Avertissement : Tous les droits de Bleach/Harry Potter, sont à leurs propriétaires respectifs.

Note de la traductrice :

Je ne suis que la traductrice, en aucun cas cette fanfiction est mon œuvre. Elle appartient à Silvermoon42.

Bien que je n'ai fait aucune promesse, voici un chapitre cette semaine ! Pour tout vous dire, je ne suis pas peu fière d'avoir réussi à vous présenter quelque chose cette semaine.

Bonne lecture !


Le lendemain matin, après une longue nuit de travail, Toshiro retourna à la librairie pour voir comment fonctionnerai son anti-sortilège. Le libraire l'accueillit et regarda, un peu sceptique, Toshiro s'approcher de la gage aux livres, poser son papier sur la table devant lui et sortir sa baguette de sa botte. Avec une profonde inspiration, il balança sa baguette vers la droite, la gauche puis vers l'arrière, établissant un tempo standard de quatre mouvements. Ce rythme était propre à ce sort d'animation, il tissait la magie, liant ses composants ensemble dans un morceau magnifiquement conçu.

Toshiro continua à bouger sa baguette de haut en bas, à gauche et à droite pendant que l'anti-sort prenait effet, laissant la musique silencieuse contrôler ses actions. Ce type de choix était différent de la normale et nécessitait une connexion profonde au sort originel. Le sort d'animation était plein de vie, vibrant et frémissant d'énergie. Le contre sort, lui, semblait plat et vide, consommant le sortilège d'animation et s'en emplissant. Il laissa faire, ne sachant pas si c'était ce qui devait arriver ou non. Il n'avait jamais fait ça auparavant. En effet, il n'avait jamais rien lu à ce sujet dans les livres de la bibliothèque de l'école. C'était nouveau, mais maintenant qu'il l'utilisait, il était quelque peu inquiet.

L'anti-sort semblait utiliser une partie de sa propre magie pour retirer le sortilège n'animation des livres, les laissant mous et ternes dans leur cage. Lentement, alors qu'il travaillait et que sa baguette se soulevait et tombait, leurs craquements et leurs gémissements s'apaisèrent, et un à un, ils tombèrent au fond de la cage, toujours tordus, comme si ils agonisaient alors que leur ''vie'' les quittait.

Et, dans une certaine mesure, c'était plus ou moins le cas.

Il pouvait sentir l'énergie qui avait donné vie à ces objets normalement inanimés, et il pouvait sentir leur force les quitter jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus bouger. Finalement, ils se tordaient dans une lutte finalement et inutile contre le pouvoir supérieur qui leur retirait la vie. Contre lui.

Avec un rapide halètement, Toshiro brisa le lien et s'éloigna, coupant l'anti-sortilège avant qu'il ne se termine. Il tituba et se pencha en avant contre la table, les mains à plat sur celle-ci pour garder l'équilibre. Dans leur cage, les livres tremblèrent, chaque page se secouant, avant de se redresser et de s'écarter des autres.

Toshiro, les bras tremblants et les genoux ne pouvant plus le soutenir, se laissa tomber au sol et laissa sa tête se caler contre le mur, haletant comme si il venait de faire des kilomètres sans se reposer. Sa baguette glissa de ses doigts affaiblis et roula au sol jusqu'à ce qu'elle s'arrête contre le mur. Il se sentait vidé, comme si c'était sa propre énergie, et pas celle des livres, qui avait été drainée.

''Maitre…'' murmura doucement Hyorinmaru. Toshiro constata qu'il n'avait plus ni l'énergie ni la volonté de lui répondre.

Tout ce qui l'entourait s'estompa jusqu'à ce qu'il flotte dans un monde étrange sans couleur ni lumière ni aucune sensation. Il pouvait tendre une main, était-ce seulement une main ? Mais il ne pouvait pas se sentir bouger. Il se sentait faible, incapable de penser même aux choses les plus simples. Si, à ce moment, on lui demandait son propre nom, il serait surement même incapable de répondre.

