Les chaînes du désir 🍋
Eddie s'accrocha aux draps tentant de retenir sa respiration et son orgasme.
Buck était niché entre ses cuisses, son membre en bouche et il s'amusait à enrouler sa langue autour de sa verge de façon sournoise, envoyant des décharges de plaisir dans tout son corps. Eddie avait enroulé ses doigts autour de ses cheveux et l'enfonçait régulièrement jusqu'à la garde, le faisant bâillonner.
Son aimé était devenu tellement doué pour le rendre fou.
– Continue Buck, putain oui continue. Tu t'es tellement amélioré ces derniers mois, murmura-t-il, ses doigts s'accrochant à ses cheveux. Je suis tellement fier de toi.
Buck ronronna autour de sa queue, et Eddie faillit jouir immédiatement.
Une vague de plaisir intense déferla en lui, faisant tressaillir tout son corps. Chaque mouvement de Buck était une caresse exquise, une promesse de bonheur qui semblait faite pour lui seul. Eddie se mordit la lèvre, essayant désespérément de retenir le torrent de sensations qui montait en lui. Il voulait faire durer ce moment, le savourer pleinement, parce que c'était tellement bon, tellement parfait, qu'il en aurait voulu encore et encore.
L'amour qu'il ressentait pour Buck le submergeait, c'était un amour profond, qui ne demandait qu'à être vécu, partagé. Buck n'était pas juste un amant pour lui, il était son tout, son centre, celui qui savait éveiller en lui des émotions qu'il ne pensait plus possibles.
Il ferma les yeux en se relâchant au fond de sa gorge, se laissant emporter par cette vague de plaisir intense. Le monde autour de lui disparut, ne laissant que l'essence pure de leur connexion. Il se sentait complet, épanoui, comme s'il avait trouvé sa place exacte dans l'univers, une place qui n'existait que lorsque Buck était là. L'idée d'être avec lui, de partager ces moments de bonheur pur, le rendait plus heureux qu'il ne l'avait jamais été.
C'était comme si, enfin, il avait trouvé ce qu'il cherchait depuis toujours.
Buck lapa jusqu'à la dernière goutte avant de revenir sur ses lèvres et Eddie l'embrassa profondément. Il aimait tellement l'embrasser, c'était comme goûter au meilleur dessert du monde.
Eddie avait un bec sucré, condamnez-le!
– Maintenant je vais m'occuper de toi, souffla-t-il en le faisant rouler sous lui.
– C'est que…, commença Buck en se mordillant la lèvre. Je suis déjà venu… en fait.
Eddie plissa les yeux, mécontent.
Il aimait regarder Buck perdre pied quand il atteignait son apogée. C'était jouissif. En avoir été privé par son impatience méritait qu'il lui rappelle les règles. Il le fit basculer sur le lit sous lui, le faisant pousser un halètement de surprise.
– Mais c'est très vilain ça, Buck, le gronda-t-il. Tu sais que tu n'as pas le droit. Je vais être obligé de te punir, comme le vilain garçon que tu es.
Buck frissonna et sa respiration s'accéléra alors que ses pupilles se dilataient devenant presque noires de désir et d'anticipation. Eddie ramena ses mains à la tête de lit en ne quittant pas ses yeux des siens, l'attachant solidement, laissant ses mains glisser le long de son corps. Puis il lui retira son bas, souillé de sa jouissance, d'un mouvement vif.
– Quel vilain, vilain garçon, souffla-t-il.
Buck haleta de nouveau et Eddie lui fit écarter une jambe avant de laisser sa main s'abattre sur l'intérieur de sa cuisse laissant une marque rouge. Buck sursauta et ne put retenir son gémissement. Eddie s'écarta de lui et d'un mouvement vif le fit se retourner sur le ventre, exposant ses fesses musclées.
– Je rêve de ce moment depuis des semaines, murmura-t-il en glissant un oreiller sous son ventre pour rendre la position plus confortable. Tu te souviendras de cette correction, mon amour.
– Oui, s'il te plaît, miaula-t-il en réponse, sa voix pleine de désir alors qu'il enfonçait son visage dans l'oreiller.
Eddie se leva, se dirigeant vers son coffre en bois dissimulée sous le lit.
Il ouvrit sa boite à trésors avec un sourire, dévoilant sa collection de jouets soigneusement rangés. Aujourd'hui, il y avait un nouvel ajout : une cravache. Eddie se souvenait de la première fois qu'il l'avait tenue, l'imaginant glissant sur la peau délicate de son amant.
Il revint vers Buck, la cravache en main.
– Tu te souviens de notre dernière leçon d'équitation ? demanda-t-il en faisant claquer doucement la cravache dans l'air.
Buck hocha la tête, ses yeux s'agrandissant d'excitation.
