Hi !
Encore merci aux personnes qui continuent de se plonger dans cette Fic. C'est vraiment plaisant de voir qu'il y a, quelque part, des gens qui poursuivent la lecture, qui attendent de pouvoir lire le prochain chapitre pour voir où l'histoire va les mener... Un grand merci à vous *_*
Voici donc la suite ! Encore un chapitre assez court, mais voyez-vous en grande fan de cliffhangers, je ne pouvais pas aller plus loin dans ce chapitre...
Résumé : Cuddy fête Noël en famille, accompagné de House. Son bébé se met à bouger pour la première fois ce soir-là. Quelques jours plus tard, elle fait part au diagnosticien de son souhait de rafraîchir la future chambre du bébé.
Good Read ;)
Chap' 36
C'est sans prévenir qu'il entra dans le bureau, ne se donnant même pas la peine d'adresser un regard à son occupant, préférant aller s'asseoir un peu plus loin, sa cuisse droite serrée entre ses doigts. L'homme brun le regarda faire, pourtant pas étonné de voir son ami se comporter de la sorte.
Elle veut du vert. Prononça-t-il un moment après d'un air anecdotique.
Wilson releva la tête de ses dossiers, n'étant pas bien sûr de comprendre. Son regard tomba sur son ami qui n'avait pas changé de position depuis son arrivée, seul un air pensif avait désormais pris possession de son visage.
Pardon ?
Cuddy… Elle veut peindre la chambre en vert.
Cette fois, l'oncologue plissa les yeux, ne comprenant pas où il voulait en venir.
Et donc, tu n'aimes pas le vert ?
Le barbu soupira. Tout à coup, il se demanda ce qu'il faisait là. La réponse était sans doute aussi simple qu'était absurde cette question. L'embout de sa canne rebondit sur le sol, encore et encore, comme si l'écho que celui-ci produisait allait lui souffler la réponse qu'il attendait. En fait, il ne fit qu'agacer le jeune médecin.
Tu pourrais arrêter avec ça ?
Il se stoppa immédiatement, laissant la tige de bois plantée dans le sol. Il resta figé pendant un moment, totalement immobile et incontestablement perdu dans le flou de ses pensées. Wilson le remarqua mais n'en fit pas de cas, bien trop habitué à ce genre de comportement.
J'aurais besoin de toi. Déclara le grand caustique tout en se levant du divan.
À peine était-il arrivé à la porte qu'il s'immobilisa une fois encore, se rendant compte à l'instant même qu'il oubliait une chose importante.
Et oublie tes belles chemises. Précisa-t-il, main sur la poignée. Trouve-toi autre chose.
Et puis il sortit de la pièce, sans plus d'explication, laissant pour le coup son ami dans l'incompréhension complète.
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Lisa ne rentra pas tard du travail ce jour-là. Il était en effet seize heures trente lorsqu'elle pénétra dans la maison. Une forte odeur lui arriva au nez, la faisant d'emblée grimacer. Elle posa son sac sur le fauteuil et n'eut le temps de se débarrasser de son manteau que le diagnosticien apparut dans le couloir, hâtivement.
Bon sang, mais quelle est cette odeur ? Questionna-t-elle, se pinçant le nez avec ses doigts.
Désolé, je pensais que tu rentrerais plus tard.
Elle le regarda, curieuse de ce qu'il semblait lui cacher. Cela dit elle en avait une vague idée en identifiant un trait de couleur verte sur son front ; en plus de cette forte odeur de produits chimiques. Elle tenta de s'avancer vers la pièce, mais il lui barra le chemin, se mettant devant elle.
Nan ! Tu ne verras rien avant que ça ne soit terminé ! Clama l'homme en levant la paume de ses mains entre eux.
C'est à ce moment-là que Wilson sortit de la pièce, un sweat bleu marine bariolé ci et là de peinture.
Qu'est-ce que vous manigancez tous les deux ? Demanda Cuddy, bras croisés sur sa poitrine.
Oh… Mais on ne manigance rien. Tenta de se défendre l'oncologue, peu sûr de lui.
La jeune femme pinça les lèvres dans une moue dubitative avant de tourner les talons, allant ranger son manteau dans la penderie. House se retourna vers son acolyte et tous deux entrèrent dans la pièce, refermant la porte derrière eux.
Mince, je ne pensais pas qu'elle serait déjà là. Soupira le plus âgé.
Ça ne change pas grand-chose. De toute façon on n'aurait pas pu finir en une journée.
Le néphrologue acquiesça, conscient que son ami avait raison. Il replongea ensuite le rouleau dans ce vert, prenant soin d'essorer le trop-plein de peinture. Ils se remirent à l'œuvre, voulant terminer ce pan de mur avant la tombée de la nuit. Les choses avancèrent moins vite que prévu, House s'autorisant à faire l'andouille pour amuser son ami. C'est ainsi que ce dernier quitta la maison après une première couche posée, de la peinture jusque dans les cheveux. Il reviendrait le lendemain, après le travail, pour passer une deuxième couche, comme ce qu'ils avaient convenu avant son départ.
