Avertissement : Tous les droits de Bleach/Harry Potter, sont à leurs propriétaires respectifs.
Note de la traductrice :
Je ne suis que la traductrice, en aucun cas cette fanfiction est mon œuvre. Elle appartient à Silvermoon42.
Je suis affreusement désolée pour le retard, je vais essayer de prendre moins de temps pour le prochain chapitre, un chapitre que j'aime tout particulièrement. Merci de votre patience et bonne lecture !
Quand Hagrid eut éloigné Windcry des élèves et attaché sa chaine une partie plus solide de la barrière, il revint en se triturant les mains. ''J'espère que tu vas bien… Ils ne sont normalement pas aussi agressifs…''
Sentant qu'il était de son devoir de rassurer le demi-géant, Toshiro prit la parole. ''Je dois avouer que l'hippogriffe a probablement mal réagit à cause de moi, les animaux ont tendance à soit m'apprécier soit à me détester.''
''Pas seulement les animaux,'' murmura quelqu'un dans la foule. Toshiro se retourna mais ne vit personne qui le regarder ou qui luttait pour garder un visage impassible. Fronçant les sourcils, il laissa couler une fois de plus.
''Qui plus est…'' reprit Hagrid en essayant de reprendre un visage impassible, ce qui échoua. ''Buck est plus calme… Quelqu'un veut-il essayer de s'approcher ?''
Cette fois il y eu un long silence. Après ce qu'il s'était passé avec Windcry, aucun élève n'était prêt à s'approcher à moins de dix mètres d'un autre hippogriffe, et Toshiro n'était pas assez stupide pour tenter à nouveau l'expérience. Finalement, Hagrid décida de passer à autre chose et commença à leur parler des hippogriffes en règle générale. Il les redirigea alors vers une page du libre des montres, qui parlait de leurs comportements et de leurs habitudes dans la nature.
Toshiro écouta à peine le discours d'Hagrid. Il regardait autour de lui, étudiant les montagnes qui entouraient l'école, couvertes d'un épais manteau de forêt verdoyante, à l'exception de leurs pointes, où les arbres laissaient place à des morceaux de roche grise. A environ cent mètres de là où il se tenait se trouvait la Forêt Interdite, sombre et ancienne. De l'autre côté se trouvait l'école, faite de pierre brute, immobile sous l'air bouillant. Ses nombreuses fenêtres, comme de grands yeux noirs, jaillissaient de toutes les surfaces et faisaient face à toutes les directions.
Le capitaine en lui se demanda vaguement de quelle façon il serait possible d'assiéger le château. Peut-être pouvait-il placer des shinigami en guise de distraction autour des murs qui abritaient la cour pendant qu'ils creusaient des tunnels par dessous… Il n'y avait pas de douves, ils n'auraient donc pas à s'inquiéter d'un possible effondrement des tunnels…
Un cri aigu le fit sortir de ses pensées et attira son attention, il vit que les hippogriffes étaient agités, se cabrant nerveusement et griffant l'air de leurs serres. L'un d'entre eux rejeta la tête en arrière, ses yeux orangés brillant sauvagement à la lumière du soleil.
Un autre, un grand au pelage gris aux plumes soigneusement entretenues, avança et sauta par-dessus la clôture, atterrissant avec un bruit sourd de l'autre côté, près des élèves.
Hagrid s'avança avec une exclamation effrayée, repoussant Toshiro alors qu'il tentait d'atteindre l'hippogriffe avant que les enfants terrifiés ne l'aperçoivent. Alors qu'Hagrid poussait involontairement Toshiro, celui-ci tomba à genou. Quand il se releva avec une grimace irritée, son regard atterrit sur des buissons, où deux yeux étincelants étaient suspendus dans l'obscurité. Les yeux et ceux de Toshiro se croisèrent et gardèrent le contact un moment, dans ce même temps, Toshiro se souvint du Sinistros dans la tasse d'Harry, de l'avertissement de Trelawney et de l'orbe sur son bureau plein de fumée tourbillonnante.
Les yeux ont cligné et disparus.
''Ah !''
Une fois de plus Toshiro fut ramené à la réalité par un cri, mais d'origine humaine cette fois. Draco Malfoy s'éloignait de l'hippogriffe gris, le visage pâle et serrant son bras. Un liquide rouge suintait entre ses doigts. Du sang.
