Avertissement : Tous les droits de Bleach/Harry Potter, sont à leurs propriétaires respectifs.

Note de la traductrice :

Je ne suis que la traductrice, en aucun cas cette fanfiction est mon œuvre. Elle appartient à Silvermoon42.

Je n'ai pas prit le temps de le faire depuis un moment, alors je vais le faire maintenant. Merci à tous. Merci pour vos nombreux encouragements et compliments, ça fait chaud au coeur et ça donne vraiment envie de continuer. Je sais que je n'avance plus aussi vite qu'avant, loin de là, mais je n'abandonne pas pour autant ! Je mènerais cette traduction à bien ne vous en faites pas ! Encore merci à tous et bonne lecture !


Comme l'apprit Toshiro, Olivier Dubois était un homme très dévoué au Quidditch. Immédiatement après avoir découvert que Gryffondor ne jouerait pas contre Serpentard au prochain match, il s'était mit à constamment harceler les membres de son équipe, leur donnant des conseils malvenus. Son harcèlement devenait si intrusif que ses coéquipier essayaient de l'éviter autant qu'ils le pouvaient, en allant même jusqu'à recruter d'autres élèves pour distraire le septième année. En quelque sorte, même Toshiro s'était retrouvé impliqué.

Ce jour là commençaient normalement : les cours étaient faciles, le déjeuner bruyant et les devoirs mornes. Il n'y avait pas de hollow, pas de Voldemort, et rien d'autre que des devoirs à faire. Il avait envoyé son rapport à la Soul Society sur ce qu'il avait appris et attendait toujours une réponse. Alors que Toshiro était assis sur son éternel rebord de fenêtre, son livre d'histoire entre les mains avec un parchemin, Dubois s'approcha de lui.

''As-tu vu Harry ?''

Pendant que le garçon ne lui parlait pas, Hitsugaya continua de travailler, marquant quelque chose sur les gobelins sur son parchemin. Ce n'est que lorsque Dubois se racla la gorge que le capitaine leva les yeux. ''Oui ?''

''As-tu vu Harry ?'' Répéta-t-il avec empressement.

Le dit Potter venait d'entrer dans la salle commune et resta pétrifié à la porte, faisant des gestes frénétique envers Toshiro. Il tourna à nouveau les yeux vers Dubois, qui attendait sa réponse. ''Non.''

Harry joignit les mains en un ''merci'' puis se retourna pour pousser Ron à nouveau vers la sortie.

''Hé bien, merci quand même,'' fit Dubois, inconscient de ce qu'il venait de se passer, et tourna les talons. Hitsugaya contint un sourire amusé.

''Bien que, si tu te dépêches, tu devrais pouvoir l'attraper dans les escaliers.'' Dubois lui lança un regard reconnaissant et se dépêcha de partir. Toshiro, lui, secoua la tête et retourna à son travail.


Il sembla que Dubois réussi à mettre la main sur Harry le lendemain, cependant, le jeune homme ne se présenta pas immédiatement en cours de Défense contre les forces du mal. Là encore, probablement à cause de lui.

Le cours se trouvait être après le déjeuner, alors Hitsugaya s'y rendit tôt, avec l'intention de profiter d'un moment de calme pour terminer un livre de sixième année sur les sortilèges. Mais, quand il entra dans la classe et jeta un coup d'œil au bureau, avec l'intention de faire un signe de tête respectueux au professeur Lupin, il cligna des yeux. Au lieu de l'homme calme et fatigué habituellement assis derrière le bureau, se trouvait le professeur Rogue, perché au dessus avec une plume à la main, la pointe grattant le papier alors qu'il écrivait. Sentant la présence d'une autre personne dans la pièce, le professeur leva les yeux.

''Le cours ne commence pas avant un quart d'heure,'' dit-il, toujours aussi renfrogné. Sortant Hitsugaya de sa stupeur.

''Je sais. Je suis juste venu plus tôt pour pouvoir lire.'' Dit-il en désignant le livre dans sa main. Rogue lui jeta un bref coup d'œil.

''Étrange. Personne ne vient jamais plus tôt dans mes cours.''

''Ce n'est pas si étrange,'' déclara Toshiro, refusant de laisser sa bonne humeur liée au temps orageux s'assombrir. ''Personne n'aime le cours de potion.''

Un côté de la bouche de Rogue se contracta. ''Effectivement.''

Toshiro s'asseya à sa place, dans un coin de la salle, mais sa curiosité le poussa à demander :''Où est le professeur Lupin ?''

La plume de Rogue écrivit une dernière phrase avant qu'il ne réponde. ''Il est malade.''