Et pourtant, même dans ce monde mort et sans vie, il pouvait sentir un abîme sans retour. Il ne pouvait pas le voir ou le sentir mais c'était , une limite et un avertissement assez loin pour ne pas avoir peur de tomber mais suffisamment près pour qu'il sache que c'était un endroit où il ne devait pas entrer. Le vide semblait en venir, tel une masse mouvante sans présence physique.

Alors que ses pensées et son esprit lui revinrent, il commença à paniquer, cherchant désespérément à s'éloigner de cette fosse. Il se débattit et les liens invisibles qui semblaient le maintenir dans cette terre morte se brisèrent, lui permettant de partir et retourner dans un monde vivant.

Finalement, il se rendit compte que des mains sur ses épaules le secouaient légèrement et qu'une voix bruyante et agaçante répétait quelque chose. Si il se concentrait assez fort, il pouvait comprendre qu'il s'agissait de son nom, avec d'autres mots en anglais. Étrange, pourquoi en anglais…

''Hitsugaya ! Hitsugaya ! Réveillez-vous ! S'il vous plait, réveillez-vous !''

La voix semblait paniquée, comme si la personne voulait réellement qu'il ouvre les yeux. Mais ça ne pouvait pas être vrai… ce n'était pas quelqu'un qu'il connaissait… ce n'était pas sa grand-mère, ni Momo, ni Rangiku. De tout les gens qu'il connaissait, ils étaient peut-être les seuls qui se souciaient de lui… Il recommença à sombrer, la sensation de flotter réapparaissant.

Soudainement, l'inter-monde dans lequel il planait brilla d'une lumière aveuglante et ondoyante, et il vit une forme d'où la lumière semblait provenir. Il plissa les yeux, essayant de comprendre ce dont il s'agissait, mais la lumière brouillait les bords et il ne pouvait pas dire ce que c'était. Puis la lumière s'estompa et il fut laissé tremblant.

Il ouvrit les yeux pour voir le visage du libraire à quelques centimètres du sien, il leva instinctivement un bras pour le repousser. Mais il lui sembla lourd, comme fait de plomb, et il le laissa retomber sur ses genoux.

Le libraire, voyant ses yeux ouvert, recula légèrement. ''Dieu merci !'' Soupira-t-il en affaissant ses épaules. ''Je ne sais plus ce que je devais faire, tu t'es soudainement effondré et … ça va ?''

Toshiro ne répondit pas immédiatement, faisant un point sur son corps comme il le ferait après une bataille, s'assurant qu'au moins chaque membre bougeait, sinon rapidement. A part une fatigue profonde et anormale, il semblait intact. ''ça va,'' dit-il enfin, sa voix n'étant plus qu'un murmure. Il tourna la tête, cherchant sa baguette du regard, et aperçu de l'argent et bleu du coin de l'œil. Il tendit lentement la main pour l'attraper mais fut surpris quand ses doigts rencontrèrent du bois froid. En levant les yeux, il vit que le mur et le sol autour de sa baguette étaient recouverts d'une mince couche de givre. Celle-ci disparu immédiatement quand il leva sa baguette, qui était plus froide que la normale. Elle était habituellement fraiche, même les jours les plus chauds.

''Que… qu'est-ce qui s'est passé ?'' S'enquit le libraire en se reculant pour laisser de la place à Toshiro, qui se levait doucement, se tenant d'une main contre le mur. Il glissa sa baguette dans sa botte et se redressa, grimaçant en s'appuyant contre le mur.

''Je… je ne suis pas tout à fait sûr,'' dit-il, clignant paresseusement des yeux en se concentrant sur le reste de la pièce. ''Mais je ne suis, cependant, pas prêt de le refaire de si tôt.''

''Tu… tu veux que j'appel un médicomage ?'' Lui demanda le libraire en le regardant avec inquiétude.

