Nouvelles promesses
10 décembre 2024
Le soleil était à peine levé quand Eddie gara son camion devant l'immeuble de Buck. C'était le jour du grand déménagement. Buck emménageait enfin chez lui, dans cette maison qu'il partageait déjà avec Christopher, et qui serait désormais leur maison, à tous les trois.
Eddie se surprenait encore à réaliser à quel point tout cela était réel.
Buck, son Buck, avait accepté de faire ce grand pas, de quitter son loft pour venir vivre avec eux. Il se sentait si heureux à l'idée de commencer cette nouvelle étape de leur relation, mais il savait que Buck, lui, devait être nerveux.
Lorsqu'il entra dans le bâtiment, il trouva Buck déjà en train de trier des cartons dans son loft, le regard un peu perdu devant une pile d'objets qu'il semblait hésiter à emporter ou non.
Eddie sourit en coin, amusé par la scène.
– Besoin d'un coup de main, mi amor ? lança-t-il avec un sourire taquin.
Buck leva les yeux, visiblement soulagé de le voir.
– S'il te plaît. Je ne sais pas par où commencer. Tout ça me semble soudainement... trop.
Eddie s'approcha et passa une main rassurante dans le dos de Buck.
Il pouvait sentir la tension dans ses épaules, l'hésitation. Cela faisait seulement deux jours qu'ils avaient décidé de vivre ensemble, et même si c'était mûrement réfléchit et la suite logique de leur relation, tout était allé si vite, qu'il était clair que Buck était un peu submergé.
– Hé, ça va aller. On va y aller doucement, carton par carton, pièce par pièce. Ce n'est pas une course, dit Eddie doucement. Et tu n'as pas à tout prendre d'un coup. On a tout le temps qu'il faut.
Buck inspira profondément avant de hocher la tête.
– Je sais, c'est juste que... C'est un gros changement. J'ai passé tellement de temps ici, seul, que c'est bizarre de tout quitter, même si je sais que je vais vers quelque chose de bien mieux.
– C'est normal, mi amor. C'était ton cocon de sécurité ici mais je te promets que tu seras en sécurité aussi avec moi. Je te protégerai toujours.
– Je sais, lui sourit-il tendrement. J'ai toujours ton dos quoi qu'il arrive.
Eddie sourit et se pencha pour capturer doucement ses lèvres dans un baiser réconfortant. Ce geste simple semblait avoir l'effet apaisant escompté.
– Quoi qu'il arrive, tu ne seras plus seul. Plus jamais, murmura Eddie en caressant doucement sa nuque. Maintenant, on est ensemble, toi, moi et Christopher. Tu fais partie de notre famille, mi amor. Et notre maison est la tienne aussi.
Le regard de Buck s'adoucit à ces mots. Il hocha la tête, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres.
– Tu as raison, dit-il doucement. Mais il faut juste que je... que je m'y fasse.
Eddie tapota son épaule avant de lui tendre un carton vide.
– Alors, commençons par les trucs essentiels. Ce dont tu as vraiment besoin. Le reste, on verra plus tard.
Buck soupira en riant légèrement, prenant le carton et commençant à y mettre quelques affaires. Ils passèrent les heures suivantes à trier ses affaires ensemble, plaisantant et se taquinant au passage. Eddie adorait ces moments avec Buck, ces moments simples et légers où tout semblait parfait.
– Tu comptes vraiment garder ça ? demanda Eddie, tenant une vieille chemise délavée que Buck semblait avoir oubliée dans un coin.
Buck leva les yeux et haussa un sourcil avant d'éclater de rire.
– Eh, elle a du vécu ! C'est ma chemise porte-bonheur.
Eddie secoua la tête en riant.
– Je pense qu'on peut dire adieu à ça. Ta chance, c'est moi maintenant, répliqua-t-il en jetant la chemise dans un sac à donner.
– Oh, monsieur est sûr de lui, répliqua Buck en s'approchant avec un sourire taquin. Et si je te disais que cette chemise m'a toujours porté chance avant que tu arrives, Que c'est grâce à elle que je me tiens là devant toi…
– Ce n'est qu'une chemise Buck, lui rappela-t-il. Un morceau de tissu abimé que tu ne peux même plus porter aujourd'hui.
Buck se mordilla la lèvre indécis et Eddie savait qu'il était bourré de superstition et c'était sans doute ce qui lui avait sauvé la vie mais il voulait vraiment lui faire comprendre que cette vie de solitude était terminé aujourd'hui.
Il se pencha vers lui, le regard sérieux.
– Je suis là maintenant, Buck. Je veillerai toujours sur toi. Tu n'as plus besoin de cette chemise.
Buck sourit doucement à ces mots, touché par la sincérité dans sa voix. Il hocha la tête, acceptant finalement de laisser la chemise derrière lui.
Après plusieurs heures de tri, de rire et de discussions, presque tout était prêt. Les cartons étaient empilés près de la porte, prêts à être chargés dans le camion. Mais Buck semblait toujours un peu nerveux, comme s'il avait du mal à croire que tout cela était vraiment en train de se passer.
– Tu vas vraiment être heureux de m'avoir dans tes pattes tous les jours ? demanda Buck, l'air un peu plus sérieux cette fois.
Eddie posa le dernier carton avec un soupir, s'approchant de Buck. Il prit son visage entre ses mains, obligeant son regard à se fixer dans le sien.
– Tu sais que je veux ça plus que tout, murmura-t-il. Buck, tu es tout pour moi. J'ai besoin de toi à mes côtés, tout comme Christopher a besoin de toi.
Il laissa ses mains glisser sur les épaules de Buck, ses doigts traçant des cercles rassurants.
– Je sais que c'est un grand changement. Et je sais que tu as tes doutes, mais crois-moi, tu rends notre vie meilleure. Alors oui, je veux t'avoir dans mes pattes, tous les jours, toutes les nuits. J'en meurs d'envie.
Buck sourit doucement, ses yeux brillant d'émotion.
– J'ai toujours voulu avoir une famille. Avec toi et Chris, c'est plus que ce que je n'aurais jamais osé espérer, avoua Buck.
Eddie se pencha pour déposer un baiser doux sur ses lèvres.
– On est ta famille, mi amor. Et on est là pour toi, quoi qu'il arrive.
Quelques heures plus tard, après avoir chargé les cartons dans le camion et fait le trajet jusqu'à la maison d'Eddie, ils commencèrent à décharger les affaires de Buck. Christopher, excité par l'idée d'avoir Buck à la maison pour de bon, courait partout, posant mille questions sur où allaient les cartons et ce qu'ils allaient faire après.
Une fois les cartons installés, Eddie se laissa tomber sur le canapé, tirant Buck à côté de lui. Ils étaient tous les deux épuisés, mais heureux.
– Alors, comment tu te sens ? demanda Eddie, passant un bras autour des épaules de Buck.
Buck se blottit contre lui, fermant les yeux un instant.
– Je me sens... chez moi, murmura-t-il.
Eddie sourit en entendant ces mots, son cœur se gonflant d'amour pour l'homme à ses côtés. C'était exactement ce qu'il voulait entendre.
– Bienvenue chez toi, alors, répondit Eddie doucement avant de déposer un baiser sur le front de Buck.
Ils restèrent là, blottis l'un contre l'autre, savourant ce moment de calme après une journée mouvementée. Eddie savait qu'ils avaient encore beaucoup de choses à organiser, mais à cet instant, rien d'autre ne comptait.
Tout ce qui importait, c'était qu'ils étaient ensemble, enfin.