Hitsugaya haussa les sourcils. ''Rien de grave j'espère.''

''Rien qui ne mette sa vie en danger.''

Là-dessus le silence s'installa dans la pièce. Au moins, jusqu'à ce que la cloche ne sonne la fin du déjeuner et que les élèves ne commencent à affluer, tous avec un regard inquiet en voyant le maitre des potions assis à l'avant de la salle. Neville, quant à lui, déglutit bruyamment en entrant. Quand la cloche sonna à nouveau, Rogue se leva avec un parchemin dans les mains. Il balaya la pièce d'un regard acéré.

''Comme vous vous en doutez, je remplace le professeur Lupin, qui est actuellement malade. Je vais à présent faire l'appel.''

Seuls deux élèves manquèrent à l'appel, Harry Potter et une fille aux cheveux noirs qui avait contractée la grippe. Une grippe qui s'était violement manifestée la nuit précédente dans la salle commune. La jeune fille s'était soudainement levée et s'était précipitée vers la fenêtre, qu'Hitsugaya avait dû quitter, pour vomir de l'autre côté de la tour. Il avait été très heureux de renoncer à sa place pour la jeune fille.

''En tant que votre remplaçant, j'ai parcouru les cours du professeur Lupin, et le les ai trouvé extrêmement désorganisés.'' Dit-il avec un ricanement. ''Il semble qu'il ait couvert quelques créatures, alors j'ai pensé continuer cela. Cette leçon portera sur…''

Il fut interrompu par la porte qui s'ouvrit précipitamment, laissant entrer un Potter haletant. ''Désolé d'être en retard, Professeur Lu…'' Il s'immobilisa, fixant Rogue avec incrédulité. ''Où est le professeur Lupin ?''

''Malade. Dix points en moins pour Gryffondor. Asseyez-vous.''

Mais Harry ne s'asseya pas et persista dans ses questions.''Qu'est-ce qu'il a ?''

Les yeux de Rogue brillèrent dangereusement. ''Je ne vois pas en quoi cela vous concerne, Potter. Cinq points en moins pour Gryffondor, et ça sera cinquante si vous ne vous asseyez pas. Maintenant.''

Harry s'asseya dans le siège vide le plus proche, qui se trouvait être celui à côté de Neville Londubat, qui jeta un regard terrifié à Rogue et se rapprocha d'Harry.

''Maintenant,'' reprit Rogue en les regardant, ''allez à la page 394. Comme je le disais, nous traiterons des loups-garous.''

Le reste de la classe, après une rébellion de courte durée, commença à prendre des notes sur le manuel. Ron fut collé, Hermione fut déshonorée, des points furent pris en deux étudiants se retrouvèrent dangereusement aux bords des larmes. La cloche sonna la fin de leur glas, laissant les élèves mécontents quitter la classe au pas de course. Toshiro remarqua avec amusement qu'ils ne se plaignirent qu'une fois hors de portée de Rogue.

Le samedi suivant fut sombre et pluvieux, enfin, plus que la semaine passée. Hitsugaya se leva de bonne heure, soucieux de passer un moment dans la tempête. Puis, en sortant du dortoir, il passa devant Potter, déjà en uniforme de Quidditch, regardant le feu avec humeur. Hitsugaya réprima une envie de rouler des yeux et continua son chemin. Une fois dehors et assez loin du château pour ne pas être vu par les mortels, il pencha la tête en arrière, profitant avec délectation des gouttes froides sur son visage.

Il venait de décider d'entrer dans la Forêt Interdite pour profiter des conditions humides quand son denreishinki sonna. En marmonnant, il le sortit et prit un moment pour se préparer mentalement quand il vit l'identité de l'appelant. Puis, il le porta à son oreille et parla en japonais. ''Capitaine Hitsugaya.''

''Capitaine ! Il est bon de vous entendre à nouveau !''

Tu m'étonnes. Frissonna-t-il en entendant la voix de Matsumoto résonner dans son esprit. Repoussant fermement ce souvenir, et celui de toutes les autres fois où il l'avait entendu hurler de cette façon, il répondit avec lassitude à son vice-capitaine. ''De quoi as-tu besoin, Matsumoto ?''

Il y eut un bref moment de silence. ''Tout va bien capitaine ?'' Demanda-t-elle d'une voix concernée.

Zut. Toshiro se mordit la lèvre. Son vice capitaine avait toujours été capable de lire ses émotions. ''Tout va bien. Pourquoi as-tu appelé ?''

Pendant un instant, il se demanda si elle le croirait, mais quand elle parla à nouveau, sa voix avait reprit son habituel ton pétillant. ''Je voulais juste vous prévenir.''

