Avertissement : Tous les droits de Bleach/Harry Potter, sont à leurs propriétaires respectifs.
Note de l'auteur :
Chapitre plus court que la normale, certes, mais je sentais que je devais couper le chapitre à ce moment là. Vous verrez pourquoi en y arrivant.
Note de la traductrice :
Je ne suis que la traductrice, en aucun cas cette fanfiction est mon œuvre. Elle appartient à Silvermoon42.
Bonne année 2018 à tous et bonne lecture !
Un soleil pâle s'éleva au-dessus d'un Londres s'échauffant, projetant sa lumière et bannissant les ombres au fur et à mesure de son élévation. Toshiro se tenant raidement sur le rebord de la fenêtre, n'ayant que très peu bougé de là pendant la nuit et payant à présent pour cela. Il prit une douche rapide, profitant de l'eau chaude qui détendait ses muscles avec délice.
Les douches n'étaient pas attachées aux chambres, aussi il dû aller dans le couloir pour trouver une cabine de douche disponible. Alors qu'il retournait dans sa chambre, en se séchant les cheveux, dans un tournant il heurta un doux mur de chair. Vacillant maladroitement, Toshiro leva rapidement les mains en signe d'excuse. Puis il observa la personne qu'il avait percutée.
C'était une fille, un fait que Toshiro réalisa avec un léger rougissement, avec des cheveux blonds, des yeux et des sourcils pâles et un collier fait de bouchons de bièraubeurre. Elle avait un beau visage, mais il y avait quelque chose chez elle qui semblait… étrange.
Toshiro se surpris immédiatement à l'apprécier. Elle était différente des autres, tout comme lui. Hé bien, peut-être pas exactement comme lui, mais l'idée était la même malgré tout.
''Bonjour,'' dit-elle en le regardant. Toshiro fut soudainement heureux des quelques centimètres supplémentaires que Kurotsuchi avait ajouté à son gigai. Il lui avait fallu un peu de temps pour s'habituer à l'ajustement mais il le trouvait finalement agréable. ''Je suis désolée de t'avoir bousculé, j'étais entrain de lire alors je ne t'ai pas vu.'' Expliqua-t-elle tout en agitant une main, qui tenait un journal.
''C'était ma faute,'' s'excusa Toshiro. ''Je ne faisais pas attention où j'allais, je suis désolé.''
''Oh, ça aurait pu être pire,'' fit tranquillement la jeune fille. Toshiro cligna des yeux, peu sur de savoir comment interpréter cette réponse. ''Je suis Luna Lovegood, au fait, je vais entrer en deuxième année à Poudlard.''
''Toshiro Hitsugaya,'' répondit-il, se rappelant au dernier moment d'échanger la place de son nom. ''Je vais entrer en troisième année.''
''Oh, dans quelle maison es-tu ?''
''Gryffondor.''
La jeune fille sourit. ''J'aime être entourée de livres.''
''Serdaigle,'' fit Toshiro. ''Ils ont une bibliothèque dans leur salle commune.''
Luna rit doucement, faisant tomber ses cheveux pâles devant son visage. ''Je sais.'' Elle leva alors les yeux, fixant quelque chose derrière lui. ''Hé bien, je dois y aller, c'était agréable de te faire ta connaissance, Toshiro, ou alors préfères-tu être appelé par ton nom de famille ?''
''Par mon nom.''
''C'est la dernière fois alors.'' Sourit-elle. ''Je te reverrais plus tard, Hitsugaya.'' Et sur ces mots elle s'en alla, le laissant seul au milieu du couloir, les cheveux encore humides après sa douche. Il retourna alors dans sa chambre pour se changer, un peu plus léger qu'auparavant.
Toshiro descendit les escaliers vers la salle commune de l'auberge et regarda brièvement autour de lui avant de se diriger vers la table où Harry était assis. ''Je vais sur le Chemin de traverse pour acheter un livre,'' dit-il, amenant le garçon à lever les yeux de son parchemin.
''D'accord…'' répondit Harry, un peu perdu. Toshiro baissa les yeux sur son parchemin.
''Quatre racine de cinq''
''Quoi ?''
