congés, plus par nécessité que par envie. Elle savait qu'il fallait qu'elle pense à se reposer, mais la chose n'était pas évidente pour elle. Et pour l'heure, elle s'affairait à préparer le repas pour ses convives. Sa sœur, son mari et leurs enfants venaient en voiture. Ils en avaient pour un peu moins d'une heure de route. Sa mère devait prendre l'avion car environ cinq heures les séparaient ; elle était arrivée la veille. House avait préféré s'éclipser cette soirée-là, regagnant son appartement avant qu'elle n'arrive.

La maison n'étant pas assez grande pour y accueillir tout ce petit monde, Lisa s'était arrangée pour laisser sa chambre à sa mère, ainsi que les deux autres à sa sœur et aux enfants. Elle rentrerait avec le diagnosticien à son appartement pour la nuit. Ça avait demandé de l'organisation, mais pour une nuit ça ne posait pas de problème.

Je vois que tout est remis en ordre, pas comme la dernière fois que je suis venue. Fit remarquer Arlène à sa fille alors qu'elle l'aidait à éplucher les légumes. Tu ne déménages plus ?

La jeune femme posa le couteau qu'elle tenait avant de se retourner vers elle, les lèvres pincées.

Tu avais raison, maman. J'aime trop cette maison pour la quitter, et elle est assez grande pour y accueillir un enfant.

En disant cela de cette façon, Lisa savait qu'elle avait quelque peu apaisé sa mère. Elle espérait même qu'en lui prouvant qu'elle pouvait "raisonner" sa fille, elle finirait par lui ficher la paix…

Je suis ravie de voir que tu as fini par m'écouter. S'exclama-t-elle fièrement. Avez-vous discuté du mariage ? Demanda-t-elle subitement.

Mais non. Quand vous donnez le bout de votre doigt à Arlène, c'est le bras tout entier qu'elle vous prend. Lisa ferma les yeux un instant, se mordant la lèvre inférieure et se sommant intérieurement que rien n'était à prendre pour acquis avec Madame Cuddy Arlène.

On ne va pas se marier, maman. Assura-t-elle. On n'est pas comme ça, que ça te plaise ou non.

C'est parce qu'il est goï que tu ne veux pas te marier ? Ou bien c'est lui qui ne veut pas se marier ? Et pourquoi il ne se convertit pas au judaïsme, comme je l'ai fait avant d'épouser ton père ?

Elle n'en pouvait plus de ce flot incessant de questions et de tous ces reproches. Et après une énième dispute entre mère et fille sur la conception de la vie de couple, le plat était fini de préparer et se trouvait maintenant dans le four. Combien de temps s'étaient-elles querellées ? Bien trop longtemps sans doute. Elle était fatiguée et décida d'aller prendre une douche. Peut-être celle-ci lui ferait-elle du bien.

Lorsqu'elle sortit de sa salle de bain une demi-heure plus tard, coiffée et habillée pour l'occasion, elle trouva House dans le salon avec sa mère. Elle n'avait pas entendu de cris, c'était déjà pas mal. À peine eut-elle le temps de s'asseoir qu'on frappa à la porte. Julia, Glenn et leurs enfants entrèrent dans la maison. Après que tout le monde se soit installé, ils discutèrent de choses et d'autres, apprenant ainsi à faire connaissance. C'était un réel exercice pour le médecin, lui qui n'était pas à l'aise en société.

Tout le monde passa à table. Le repas se déroula bien et la discussion ne s'essouffla pas, ce qui était une bonne chose. Lisa se détendait peu à peu, et House faisait tout son possible pour rester courtois envers Arlène, malgré les piques que lui envoyait cette dernière. Il semblait même s'entendre pas trop mal avec Glenn, cet homme étant quelque peu détaché de la situation familiale conflictuelle qu'entretenait Arlène avec l'aînée de ses filles. Même les enfants qui gravitaient autour de lui ne semblaient pas le déranger plus que ça. Était-ce la magie de Noël ?

Puis vint le moment où les enfants ouvrirent leurs cadeaux, des étoiles plein les yeux et leurs rires chantant dans la maison. Le feu qui crépitait dans la cheminée apportait chaleur et convivialité à l'atmosphère. Le reste de la journée se déroula sans encombre, à tel point que Lisa se demanda si elle n'était pas en train de rêver.

Le soir venu, après un repas léger car copieux au déjeuner, les deux médecins quittèrent les lieux, leur laissant la maison pour la nuit. Le trajet jusqu'à l'appartement du néphrologue fut silencieux. Cuddy était fatiguée de cette journée, mais elle était également ravie. Pas de dispute, rien. Sa mère n'avait cessé de faire des remarques blessantes, mais il avait su se contenir tout en ne se laissant pas monter sur les pieds. Quant à sa sœur, elle s'était montrée un tantinet réservée vis-à-vis de lui. Non, vraiment, tout s'était très bien passé, et surtout bien mieux que ce qu'elle avait espéré.

Ils étaient maintenant côte à côte dans le lit, à demi-assis. Elle était plongée dans ses pensées, ne faisant pas attention à ce qu'il disait, obligeant l'homme à répéter ses mots une fois qu'elle fut sortie de sa torpeur.