''Me prévenir ? Qu'est-ce que tu as encore fait ?'' Dit-il en se massant les tempes.

''Moi ? Rien. Pourquoi pensez vous que moi, j'ai fais quelque chose ?''

Il ignora son ton innocent et gronda, ''Matsumoto…''

''Bien, bien. Écoutez, Kurotsuchi a mis la main sur votre rapport, sur les détraqueurs.'' Toshiro soupira. Il pouvait voir où ça allait le mener. Bien sûr…''Il voudrai que vous en capturiez un pour qu'il puisse l'étudier.''

''Ma mission n'inclut pas de capturer des créatures pour que le capitaine Kurotsuchi puisse faire ses expériences,'' lui rappela Toshiro, mais la femme continua.

''Oui, c'est ce que je lui ai dit, mais il est ensuite allé voir le Capitaine en chef, et il est d'accord.''

Toshiro eu envie de se cogner la tête contre quelque chose. ''Bien sûr.''

''Oui. Il a dit quelque chose sur la façon dont nous en apprenons plus en étant sur place, mais également qu'il serait bénéfique d'avoir quelque chose sous les yeux pour enquêter… il a aussi dit autre chose, mais il y avait une mouche sur sa barbe et je me suis laissée distraire.''

Aussi amusante que fut cette image mentale, Toshiro grogna,'' Qu'est-ce qu'il a dit d'autre ?''

''Oh, rien vous concernant. Il m'a juste dit de faire mes papiers.'' Dit-elle d'une voix boudeuse. ''Apparemment, il ne veut pas surcharger le capitaine Ukitake plus qu'il ne l'est déjà.''

L'herbe autour des pieds d'Hitsugaya commença à geler. ''Ne me dis pas que tu as demandé à Ukitake de faire ton travail à ta place.'' Silence. ''Matsumoto…''

''Vous m'avez dit de ne pas le dire.''

''Matsumoto !'' S'exclama-t-il, exaspéré, mais elle le coupa avant qu'il ne puisse vraiment commencer à lui faire la morale.

''Bon voilà, je dois y aller. Avec Renji et les autres ont doit se retrouver à la sixième division et je ne dois pas être en retard ! N'oubliez pas d'attraper un détraqueur et de vous amuser ! Au revoir !'' Fin de communication.

''Ne raccroche pas,'' grogna Toshiro, mais elle avait déjà coupé. Avec un soupir, il ferma le denreishinki et le fourra dans sa poche. Il pencha le visage le haut. Pourquoi diable je la garde avec moi ?


Sa séance d'entrainement dans la Forêt Interdite dura plus longtemps qu'il ne l'avait prévu, mais au moment où il baissa son épée, il était couvert d'une fine couche de sueur et respirait lourdement. La clairière était recouverte d'une épaisse couche de glace, de vagues irrégulières d'eau gelée et de profonds sillons creusés dans la terre. Rengainant son épée, Toshiro traversa le désert glacé, rappel de son monde intérieur.

Au fond de son esprit, il entendit Hyorinmaru gronder. Déployant ses ailes pour s'envoler, envoyant de la neige dans les airs, avant de redescendre doucement. Réticent à quitter son havre de glace et d'eau, Toshiro s'asseya contre un mur de glace, laissant ses yeux se fermer.

Quelques temps plus tard, il fut puni de son manque de vigilance en entendant un clac suivi d'un bruit sourd. Il fut sur pied en un instant, épée en main, sur le qui vive. Au début, il ne vit pas la source des bruits étranges, alors il avança dans la clairière gelée, regardant d'un bout à l'autre. C'est alors qu'il la vit.

Une araignée géante ayant du mal à reprendre son équilibre sur la glace gelée. Ses pattes glissaient dessus et son gros ventre s'effondrait régulièrement sur la glace aux grès de ses essais. Elle commençait par rassembler ses pattes sous elle, se relevait lentement, tremblotante, avant de recommencer le processus autant de fois que nécessaire. Toshiro la regarda pendant quelques minutes, son épée abaissée. L'araignée le vit et ses mouvements s'accélérèrent, désireuse d'atteindre ce qu'elle avait cru être une proie facile. Ses pinces claquèrent et ses pattes avant se levèrent brièvement pour l'intimider.

Hitsugaya haussa un sourcil, absolument pas impressionné. Puis, enfin, l'araignée s'approcha suffisamment près d'une colline de glace pour pouvoir y crocheter ses pattes et se propulser en avant. Cette méthode sembla bien fonctionner, mais dès que l'araignée fut devant lui, elle était coincée dans un équilibre précaire entre deux mottes de glace. Malheureusement pour elle, ses huit membres étaient trop occupés à la maintenir debout pour lui permettre de se battre. Après une minute de colère, elle sembla se rendre compte de sa situation et tenta de déplacer son poids sur six de ses pattes seulement. Bien sur, suite à cela, elle s'écrasa lamentablement sur le sol, secouant la glace sous les pieds de Toshiro.