Il tendit la main et désigna le problème qu'Harry traitait. ''Là, la solution c'est…''
''Je le savais !'' Fit Harry en écartant la main du capitaine. ''Ce n'est pas ce que je demandais, je croyais que tu avais déjà tous tes livres.''
''Oh.'' Toshiro se redressa et mit ses mains dans ses poches, une expression agacée traversant son visage. ''Je les avais tous pris au début de notre première année, mais quelqu'un a modifié la liste, maintenant je dois aller chercher le livre de Soin aux Créatures Magiques.''
Il fut un peu inquiet de voir Harry sourire avant de retourner à son travail. ''Bonne Chance.''
''Je ne devrais pas en avoir besoin,'' fit Toshiro,'' C'est juste un livre, après tout.''
''C'est aussi ce que je pensais.''
Toshiro secoua la tête puis sortit par la porte arrière, tapota de sa baguette sur les briques et entra dans le chaos du Chemin de Traverse.
Il se fraya un chemin à travers la foule présente dans les rues tout en regardant les enseignes. Il était allé bien assez souvent à la librairie pour savoir où elle se trouvait, mais avec le nombre de personnes qu'il y avait, il avait peur d'être emporté trop loin. Quand il atteignit finalement le magasin, il jeta un coup d'œil dans la vitrine et se figea.
Dans la vitrine se trouvait une grande cage de fer qui contenait d'épais livres verts orné de lettres d'or. Ils étaient serrés dans la cage, se battant pour un peu d'espace et mordant les couvertures des uns des autres avec leurs tranches pleines de crocs. Alors qu'une certaine inquiétude montait lentement en lui, Toshiro regarda sa liste de livre.
''Évidement.''
Il entra à contrecœur dans le magasin et immédiatement le directeur, un homme jeune et semblant irrité, se leva de son tabouret derrière le comptoir.''Poudlard ?'' Demanda-t-il brusquement. ''Vous venez chercher vos nouveaux livres ?''
''Juste un,'' répondit Toshiro alors que le visage de l'homme s'affaissait.
''Un de ceux là ?'' Il n'eut même pas besoin de se retourner pour savoir quel livre indiquait le libraire. Celui-ci gémit à son hochement de tête mais le dépassa, prit une paire de gants très épais et attrapa une grande épuisette. ''Je ne les rangerai plus jamais,'' marmonna-t-il en s'approchant de la cage. ''Jamais !''
Toshiro le regarda se préparer à déverrouiller la cage avant de s'avancer rapidement. ''Attendez, pourquoi ne pas leur jeter un sort d'immobilisation ?''
Le libraire lui lança un regard exaspéré. ''J'ai essayé,'' gémit-il. ''J'ai tout essayé !''
Toshiro étudia les livres du regard un moment de plus, une idée lui venant à esprit. ''Et si je… j'essayais quelque chose ?''
Le libraire haussa les épaules. ''Honnêtement, allez-y, mais ne vous attendez pas à grand chose.''
Il sortit sa baguette de sa botte, un parchemin de sa poche et, ignorant le regard curieux du libraire, le posa et jeta un sort qui détailla exactement le sortilège d'animation sur le papier. Il fallu quelques minutes pour qu'il soit entièrement retranscrit, mais quand ce fut fait, presque la moitié de la page était remplie. Il laissa échapper un bas sifflement et leva les yeux vers le libraire.
''Si j'enlève le sort d'animation des livres, m'en donneriez vous un gratuitement ?''
Le directeur de la boutique examina la demande un instant. ''Hé bien, je suppose… qu'ils sont à moi, depuis que je les ais achetés… Oui, c'est d 'accord, allez y.''
Toshiro hocha la tête et mis le parchemin à côté de la cage, puis il sorti un crayon (qu'il avait trouvé dans le monde moldu et qu'il préférait largement aux plumes) et commença à écrire sur le papier. Le libraire regarda par-dessus sont épaule et fit un bruit étonné quand Toshiro retourna le crayon et effaça une partie de son travail.
''C'est incroyable !'' S'exclama-t-il en fixant le crayon. ''Qu'est-ce que c'est ?''