''Buck ! Non !''
Alors c'est l'hippogriffe sensé être calme, pensa Toshiro alors qu'Hagrid retirait un lapin mort d'une corde autour de son cou et l'envoyait par-dessus la clôture. L'hippogriffe le suivi. Je remets quand même en question la capacité d'Hagrid avec cet animal.
''Par forcément,'' gronda une voix profonde dans le fond de son esprit. ''Pendant que vous rêvassiez, je regardais ce qu'il se passait. Quelque chose effrayait les créatures et Malfoy a insulté celui-ci, Buck, je me demande d'ailleurs comment il a pu avoir un nom comme celui-là…''
''Peu importe,'' répondit Toshiro. ''Qu'est-ce qui les a effrayés, les yeux que j'ai aperçus ?''
''Peut-être.'' Fit Hyorinmaru, semblant peu convaincu.
Hagrid courut à nouveau, avec un Malfoy gémissant dans ses bras cette fois, par contre. La classe couru après l'homme, ses longues foulées le transportaient bien plus vite que les leurs. Pendant qu'ils marchaient vers le château, les serpentard s'agglutinèrent en marmonnant de colère et en jetant des regards furieux à Hagrid.
''Ils devraient le virer immédiatement'' Cria une fille, des larmes lui brouillant la vue.
''Ce n'était pas la faute d'Hagrid, Malfoy a insulté l'hippogriffe, tu l'as bien entendu !'' Répliqua Dean Thomas. Près de la fille qui pleurait, Crabbe et Goyle lançaient des regards noirs aux Gryffondors et faisaient craquer leurs phalanges.
Une fois qu'ils atteignirent les marches en pierre du hall d'entré, la fille de serpentard se dirigea vers l'infirmerie, disant aller vérifier l'état de Draco.
La classe, sans chef et sans direction, se dispersa lentement. Toshiro commença à suivre le trio, qui montait les escaliers menant à la tour de Gryffondor, mais il hésita et se retourna. Jetant un coup d'œil autour de lui pour s'assurer qu'il était bien seul, le jeune capitaine couru dans l'herbe et se tint devant la Forêt Interdite. Ses branches sèches craquaient sous la brise, créant une mélodie déchirante qui sembla résonner encore un moment après le passage du vent.
Toshiro déploya ses sens, recherchant tout ce qui pouvait sortir de l'ordinaire, les hippogriffes vivaient dans la forêt, ils ne pouvaient pas avoir peur d'un simple bruit, mais il ne trouva rien. Les branches continuaient leur mélodie en cœur, rien ne semblait troubler les sous-bois. Hitsugaya fit un pas en avant, s'arrêta et regarda le château. Rien et personne n'était aux alentours.
Il entra à l'intérieur de la forêt.
Donc, le garçon était un sorcier. Voilà qui expliquait un certain nombre de choses.
L'homme soupira, prenant une gorgée de son thé. En dépit de sa présence dans un bar bondé, sombre et plein à craqué de gens sales et dégoutants qui se tortillaient et se pressaient les uns contre les autres, il ne buvait pas d'alcool. Ça lui brulait la gorge, ruinait sa santé et lui faisait penser à de la mélasse. Toujours est il, pensa-t-il en regardant suspicieusement l'eau dans sa tasse, qu'il n'y avait aucune garantie que le barman n'ait pas glissé un petit quelque chose dans sa boisson.
Ne jamais faire confiance aux barmans, se rappela-t-il en prenant une gorgée prudente. Puis il grimaça. Pouah. Horrible.
L'humeur complètement ruinée, l'homme vida le reste de sa tasse, la posa avec de la monnaie sur le comptoir et s'est alla. Il prit une profonde inspiration dans l'air nocturne et sentit un frisson le parcourir. De l'autre côté de la rue il put entendre plusieurs rires d'enfants, dans une cour surement, et pouvait entendre les arbres se balancer au-dessus de lui. En ouvrant les yeux, il vit les étoiles au-dessus de lui, il resserra sa cape autour de lui et quitta la rue à grands pas.
Dès qu'il eut quitté la petite ville, dont les occupants d'âge moyen étaient surement tous au bar, il commença à courir en direction du nord. Pré-au-Lard était dans cette direction, ainsi que sa cible. Les deux.