Je disais que tu avais vraiment l'air épuisé.

C'était vrai, elle l'était. Elle aurait voulu le lui cacher, lui dire que ce n'était rien, mais même cela l'épuisait. Et surtout ça ne servait à rien. Alors elle ne nia pas, car c'était plus simple et bien moins énergivore.

Je ne ferais pas ça tous les jours. Concéda la jeune femme. Mais ça m'a fait beaucoup de bien de passer du temps en famille, avec toi.

Il la regarda, réellement heureux qu'elle ait pu profiter de ce moment. Sa main droite se dirigea vers son visage, remettant une mèche de cheveux derrière son oreille.

Ta mère n'est vraiment pas facile à aborder. Reconnut-il. Rien de ce que je pourrais faire ou dire ne lui plaira, et c'est bien pour ça que je me fiche de lui plaire ou non.

Je vis ça constamment ! Ria-t-elle, avant de reprendre son sérieux et de pivoter la tête vers lui. Merci d'avoir été là.

Ta sœur se méfie de moi et ta mère ne me porte pas dans son cœur, mais ce fut un réel plaisir.

Son sourire s'agrandit. Il ne le savait peut-être pas de manière consciente, mais il venait de franchir une étape importante aux yeux de la jeune femme, et elle n'en demeura pas peu fière de lui.

Elle voulut changer un peu de position, ne se trouvant pas confortable. Et alors qu'elle tentait de se redresser de manière plus convenable, elle porta subitement une main sur son ventre rond, s'immobilisant aussitôt. Ce geste ne lui échappa en rien, et il lui lança un regard mêlé d'interrogation et d'inquiétude.

Le bébé… Commença-t-elle avant de se taire, comme pour être bien sûre de ce qui venait de se passer. Il a bougé !

Sans plus attendre, elle lui attrapa sa main la plus proche et la posa sur son abdomen, patientant avec hâte que le mouvement recommence. Celui-ci se reproduisit quelques secondes plus tard, sous le regard ébahi du médecin qui en resta sans voix. À plusieurs reprises, le bébé donna des coups de pied dans le ventre de sa mère. Elle fut submergée par les émotions qui se déchaînaient en elle, et un flot de larmes coula sur ses joues. Elle avait un sourire bienheureux plaqué sur le visage, que rien au Monde n'aurait pu effacer. Il essuya ses joues humides avant d'embrasser sa tempe droite.

Joyeux Noël, Lisa.

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Quelques jours étaient passés. Ils avaient fêté la nouvelle année ensemble, comme n'importe quel couple normal. En était-il un ? Il était du moins en devenir. Blythe House avait eu son fils au téléphone pour l'occasion, apprenant par là même qu'elle allait être grand-mère dans un peu moins de trois mois. Elle en fut réellement ravie. Elle était aussi en colère après son fils, ne comprenant pas pourquoi il ne lui avait pas annoncé la nouvelle plus tôt. Il n'avait pas voulu en avertir son père de vive voix, n'en voyant de toute façon pas l'intérêt ; sa mère s'en chargera pour lui. Il lui avait ensuite parlé brièvement de Lisa. La septuagénaire s'en souvint bien vite, l'ayant déjà rencontrée il y a un peu plus d'un an, lors de sa dernière venue à Princeton, bien que très fugacement.

En ce début de Janvier, le froid s'était pleinement installé dans le New Jersey. La neige avait fait son apparition et la grisaille était de mise. Lisa détestait l'hiver ! La seule chose qu'elle aimait dans cette saison était de pouvoir s'emmitoufler dans un plaid bien doux en buvant un thé bien chaud, chose qu'elle faisait dorénavant tous les jours.

Assise sur son canapé et – emmitouflée dans un plaid bien doux en buvant un thé bien chaud, donc – la jeune femme feuilletait un magazine sur la décoration des chambres d'enfant. Elle cherchait l'inspiration pour la chambre du bébé et avait pas mal d'idées, ayant repéré plusieurs articles qui l'intéressaient. Et ça tombait bien puisqu'une boutique dudit magazine existait en ville. Elle faisait donc son repérage sur catalogue, puis irait sur place pour se faire une idée plus concrète avant de ramener berceau et transat.

Mais pour l'heure, un détail la préoccupait beaucoup, si bien qu'elle ne pouvait pas effectuer ses achats avant de l'avoir réglé.

Je n'arrive pas à me décider. Se plaignit-elle, enfouissant sa tête entre ses mains. Est-ce que… tu pourrais m'aider ?

Elle avait hésité, craignant que ça ne le dérange. Mais au lieu de refuser, ou de broncher dans le meilleur des cas, le néphrologue s'avança vers elle et prit place à ses côtés, sans un mot.

J'hésite entre le vert anis et le vert pistache. Expliqua-t-elle en lui montrant lesdites couleurs sur la page du magazine.

Tu veux mon avis sur une couleur ? Questionna l'homme en haussant les sourcils.