Le capitaine secoua la tête, décidant que s'en était assez, et sauta sur l'un des monticules de glace, s'élevant rapidement au-dessus de l'araignée. Sans cesser de glisser, l'araignée le suivait du regard. Il était hors de question que Toshiro laisse une araignée le vaincre, sur son propre terrain en plus ! Il sauta alors calmement sur le dos de l'araignée. Celle-ci siffla, surprise, mais son sifflement devint plus strident quand Toshiro fit une incision soignée juste derrière sa tête, coupant tous les muscles et organes vitaux. Il se tendit, prêt à sauter lorsqu'elle s'effondrerait sur le sol. Puis, il sauta au sol lorsque ses pattes se retroussèrent sous son ventre.

''Trop facile,'' se plaignit Hyorinmaru. ''Je n'ai même rien eu à faire.''

Hitsugaya nettoya doucement son épée, la rengaina dans son fourreau, puis il leva les yeux vers le ciel. Le soleil, presque caché derrière les nuages, approchait de son zénith, et dire qu'il devait encore attraper un détraqueur… Il réalisa soudainement qu'il ne savait pas comment attraper un détraqueur. Il soupira et relâcha sa prise sur la glace, la laissant doucement fondre. Va pour la bibliothèque, alors. D'ailleurs, il n'avait toujours pas trouvé de solution au problème de méditation de Potter, et il désespérait qu'il soit vraiment obligé de parcourir toute la bibliothèque pour trouver quoi que ce soit qui aiderait. Dieu merci, il lisait rapidement.

Quelques courtes minutes plus tard, Toshiro était de retour dans la tour de Gryffondor, retournant dans son gigai, juste à temps visiblement, Ron franchissant la porte jute au moment où il y entrai.

''Viens vite !'' S'exclama-t-il en tirant les rideaux du lit d'Hitsugaya. Le capitaine lui jeta un regard noir en retour, ennuyé.

''La prochaine fois, demande avant de faire ça. Et je n'irai nulle part avec toi à moins que tu ne m'en dises plus.''

Le rouquin roula des yeux et l'attrapa par le poignet, avec l'intention de le tirer du lit. Toshiro resta fermement crampé sur son lit, faisant abandonner Ron avec un soupir. ''Tu pèses une tonne ou quoi ?''

''Oui, oui, c'est ça.''

''Bon.'' Soupira Ron en se redressant en désignant urgemment la porte. ''Harry s'est blessé pendant l'entrainement. Tu l'as guéri la dernière fois ; refais le.''

''Certainement pas !'' Fit Toshiro en levant une main, arrêtant Ron avant même qu'il ne puisse protester. ''C'est une mauvaise idée. La dernière fois que je l'ai guéri, Potter a développé des pouvoirs spirituels. Je frémis rien qu'en pensant à ce qu'il pourrait se passer si je le guérissais à nouveau. Non, je ne guérirais plus jamais aucun sorcier.''

''Et si on risquait de mourir ?'' Demanda Ron avec énervement. La réponse d'Hitsugaya ne semblant pas lui plaire du tout.

''Alors tu mourras.''

''On est tes amis !'' S'exclama Ron en agrippant le montant du lit si fort que ses jointures en devinrent blanches. ''C'est comme ça que tu nous embourses ? Peut-être que les histoires sur les shinigami sont vraies après tout !''

Toshiro soupira. Il ne pouvait pas expliquer à Ron, en des termes qu'il puisse comprendre, qu'il avait déjà assez de problèmes en ayant déclenchés les pouvoirs de Potter, et si ça se reproduisait, les conséquences seraient… terribles. Le sorcier ou la sorcière serait tué, il serait déchu de son rang et un sceau serait probablement apposé sur son âme, sa division serait montrée du doigt pendant des siècles et elle perdrait un capitaine pour la seconde fois en quatre décennies. Sans oublier qu'il s'immiscerait alors dans la vie des mortels.

Un shinigami, tout en protégeant les âmes des dommages et de toute destruction, était invité à ne pas interférer dans la vie des humains. La seule raison pour laquelle il avait été autorisé à traquer et éliminer Voldemort était parce que, d'après ce qu'ils avaient apprit via son entrée dans l'école, l'âme de ce sorcier était étrange. Ce qui lui permettait de survivre comme une sorte de fantôme après sa mort. Elle était comme scindée en plusieurs morceaux. La Soul Society souhaitait, premièrement : découvrir comment il faisait et le punir pour ça, et deuxièmement : s'assurer qu'il n'apprendrait cela à personne d'autre. Les humains avaient des âmes pour une raison et un homme n'avait pas le droit mutiler la sienne pour obtenir l'immortalité.

