Je ne possède aucun des personnages des films ou des livres.
Série de textes basés sur des idées nées lors de séance de drabbles ou des fan art croisés sur la toile qui va s'attacher à des moments de vie de Thranduil et Legolas quand celui-ci était enfant.
Je garde comme base les livres et les films donc cette série sera en dehors des mes autres textes qui forment un corpus à part entière.
Je considère donc dans cette série que la mère de Legolas est morte quand il était bébé. Voilà donc quelques instants de la vie d'un père élevant seul son fils unique.
Les textes ne vont pas suivre un déroulement chronologique mais seront proposés au fil de mes idées. Je ne sais donc absolument pas combien il y aura de chapitres ni à quelle fréquence je vais continuer la publication mais tous les textes contenus ici seront des OS.
Dans ce chapitre : Thranduil est surpris de voir Legolas aussi fatigué.
Ce texte a été écrit dans le cadre des Nuits du FoF sur le thème "Berceuse"
(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Quelques notes fredonnées
Thranduil avait une journée bien remplie. Les dernières attaques des orcs contre l'enclave elfique avaient été sournoises et violentes. Les partenaires commerciaux des elfes, à commencé par les humains de Dale, étaient de plus en plus effrayés par l'aspect sombre et effrayant de la forêt. Pour les assurer de leur protection lorsqu'ils emprunteraient la grande route des elfes, Thranduil les avaient invités et il partageait un repas copieux avec leurs représentants.
Pour bien affirmer que leurs relations étaient importantes à ses yeux, il avait demandé à son fils de les rejoindre pour le repas. Legolas avait huit ans, mais comme tous les elfes, son raisonnement et son développement intellectuel était quatre fois plus développer. Le jeune elfing comprenait donc bien évidement ce qui l'entourait et il savait l'importance de ce repas pour son père, les elfes dépendant pour certaines choses totalement des humains de la région.
Toutefois, il arriva au repas en traînant les pieds, picora un peu et quitta la table sans à peine avoir dit trois mots. Intrigué, puis inquiet par son attitude, Thranduil eut touts les peines du monde à se remettre à sa conversation. Cela lui prit de longues minutes pour être opérationnel et reprendre la négociation.
Les discussions occupèrent le Roi tout l'après-midi et il fit bonne figure, même si son cœur de père ne cessait de s'inquiéter pour son petit elfe dont il avait aussi noté la pâleur de la peau et les cernes.
A peine les derniers représentants humains eurent tournés les talons que le Roi des elfes sylvains se précipita à ses appartements. Inquiet, il entra dans la chambre de son fils, le trouvant attablé à son bureau en train de lire sagement. Thranduil fronça les sourcils et vint plaquer sa main contre son front. Adulte, un elfe n'était jamais malade, mais dans l'enfance c'était différent. Il existait des maladies contre lesquelles ils étaient mal immunisés et il fallait les traiter rapidement pour ne pas qu'elles s'aggravent. Par chance, le front de son enfant n'était pas chaud, mais il lui demanda pour vérifier.
- Tu ne te sens pas malade ?
- Non ada.
- Bon, et bien, dit Thranduil en refermant le livre, je pense que tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil et…
- Non ! Hurla Legolas en se reculant d'un bond. Je ne veux plus jamais dormir.
- Plus jamais dormir ? répéta son père, incrédule.
Voilà une bien étrange chose, les enfants avaient besoin de longues heures de sommeil, tant que le développement n'était pas fini.
- Legolas Vertefeuille, tu auras dans quelques années de multiples raisons de ne plus dormir du tout, mais pour le moment, tu vas aller te coucher.
- Non ! Jamais !
Il tremblait comme une feuille et le peu de couleur de ses joues avait fini par disparaître totalement. Thranduil fronça les sourcils. C'était donc ça le problème… L'air apathique, les cernes… Il ne voulait plus dormir ?
Un soupir lui échappa pendant qu'il se rapprocha de son fils.