Elle hocha doucement la tête, visiblement incertaine sur le fait de lui demander conseil. Il lui prit le magazine des mains, se résignant malgré tout à lui donner une réponse. Celle-ci lui apparut très rapidement. Pas besoin pour lui de se questionner pendant des heures, c'était absurde.

Cuddy, ce sont les mêmes couleurs.

Non, pas tout à fait. Elles ont d'ailleurs un nom différent.

Ok, il y en a une qui est légèrement plus pâle que l'autre, reconnut-il toutefois, mais très franchement un vert clair est un vert clair. Tu n'as qu'à prendre celle que tu préfères.

Il se leva et lui déposa un baiser sur le haut du crâne avant de rejoindre la cuisine. Pourquoi du vert ? À l'entente de sa réponse, il réalisa qu'il venait de penser à voix haute.

Le vert va aussi bien à une fille qu'à un garçon.

D'accord mais tu aurais pu choisir du gris ou du jaune. Brailla-t-il à l'autre bout de la maison. Pourquoi du vert ? Demanda-t-il, consciemment cette fois, en revenant dans le salon.

Je ne sais pas… C'est apaisant. C'est une couleur qui symbolise la chance, et…

Ses deux mains se mirent à caresser son ventre rond. Elle baissa la tête, regardant cette proéminence, un léger sourire aux lèvres.

Avoir cet enfant est la plus belle chose qui pouvait encore m'arriver.

Elle ne s'en rendit pas compte tout de suite, mais les larmes coulaient de ses yeux. House resta pantois pendant quelques secondes avant de s'avancer vers elle, s'asseyant une nouvelle fois à ses côtés. Il la regarda, ne sachant pas quoi faire ni même vraiment pourquoi elle pleurait. Et puis elle partit en sanglots, ce qui ne l'aida absolument pas à savoir comment réagir, comment se comporter vis-à-vis d'elle. Bien sûr il l'avait déjà vue pleurer tant de fois, l'avait déjà réconfortée à maintes reprises. Il lui suffisait juste de la prendre dans ses bras et il savait que tout son chagrin disparaîtrait. C'était simple, il l'avait déjà fait. Étonnamment, pourtant, à ce moment précis il ne sut quoi faire. Il ne comprit d'ailleurs pas pourquoi il y eut cet espèce de blocage qui le fit rester dans une inertie des plus affligeantes.

Il finit par lui tendre la boîte de mouchoirs qui – Ô miracle – se trouvait sur la table basse devant eux. La jeune femme se saisit du papier avant de se moucher, puis essaya de calmer sa respiration singultueuse. Elle osa enfin croiser son regard, interrogateur.

On n'en a jamais discuté mais… J'ai toujours voulu avoir des enfants. Évidemment mon travail m'a pris tout mon temps et je n'ai jamais été douée pour garder qui que ce soit dans ma vie.

À une exception près ! Se pressa-t-il d'ajouter, la faisant sourire.

Mon rêve a toujours été d'être médecin. Et puis l'ambition a fait que je suis plus devenue gestionnaire que médecin. Mais j'ai toujours voulu fonder une famille. Je pensais avoir raté le coche.

Ses yeux se perdirent dans le vague, et elle resta plongée dans ses pensées pendant un moment. Il respecta son vagabondage de l'esprit, ne voulant pas la brusquer et, il fallait bien le dire, ne sachant pas vraiment comment engager la suite. Elle pleurait pour le choix d'une couleur, tout de même ! Ses hormones la travaillaient, la manipulaient ; elle était torturée. Mais peut-être que le "problème" ne venait pas d'elle ; peut-être qu'il venait de lui. Car depuis ce fameux soir de Noël où leur enfant avait gigoté pour la première fois, House avait été très troublé et il semblait ne pas être en mesure de gérer ce trop-plein d'émotions.

Viens, allons nous coucher.

La seule chose qui lui vint à l'esprit était d'aller dormir. Il ne voulait en aucun cas lui faire part de ses interrogations – de ses inquiétudes ? – et de toute façon elle était fatiguée.

Il se leva et prit la direction de la chambre, la laissant encore assise là sur le canapé, son regard résolument fixé nulle part trahissant son esprit perdu dans les méandres de l'incompréhension. Avait-elle dit quelque chose qu'elle n'aurait pas dû ? Parce qu'il fuyait, c'était évident.

TBC...


Assez court, on est d'accord. Mais je ne peux pas tout pondre comme ça d'un coup ! Certains chapitres sont plus longs que d'autres parce que beaucoup de choses sont à y expliquer, alors disons que les chapitres plus courts sont là pour compenser et servent un peu de transition.

Et rassurez-vous, il y a encore BEAUCOUP de choses dont j'aimerais parler dans cette histoire :D

Notez que j'imagine la maison de Cuddy avec 3 chambres. J'avoue que je n'ai jamais su s'il y en avait 2 ou 3... Je suppose qu'il y en a 3, mais je n'ai jamais pu en être sûre malgré tous les angles de vue que j'ai pu observer... Si quelqu'un a la réponse ! :D

J'espère en tout cas que ça vous aura plu :)

- Kisses to you and see you soon -