''Il y a des raisons pour lesquelles je ne peux ni ne veux plus guérir aucun sorcier,'' fit calmement Toshiro. ''Elles sont longues et compliquées, et nécessitent une longue explication sur les lois de là d'où je viens. Je n'ai ni la patience ni l'envie nécessaire pour t'en parler. Dit toi simplement que je ne refuse pas par dépit ou condescendance, ou tout ce que tu peux penser. Mais tout simplement parce que je n'y suis tout simplement pas autorisé.''

Le jeune Weasley sembla insatisfait de cette réponse, mais c'était tout ce qu'il aurait.

''Bon, et qu'est-il arrivé à Potter cette fois ?''

Ron lui expliqua alors, sur un ton plus net que d'habitude, la façon dont les détraqueurs étaient apparus durant le match et comment Harry était tombé de son balais. Cependant, avant qu'il ne touche le sol, il avait été ralenti par un sort de Dumbledore, le faisant toucher terre à peine à la vitesse d'une plume à la dérive. Pourtant, il était inconscient quand les professeurs l'avaient ramené à l'infirmerie.

Apparemment, l'histoire avait fait le tour de l'école ; plus le duo approchait de l'infirmerie, plus les couloirs se remplissaient de monde, encombrés d'élèves plus trempés les uns que les autres. Ron et Hitsugaya réussirent malgré tout à se frayer un chemin jusqu'à l'infirmerie. Cependant, une fois à destination, ils tombèrent face au professeur McGonagall, qui montait la garde près de la porte, affirmant que personne ne pouvait entrer.

''Mais nous sommes ses amis !'' Protesta Ron alors que l'animagus levait un sourcil en direction de Toshiro. Le capitaine haussa les épaules et la femme tourna les yeux vers Ron.

''Il est toujours en soin,'' dit-elle fermement, bras croisés. ''Seul le personnel et la famille sont autorisés à l'intérieur pour l'instant.''

''Mais il n'a pas de famille !''

''Alors, seuls les membres du personnel sont autorisés à l'intérieur.''

Ron, malgré tout, continua à batailler avec la sorcière, même si le fait de batailler avec son professeur n'était absolument pas une bonne idée, peu importe qui avait raison. Toshiro, qui se tenait sur le côté, observait le jeune homme aux cheveux de feu essayer de se frayer un chemin pour passer le professeur, sans succès. Quoi qu'il fasse, McGonagall refusait de bouger. Finalement, Hitsugaya en eu marre et décida d'arrêter ça.

''Laisse tomber,'' gémit-il, assez fort pour que tout deux l'entendent. ''Weasley, elle ne te laissera pas entrer. Si elle le faisait, elle devrait laisser entrer toute l'école, et ça n'arrivera évidement pas. Nous reviendrons plus tard pour voir comment va Potter, je suis sûr qu'il ira bien.''

Ron grimaça mais croisa les bras et resta immobile. Hitsugaya roula des yeux et tourna les talons, se frayant un chemin à travers la foule. Au début, personne ne voulait lui laisser la place de passer, mais une petite dose de reiatsu régla le problème.

Bientôt, il fut sortit du couloir encombré et s'arrêta brièvement pour prendre une profonde inspiration. Il n'avait jamais aimé les foules et être un capitaine n'avait pas aidé. Son rang était venu avec le grand avantage d'être considéré comme une cible de premier choix. Par conséquent, chaque fois qu'il était avec d'autres personnes, une partie de son esprit scrutait toujours inconsciemment la foule, recherchant une potentielle menace. Inversement, les personnes qui ne semblaient pas être une menace étaient souvent celles qui avaient réussi leur mission. Il devait donc toujours garder un œil sur elles aussi.

Tout en prenant un couloir désert, Toshiro se demanda distraitement si c'était considéré comme préjudiciable. Probablement.

Avant qu'il ne puisse continuer à se demander si son habitude à juger les gens était moralement répréhensible (ce qu'il ne pensait pas vraiment, vu que ses opinions lui avaient sauvées la vie à plusieurs reprises), il tourna à un nouvel angle et faillit rentrer dans un groupe de personnes. Les élèves face à lui étaient détrempés et abattus, tous vêtus de robes marron et or dégoulinantes. Il fit un pas en arrière et observa la sombre équipe de Quidditch de Gryffondor.