– Oui, je… Je m'en souviens très bien.
Eddie fit glisser son nouveau jouet le long de la chair blanche de Buck le faisant gémir d'anticipation. Il retira l'oreiller de son visage et Buck croisa son regard en rougissant. Il savait pourtant à quel point Eddie aimait l'entendre mais il s'obstinait à vouloir se cacher. Eddie l'attrapa par les cheveux pour lui tourner la tête vers lui et leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser passionné avant qu'Eddie ne recule légèrement, levant la cravache.
Les premiers coups furent doux, presque caressants, tirant des gémissements de plaisir à Buck. Eddie augmenta progressivement l'intensité, savourant chaque son merveilleux que son amant produisait pour lui. Chaque coup de cravache était précis, calculé pour apporter le maximum de plaisir sans causer de douleur inutile.
Lorsque le fessier de son amant fut assez rouge, Eddie se débarrassa de la cravache la jetant au sol et se glissa entre les jambes du jeune homme sous lui.
– Maintenant, tu vas être un bon garçon pour moi, n'est-ce pas? susurra-t-il.
– Je serai bon, promit-il en pleurnichant.
Eddie s'attela à le préparer minutieusement se régalant de ses gémissements de plaisir. Eddie adorait l'entendre mais son excitation devenait douloureuse et il ne put continuer à jouer bien longtemps. Il entra en lui lentement, tirant sur ses cheveux pour lui relever la tête et l'entendre crier son plaisir. Buck se tortilla et Eddie commença à l'éperonner plus vigoureusement, tirant de lui tous ses merveilleux sons.
– Mon bon garçon, grogna-t-il. Si bon pour moi.
– Eddie, gémit Buck. Encore, Eddie !
– Tu vas jouir pour moi, maintenant, ordonna-t-il en frappant directement sur le point faible du jeune homme qui cria sa libération au bout de trois fois.
Eddie le sentit se resserrer autour de lui en criant ce qui le fit basculer et il se déversa en lui avec un son rauque. Il resta quelques secondes de plus en lui, attendant que sa respiration ne s'égalise avant de se retirer doucement en embrassant sa nuque.
– Ne bouge pas mon amour, souffla-t-il.
Il se leva et récupéra un linge humide pour le nettoyer. Buck était toujours hypersensible après une séance de sexe intense, surtout quand il jouissait plus d'une fois et Eddie aimait s'occuper de lui, le faire se sentir bien et aimé. Il le nettoya doucement le faisant tressaillir et l'apaisa par des caresses et des paroles le faisant s'enfoncer dans le confort.
Quand il eut fini, il le détacha et le fit venir contre lui et Buck se laissa aller entre ses bras en soupirant d'aise. Leurs corps s'emmêlèrent, et Eddie caressa son dos avec une tendresse infinie, leurs respirations synchronisés par l'amour et la passion.
Eddie se pencha pour capturer ses lèvres tendrement.
– Tu as été incroyable, murmura-t-il contre ses lèvres. Est-ce que c'était bon pour toi?
– J'ai vraiment aimé ça, souffla Buck le regard encore embrumé de plaisir. Garde la cravache à portée de main.
– Tu sais exactement comment me parler, s'amusa Eddie avec un sourire en le serrant contre lui.
Eddie ne pouvait s'empêcher de sourire en le regardant, allongé contre lui, le regard encore embrumé de plaisir. Une vague de bonheur envahit son cœur, le réchauffant de l'intérieur. Être avec Buck, partager ces moments d'intimité et de connexion profonde, c'était plus qu'il n'aurait jamais osé espérer. Chaque instant passé avec lui, lui rappelait à quel point il était chanceux.
Buck n'était pas seulement un amant, mais aussi son meilleur ami, son confident, l'homme qui avait su réveiller en lui un amour authentique, un amour qui le faisait se sentir entier.
Eddie resserra doucement son étreinte, ses doigts traçant des cercles apaisants sur la peau de son amant. Le silence qui les entourait n'avait rien d'inconfortable, il était rempli de la douceur de leur amour.
Tout semblait parfaitement à sa place.
Avec Buck, Eddie se sentait comblé, comme si tous les morceaux éparpillés de sa vie s'étaient enfin assemblés. Il n'y avait plus de doute, plus de peur, seulement une certitude tranquille que c'était là où il était censé être. À cet instant précis, il n'avait besoin de rien d'autre, seulement de cet amour qui les unissait, plus fort et plus vrai que tout ce qu'il n'avait jamais connu.
Après un moment de silence, il soupira et se redressa.
– Je dois retourner au palais, annonça-t-il. Le roi m'a convoqué.
Buck hocha la tête, son sourire se fanant légèrement.
– Le roi est de retour de son voyage?