''Non,'' répondit Toshiro. ''Juste… laissez moi juste une minute.''

''D'accord.'' Acquiesça le libraire en reculant à contrecœur, disparaissant brièvement derrière le comptoir pour réapparaitre quelques instants plus tard un tabouret à la main. ''Tiens, assieds-toi, au moins.''

Toshiro s'asseya avec reconnaissance, ne sachant pas si ses jambes auraient pu le porter encore longtemps. Il tendit les mains devant lui un instant avant de les fourrer dans ses poches, inquiet de les voir trembler autant. Encore que, tout son corps semblait trembler, en fait, bien qu'il ne sache pas pourquoi. Ce n'était pourtant pas comme si il était plus froid que d'habitude.

Puis il leva les yeux vers le gérant, qui l'étudiait encore nerveusement du regard. ''On dirait que je vais devoir vous payer mon livre finalement'', dit-il alors que le gérant cligna des yeux, le fixant un instant. Puis sa bouche forma un « o » parfait et il se retourna rapidement pour regarder la cage.

''Hé bien, tu les as un peu calmés, au moins.'' Fit-il en se redressant et en tirant sur ses gants. ''Dis moi… Je vais te faire un prix. Ça fera seulement trois noises.''

''Merci,'' soupira Toshiro en se penchant à nouveau contre le mur. Il voulait juste rester là un peu plus…

''Hitsugaya ? Hitsugaya !''

''Quoi ?'' Grommela-t-il en ouvrant les yeux, tombant nez à nez avec le gérant, qui était à nouveau devant lui. Celui-ci lui tendit l'un des Monstrueux livres, maintenu fermé grâce à une ficelle enroulée par trois fois autour.

''C'est que, tu… tu t'étais endormi.''

Toshiro regarda l'homme pendant une minute avant de se lever et prendre le livre. Il ne s'était pas endormi, il ne s'était jamais endormi en public, encore moins dans le monde des vivants ! ''Merci,'' dit-il avec raideur, plongeant une main dans son sac pour y prendre quelques pièces qu'il déposa dans la main du libraire. Il se remit alors à trembler, testant sa force, il plia le parchemin contenant son travail sur l'anti-sortilège et le mit dans sa poche, puis se dirigea vers la porte. Le gérant le suivit du regard jusqu'à ce qu'il ferme la porte derrière lui et reste un instant à contempler le Chemin de Traverse.

Celui-ci semblait plus bondé que d'habitude, il y avait plus de lumières, de bruit et de gens. Il soupira et se prépara au long voyage qu'il aurait à faire jusqu'au Chaudron Baveur.


Après tant d'années de travail dans ce pub, Tom pouvait dire presque instantanément quand la porte, avant ou arrière, s'ouvrait, et il avait appris à garder un œil sur le nouveau client qui entrait. Aussi, quand la porte arrière, qui menait au Chemin de Traverse, s'ouvrit, il jeta rapidement un coup d'œil à la personne venant d'entrer avant de reprendre son travail, cependant il dû regarder à nouveau quand il vit de qui il s'agissait.

Jamais auparavant il n'avait vu ce garçon aussi… épuisé. Tom se tenait dans un coin de la salle, observant Hitsugaya entrer avec un mélange de fascination et de confusion, il le vit regarder autour de lui avant de monter lentement les escaliers, comme si chaque pas demandait un effort surhumain au jeune homme.

Tout ce qui vint à l'esprit de Tom pour décrire ce à quoi ressemblait le jeune homme était terne l'éclat qu'il avait récemment vu en lui semblait avoir disparu. Sa peau semblait presque grise, sa posture, habituellement parfaite, était gâchée par des épaules affaissées et même ses cheveux blancs pendaient mollement sur sa tête. Dans l'ensemble, toute sa présence avait radicalement changé, comme si il en avait vu ou fait trop. C'était comme si il avait soudainement plus du triple de son âge et que la douleur et la fatigue s'étaient installées dans son corps beaucoup trop tôt et brusquement.

