Je ne possède aucun des personnages des films ou des livres.

Série de textes qui va s'attacher à des moments de vie de Thranduil et Legolas quand celui-ci était enfant.

Je garde comme base les livres et les films donc cette série sera en dehors de mes autres textes qui forment un corpus à part entière. Je considère donc dans cette série que la mère de Legolas est morte quand il était bébé. Voilà donc quelques instants de la vie d'un père élevant seul son fils unique.

Ce texte a été écrit pour l'anniversaire de Ju ! Joyeux anniversaire !

En espérant qu'il vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Un lieu symbolique

La journée s'annonçait calme, belle ensoleillée et paisible, ce qui n'était pas toujours le cas dans le Royaume Sylvain. Sauf que Thranduil comprit dès le matin qu'elle risquait de devenir particulièrement orageuse. Il lui était bien plus difficile par moment d'être un père que d'être un Roi, déjà parce que Legolas était le seul de tout son Royaume à ne pas le regarder avec ces yeux là… Il était le seul à lui tenir tête malgré on jeune âge et à ne pas le craindre quand il tentait de lui adresser un regard noir. Bon, c'était un mal pour un bien, au moins l'elfe adolescent ne le craignait pas et savait parfaitement que son père n'était pas aussi froid et dur qu'il le montrait au monde… Cependant, il était quelqu'un de plutôt réservé contrairement à son fils qui avait un caractère explosif… Un caractère qui était celui de sa mère.

Thranduil ne savait pas ce qui pouvait mettre de mauvaise humeur son jeune fils du haut de ses 15 ans d'âge elfique, mais repensé à sa douce Idelwën lui donna une idée. Il se leva donc, de mettant un terme au petit déjeuner et fit le tour de la table pour donner une tape sur l'épaule de son fils.

- Allez debout.

- Ada ? S'étonna ce dernier.

- Vu la tête que tu fais devant cette salade de fruit que tu remues depuis plus d'une demi-heure, débout ! Viens avec moi !

Le jeune elfe ouvrit la bouche pour protester, mais son père lui adressa un regard noir.

- Et pas de protestation !

Ce dernier soupira pour la forme, mais ne protesta pas et se leva pour suivre son père à travers le palais. Thranduil marchait d'un pas rapide et il était difficile pour le prince de suivre le rythme. Comment il pouvait marcher aussi vite tout en donnant l'impression d'une telle nonchalance ?

Le roi descendit dans les profondeurs du palais, s'engagea dans un petit couloir qui menait à une poterne et sortit dans le jardin. Il faisait doux et les premiers rayons de soleil donnaient à la forêt un aspect plus lumineux qu'elle n'avait réellement…

Thranduil passa la clôture et pénétra dans la forêt, empruntant un chemin étroit qui le ramena au bord d'un ruisseau aux eaux miroitantes. Il y avait un banc finement sculpté de feuilles d'acanthe et un parterre de fleurs qui donnait l'impression d'être faites de cristal bleu. C'était un lieu à la fois enchanteur, paisible et peu connu des elfes de la cité. En fait, il n'était jamais venu ici, dans ce petit écrin si particulier et se demanda si c'était là que son père disparaissait par moment quand il comprenait qu'il avait envie de réfléchir.

Sans un mot Thranduil vint s'asseoir sur le banc et tapota la pierre à côté de lui. Legolas vint s'asseoir à ses côtés sans dire un mot, ce n'était pas à lui de briser le silence.

- Je crois que je ne t'ai jamais emmené ici.

- Non, souffla le jeune elfe.

- C'était le petit jardin secret de ta mère, si tu savais le nombre de fois où on se retrouvait ici juste pour parler et nous retrouver.

- Je comprends.

- C'est heureux. Je me suis dit que t'amener ici pourrait peut-être te délier la langue, ce lieu a toujours été propice aux confessions. Alors ?

- Alors quoi, ada ? Demanda Legolas.

- Alors quoi ? Legolas je suis ton père, je vois quand ça ne va pas et ça ne va pas en ce moment.

- Si, tout va très bien.

- Lass pin nin… Ne fais pas ça… Je ne suis pas ton ennemi et

- Bien sûr que non, le coupa Legolas les yeux écarquillés d'horreur.

Sans s'en rendre compte, le tout jeune elfe se pencha un peu et appuya plus fermement son épaule contre celle de son père qui tendit une main pour la glisser dans son dos et finir de le ramener dans ses bras.

- Allez, parle-moi.

- Ce n'est rien, souffla Legolas en baissant les yeux pour regarder le sol. C'est juste que je suis désolé de ne pas être à la hauteur.

- Pas être à la hauteur, mais de quoi tu parles ?

- Hey bien, les autres elfes de mon âge… Ils leur arrivent de partir en patrouille déjà avec les plus expérimenté ou d'accompagner les convois marchands pour les cités des Hommes. Je suis presque le seul à ne pas avoir été désigné pour ce genre de mission, pourtant je m'entraîne dur et…

Legolas ne finit pas sa phrase. Touché son père l'avait ramené contre lui pour lui donner un baiser sur le front. L'elfe frissonna et perçut aussi le sanglot refoulé de justesse par son père qu'il prit immédiatement dans ses bras.

- Ça ne va pas ada ? Demanda-t-il en se blottissant au creux de ses bras.

- Non, je vais bien. Ce n'est pas de ta faute lass pin nin, c'est de la mienne. Je sais que tu grandis, je vois bien que tu seras un grand guerrier, mais j'ai si peur de te perdre.

- Me perdre ?

- Pardonne-moi ion nin, c'est moi qui demande à ce qu'on ne t'envoie pas avec les autres, tu comprends… J'ai déjà tellement perdu… J'ai peur pour toi.

- Oh ! Laisse filer Legolas en réaction à sa surprise alors qu'il se blottissait un peu plus dans les bras de son père. Vous ne me perdrez pas et… Je veux bien attendre encore si cela peut vous rassurez.

Thranduil sourit et noua ses bras autour de son fils. Attendre était une chose, mais la dureté de leur vie finirait bien par le rattraper lui aussi… Comme quoi, même pour les elfes, le temps pouvait passer trop vite…