– Il est rentré ce matin, confirma-t-il. C'est important que nous parlions de ce qui s'est passé là-bas. Il en va de la sécurité de notre royaume.
Eddie avait évidemment parlé de la menace de guerre avec Buck. Ça le préoccupait mais Buck lui avait dit qu'il avait confiance en lui pour le protéger, pour tous les protéger.
– Sois prudent, murmura-t-il.
Eddie l'embrassa une dernière fois avant de se lever, se rhabillant rapidement.
– Je reviendrai dès que possible, promit-il avant de quitter la chambre laissant son amant se reposer avant de rejoindre le petit prince.
Le chemin de retour au palais semblait plus long qu'à l'accoutumée.
Chaque pas résonnait avec l'appréhension de la rencontre à venir. Une fois arrivé, Eddie fut conduit directement à la salle du trône, où le roi Ramon l'attendait.
– Mon fils, commença le roi, sa voix grave. J'ai des nouvelles importantes. Le roi Philip a accepté notre proposition.
Eddie sentit un mélange de soulagement et de crainte le traverser.
Bien que les alliances entre royaumes offraient une sécurité précieuse et des avantages stratégiques, il redoutait les exigences et les sacrifices personnels que le roi Philip pourrait imposer en échange de cette coopération. La promesse d'une paix durable s'accompagnait toujours de contraintes qui pourraient mettre à l'épreuve ses propres désirs et ses relations les plus chères.
– C'est une excellente nouvelle, père, lâcha-t-il tout de même. Comment l'avez-vous convaincu?
– Le roi Philip a une immense rancœur contre Velaria. Il m'a appris que c'est le roi Charles qui a fait enlever ses deux jeunes fils et les a abandonnés dans la montagne. Le but du roi de Velaria était de faire de son fils, le prince Doug, l'époux de la princesse Maddie et de régner ainsi sur Arboria.
Eddie serra les poings, la colère brûlant dans ses veines comme une flamme déchaînée.
La cruauté impensable du roi Charles de Velaria, qui avait sacrifié de pauvres enfants pour assouvir ses ambitions, éveillait en lui une rage incontrôlable. Le simple fait d'imaginer le sort réservé à des enfants innocents alimentait une colère profonde et inextinguible contre cet homme barbare.
– C'est un homme cruel, murmura-t-il.
– Oui, et son fils a avoué à la princesse Maddie ce qu'il avait fait à ses frères avant de la battre, la laissant pour morte. Elle a été sauvée in extremis, mais le prince Doug avait déjà été tué lors d'un accident mystérieux.
– Ce qui explique que les deux nations ne cherchent pas à faire alliance, comprit Eddie.
– Le roi Charles essaie toujours mais le roi Philip le repousse. Mais les pressions se font de plus en plus insistantes. Nous devons sceller cet accord rapidement avant qu'il ne change d'avis.
Eddie hocha la tête.
– Qu'attendez-vous de moi, père ?
– La famille royale d'Arboria sera ici dans trois jours pour ton mariage avec la princesse Maddie.
Eddie sentit le sol se dérober sous ses pieds à la perspective de se marier avec une inconnue, tandis que l'angoisse l'envahissait comme une vague glaciale. L'idée de devoir abandonner Buck, l'homme qu'il aime, et de faillir à la promesse d'une éternité ensemble, lui serrait le cœur et l'étouffait de désespoir. Le seul fait de penser à une vie sans Buck à ses côtés le plongeait dans une terreur profonde, où chaque instant passé loin de lui semblait une trahison impardonnable.
– Quoi ? souffla-t-il. Père, non ! Je ne peux pas l'épouser. Je suis déjà engagé.
– Engagé ? sursauta le roi. Mais avec qui? Parbleu !
Eddie prit une profonde inspiration.
Son père n'allait vraiment pas aimer ça mais il l'avait laissé épouser Shannon quand il en était tombé amoureux et il espérait, peut-être naïvement, qu'il en ferait de même avec Buck.
– Avec une personne que j'aime profondément, souffla-t-il.
Le roi fronça les sourcils.
– Faites-en votre maîtresse, trancha-t-il. Je ne vous demande pas d'aimer la princesse Maddie et encore moins de lui être fidèle. Vous avez déjà un héritier et n'êtes même pas obligé de la faire enfanter. Mais nous avons besoin de ce mariage pour unir nos deux royaumes et faire en sorte que la paix perdure.
– Je refuse, insista-t-il. Je vais me marier, père, et ce ne sera pas avec la princesse Maddie, je vous le garantis.
Eddie tourna les talons et quitta furieusement la salle du trône, se réfugiant immédiatement dans les bras de Buck qui ne comprenait pas pourquoi il était déjà de retour. Il expliqua tout à son amant, sa voix tremblante de rage et de désespoir.