Ce n'était pas naturel.

Tom fronça les sourcils, se redressant autour qu'il le put et allant s'asseoir derrière le comptoir, prenant un parchemin et une plume. Il griffonna rapidement un message, expliquant tout cela à une personne qu'il connaissait et qui pourrait l'aider à faire quelque chose pour le jeune homme. Pour tout le temps où des jeunes étaient sous son toit, il avait l'obligation de s'occuper d'eux, et c'était la seconde fois qu'Hitsugaya revenait avec quelque chose de mauvais avec lui.

Il posa la lettre maintenant scellée et leva les yeux quand un nouveau client entra. Il l'enverrait plus tard, une fois le service terminé.


Toshiro fut très heureux que personne ne l'interrompe sur le chemin du retour vers le Chaudron Baveur. Il n'était certainement pas d'humeur à une quelconque rencontre et il n'était même pas sûr d'avoir l'énergie de se défendre en cas de besoin. Aussi, quand il se rendit jusqu'à sa chambre, sans avoir à parler à personne, il s'en réjouit.

Cette joie se manifesta sous la forme d'un effondrement sur son lit dès qu'il entra dans la pièce.

En toute honnêteté, il n'était même pas sûr d'arriver jusqu'à son lit. Ses derniers pas ressemblèrent plus à une odyssée épique qu'à autre chose : le parquet semblait se transformer en marais agité, de la boue semblait s'accrocher à ses chaussures à chaque pas, l'obligeant à faire glisser ses pieds sur le sol pour pouvoir faire un pas…

Finalement, il s'endormi avant même que sa tête ne heurte son oreiller.


Toshiro se réveilla en sursaut en entendant des coups incessant à sa porte. Il gémit, roulant sur le côté pour faire face à la porte et, en faisant cela, il réalisa que tout son corps le faisait souffrir. Il avait l'impression d'être à la fois compressé, roulé, congelé et frit.

''Quoi ?'' S'enquit-il, irrité, alors que les coups cessèrent.

''Hitsugaya ?'' Ce fut la voix de Tom qui traversa le bois de la porte. ''Vous allez bien ?''

Non, pensa Toshiro, mais il prit une profonde inspiration avant de répondre :''Oui, pourquoi ?''

''Hé bien, vous n'êtes pas descendu depuis hier, je commençais à me demander si quelque chose vous était arrivé.''

Hier ? Pensa Toshiro en se frottant les yeux avant d'ouvrir son denreishinki, écarquillant les yeux quand il vit la date. J'ai dormi toute une journée !

''Je vais bien,'' fit Toshiro en essayant de s'asseoir avant de décider que ça ne valait pas le coup et de s'effondrer à nouveau sur le lit. ''Pourriez-vous m'apporter du thé ?''

''Bien sûr.'' Répondit Tom. Ses pas se répercutèrent dans le couloir et Toshiro ferma les yeux en soupirant.

Il ne ferait plus jamais ça.

Le thé le ranima un peu, mais pas beaucoup. Après l'avoir bu, il se hissa hors de son lit pour aller jusqu'à la salle de bain, puis s'effondra à nouveau dans son lit et s'y endormi une fois de plus.

Certaines personnes rêvaient et d'autres non. Certains marchaient dans des paysages issus de leur imagination, voyant des lieux et des personnes qu'autrement ils n'auraient jamais vus. Ils pouvaient explorer de beaux endroits, plonger au plus profond des profondeurs, planer dans le ciel avec les créatures les plus féroces. Puis il y avait ceux qui ne rêvaient pas, qui passaient leurs nuits dans les ténèbres sans que leur esprit ne se manifeste.

Lui rêva.

