Bonsoir à tous et à toutes,
Je m'excuse de cette pause dans l'écriture que j'ai faite, mais me revoilà de retour, en forme et avec de l'inspiration pour la suite. J'avais grand besoin de mettre au clair la suite de l'histoire et la trame de celle-ci (surtout pour quelques personnages).
Merci à tous pour vos reviews, cela me fait grand plaisir quand je vous lis et que j'apprends que la suite est tant attendue.
Encore merci à vous, les aventures de Pétunia en sont déjà à leur trentième chapitre et sans vous cela n'aurait pas été possible !
Bonne lecture !
ATTENTION, certains passages de ce chapitres peuvent heurter les plus sensibles, il est question de sang, j'espère que cela ne nuira pas à votre lecture.
Daniel inspira lentement, ses mains entourant précautionneusement le bébé harnaché contre son torse.
C'était pratique, il aurait bien aimé avoir ce genre de choses du temps ou Helen et Rose étaient bébé.
Le vieil homme apréciait d'emmener son arrière petite fille avec lui ou qu'il aille, lui faisant découvrir la forêt entourant la maison. Il en oubliait presque ses craintes quant à sa ferme qu'il avait dû abandonner précipitamment.
Baissant le menton, il observa la petite chose qui commençait à gigoter contre lui. Il sourit en caressant la petite touffe de mèches blondes, observant deux petits yeux dépareillés s'ouvrir puis se refermer après un bâillement.
Entrant dans la serre il sourit en découvrant sa famille réunie au complet autour de la table de jardin qui avait été installée sous l'arbre aux feuilles argentées dont il ne connaissait pas le nom.
C'était la guerre mais sa famille était en sécurité et c'était tout ce qui comptait pour le vieil homme.
- Tu ressemble beaucoup à ta grand-ma, Lucy, tu en as de la chances, je te souhaites d'être aussi heureuse qu'elle l'as été, Bénit l'heureux arrière grand-père.
Pétunia se fit réveiller en plein milieu de la nuit.
Se redressant en sursaut, la baguette en main, elle avisa l'un de ses elfes de maison qui se tenait au pied du lit, les mains en l'air en signe de paix.
La sorcière fronça les sourcils en abaissant son arme, sourcils qui se froncèrent d'autant plus en remarquant l'air grave de l'elfe.
- Que se passe-t-il Hanby ? Sommes nous en danger ?
- La maîtresse et sa famille ne craignent rien, assura l'elfe en chuchotant, mais la maîtresse doit savoir, une chose terrible est arrivée.
- Dis moi, souffla Pétunia en retenant sa respiration.
- Le village de Kennmare à été attaqué et la ferme de Monsieur Daniel à subit le Feudeymon. Neela et Solmy sont aller aider les elfes de la ferme à éteindre le feu pendant que Hanby veille sur la maison.
- Y à-t-il beaucoup de dégâts ? Y a-t-il des morts ?
- Rien qui ne puisse être réparé par les elfes, pour le village, Hanby ne sait pas.
Pétunia, le regard dans le vide réfléchit à toutes vitesse à ce qui devait être fait, il y avait des animaux à la ferme mais elle faisait confiance aux elfes pour veiller sur eux, mais il lui fallait aller constater les dégâts, surtout au niveau des protections….une ment avaient ils passé les protections ?
- Hanby, ceux qui ont fait ça, ont-ils passé les protections du sang ?
- Non maitresse, mais la ferme était bien visée.
- Alors quelqu'un leurs à donné les coordonnées de la ferme et quand ils n'ont pu la trouver, ils s'en sont prit au village….souffla Pétunia sentant un mélange de colère et d'inquiétude lui tordre l'estomac.
Sa famille avait été visée, quelqu'un les avaient trahis.
- Hanby, réveille discrètement Samuel et dis lui de prendre son fusil, nous allons nous rendre à Kennmare. Je te confie ma famille, je t'autorise à user de tout les moyens pour les protéger, fit la sorcière sentant une vague de magie la traverser pour rejoindre l'elfe, dont les yeux brillèrent d'un éclat qui lui donna la chair de poule.
L'elfe disparut et en ressentit plus que jamais la magie ambiante de la maison se mettre en marche, elle pouvait sentir les murs se réchauffer et le sol vibrer comme le ronronnement d'une très très gros chat.
Une magie ancienne et primitive était à l'oeuvre, elle plaignait sincèrement ceux qui tenteraient de s'approcher de la maison.
Elle retrouva Samuel dans le hall d'entrée, celui-ci avait à peine prit le temps de s'habiller, son fusil sanglé dans son dos et le regard hagard.
- Hanby m'as expliqué, nous y allons ? Demanda son frère d'un air déterminé.
Elle les fit transplanner aux abords du village. La partie moldue semblait intacte, surement grâce aux protections mises en place par la forte communauté sorcière qui s'y trouvait.
La partie sorcière, par contre, semblait avoir échappé de peu à la destruction totale.