Buck le regarda avec compassion.
– Peut-être devrais-tu le faire, Eddie. Notre histoire est merveilleuse mais…
– Jamais, murmura Eddie en l'embrassant passionnément. Je t'ai promis de t'aimer pour toujours, et je vais m'y tenir.
Ils se pressèrent l'un contre l'autre, Eddie en avait besoin, la peur de le perdre était bien trop suffocante. Il bascula Buck sur le lit lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit brusquement.
Le roi Ramon se tenait là, le visage marqué par la colère.
– C'est une blague, Eddie ? s'offusqua-t-il. Parmi tous, tu le choisis, lui, un simple serviteur? Tu penses peut-être pouvoir l'épouser ? Je ne laisserai pas faire ça. Jamais !
– C'est mon choix ! hurla Eddie. Je l'aime, et je ne veux que lui.
Le roi gronda, appelant deux gardes qui saisirent Buck, les faisant tous les deux suffoquer d'être ainsi séparé.
– Alors, je le ferai exécuter.
– Non ! S'il te plaît, père, non ! supplia Eddie en s'accrochant à Buck. D'accord, je ferai tout ce que vous me demanderez, mais ne lui faites pas de mal. Je vous en prie.
– Tu ne pourras plus le revoir, Eddie. Pas avant le mariage en tout cas.
Eddie regarda Buck, s'excusant en silence.
Il l'aimait tellement qu'être séparé de lui était un calvaire à imaginer mais il ferait tout pour lui sauver la vie.
– Je suis désolé, souffla-t-il.
– Ça va aller, tenta de le rassurer Buck, les larmes aux yeux, avant d'être sorti de la chambre.
Eddie regarda Buck disparaitre de sa vue, s'excusant en silence avec une douleur palpable dans les yeux. Chaque fibre de son être était déchirée par la perspective d'une séparation inévitable, et l'angoisse d'une séparation prolongée ou même définitive avec l'homme qu'il aimait lui broyait le cœur.
Il sentit ses jambes se dérober sous lui, comme si le sol sous ses pieds s'effondrait à chaque pas que Buck faisait vers la sortie. Le visage de Buck, empreint de tristesse et de larmes, était la dernière image qu'Eddie souhaitait garder en mémoire, mais la peur de ne jamais le revoir l'envahissait totalement.
En entendant ses pas s'éloigner, Eddie se sentit complètement désorienté, chaque instant éloigné de lui, lui paraissant interminable. Il était submergé par un désespoir accablant, conscient que sa promesse de toujours l'aimer semblait désormais une lointaine illusion. La douleur de ne pas savoir quand, ni même si, il le reverrait était presque insupportable, comme une déchirure dans son âme qu'aucune réparation ne pourrait jamais combler. Eddie était anéanti, prisonnier d'une angoisse qui le paralysait, se demandant comment il pourrait continuer sans la présence réconfortante de celui qu'il aimait.
– Est-ce que c'est parce que c'est un homme? demanda-t-il la voix brisée.
– Quoi? sursauta son père. Ne dis pas de bêtises Eddie. J'ai moi-même eu trois, non quatre amants. Je me fiche que tu le fasses avec un homme ou une femme. Mais tu ne peux pas t'attacher, pas à quelqu'un de son rang.
Eddie se sentit profondément misérable en entendant ces mots.
La réalité de la situation lui apparaissait encore plus cruelle alors que la voix de son père résonnant dans ses oreilles. Il savait pertinemment que les différences de rang avaient toujours dicté les règles de son monde, mais entendre son père le confirmer si froidement, comme une vérité immuable, lui brisait le cœur.
Les paroles de son père sur les amants et les obligations sociales ne faisaient qu'accentuer son désespoir. Il comprenait que les raisons politiques et sociales qui les séparaient étaient bien réelles, mais cela n'atténuait en rien la douleur déchirante de devoir renoncer à l'amour qu'il partageait avec Buck. Il était écrasé par le poids de cette injustice, conscient que les exigences de son rang l'obligeaient à sacrifier ce qu'il chérissait le plus, laissant un vide immense et incommensurable dans sa vie.
– Ecoute moi, mon fils, se radoucit le roi. Notre rang nous donne droit à quelques privilèges mais il nous donne surtout un tas de devoirs. Et tu ne peux épouser qu'une personne de noble naissance. Si Buck était de noble naissance, nous n'en parlerions même pas. Christopher est déjà ton héritier, tu peux bien choisir de finir ta vie avec n'importe qui de ton rang. Je suis désolé Eddie mais il n'y a pas de place pour l'amour dans notre famille.
Eddie ferma les yeux, il devait se préparer à une vie sans amour, à une vie sans Buck.