Ses rêves n'étaient pas faits de calme paisible, de liberté dans un endroit sauvage ou de géantes créatures magiques des profondeurs. Il ne marchait pas dans des terres inexplorées ou sous des branches d'un profond émeraude. Non, ses rêves étaient rouges, remplis de sang et de cris d'agonie.

Il rêvait de sa sœur sur son lit d'hôpital, sa main froide dans la sienne.

Il rêvait de son vice-capitaine ensanglanté dans ses bras, son sang se répandant tel de l'eau sur le sol gelé.

Il rêvait de sa grand-mère frissonnant dans la nuit, la glace rampant autour d'eux, l'étouffant lentement pendant qu'elle dormait.

Il rêvait des hommes et des femmes sous son commandement, des vivants et des morts dans l'exercice de leurs fonctions.

Ses rêves ne faisaient qu'empirer, devenant plus sanglant et désespérés encore, et ce depuis que Tom Jedusor l'eut forcé à revivre ses souvenirs. Maintenant, quand les rêves devenaient trop difficiles à supporter, Hyorinmaru protégeait son esprit en l'entrainant dans son monde intérieur.

Cette fois, cependant, il n'apparu pas et Toshiro passa la nuit à courir après ses subordonnés, qui mourraient toujours juste avant qu'il ne puisse les atteindre.


Quand le soleil se leva sur Londres, dissipant doucement l'obscurité, Toshiro remua dans son lit, détournant son visage de la fenêtre une fois de plus. Il avait commencé à se replonger dans l'obscurité quand il y eu un étrange bruit de grattage à sa porte et Athéna, perchée sur la fenêtre ouverte, hulula pour attirer son attention. Il se redressa instantanément, alerte, et tendit la main vers sa baguette, qui se trouvait sur la table de chevet près du lit. Descendant du lit, il se glissa silencieusement jusqu'à la porte, tendis la main vers la poignée et tira brusquement, baguette levée et un sortilège d'attaque prêt.

Il n'y avait personne.

Intrigué, il baissa sa baguette, mais un miaulement fort le fit sursauter et il pointa sa baguette vers un gros chat roux court sur patte et au visage écrasé. Il le regarda d'un air grognon, miaula une fois de plus et s'avança pour se faufiler près de lui et appuyer sa tête contre sa jambe.

''D'où tu viens ?'' Murmura Toshiro en s'accroupissant pour laisser le chat renifler le dos de sa main. ''Et pourquoi tu es venu là ? Tu ne voudrais pas de moi, je t'assure.'' Pour toute réponse le chat lui lécha les phalanges, sa langue râpeuse agrippant la peau qui, jusqu'à il y a peu, saignait à la suite de son coup contre un mur. Il passa une main dans son épaisse fourrure et son dos se vouta quand il y passa la main. Il soupira.

''Très bien, je vais voir si Tom a de la nourriture pour toi.'' Fit-il en prenant le chat dans ses bras, un peu surpris par son poids, et en partant vers l'escalier, ne s'arrêtant que pour fermer sa porte.

Une fois dans les escaliers, le chat se dégagea de ses bras et tomba sur le sol dans un bruit sec, partant instantanément. Il le suivi, un peu inquiet qu'il s'échappe par la porte, mais il n'eut finalement pas à s'inquiéter, car le chat courut directement vers une jeune fille aux familiers et épais cheveux bruns.

''Pattenrond !'' S'exclama-t-elle en étreignant le chat. ''Où es-tu allé ? Je t'ai cherché partout !''

''Il était devant ma porte,'' fit Toshiro en arrivant derrière la jeune fille. ''Je suis descendu pour voir si je pouvais trouver de la nourriture à lui donner.''

La jeune fille se retourna alors. ''Hitsugaya !'' S'exclama-t-elle en se jetant sur lui, le serrant fort contre elle, Pattenrond grogna, fâché d'être écrasé entre deux humains. Hermione le laissa partir, le caressant avec douceur. ''Désolé,'' lui dit-elle avant de lever les yeux vers Toshiro, un large sourire sur son visage. ''C'est bon de te voir, tu es plus grand non ?''