- Legolas. Explique-moi…
- Je ne veux plus dormir ! C'est tout !
- Mais pourquoi ? Lui demanda son père en se rapprochant, l'empoignant par un bras pour l'agripper et le soulever dans ses bras
- Parce que je vois les monstres ! Gémit le petit elfe en plaquant son visage contre l'épaule de son père.
- Des monstres ?
- Oui ces orcs avec leur gueules déformés, leurs cris, je les vois dés que je ferme les yeux. Ils veulent me tuer. Ils se cachent dans la nuit pour ça !
Thranduil se pinça les lèvres. Le mal-être de son fils était de sa faute. Lors de la dernière balade en forêt qu'ils avaient faite ensemble deux jours plus tôt, il y avait eu une embuscade d'orcs. Oh, ils n'étaient que trois et le Roi ne s'étaient pas laissé impressionner, mais le petit elfing n'était pas encore un guerrier. Se retrouver face à la mort l'avait marqué et Thranduil n'avait pas pris le temps de lui en parler.
- D'accord… Mais tu sais, les orcs ne peuvent pas t'atteindre dans ta chambre et ils sont loin.
- Vous me le promettez adar ?
- Oui, ma petite feuille, je te le promets.
- Mais alors pourquoi ils reviennent toutes les nuits ?
- C'es ton esprit, mais tu vas voir, j'ai une méthode pour les chasser.
Doucement, Thranduil se dirigea vers le lit et déshabilla son fils. Legolas se laissa faire, profitant de ce moment avec son père. C'était important pour lui, parce qu'ils étaient rares. Une fois qu'il l'eut déshabillé, Thranduil le débarbouilla et lui enfila sa tenue de nuit, puis il fit mine de l'allonger dans son lit. Legolas laissa échapper un cri d'horreur et manqua de fuir, mais le Roi le rattrapa.
- Allons, tu as besoin de dormir.
- Non !
- Legolas Vertefeuille, si tu me laissais parler avant de protester ?
- Pardon ada…
- Tous les jeunes elfes ont besoin de sommeil, dit le Roi en allongeant son fils.
Il le borda, puis se laissa tomber à côté de lui. Legolas comprit qu'il se passait quelque chose et ne dit rien quand son père passa un bras sous sa nuque pour le ramener contre sa poitrine. Mieux, il se blottit contre lui, profitant du câlin. Thranduil sourit et lui caressa les cheveux.
- Tu vois, tu fais ces affreux cauchemars parce que tu laisses ces terribles images rentrer dans sa tête. Heureusement, je sais quoi faire pour qu'elles disparaissent.
- Ah ? Lâcha Legolas, étonné.
Son père hocha la tête, mais, pour seule réponse, il se mit à fredonner une berceuse tout en le serrant contre lui. La voix était douce, pure, apaisante et Legolas se sentit mieux. Chaque mot était mélodieux, rempli d'amour et d'aventure. Charmé par sa voix mélodieuse, Legolas finit de se blottir dans le bras de son père. Un père qui paraissait de plus en plus ému de chatonner cette petite berceuse et dont le sanglot fit sursauter son fils.
- Ça ne va pas ada ?
- Non, c'est juste que cette berceuse me fait penser à ta grand-mère. Elle me la chantait si souvent.
Le petit elfe détailla son père d'un air sérieux et lui demanda avec toute son innocence d'enfant.
- Est-ce que grand-mère est dans le même royaume que maman ?
Thranduil frémit. Elle était naïve cette question, mais tellement bouleversante.
- Oui, je suis sûr qu'elles sont ensembles.
- Alors dans ce cas chante, si ça se trouve, elles entendront.
Thranduil rit doucement, mais reprit la berceuse pendant que Legolas s'endormait paisiblement dans ses bras.
Les cauchemars ne revinrent plus cette nuit là, laissant le petit elfing dormir enfin… Même Thranduil finit par s'endormir, terrassé par les émotions déclenchées en lui par la berceuse…
C'était tranquille et paisible…
Une nuit parfaite…
