Je ne possède aucun des personnages des différents fandoms.
Recueil de textes tous fandom confondus dans le cadre du Comfy-November 2024. Des moments de réconforts et de fluff pour se remettre du drama du mois précédent ;)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Quelques biscuits (Supercopter)
Jour 9 : Cicatrices — Sourire passager — Préparation de biscuits
Le soleil se couchait sur la vallée, baignant le chalet de Stringfellow d'une lueur dorée. À l'intérieur, Dominic observait avec inquiétude le jeune homme assis près de la fenêtre, le regard perdu dans le vide. String était revenu du Vietnam il y a quelques mois, mais une partie de lui semblait être restée là-bas, prisonnière des horreurs de la guerre et du chagrin de la perte de son frère Saint John. Dominic soupira doucement. Il connaissait String depuis qu'il était enfant, l'avait vu grandir et le considérait comme son propre fils. Le voir ainsi, renfermé sur lui-même, le cœur brisé par les épreuves qu'il avait traversées, lui faisait mal. Il savait que les cicatrices, tant physiques que morales, mettraient du temps à guérir, si elles guérissaient un jour complètement.
Soudain, une idée germa dans l'esprit de Dominic. Il se dirigea vers la cuisine, faisant délibérément un peu de bruit pour attirer l'attention de String. Le jeune homme ne bougea pas, mais l'italien savait qu'il était conscient de sa présence.
- Hey, String, lança-t-il d'une voix enjouée, que dirais-tu de m'aider à faire des biscuits ? J'ai une recette de ma mère qui te ferait tomber à la renverse !
String tourna légèrement la tête, un sourcil levé en signe de scepticisme.
- Des biscuits, Dom ? Vraiment ?
Ce dernier ne se laissa pas décourager par le ton peu enthousiaste.
- Allez, gamin ! Un peu de sucre et de farine ne t'a jamais fait de mal… Et puis, tu ne voudrais pas laisser un vieil homme comme moi faire tout le travail, n'est-ce pas ?
Un grognement fut la seule réponse qu'il obtint, mais Dominic vit String se lever lentement de son fauteuil et se diriger vers la cuisine. C'était un petit pas, mais c'était un pas dans la bonne direction.
- Bon, par quoi on commence ? Demanda String, sa voix trahissant un mélange de résignation et d'une pointe de curiosité qu'il essayait de cacher.
Dominic sourit intérieurement.
- D'abord, on sort tous les ingrédients. Farine, sucre, beurre, œufs... Tu peux t'occuper de ça pendant que je cherche le grand saladier ?
String acquiesça silencieusement et commença à rassembler les ingrédients. Ses gestes étaient mécaniques au début, mais peu à peu, son ami remarqua qu'il commençait à y mettre plus d'attention.
- Tu sais, commença Dominic tout en mélangeant la farine et le sucre, ma mère faisait toujours ces biscuits quand j'étais triste ou que j'avais eu une mauvaise journée. Elle disait que l'odeur de la vanille et de la cannelle pouvait chasser tous les mauvais esprits.
String leva les yeux de la plaque de cuisson qu'il préparait.
- Et ça marchait ?
Dominic rit doucement.
- Eh bien, disons que c'était difficile de rester de mauvaise humeur avec l'estomac plein de biscuits tout chauds et ma mère qui me souriait.
Un fantôme de sourire passa sur les lèvres de String, si fugace que Dominic aurait pu le manquer s'il n'avait pas été si attentif. C'était un petit progrès, mais c'était suffisant pour réchauffer le cœur du vieil homme.
Alors qu'ils continuaient à préparer la pâte, Dominic laissa son gamin prendre de plus en plus d'initiatives. Il remarqua que les mouvements du jeune homme devenaient plus fluides, moins tendus. La concentration sur la tâche semblait lui offrir un répit bienvenu de ses sombres pensées.
- Hey, Dom, dit soudainement String, tu crois qu'on pourrait ajouter des pépites de chocolat ? Je me souviens que Saint John adorait ça...
La voix de String s'étrangla légèrement à la mention de son frère, mais Dominic fut touché qu'il ait partagé ce souvenir commun presque naturellement.
- Bien sûr, gamin, répondit-il doucement. C'est une excellente idée. Saint John aurait adoré ça.
Ils travaillèrent en silence pendant quelques minutes, incorporant les pépites de chocolat à la pâte. Dominic observa du coin de l'œil String qui semblait perdu dans ses pensées, mais cette fois-ci, son expression était plus douce, presque nostalgique. Lorsque les biscuits furent enfin dans le four, une odeur délicieuse commença à se répandre dans toute la maison. String s'appuya contre le comptoir de la cuisine, regardant le four avec une expression que Dominic ne lui avait pas vue depuis longtemps : de l'anticipation.
- Tu sais, Dom, dit-il après un moment, je crois que ta mère avait raison. Il y a quelque chose dans cette odeur qui... je ne sais pas... qui apaise.
Dominic posa une main sur l'épaule de String, sentant le jeune homme se détendre légèrement sous son contact.
- C'est le pouvoir de l'amour, gamin. Qu'il soit dans un biscuit ou dans le geste de quelqu'un qui tient à toi.
String tourna la tête vers Dominic, et cette fois-ci, son sourire, bien que timide, était indéniable.
- Merci, Dom. Pour... tout ça… Pour être toujours là…
Dominic sentit son cœur se gonfler d'affection pour ce jeune homme qu'il considérait comme son fils. Il savait que le chemin de la guérison serait long et difficile pour String, mais il serait là à chaque étape, prêt à le soutenir, à le guider et si nécessaire, à lui rappeler la douceur de la vie à travers des gestes simples comme la préparation de biscuits.
Alors que la minuterie du four sonnait, annonçant que les biscuits étaient prêts, Dominic se dit que peut-être, ils venaient de faire le premier pas vers un avenir un peu plus lumineux.