''Hum,'' grogna distraitement Toshiro en regardant le chat. ''Quand l'a tu eu ?''

''Il,'' fit Hermione en pressant son visage contre la fourrure du chat. ''Pattenrond est un mâle.''

''D'accord, mais ma question demeure.''

Hermione ouvrit la bouche pour répondre mais Harry apparu alors à côté d'elle et sourit à Toshiro. ''Hey, tu es debout,'' dit-il alors que Toshiro lui envoya un regard dur. Le garçon resta imperturbable. ''Viens saluer les Weasley, ils sont là !''

Les minutes qui suivirent furent remplies de salutations : les jumeaux souriaient et se regardaient sournoisement, Mr Weasley lui posa des questions sur le fonctionnement d'un congélateur, Ginny lui offrir un petit signe de main, Percy lui serra la main et Mme Weasley le tira dans un de ces féroces câlins.

''Tu es trop maigre,'' dit-elle en le regardant d'un œil critique. ''As-tu suffisamment à manger ?''

''Je vous assure que j'ai ce qu'il faut,'' déclara Toshiro, bien que ses protestations soient tombées dans l'oreille d'un sourd. ''Je ne serais plus en vie si je n'avais rien mangé.''

Puis il y eu Ron, toujours aussi grand et au long nez, qui se tenait maladroitement à l'arrière. Ses yeux rencontrèrent ceux de Toshiro et Ron lui fit signe pour lui indiquer un coin de la pièce partiellement caché par des piliers, le même endroit que celui où Tom lui avait parlé quelques jours plutôt. Ron l'y attendait quand Toshiro réussi enfin à échapper aux Weasley. Ils restèrent silencieux pendant quelques instants, se regardant l'un l'autre avec mal aise. Toshiro regarda froidement Ron, ne voulant être le premier à rompre le silence.

Finalement Ron le rompit. ''Il va bien,'' dit-il en se frottant la nuque. Toshiro leva un sourcil. Le plus grand reprit. ''Je veux dire, tu n'as pas… il n'est pas…''

Toshiro vit soudainement ce qu'il essayait de dire et ses yeux se plissèrent. Il serra les poings. ''Je t'ai dit que je ne laisserai rien lui arriver,'' dit-il avec une certaine colère. ''Je ne reviens jamais sur ma parole.''

La bande de glace autour de son bras se contracta soudainement.

Ron détourna les yeux. ''Ouais… Écoute, je voulais juste te dire… j'ai réfléchi et… comment peut-on recommencer ?''

Toshiro pencha la tête sur le côté. ''Recommencer ?'' répéta-t-il, confus.

Hyorinmaru lui parla après un long silence. ''Je crois qu'il veut s'excuser.'' Sa voix était basse et lente, il était fatigué, c'était évident.

''Vraiment ?'' Fit Toshiro en considérant le rouquin. ''Il aurait pu mieux s'y prendre.'' Fit Hyorinmaru avant de se recroqueviller pour se rendormir.

''D'accord,'' dit finalement Toshiro en tendant la main. Ron le dévisagea, surpris. ''Je m'appelle Toshiro Hitsugaya, je suis un shinigami.''

Ron serra sa main de sa peau chaude. ''Ron Weasley, étudiant à Poudlard.'' Toshiro hocha la tête et Ron lâcha sa main avant de se retourner pour s'éloigner et rejoindre sa famille. Toshiro le suivi, et pendant quelques minutes il oublia sa fatigue alors que les Weasley lui parlèrent de leurs vacances en Égypte.


Note de la traductrice

Voilà pour ce chapitre 5 ! Au début je pensais qu'il serai assez ''ennuyeux'' à traduire, surtout par rapport au précédent, qui ne manque pas d'action, mais étonnement je l'ai fait de façon très fluide. A bientôt !