Il allait leur demander si ils avaient gagné ou non (plus pour combler le silence gênant qui s'était installé qu'autre chose), mais il réalisa immédiatement que ce n'était pas nécessaire. Même en apprenant que Potter avait été blessé et qu'il était peut être toujours inconscient à l'infirmerie, si l'équipe avait gagné, elle aurait eu cette étincelle si particulière dans le regard. Mais cette étincelle était absente, particulièrement chez le gardien et capitaine de l'équipe, Olivier Dubois, septième année. L'expression du jeune homme était sombre alors qu'il fixait un paquet enroulé dans ses bras.

''Que s'est-il passé ?'' Demanda finalement Toshiro, vraiment curieux cette fois. Ils n'agissaient sûrement pas ainsi uniquement parce que Potter avait été blessé. Ce n'était pas comme si c'était la première fois après tout, c'était pratiquement quotidien maintenant. Après tout, il avait même réussi à s'ouvrir la main en coupant des limaces pendant le cours de potion.

Un long et inconfortable silence emplit le couloir et Toshiro commença même à se demander si il obtiendrait un jour une réponse quand l'un des jumeaux prit la parole. ''Harry est blessé.''

''Oh,'' acquiesça doucement Hitsugaya en regardant le paquet difforme dans les bras de Dubois. Maintenant qu'il y regardait de plus près, il pouvait voir dépasser des fines brindilles d'un côté et une poignée en bois de l'autre. Le tout était recouvert d'un linge l'empêchant d'en voir plus, mais il en vit suffisamment pour deviner qu'il s'agissait d'un balai à moitié cassé. ''On ne peut pas le réparer ?''

Le jumeau de gauche secoua la tête, sa chevelure rousse et humide tombant dans ses yeux. ''C'est un balai magique,'' répondit-il avec évidence. Hitsugaya ouvrit la bouche pour lui dire qu'une explication supplémentaire était la bienvenue quand Dubois se remit subitement à avancer, obligeant Toshiro à s'écarter vivement sous peine d'être piétiné. Le reste de l'équipe fixa son gardien avec incrédulité avant de le suivre après un instant d'hésitation. Un des jumeaux s'arrêta cependant à côté de Toshiro.

''Ne fait pas attention à lui,'' dit-il d'une voix inhabituellement douce. ''Il prend ça très à cœur. Il se blâme pour l'accident d'Harry.''

''Pourquoi les détraqueurs sont-ils entrés sur le terrain ?'' Demanda Toshiro. Le jumeau secoua la tête.

''Personne ne le sait. Mais je pense que Dumbledore n'est pas près de laisser ça se reproduire.'' Dit-il avant de partir rattraper son frère, qui suivait le groupe. Toshiro les regarda tourner au coin du couloir, puis il se dirigea rapidement vers eux pour voir la foule entourant les portes de l'infirmerie laisser solennellement passer l'équipe. McGonagall leur glissa un mot, trop doucement pour que le capitaine ne puisse entendre quoi que ce soit, puis s'écarta pour les laisser entrer. La foule se referma derrière eux comme un animal sur sa proie et ils disparurent de sa vue.


Contrairement aux passages habituels d'Harry à l'infirmerie, celui-ci ne dura que le temps du week end. Le lundi, il retourna en cours, l'air malheureux mais physiquement en forme. D'après ce qu'entendit Toshiro des rumeurs lors des repas, le jeune homme avait reçu un grand nombre de visiteurs. Hermione et Ron, quant à eux, apparemment, n'avaient presque pas quitté son chevet. Toshiro, lui, ne s'était rendu qu'une seule fois auprès de lui, l'infirmerie et ses murs blancs et son odeur caractéristique ne lui rappelaient que trop la quatrième division.

Apparemment, pendant le match, juste avant que les détraqueurs n'infestent le terrain et fasse perdre connaissance à Harry, le jeune homme aurait vu le Sinistros. D'après sa description, qui prit un temps irritablement long, Toshiro fut presque certain que le ''Sinistros'', n'était rien de plus que Sirius Black sous sa forme d'animagus. Ce qui amena le capitaine à se demander ce qu'il pouvait bien faire là et le décida à lui rendre visite.

''Merci'', fit Toshiro en s'inclinant devant l'elfe de maison qui lui avait amené du pain et de la viande séchée. ''C'est très apprécié.''

Les elfes de maisons gazouillèrent de contentement, clairement ravis d'être ainsi remerciés. Puis, alors qu'il allait repartir, ils lui offrirent de plus en plus de nourriture, quand finalement il réussit à s'échapper à eux, ses bras étaient pleins à craquer de friandises, même Ukitake en serai jaloux.