L'homme étendit ses sens une fois sortit de l'établissement oppressif et apprécia la liberté dont il profitait. Et pourtant, même si il aimait entendre le sons des animaux nocturnes, il savait que leurs cris n'étaient en fait que des avertissements de son passage, son emplacement communiqué dans toutes les directions et pour tous les êtres qui l'écoutait.
C'est toujours la même chose, pensa-t-il en remontant son capuchon au-dessus de sa tête. Les animaux me craignent, les sorciers me haïssent, les moldus essaient de me tuer. Je n'appartiens à aucun camp. Si seulement…
Avec une grande force de volonté, il chassa ces idées de son esprit, tenant au moins de les cacher profondément en lui, ne serait-ce que pour pouvoir se plonger dans les sons paisibles des arbres, de l'eau et de la vie autour de lui.
Plusieurs heures s'écoulèrent ainsi, pourtant il savait qu'il avait encore un long chemin à parcourir. Pré-au-Lard était à au moins trois cent kilomètres de Londres et la petite ville où il s'était arrêté pour se reposer n'en était qu'à une journée de marche. Il n'osait pas prendre une voiture, trop de tracas, trop peu d'argent, et aucun cheval ne voudrait de lui comme cavalier. Les mules le mordraient et les ânes lui donneraient des coups de sabots. Non, il n'y avait pas d'autre alternative que de marcher.
Dire qu'il avait été agacé quand il avait découvert que sa proie, les deux, avait quitté la ville plusieurs jours auparavant serait un euphémisme. Certes, l'un était à pied et était gravement décharné, mais il avait encore quatre jours d'avance. Et l'autre, hé bien, il n'y avait aucun moyen de distancer un train. Donc il ne pouvait rien faire d'autre que de suivre et espérer que sa première proie ne se révèlerait pas avant son arrivée.
L'autre, un jeune garçon et, apparemment, un sorcier, était d'avantage une curiosité qu'il avait besoin de répondre pour sa propre tranquillité d'esprit qu'autre chose. Quel genre d'humain, les sorciers étant des humains, en dépit de ce qu'ils aimaient penser, pouvait marcher parmi les autres humains en étant invisible et inaudible de ces derniers ? Il était une curiosité et l'homme, en tant que curiosité lui-même, se sentait obligé d'enquêter.
''Le voleur de vie !'' Hulula d'effroi un hibou devant lui.'' Le preneur de forme arrive !''
Je ne suis pas plus un voleur de vies que tu n'es humain, pensa l'homme en fronçant les sourcils.
Preneur de forme en revanche… c'est discutable.
Fatigué, affamé et irrité, Toshiro Hitsugaya se fraya un chemin à travers l'épaisse foule d'enfants qui se dirigeait vers la Grande Salle pour le dernier repas de la journée. En passant, il entendit diverses conversations au sujet d'Hagrid, des hippogriffes et d'une certaine troisième année de Serpentard qui pleurnichait actuellement à l'infirmerie.
Finalement, en gagnant l'entrée de la Grande Salle, Toshiro trouva une place au bout de la table, n'ayant pas le courage d'aller jusqu'au trio qui était assis au milieu de la longue table de Gryffondor. Avec un soupir, il se frotta le bras, qui allait sans doute arborer une contusion assez spectaculaire dès le lendemain.
Arbres idiots. Je ne sais jamais quand m'écarter.
Hagrid n'apparu pas à la table d'honneur ce soir-là. La grande chaise de Dumbledore fut également vide. Il ne faisait aucun doute qu'ils discutaient de ce qu'il s'était passé plus tôt dans la journée. C'était une bonne chose. Un hippogriffe avait blessé un élève devant Hagrid et il fallait prendre des mesures. Pourtant, Toshiro n'attendait rien de plus qu'un avertissement formel et peut-être un avis de probation.
Toshiro rejoignit la tour après le dîner, dans l'intention de faire ses devoirs, cependant il vit rapidement que c'était impossible à faire dans la salle commune, où les élèves commençaient à se raconter leurs vacances d'été et où les premières années jouaient avec leurs baguettes. Il décida de partir quand un garçon à l'air innocent incendia accidentellement une table d'un étrange feu bleu.