''Un crayon.''
''Sensationnel…''
Secouant la tête, Toshiro retourna vers son travail. Honnêtement, il ne voyait pas pourquoi les sorciers avaient tant de mal à accepter les Moldus. Comment avaient-ils réussis à se fondre parmi eux, il n'en avait aucune idée.
Son travail lui prit un moment et pour cause, il était difficile de neutraliser tous les aspects d'un sort d'animation et de s'assurer qu'il n'ajoutait rien de trop. Une fois qu'il eu fini il dû ensuite écrire le nouveau sort, en s'assurant que ça ne modifie pas ce qu'il avait déjà fait. Curieusement, malgré le fait que ce soit un travail laborieux, il apprécia le faire. C'était curieusement agréable de pouvoir disséquer un sort long et complexe et de le retravailler, changeant une chose en une autre.
C'était quelque chose qu'il n'avait jamais fait auparavant, mais il y pensait depuis un moment. Maintenant, finalement, il avait eu la chance d'essayer.
Peu de temps après qu'il eut commencé, quelqu'un était entré et le libraire était partit pour l'accueillir, cependant il n'était pas revenu, il devait vraisemblablement être avec son client.
Finalement, après une bonne quinzaine de minutes de travail minutieux, de vérification et de triple vérification, il se redressa, les muscles endoloris par l'inconfort à force d'être resté penché si longtemps sur le comptoir. En regardant autour de lui, il ne vit pas le libraire, aussi il se promena dans le magasin vide avant de se diriger vers la porte arrière et y frapper. Alors qu'il tendait le bras, la porte s'ouvrit et le libraire faillit le percuter de plein fouet.
''Houlà !'' S'exclama le libraire en reculant et levant les mains. ''Désolé, gamin, je pensais que tu continuais à travailler.''
Avalant une réplique bien cinglante, Toshiro secoua simplement la tête. ''Non, je vais rentrer pour pouvoir travailler dessus plus confortablement, je reviendrai demain.''
''Ha, très bien.'' Fit le libraire en clignant des yeux. ''Honnêtement, je ne savais même pas qu'on pouvait défaire un sort.''
Toshiro lui lança un regard interrogateur.
''Je veux dire, je sais que, comme avec stupefix, on les utilise juste, hein ? Mais je n'ai jamais entendu parler de faire ce genre de choses, si tu vois ce que je veux dire.''
Il regarda le libraire. Ce qu'il faisait était…logique. Il ne faisait que de… défaire le sort…
''Qui plus est,'' fit l'homme à voix haute après une minute de silence embarrassant,'' tu reviens demain ?''
Toshiro acquiesça et s'en alla en jetant un dernier coup d'œil à la cage pleine de livres.
L'allée était tout aussi bondée que d'habitude. Les gens grouillaient dans tous les coins et recoins, criant et s'exclamant, courant et marchant. Les marchants vendaient leurs produits, tendant des objets pour attirer et piéger les clients imprudents. L'un d'eux tendit un collier à Toshiro, l'encourageant à l'acheter pour sa petite amie. Il l'ignora.
Son but était simplement de trouver un endroit calme pour travailler en paix, mais c'était tout simplement impossible ici. Il y avait des gens partout. Finalement, abandonnant après plusieurs minutes de recherche, Toshiro retourna au Chaudron Baveur. Il traversa la passerelle, s'arrêtant brièvement pour balayer la salle commune. Harry n'était pas là, aussi il partit dans le Londres moldu.
Le soleil, qui s'était d'avantage élevé dans le ciel alors qu'il était sur le Chemin de Traverse, s'abattait sur la ville, intensifiant son agacement. Ce dont il avait vraiment besoin, décida-t-il, c'était d'un endroit sympa et agréable, sans personne pour le distraire.
''Puis-je suggérer l'Antarctique ?'' Fit Hyorinmaru avec un petit rire, arrachant un sourire mélancolique à Toshiro.
''Je me demande si je pourrais utiliser le Senkaimon pour aller là bas.''
''C'est peu probable, Yamamoto ne vous a permis que de vous réapprovisionner à la Soul Society, je doute qu'il vous laisse l'utiliser pour quitter votre poste.''