Tout en se dépêchant de marcher à travers les couloirs, en essayant de garder toute la nourriture qu'il avait reçue dans ses bras pour ne pas qu'elle tombe, Toshiro se demandait bien pourquoi les elfes de maison étaient toujours aussi heureux de servir les gens. Ce n'était pas comme si ils étaient en manque d'interaction, ils étaient des dizaines dans les cuisines. Et ils étaient constamment occupés à préparer le prochain repas ou à nettoyer le château pendant la nuit. Pourtant, d'après ce qu'ils lui avaient gaiment dit, ils adoraient ça.

(Il se demanda, quelque peu inquiet, pourquoi ils n'avaient pas eus de meilleurs vêtements que ça. Dumbledore n'était certainement pas assez cruel pour les forcer à porter des taies d'oreiller avec des ouvertures pour les bras et les jambes ou des morceaux de draps les enveloppant comme de vieilles toges. Certains vêtements semblaient même avoir été tellement rapiécés que le tissu original n'était plus qu'un mince filet.)

Il sortit de ses pensées en se dépêchant de traverser le parc, sous une pluie battante, pour se diriger vers le Saule Cogneur. Une fois arrivé, il frappa le nœud de la racine avant que l'arbre puisse même savoir qu'il était là et l'attaquer. Le Saule, heureusement, se trouvait dans une zone reculée du parc, où personne ne pourrait facilement le voir, et puis d'ailleurs personne ne serait dehors par ce temps.

Bientôt, il arriva au sous sol si familier de la Cabane Hurlante et monta rapidement les escaliers, faisant toujours attention à ne pas faire tomber ce qu'il avait dans les bras. ''Black ! C'est Hitsugaya !'' Appela-t-il, préférant avertir l'homme avant qu'il ne l'attaque par erreur.

''Je suis dans la chambre !'' Répondit Black d'une voix étouffée. Toshiro monta alors le second escalier.

''Je me rends bien compte que rien de tout ça n'est vraiment sain, mais je n'ai pas pu partir assez vite pour qu'ils se contentent de me donner ce que j'avais demandé.'' Expliqua rapidement Toshiro en entrant dans la chambre. Une fois arrivé il déposa ses victuailles sur le canapé. Black se leva du lit et avança avec impatience vers la nourriture qui lui était proposée. Toshiro s'asseya sur une chaise et attendit que l'homme ait fini de manger pour l'interroger.

Après un moment à lui apporter de la nourriture, Toshiro voyait bien que Black commençait à reprendre des forces. Son visage n'était plus aussi squelettique, sa peau n'était plus d'une teinte jaune inquiétante et il ne ressemblait plus autant à un sombral. Malheureusement l'état de ses dents ne s'était pas amélioré, mais l'une des premières choses que Toshiro lui avait apportées était un nécessaire brosse à dent dentifrice. Au moins le reste semblait aller mieux.

Quand Black eu fini de manger, il se tourna vers Toshiro. ''Merci'', marmonna-t-il, bien qu'avec sa bouche encore pleine le mot ait été quelque peu atténué. Faisant entendre quelque chose comme ''Meurmi'' ou ''Meurshi''.

''De rien'', répondit Toshiro, bien qu'il fut encore surpris en remarquant le regard toujours affamé que Black lança au reste de la nourriture qu'il avait apportée. ''Mais j'aimerai te poser quelques question.''

Black se laissa tomber sur le canapé et agita une main pour inciter le shinigami à parler.

''Pourquoi es-tu allé voir le match de Quidditch hier ?''

Black leva les yeux vers lui, une légère surprise vacillant dans ses yeux sombres. ''Tu m'as vu ?''

''Non.'' Rassura Toshiro en secouant la tête. ''Mais Potter oui. Il a pensé que tu étais le Sinistros.''

La bouche à nouveau pleine, Black éclata de rire. Il avala douloureusement et gloussa d'amusement, ''Vraiment ? James avait dit la même chose, quand il avait vu ma forme d'animagus pour la première fois.''

Tout ça c'était bien beau et très intéressant, mais c'était également très hors sujet. Toshiro soupira et reprit. ''Pourquoi étais-tu au match ?''

Commençant enfin à être repus, Black ralentit et coupa tranquillement des morceaux de pains pour les manger plus tranquillement. ''Je voulais voir Harry jouer,'' dit-il simplement. Puis une expression nostalgique traversa son visage pâle. ''Il joue comme son père.''

''D'accord, mais comment as-tu su que Potter jouerai ?''

Black haussa les épaules. ''Je ne le savais pas. Mais j'aime regarder les matchs de Quidditch.''