Comme toujours, le toit était un excellent endroit où travailler. Les tuiles étaient encore chaudes, mais il y avait une brise sur les hauteurs, et il trouvait qu'il arrivait mieux à se concentrer en étant en plein air. S'étant installé avec ses livres et son parchemin, il se mit au travail, mais il fut distrait un moment plus tard, quand une lueur attira son attention. En contrebas, la porte de la cabane d'Hagrid s'ouvrit brusquement, projetant un long rayon de lumière dorée sur l'herbe. C'est alors que l'homme tituba dehors, se dirigea vers un tonneau ouvert et y mit la tête. Quand il se redressa, ses cheveux dégoulinaient.
Toshiro regarda Hagrid rentrer chez lui. ''O…Ok,'' marmonna-t-il en secouant la tête avant de retourner à son travail. ''Les humains sont étranges.''
Quand leur dernier cours se termina le vendredi, Toshiro attrapa le trio avant qu'ils ne partent et leur murmura de le retrouver près du lac, puis il rassembla ses livres et s'en alla avant qu'ils ne puissent l'interroger.
''Ça ne va pas marcher,'' déclara Hyorinmaru alors que Toshiro mettait en place des sorts protecteurs atour de la petite clairière qu'il avait trouvé l'année passée.
''Oui, hé bien, je dois le faire un jour de toute façon,'' répondit Toshiro en marmonnant un sortilège pour dissimuler leur présence de toute détection magique. Il venait d'ajouter un sort pour l'avertir si quelqu'un approchait quand celui-ci se déclencha, signalant trois personnes : deux sorciers et une sorcière.
Toshiro termina de placer son dernier sort et sortit pour amener les trois jeunes sorciers, confus, à la clairière. Ils regardèrent autour d'eux avec diverses expressions nostalgiques. ''Vous êtes déjà venus ici auparavant ?'' S'enquit Toshiro, se tenant au milieu de la clairière.
''L'année dernière, quand nous te cherchions.''
'' Quand vous me cherchiez… Oh, je vois. Bon, en ce qui concerne ce qu'on va faire aujourd'hui, vous êtes tous les deux inutiles…'' dit-il en désignant Ron et Hermione. ''Mais j'ai pensé que vous aimeriez savoir comment je vais entraîner Potter à garder ses pouvoirs sous contrôle.''
''Oh, je vois… Et quoi s'agit-il ?'' Demanda Hermione en regardant autour d'elle. ''C'est un peu petit ici, non ?''
''Pour l'instant ça suffira.'' Fit Toshiro avant de se tourner vers Ron, essayant de deviner ce qu'il pensait de tout ça.
''Rien de ce qu'il dirait ne changerai quoi que ce soit,'' dit fermement Hyorinmaru. ''Le garçon doit être entraîné, et le capitaine en chef nous a donné des ordres spécifiques pour garder tout ça sous contrôle.''
''Hum, hum,'' acquiesça Toshiro en ignorant le regard confus des trois enfants. ''Potter, j'ai pensé que tu devrais apprendre à méditer.''
''A méditer ?'' S'étonna Harry en jetant un coup d'œil à ses amis. ''Mais pourquoi ?''
Toshiro essaya de se souvenir de ce que les instructeurs de l'académie lui avaient appris.'' Si tu médite, tu finiras par plonger dans ton monde intérieur et tu pourras communiquer avec l'esprit de ton zanpakuto, et une fois que tu auras établi un lien avec lui…''
''Ou elle.''
''… Ou elle, tu pourras exploiter tes pouvoirs et les contrôler.''
Il y eut un long silence maladroit quand il eut fini de parler. Toshiro observa Harry et vit toute une série d'émotions traverser son visage. Puis il jeta un coup d'œil à ses amis. Ils parlèrent alors tous en même temps.
''Monde intérieur ?''
''Zanpa…quoi ?''
''Il y a quelqu'un à l'intérieur de moi ?!''
Toshiro ferma les yeux et soupira.
''Les bases d'abord ?''
''Les bases d'abord.''
Harry Potter, le garçon qui a survécu, l'enfant qui a vaincu le Seigneur des Ténèbres et s'en est principalement sorti indemne, était étonnement mauvais en méditation.