Interdiction de rentrer dans la chambre. Lui défendit le diagnosticien en la rejoignant dans la cuisine. Je n'ai pas envie que tu respires ces émanations de peinture. C'est toxique pour vous deux.
Il s'était placé derrière elle, l'enlaçant en posant ses mains sur son ventre, le caressant doucement. Sa tête était enfouie dans sa nuque, ses lèvres embrassant la peau de son cou.
Elle posa une main sur les siennes, et ses yeux se fermèrent. Elle profita de ce moment, appréciant la présence de l'homme contre elle, ne se préoccupant plus du reste du Monde. Elle était bien dans ses bras, juste bien et heureuse. Elle aurait dû être détendue, mais elle ne l'était pas. Il le ressentit, et dès lors une grimace déforma son visage sans qu'elle ne le vît.
Je te fais couler un bain.
Elle n'eut le temps de rien dire, de protester ou même de le remercier. Il avait déjà disparu de la pièce, la laissant seule avec ses interrogations ; jusqu'à ce qu'elle décide de le rejoindre une poignée de minutes plus tard.
Son visage s'illumina d'un sourire lorsqu'elle le trouva dans la salle de bain, vérifiant une dernière fois la température de l'eau avant de fermer le robinet. Il se retourna vers elle et retira le pull qu'il portait. Elle le regarda, rêveuse.
Madame ne se refuse rien à ce que je vois.
Lisa sentit ses joues s'empourprer d'un seul coup et baissa les yeux, un fin sourire aux lèvres. Le médecin la trouva adorable, alors qu'elle se sentait un peu idiote.
Je ne dirais pas non à un bon bain moi aussi. Reprit-il plus sérieusement.
Ta jambe ?
Il acquiesça simplement, laissant tomber son T-shirt sur le sol. Elle se pinça les lèvres dans une inconscience qui lui était propre à chaque fois qu'il s'agissait de sa blessure. Elle s'en voulait depuis toutes ces années pour lui avoir infligé cet handicap, et maintenant elle s'en voulait parce qu'il s'infligeait cette souffrance pour pouvoir lui faire plaisir. Elle secoua la tête, voulant à tout prix chasser ce sentiment nocif de son esprit.
Il l'aida à prendre place dans la baignoire, puis vint se placer derrière elle, étendant sa jambe mutilée du mieux qu'il pouvait. La jeune femme tendit le bras et s'empara d'un petit bocal sur le rebord de la baignoire, sortant de celui-ci deux petites perles qu'elle laissa tomber dans l'eau.
Super, je vais sentir la gonzesse ! Se plaint-il faussement contre son crâne.
Il n'eut pour seule réponse qu'un petit rire amusé. Elle se cala confortablement dans ses bras, reposant sa tête contre sa clavicule gauche. Il l'enveloppa de ses bras, posant ses mains sur son ventre, fermant les yeux un instant en réalisant qu'il était bien. L'odeur enivrante de la noix de coco commença à se diffuser dans la pièce. Il se laissa happer par ses pensées, laissant son esprit naviguer librement. Il réalisa presque soudainement qu'il était tiraillé. Tiraillé entre ce sentiment de bien-être que lui procurait cette nouvelle vie qui se dévoilait doucement à lui, et cet inconfort que celle-ci lui faisait ressentir néanmoins. Comment cela pouvait-il être possible ? Il n'aimait pas toutes ces questions philosophiques, mais ce fut malgré tout là que son esprit divagua. Jusqu'à ce qu'il sentit les doigts de la jeune femme glisser le long de sa cicatrice. Sans le moindre contrôle, il sursauta sous son toucher.
Excuse-moi… Lâcha-t-elle d'une voix basse et mal assurée.
Bien qu'il ne puisse pas voir son visage, il sentit qu'elle se recroquevillait sur elle-même. Il raffermit sa prise autour d'elle, lui faisant comprendre par là même qu'elle n'avait pas à s'en vouloir. Elle ferma les yeux, se laissant bercer par son étreinte rassurante. Elle se perdit à son tour dans sa foule de pensées, se demandant comment les choses allaient se passer dans un futur proche, ne sachant comment aborder cet avenir qui se profilait sous ses yeux. Un perpétuel questionnement, désordonné et sans limite. Et soudain, elle sursauta elle aussi, témoignant de son désir masculin qui se développait contre son bassin.
Je ne suis qu'un homme. Sourit-il contre son oreille.
Ses lèvres s'étirèrent d'amusement et elle se détendit un peu plus dans ses bras, se reposant contre lui. Flattée comme elle n'aurait espéré.