Bien, mystère résolu, pensa Toshiro en se levant. ''Merci de ton temps,''' dit-il finalement en tournant les talons pour partir. Cependant il fut coupé dans son élan par une main sur son bras. Quand il se tourna il vit Black debout à ses côtés, son festin momentanément oublié.

''Attend ! Tu as eu des nouvelles pour Pettigrow ?''

Toshiro secoua la tête et retira son bras de l'emprise de Black. ''Malheureusement non, le rat est toujours porté disparu.''

L'animagus soupira. ''J'espère qu'il ne s'est pas fait manger. Je veux le tuer moi-même.''

Toshiro regarda gravement l'homme pendant un moment, puis reprit. ''Tu réalises,'' commença-t-il lentement,'' que si tu le tue, tu ne pourras plus jamais prouver ton innocence ?'' A ces mots, les yeux sombres et surpris de Black croisèrent ses propres calmes yeux turquoise. Toshiro maintint tranquillement son regard. ''Réfléchi-y,'' continua-t-il doucement avant de tourner les talons. Encore un moment après son départ, Black avait toujours les yeux dans le vide, les mots du jeune homme tournoyant inlassablement dans son esprit.


La tempête qui avait sévie toute la semaine n'avait pas cessé et était toujours aussi forte. Une pluie violente et interminable frappait le sol dans un bruit sourd et rythmé, prenant parfois des airs de musique si on tendait suffisamment l'oreille. Crépitant faiblement au centre d'une grotte, un peu feu se mourrait doucement. L'homme non loin de là grommela mais ne fit aucun geste pour le raviver. Par ce temps, il lui serait de toute façon impossible de trouver du bois suffisamment sec pour cela, et le peu de magie qu'il possédait ne suffisait pas pour faire brûler du bois humide.

Ses pensées se tournèrent alors vers les personnes qu'il avait rencontrées il y a peu : un prisonnier évadé qui poursuivait l'homme qui l'avait fait emprisonner à tord, et un garçon aux cheveux blancs, vis-à-vis duquel il était plutôt curieux, mais dont il savait qu'il n'obtiendrait rien, quoi qu'il veuille. Les coins de sa bouche se contractèrent en un sourire alors qu'il pensait au jeune homme. Il lui avait donné un nom : Neko. Ce n'était pas son vrai nom, mais ça lui plaisait.

Un léger couinement attira son attention, et il regarda vers l'entrée de la grotte, où il vit un petit rat entrer, le museau tremblotant. Ses petits yeux brillants étaient fixés sur lui, recroquevillé de l'autre côté de la grotte. Neko le regarda avancer prudemment, un pas par un pas, se dirigeant lentement vers le centre de la grotte, là où s'était trouvé le feu. Il jeta un nouveau regard prudent à Neko avant de se recroqueviller près des braises.

Voulant resserrer sa cape autour de lui, l'homme réalisa tardivement qu'il l'avait laissée à Hitsugaya et ne se rappela pas la lui avoir redemandée. Il regrettait à présent, même si il espérait qu'elle était utile au jeune homme.

Il posa alors les yeux sur le rat. Ça lui rappelait quelque chose… mais il n'arrivait pas à se souvenir de quoi… Peut-être au matin, quand le peu de chaleur du soleil traverserait les nuages et gagnerait la grotte pour le réchauffer, se souviendrait-il. Pour le moment, ça ne le dérangeait pas de partager sa grotte avec la petite créature. Sa fourrure était en lambeau, poussant en touffes, et le peu qui lui restait était emmêlé au possible, lui laissant voir ses petites côtes sous sa peau, qui étaient tantôt plus visibles tantôt moins quand la petite bête respirait.

Il aurait bien proposé de partager sa chaleur corporelle avec le rat, mais là encore, quelque chose l'avertissait de ne pas s'en approcher de trop près. Bizarre, pensa-t-il dans un demi-sommeil. Normalement j'aime les animaux. Il rapprocha ses jambes de son corps et se déplaça légèrement, pour ne pas s'appuyer de trop sur ses ailes. Ceux qui n'ont pas peur de moi, tout du moins.

Et ainsi, la nuit passa jusqu'à ce que le monde à l'extérieur de la grotte ne devienne de plus en plus lumineux, au fur et à mesure que le soleil perçait à travers les nuages d'orage. Neko ne s'endormi que quelques heures avant l'aube, et quand il se réveilla, raide et courbaturé, de s'être endormi contre le mur de pierre, le rat avait disparu et le feu était aussi froid que la pierre autour de lui. La tempête, en revanche, n'avait pas cessé.