De la fumée était encore visible et partout des maisons et boutiques étaient en ruines.
Les sorciers courraient en tout sens pour aider ou dans l'attente des aurors.
- Là-bas, c'est la maison du pasteur Goldstein, pointa son frère en direction d'une maison en ruine autour de laquelle se trouvait une petite foule.
Samuel se précipita dans cette direction sans prévenir et Pétunia du lui courir après pour le rattraper.
Ne restait plus que des décombres de la petite maison familiale quand ils arrivèrent devant celle-ci.
Un homme de très grande carrure se trouvait à genoux devant ce qui restait d'un petit portillon. Il ne portait qu'un pyjama à carreaux mais Pétunia le reconnut comme le Pasteur.
L'homme tenait dans ses bras une forme inerte. Sa femme, la douce madame Goldstein qui s'occupait des enfants du village et qui avait si souvent gardé Lysandre.
- Monsieur Goldstein, souffla Pétunia en lui pressant l'épaule, permettez que je regarde ce que je peux faire pour votre épouse, j'ai appris un peu de médicomagie, proposa la jeune femme.
L'homme releva la tête, lui jetant un regard éperdu de tristesse et d'espoir.
- Elle, elle était dans la cuisine, je, je ne suis pas parvenu à la tirer à temps, elle voulait récupérer son fichu album photo, fit l'homme en la laissant ausculter son épouse.
Elle respirait encore, heureusement.
Pétunia lança un sort de diagnostique et détermina que la femme était seulement sous le choc, elle s'était pris quelque chose sur le crâne.
- Tout vas bien monsieur Goldstein, votre femme va bientôt se réveiller, elle à fait un malaise à cause du stress.
- Merci infiniment, lui souffla l'homme en lui prenant les mains, ma fille, avez vous vu Diana ?
- Pétunia ! Cria la voix de son frère plus loin, alertant les sorciers se trouvant autour d'eux.
Son frère se trouvait dans les décombres et tentait de dégager des pierres et Pétunia comprit immédiatement.
- Aidez nous à dégager les décombres ! Cria Pétunia en se dirigeant vers son frère, baguette en main.
Elle jeta un sort pour soulever l'une des poutres de la maison, vite suivie par d'autres sorciers qui se mirent à dégager la voie.
Là, sous l'une des poutres, abritée grâce à une vieille armoire qui avait tenue bon, se trouvait la fille du couple. Elle allait bien, était éveillée et tenait la main de Samuel, en pleure.
- S'il te plait Tunie, utilise la magie pour la dégager de là, l'implora son frère.
Pétunia sortit sa baguette et observa la scène sous ses yeux. Les jambes de la jeune fille étaient piégées, surement écrasées. Elle regarda sous tous les angles pour savoir quelle partie soulever mais se rendit compte que c'était impossible. Peu importe dans quel sens elle regardait, peu importe ce qu'elle déciderait de soulever, une autre partie tomberait sur la jeune cracmolle et ce ne serait plus seulement ses jambes qui en souffriraient.
- Je…je ne peux pas, tout est imbriqué, c'est trop dangereux pour Diana, souffla la blonde, vaincue, les larmes aux yeux d'impuissance.
- c'est pas grave, chuchota Samuel en se relevant.
Il empoigna la première pierre qui se trouvait sur son chemin et commença à les déplacer les unes après les autres au grand affolement de sa soeur.
Elle releva sa baguette et suivis les mouvements de son frère au cas ou il faille sécuriser la zone d'urgence.
Le tas menaçaient de s'effondrer au moindre mouvements.
- Ça suffit ! Samuel, arrête si tu bouges une pierre de plus, tout vas lui tomber dessus et cette armoire ne la protégera pas plus longtemps.
- On est censé faire quoi alors ? Hein ? L'abandonner là ? S'écria son frère à bout de souffle, même ta magie ne sert à rien !
Pétunia examina encore une fois l'amie de son frère et en vint à la conclusion qu'il ne restait qu'une seule solution.
- Le seul moyen de la sortir de là est l'amputation, souffla-t-elle peinant à croire ce qu'elle venait de dire.
- Quoi ? Couina Samuel en blanchissant.
- Pas les deux jambes et pas en entier, juste la jambe de gauche et seulement en dessous du genoux. Il existe de bonnes prothèses de nos jours tu sais et …
- C'est d'accord, fit la jeune fille en tremblant.
- Quoi ? Mais tu n'es pas sérieuse ? Cria à nouveau Samuel rameutant deux hommes de la quarantaine qui tenaient encore leurs baguettes devant eux.
- Je préfère vivre avec une jambe en moins que de mourrir, s'entêta la jeune fille, Pétunia, s'il te plait, sors moi de là, dit-elle avec conviction.
L'un des deux hommes s'approcha plus près et grimaça en avisant les jambes bloquées de la jeune fille.