''Ouais, tu as surement raison…''
''Bien sur.''
Toshiro leva les yeux au ciel avant de jeter un œil dans la rue et s'y enfoncer. ''Tu es bien sûr de toi aujourd'hui, n'est-ce pas ?''
''Rappelez-vous, maitre, je fais partie de vous.''
''Oui, je sais.''
''Vous n'avez pas besoin de paraitre si déprimé.''
Toshiro renifla et ils tombèrent dans un doux silence. Il se fraya un chemin à travers la ville, tout en souhaitant qu'il soit dans son gigai pour qu'il puisse simplement shunpoter. Parce que le problème était qu'avec le nombre de personnes présentes à Londres, l'un d'entre eux pouvait être un sorcier ou une sorcière et donc le voir.
Il fini par arriver dans l'endroit idéal : un grand parc à quelques kilomètres du Chaudron Baveur. C'était un havre de paix au milieu de l'agitation de la ville, plein d'arbres et de plantes vertes, il y avait également un petit lac avec plusieurs ruisseaux qui s'éparpillaient ça et là, et, surtout, une partie densément boisée où il n'y avait personne. Il s'y installa, grimpant dans un arbre pour s'asseoir entre deux branches, observant simplement le monde autour de lui pendant quelques minutes.
L'endroit où il se trouvait était paisible, même si on ne pouvait jamais vraiment s'éloigner des sons de la ville. La végétation environnante était épaisse et buissonneuse, qui persuadait les éventuels promeneurs ou les plus aventureux adolescents. Il fut surpris que les jardiniers de la ville n'aient jamais taillés les buissons, ou que personne ne s'en soit plein. Mais ça lui offrait un endroit abrité pour s'éloigner du stress de la journée sans avoir à faire face à des gens qui testeraient sa patience. Il y a quelques jours il voulait simplement abattre tous les êtres sur son passage, que ce soit des Hollow ou quoi que ce soit d'autre.
Et ces jours-là il laissait échapper son reiatsu, attirant des hollow ravis et impatients de goûter le sang d'un capitaine shinigami.
Ces jours-là il se battait jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que le sang trempe ses vêtements, jusqu'à ce qu'il ne sorte plus que de la neige fondue de son Shikai quand il l'appelait.
Ce n'était cependant pas un de ces jours là. Aujourd'hui il ne faisait que s'asseoir et travailler.
Il apprenait que les sorts n'étaient pas que de simples incantations qui canaliseraient la magie et l'obligeait à faire ce que le lanceur souhaitait. Non, une fois écrites et décomposées, elles étaient alambiquées, des œuvres d'art entrelacées qui ne s'accordaient en rien à ce qu'il n'avait jamais put voir auparavant. Il était difficile de démêler les toiles que ce sort créait pour former son contraire, mais il appréciait le défi que ça représentait. Ceci, contrairement à la plupart des choses qu'enseignaient les professeurs de Poudlard, était complexe et délicat, exigeant de la concentration. Si une chose était incorrecte alors tout le contre-sort serait faussé.
Ce travail était apaisant, d'une manière ou d'un autre. C'était relaxant.
Il était si concentré sur son travail qu'il ne remarqua pas qu'une forme noire émergeait des buissons et plongea la tête dans un ruisseau pour se désaltérer. Qui plus est elle ne le remarqua pas non plus avant qu'il ne bouge et que les feuilles bruissent sous lui. Elle releva la tête et s'assoupit, ses oreilles s'aplatirent et ses lèvres se retroussèrent avec un grognement.
Il notait tout juste un négatif sur son parchemin quand quelque chose l'attrapa soudainement par le col de sa chemise et le tira par terre. Son papier et son crayon volèrent plus loin, mais il ne leur accorda aucune attention, alors qu'il tombait durement au sol, sur le dos, et que tout air quittait subitement ses poumons.
Abasourdit, il resta allongé un moment, les yeux fixé sur les arbres avant que sa vision ne soit bloquée par une grande forme sombre.
Un poids lourd se posa alors sur sa poitrine et son ventre et quelque chose de froid se pressa contre la peau de sa gorge.