Bien sûr ça pourrait avoir quelque chose à voir avec le fait qu'il avait apparemment encore pleins de questions sur les zanpakuto, les épées, et il y a quelque chose… dans mon âme ? Est-ce que ça peux sortir ? Quand il s'installa et tenta de faire le vide, Toshiro était certain qu'il y pensait toujours. Et s'inquiétait.
Toshiro s'asseya de l'autre côté de la clairière, avec Ron et Hermione. Il leur avait interdit d'être à moins de cinq mètre du jeune Potter.
''Alors, nous avons quelque chose dans nos âme ?''
Toshiro soupira pour ce qui sembla être la millième fois. ''Comme je l'ai dit,'' murmura-t-il en se tournant vers les adolescents, ''je ne sais pas quelle puissance spirituelle vous aurez tous les deux quand vous arriverez à la Soul Society, je suppose que la seule raison pour laquelle Potter en a une, c'est parce que j'ai utilisé un kido de guérison sur lui quand il a été blessé par le Cognard l'an dernier.''
''Mais…'' Commença le Weasley, semblant avoir du mal à comprendre. ''Pourquoi ça l'aurait affecté ?''
''Parle moins fort !'' Gronda Toshiro en jetant un œil au jeune Potter, qui avait toujours les yeux fermés de l'autre côté de la clairière. En réalité Toshiro soupçonnait qu'il se soit endormit. Puis il se tourna à nouveau vers le roux. ''Je pense que comme vous êtes des sorciers et que vous avez déjà une certaine quantité de reiatsu, que vous utilisez vous contrôler votre magie, ma pression spirituelle et celle de Potter…'' Il s'interrompit en voyant le regard confus de Ron et Hermione.
''Bon, écoute, appelons ça « la magie », d'accord ?'' Fit-il en résistant à l'envie de rouler des yeux. ''La magie de Potter a probablement réagie à la mienne, la voyant comme une menace, et a donc essayé d'augmenter son pouvoir pour protéger Potter.'' Il mit ses mains derrière sa tête et se pencha en arrière. ''Mais c'est juste une théorie, je ne sais pas si c'est ce qu'il s'est vraiment passé.''
Hermione fronça les sourcils et le regarda pensivement. ''Donc, en théorie, la même chose pourrait nous arriver ?''
''Oui, '' fit lentement Toshiro, ''je suppose que oui.'' Puis il tourna un regard sévère sur le duo. ''Mais je vais être beaucoup plus prudent à l'avenir, pour que ça ne se reproduise pas.''
''Donc, si nous sommes blessés, tu ne nous aiderais pas ?''
''N'essaie pas de trouver une signification cachée derrière mes mots,'' soupira Toshiro.''C'est épuisant et ça ne sert à rien.''
Ils se firent à nouveau silencieux, silence qui n'était brisé que par le clapotis de l'eau du lac contre le rivage et les oiseaux gazouillant dans les arbres avoisinants. Les sorts de protection que Toshiro avaient mis en place chantonnaient à l'intérieur de lui, d'un son bas et apaisant. Il ferma les yeux, appréciant la sensation du soleil chaud sur sa peau. Il était peut-être un shinigami de glace, mais il appréciait la chaleur.
''Rah !''
Un instant il se détendait au soleil, et l'instant suivant il se levait, sur le qui vive. Cependant, il remarqua que seuls les trois autres sorciers étaient avec lui dans la clairière.
Toshiro se redressa, laissant tomber sa baguette à ses côtés, et baissa les yeux sur le jeune Potter, qui avait l'air incroyablement frustré. ''Quelque chose ne va pas ?'' Demanda-t-il, ne prenant même pas la pleine de cacher son irritation.
''Oui, quelque chose ne va pas, je n'y arrive pas !''
''Tu n'as essayé qu'une demi-heure, la plupart des shinigami mettent des années à communiquer avec l'esprit de leur zanpakuto.''
''Des années ?'' Fit Harry en sautant sur ses pieds pour traverser la clairière en quelques pas. Il se tint alors inconfortablement près de Toshiro, qui refusa de reculer. ''Des années !''
''En fonction de leur niveau d'énergie spirituelle,'' répondit calmement Toshiro, puis il ne put s'empêcher d'ajouter,'' je suis entré en contact avec le mien sans véritable entrainement.''
''Vous voulez dire que je suis entré en contact,'' grommela Hyorinmaru.
''Oui, et ça s'est très bien passé.''