- N'est-il pas possible de faire disparaître les os de sa jambe la plus atteinte ? Un poussos plus tard et ce serait comme s'il ne s'était jamais rien passé, proposa-t-il
- Regardes bien Douglas, fit le second, Ce serait trop compliqué et dangereux, nous risquerions de faire disparaître les mauvais os, si cette jeune dame estime que c'est la seule solution, c'est que cela doit l'être.
- Tu dois avoir raison, marmonna le fameux Douglas. Bien m'dame, faites ce qu'il faut, nous nous assureront de dégager cette pauvre enfant avant que le reste de la structure ne s'affaisse, fit-il en joignant le geste à la parole.
Elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle venait de faire. Elle avait….elle avait amputé une fille qui avait presque son âge se dit-elle en avisant ses mains et sa baguette pleine de sang.
Il avait fallut choisir quel sort pour faire le moins de dommage et surtout causer le moins de douleurs. Puis elle l'avait endormie pour plus de sécurité et là….elle avait jeté le sort de découpe, puis un autre et encore un autre car elle n'avait pas la puissance magique pour faire cela en un coup bien net. Puis il avait fallut empêcher l'écoulement de sang ce qui s'avéra être la partie qu'elle maîtrisait le mieux.
Ils avaient sortit Diana de sous les décombres et l'un des sorciers qui était venus à son aide, avait pensé à emmener la jambe avec eux en transportant la jeune fille à St Mangouste.
Et Pétunia se retrouvait à présent dans un bureau de l'hôpital sorcier, face à un médicomage et un Auror pour faire sa déposition.
Ah ! C'est que ça devait pas être courant une amputation chez les sorciers, se dit-elle alors que les deux professionnels remplissaient leur paperasse.
- Il semblerait que vous ayez sauvé la vie de cette jeune femme, Miss Evans.
- Pardon ? Fit Pétunia, sortant de ses pensées.
- On viens de me transmettre les dernières nouvelles, nous avons pu rattacher la jambe, elle aura besoin de temps et d'une bonne canne, mais grâce à vous et à Monsieur McMollen, elle pourra marcher.
- Oh … euh c'est fabuleux, souffla Pétunia sous le choc.
- Vous n'avez pas précisé votre métier ? Peut-être avez vous songé à entamer des études de médicomages ? Demanda le chef de service.
- Surtout pas ! S'exclama la sorcière blonde, euh, excusez moi mais j'ai vu assez de sang pour toute une vie, ajouta Pétunia. Et pour mon métier, je suis botaniste indépendante.
L'entretien finis, Pétunia s'empressa de se diriger vers la sortie quand elle fut arrêtée par l'auror.
- Un dernier mot Miss Evans, la prochaine fois, appelez les secours AVANT de commencer une procédure de chirurgie moldue.
- Promis, Monsieur, encore bonne journée, au revoir ! Répondit la sorcière en filant.
Elle traversa les couloirs et demanda son chemin à l'hôtesse d'accueil qui lui indiqua que les visites n'étaient pas autorisée à cause de la guerre.
Elle repartit donc bredouille, n'ayant pas pu se rendre au chevet de Diana, puis, haussant les épaules, elle se dit qu'elle aurait bien des nouvelles via Samuel puisqu'il semblait bien que les deux jeunes cracmols entretenaient plus que de l'amitié.
Le soir même, Samuel prit la parole pendant le dîner familial.
- Grand-père, j'aurais une demande à te faire, une demande qui concerne toute la famille.
- S'il s'agit de la ferme, tu n'as pas de soucis à te faire, je ne t'obligerais pas à la reprendre même si ça me ferait grand plaisir, commença le vieil homme.
- Non, en fait il ne s'agit pas de la ferme, en fait j'aimerais te demander si je pouvais avoir la bague de grand-mère, celle que tu lui as offerte quand tu lui à demandé sa main, fit Samuel, gêné.
Tout le monde à table suspendit son geste, le patriarche de la famille clignant des yeux alors qu'ils devenaient humides.
Il se racla la gorge et se tamponna la bouche de sa serviette.
- Je la garde précieusement, es-tu, es-tu certain qu'il s'agit de la bonne personne ? Nous sommes en guerre et tu es encore bien jeune après tout.
- J'en suis certain et c'est justement cette guerre qui m'as décidé. Je ne sais pas de quoi sera fait demain, mais je sais que j'ai envie de partager ce temps avec elle.
Sans plus un mots, le vieil homme fit appeler la petite elfe du nom de Solmy et lui demanda de chercher quelque choses et lorsqu'elle revint, il présenta un écrin de velours lavande sur la table qui venait d'être débarrassée.
Une bague, un solitaire avec une petite pierre de la même couleur que l'écrin brillait faiblement dans la boite.
- Cette bague me rappelle bien des souvenirs, et j'espère que celle qui la portera aura une longue vie, pleines de petits bonheurs simples à tes côtés. Tu es un bon garçon Samuel, et je suis très fier de toi, de vous tous, acheva le vieil homme en visant chacun de ses petits enfants, votre grand-mère doit être bien fière, elle aussi.