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La chambre était terminée, maintenant prête à y accueillir meubles et accessoires. House avait aéré la pièce plusieurs fois, et ce pendant plusieurs jours. La jeune femme lui avait dit qu'il en faisait trop ; c'était sûrement vrai.
Ce soir, elle allait enfin pouvoir voir le résultat. Frénétiquement, ses pas la conduirent devant la porte et, avec un semblant d'appréhension, elle poussa cette dernière. La planche de bois dévoila alors une charmante pièce, à la fois épurée et accueillante. Encore vide, mais pourtant déjà chaleureuse. Elle s'y aventura doucement, sous l'œil attentif du médecin qui espérait sans rien dire que ça allait lui plaire. Ce fut sûrement le cas, car lorsqu'elle se retourna vers lui un moment après, le visage fendu d'un grand sourire, il ne pouvait y avoir de doute.
C'est exactement comme je l'imaginais.
Sa déclaration n'avait été que murmure, mais il l'eut entendu sans mal, lui faisant diminuer instantanément cette pression ressentie de manière tout à fait irrationnelle. Il souffla dans un silence parfaitement clair, maintenant soulagé et débarrassé de craintes qu'il jugeait sans fondement. Il la regarda encore, alors qu'elle ne semblait pas se lasser d'arpenter chaque recoin de la pièce, imaginant très certainement la disposition des meubles. La jeune femme finit par lui faire face une nouvelle fois, ce sourire constamment accroché à ses lèvres.
C'est parfait.
Il n'avait pas bougé, toujours en appui contre le chambranle de la porte, une expression de douceur dans le fond des yeux. Elle l'était aussi, parfaite. Son regard pétillant, son sourire chaleureux, et sa façon bien à elle d'être celle qu'il aimait. La voir conquise, ravie devant cette petite chambre où la panoplie de bébé était encore absente, était un véritable plaisir pour lui. Et maintenant ce ventre bien rond qui les unissait un peu plus. Jamais il ne se lasserait de la regarder, de la détailler sous toutes ses coutures. Elle était belle, et heureuse. Il aurait fait n'importe quoi pour que ce moment dure à jamais.
C'est dans ses bras qu'elle vint se lover, silencieusement. En plus d'avoir peint la chambre de leur enfant à venir, il l'avait rendue plus agréable que ce qu'elle n'était devenue après son agression. Elle se serra un peu plus contre lui, sentant les larmes lui monter en se remémorant cet abhorrable souvenir. Dans ses bras elle se sentait en sécurité, protégée, et son effroi ne dura pas. Elle le soupçonna d'avoir voulu maquiller la pièce, comme s'il souhaitait que ce qui s'y était passé ne lui saute pas au visage à chaque fois qu'elle rentrerait dans cette chambre. Tout ça avec l'aide de l'oncologue qui n'avait aucune connaissance de ce drame. C'était bouleversant de gentillesse et d'attention, et elle ne put cette fois retenir ses larmes.
En ce Jeudi 10 Janvier 2008, la jeune femme décida qu'il était temps d'aller chiner meubles et accessoires afin de rendre cet espace fonctionnel, chaleureux et apaisant. Ses recherches en amont l'avaient beaucoup aidées, si bien qu'elle savait exactement ce qu'elle voulait, ce qui par là même allait lui faire gagner du temps. Ça tombait bien puisqu'elle sortait d'une réunion et n'avait donc pas la tête à trop réfléchir.
Elle poussa la porte du magasin et s'engouffra dans un univers où tout n'était qu'enchantement et innocence. Elle se sentit bien, et son sourire ne la quitta pas alors qu'elle survolait des yeux l'ensemble des articles. Une main posée sur son ventre rond, elle s'aventura dans les allées de la boutique, flânant d'un article à un autre. Berceau, poussette, chaise-haute, … Elle inspecta tout et prit soin de se renseigner sur un maximum de choses. Rien ne lui échappa tant elle était assidue à la tâche, celle-ci comptant beaucoup pour elle. Et dans un rayon, alors qu'elle s'extasiait devant un berceau tout en bois blanc, s'imaginant déjà son bébé se prélasser dans ce cocon réconfortant, ses jambes flageollèrent et la tête lui tourna. Un semblant de nausée lui apparut soudainement, aussi rapide et fugace que l'éclair, puis elle s'évanouit sur le sol du magasin, n'ayant plus conscience de rien.
TBC...
Waaaaaaaaaaah, mais pourquoi ?!
C'est chiant, hein? *giggles*
Un peu de suspense n'a jamais fait de mal après tout. Vous me remercierez lorsque vous aurez lu le prochain chapitre. Ou pas d'ailleurs ! Car qui sait ce qu'il va se passer ? #OkayJeSors
- Kisses to you and see you soon -