''Évidement, que pouvais-je faire d'autre ? Je ne pouvais plus attendre et vous ne faisiez rien.''
Toshiro fut sortit de sa conversation mentale quand Harry attrapa le devant de son uniforme, le secouant un peu. ''Est-ce qu'au moins tu m'écoutes… Ah !''
Tout l'air sortit de ses poumons en une expiration forcée, il tomba et atterrit lourdement sur le sol. Il inspira profondément et cligna des yeux vers Toshiro, qui se tenait à côté de lui, les bras croisés.
''Je t'ai dit de ne pas me toucher, '' fit Toshiro d'une voix basse, regardant fixement le garçon devant lui. ''La colère n'est pas une excuse pour oublier les règles.''
''Hey !'' S'exclama une voix avant qu'une main n'attrape son épaule, le faisant reculer de quelques pas. ''Ne t'en prend pas à lui !''
Toshiro tordit la main et attrapa le bras qui y était attaché, mais avant qu'il ne puisse faire un autre mouvement, quelque chose frappa l'arrière de ses genoux et il tomba en avant. Dès que ses mains eurent touché terre, il se jeta sur le côté en évitant un coup de pied. Ron tomba à son tour, mais des mains le tirèrent vers le haut, aussi il se détendit complètement, déséquilibrant la personne derrière lui.
''Hé, qu'est-ce que tu… hé, c'est à moi !''
Les prochaines minutes furent remplies de combats chaotiques. A un moment donné, Toshiro fut capable de s'écarter du combat et vit Harry et Ron se battre. Ron avait l'avantage de la taille, mais Harry était petit et était capable de se faufiler hors de sa porté.
Toshiro eut à peine le temps de regarder ça avec confusion qu'il fut immédiatement tiré au sol par un poids sur son dos. Il se tordit jusqu'à ce qu'il soit face à face avec Hermione, qui luttait pour le maitriser. ''Tu m'as attaqué !'' Fit-il avec indignation.
Hermione sourit alors que Toshiro soufflait d'agacement et d'amusement avant d'attraper ses bras, la faisant basculer aussi doucement que possible. Il se leva, dans l'intention de mettre fin à cette « battle royale » absurde, mais il fut à nouveau renversé et trébucha sur Ron et Harry, toujours entrain de se battre sur le sol. Ron, qui était actuellement au dessus d'Harry, s'effondra sous son poids et pendant un instant tous trois se contentèrent de gémir sur le sol.
''Descendez…'' Fit Harry d'une respiration sifflante, essayant inutilement de pousser les deux garçons étendus sur lui. Toshiro descendit de la pile mais resta immobile, ses épaules tremblant sous un rire contenu. Puis, incapable de se retenir plus longtemps, il pinça l'arrêt de son nez entre son pouce et son index et se mit à rire. Quelques secondes plus tard il fut rejoint par Harry, Ron et Hermione.
''Ça, c'était quoi ?'' Fit Toshiro en prenant de profondes respirations avant de s'asseoir. Les trois enfants riaient sur le sol sans sembler pouvoir s'arrêter, et même Toshiro avoir toujours le sourire aux lèvres. Au fond de son monde intérieur il pouvait entendre des rires étouffés, mais il se rendit compte qu'il n'était même pas en colère contre son dragon pour s'amuser à ses dépends. ''Weasley…pourquoi tu te bas avec Potter ?''
''Hé bien…'' Fit le roux en cessant de rire, prenant un moment pour reprendre son souffle. ''Il a prit ma…''
''Je l'ai !'' S'exclama Harry en brandissant triomphalement une chaussure, que Ron lui arracha des mains. Toshiro secoua la tête et se tourna vers Hermione, qui essayait vainement de paraitre calme.
''Quoi ?''
Toshiro renifla et retomba dans l'herbe.
Note de l'auteur :
Je me suis beaucoup amusée à écrire cette dernière scène. Ce n'était pas ce que j'avais prévu à l'origine pour ce chapitre, mais l'idée m'est venue et… voilà.
J'allais originellement ajouter la scène de l'épouvantard dans ce chapitre (parce que je sais que c'est ce que vous voulez tous voir), mais j'avais envie de terminer sur une note joyeuse, compte tenu de ce qui arrivera au prochain chapitre. L'épouvantard est pour bientôt ! *rire diabolique*
